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日志


Un train mythique : L'Orient Express

 

 
 
  

 

 

 
  

 

 
 
 
 
 
 L'ORIENT-EXPRESS
 
 
le mot d'harmony
 
"Ce train mythique m'a toujours fascinée,
 
il faut dire qu'il fait partie de ce XIXe siècle que j'apprécie tant,
 
tout comme les voyages et le beau.
 
De plus il a inspiré  à Agatha Christie l'un de ses plus célèbres romans :
 
Le crime de l'Orient-express, qui fut adapté au cinéma,
 
et servi par une prestigieuse distribution :
 
 Lauren Bacall, Ingrid Bergman......
 
Un spectacle animé trouvé dans l'Internaute Magazine.
 
 
 
A bord de l'Orient Express, une scénographie évoque le célèbre roman policier d'Agatha Christie,
 
 "Le crime de l'Orient-Express", à droite, Hercule Poirot prend la parole.
 
 "Qui a sauvagement assassiné Monsieur Ratchett ?"
 
 Le détective belge mène l'enquête dans le salon Pullman en 1ère classe.
 
 Graham Greene, dans son roman Orient-Express,
 
 évoque toute l'atmosphère des années 1930 en Europe central.
 
Quant à Guillaume Apollinaire,
 
l'un des passages les plus mémorables des Onze mille verges
 
 se déroule dans un wagon-lit de l'Orient-Express.
 
Laissons les romans pour passer dans la réalité".
 
 
 
Les origines
 
C'est en visitant les Etats-Unis d'Amérique, en 1869, que,
 
 
 

Georges Nagelmackers

qui voyageait dans les wagons inventés par George Pullman, inspiré,
 
 fonda le 4 décembre 1876 la Compagnie internationale des wagons-lits.
 
 
 
 
 
 
 Elle deviendra peu après la Compagnie internationale des wagons-lits
 
et des grands express européens.
 
Deux ans après furent alors introduits les premiers wagons-lits
 
 sur la ligne qui va de Vienne à Ostrava.
 

Le 10 octobre 1882 fut mis en place un premier service de train de luxe,

 le Train-Eclair, sur l'axe Paris-Vienne,

 qui reliait en express les deux capitales

 distantes de 1350 kilomètres, en 27 heures et 53 minutes.

Le premier train, qui s'appelait Express d'Orient,

circulait deux fois par semaine et n'était pas direct.

1883, un journaliste au Figaro écrit :

"Jusqu'à présent, à Paris, quand on avait quelques jours de liberté,

 on partait pour la forêt de Fontainebleau ou pour quelque part

pas trop éloigné de la Manche. Maintenant, on va à Istanbul!" 

   
http://www.nonotuck.us/kens/Turkey2005/images/Istanbul%20Train%20Station,%20Terminus%20of%20the%20Orient%20ExpressP9251522.jpg

Terminus de l'Orient-Express à Istanbul
 
 
Cloche de la gare d'Istanbul
 
 
 
 

 En 1885, le service devint quotidien jusqu'à Vienne.

 

Panneau publicitaire 1888/1889

 

A partir de 1889, la ligne étant achevée jusqu'à Istanbul,

 le train devint direct et ce fut le lancement d'un mythe :

Le train devint officiellement, en 1891, l'Orient-Express.

C'est en 1894 que La compagnie des wagons lits ouvre pour ses passagers 

à Constantinople plusieurs hôtels de luxe dont le Pera Palace.

 

 

La chambre d'Agatha Christie au Petra Palace, où elle écrivit

"le crime de l'Orient Express".

A l'époque, le train partait de la gare de Strasbourg,

actuellement la gare de l'est.    

 Deux wagons de service composent l'Orient Express,

 l'un d'eux contient une vaste salle à manger, un fumoir bibliothèque,

 un boudoir pour les dames, un office et une cuisine.

 

 

 
"Anectodes"  
 
 Il fut attaqué cette même année par des pillards :
 
cent vingt mille livres sterling furent dérobées,
 
dont une rançon pour cinq otages.
 
L'année d'après, le train fut mis en quarantaine
 
 en raison d'une épidemie de choléra survenue à bord.
 
 
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Lawrence d'Arabie emprunte l'Orient-Express durant l'été 1915.
 

L'Orient-Express fut bloqué en 1929 par la neige en Turquie :

 les passagers durent chasser et manger des loups pour survivre,

 le train ayant cinq jours de retard ;

 cette aventure inspirera à A. Christie son roman.

