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Le mot d'Harmony
"La danse, encore une passion, hélas, lorsque j'étais enfant mes parents n'avaient pas les moyens de me payer des cours de danse.
La fille de la patronne de ma mère était mon amie, elle n'aimait pas suivre sa mère lors de ses sorties chez les antiquaires ou aux spectacles, alors c'est moi qui en profitais. Je dois beaucoup à cette femme qui m'a fait aimer le beau et la danse.
Le premier ballet que j'ai vu avec elle était donné par la compagnie du Marquis de Cuevas, Géraldine Chaplin y dansait. Merci Madame.
Par la suite, j'ai eu la chance d'avoir deux filles qui aimaient la danse et qui en ont fait à un bon niveau, Stéphy, deux ans au Conservatoire de danse de Toulouse et Nathalie dans une troupe de jazz.
Mes petites filles en font également, j'assistent à leurs spectacles et je me régale.
Tout cela pour en arriver à la marque Repetto à qui j'ai laissé pas mal d'argent et dont je vais vous parler aujourd'hui, à l'occasion des 60 ans de cette célèbre maison."
REPETTO : 60 ans de pointe
Des débuts triomphants
Mais avant de devenir un accessoire de mode,
la ballerine Repetto était un véritable équipement de pro.
Le rideau se lève en 1947, à Paris, rue de la Paix. Sur les conseils de son fils, le danseur et chorégraphe Roland Petit, Rose Repetto crée premières pointes dans un atelier près de l’Opéra National de Paris.
En 1959, Rose Repetto ouvre sa première boutique au 22 Rue de la Paix, à Paris. De nombreux danseurs viennent s’y fournir : Maurice Béjart, Rudolf Noureev, Mikhaïl Barychnikov, Carolyn Carlson, le Kirov, les Folies Bergères, tous les artistes s’y fournissent rapidement. Le conte de fée se poursuit en 1956 lorsque, Rose Repetto conçoit une chaussure aussi légère et agréable qu’un chausson de danse, mais beaucoup plus sexy:
les ballerines Cendrillon qu’elle dédie à Brigitte Bardot.
La ballerine Cendrillon, rebaptisée plus tard B.B.,devient une star en apparaissant dans
"Et Dieu créa la femme".
Une légende est née devenant alors l’attribut de vedettes comme Catherine Deneuve.

Le gage de qualité et d’authenticité de la marque ?
La technique de fabrication dite du "cousu-retourné". "Les chaussons sont cousus et montés à l’envers avant d’être retournés à la manière d’un gant", explique Jean-Marc Gaucher.
"Les peausseries sont sélectionnées avec soin pour apporter toute la souplesse et le confort nécessaire, ajoute Sophie Tréoré, responsable marketing de la marque. On mise sur l’esthétique, la souplesse, le chic, l’élégance, la simplicité et le bien-allé." |