 

 

Le 13 septembre 1931, des terroristes firent sauter le viaduc de Biatorbagy,

en Hongrie, précipitant la locomotive et un wagon-lits de l'Orient-Express

 dans l'abîme et le faisant dérailler : la catastrophe fit vingt morts,

Joséphine Baker, présente à bord, aida les blessés, le coupable fut pendu.

 

 
18 juin 1908, départ pour Constantinople
 
 

1913, en raison des Guerres balkaniques,

le train qui se séparait en deux à Belgrade ne circula plus

 que jusqu'à Budapest.

 La Première Guerre mondiale interrompit les opérations

et les voitures furent réquisitionnées par l'Empire allemand :

le service des wagons-lits fut suspendu

dès la déclaration de guerre prononcée.

1918, le maréchal Foch signa l'armistice

 demandé par l'Empire allemand, dans la voiture n°2419.

 
 
 Dans les années 1920
 
 
 
 
Salon bar
 
 
 
avec des artistes-décorateurs, Prou, réalisa la décoration intérieure  :
 
 
 
 
 
Parois lambrissées en loupe de bouleau de Finlande,
 
 
 
 porte-bagages "Art Déco'"en métal blanc
et lampes de table en bronze poli.
 
et Lalique.
 
 
 
René Lalique, (pour la salle à manger)
 
le style "Orient-Express" atteignit son apogée.
 
 
 
 

Le wagon bleu, décoré par René Lalique 

 

 

 

Le billet spécial Halloween est juste en dessous,

pas encore remonté,

Zarmonikia vous y attend....avec des surprises 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

Partons faire les fêtes de Bayonne avec Harmony

 

 

projet (non retenu) pour le concours de l'affiche des fêtes de 2009.

 

 A la mort du concepteur de l’affiche, pendant cinquante ans,

 

Bayonne s’inspire une fois de plus de sa jumelle et lance un concours d’affiches.    

 

Le mot d'Harmony

"Comment ne pas vous présenter les fêtes de Bayonne, que j'ai si souvent faîtes,

 ma fille aînée ayant épousé un basco-béarnais.....rencontré, c'est un comble aux fêtes de Pampelune..

Lorsque vous lirez ce billet je serai sur le départ, enfin je vais voir mes Z'Amours de jumeaux Alice et Antoine

et nous irons certainement, habillés en rouge et blanc, faire un tour, en journée, aux fêtes.

Petits ils allaient, le premier jour, voir le roi Léon, jeter les clès de la ville depuis son balcon de l'Hôtele de ville

et assister à son réveil. J'étais toute émue devant leurs visages émerveillés, c'était trop mignon.

Le temps a passé et je ne les ai pas vu grandir..."

 

 

 

  

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et chez Harmony   

 

 

 

 

Les premières fêtes

 

se déroulèrent le mercredi 13 juillet 1932 et ne se sont interrompues que pendant les  années de guerre de 1940 à 1945. 

 

Une bande de copains de la section rugby de l’Aviron Bayonnais (comme mon gendre et mon petit fils Antoine)

 

fréquente les fêtes de Pampelune et propose de créer celles de  Bayonne dans le même esprit.

 

D'ailleurs, Bayonne est jumelée depuis 1960 à Pampelune.

 

A noter cependant que les courses de vaches sont moins dangereuses à Bayonne qu'à Pampelune.

 

Au fil du temps, elles se sont développées pour devenir un événement incontournable de la côte Basque.

 

Durant quatre jours, une ambiance festive règne dans Bayonne, de jour comme de nuit.  

Chaque année plus d'un million de visiteurs dont de nombreux touristes, viennent faire les fêtes de Bayonne,

qui sont réputées pour leur ambiance unique.

 Elles commencent traditionnellement le 1er mercredi du mois d'août  pour se terminer le dimanche qui suit.  

Durant quatre jours, une ambiance festive règne dans Bayonne, de jour comme de nuit. 

 Diverses animations sont venues s’ajouter aux nombreuses coutumes liées aux Fêtes.

Certaines indétrônables, comme les courses de vaches, au cœur du Petit-Bayonne.

 4 courses de vaches ont lieu chaque année, dont une au succès populaire "énorme", en nocturne.

Depuis l’ouverture des fêtes un tournoi de pelote réuni les plus grands champions de pelote à main nue.

 La corrida, qui fait partie intégrante de la culture bayonnaise, accompagne ces fêtes depuis 1933.

 Le corso lumineux, défilé de chars décorés, attire plus de 350 000 personnes.

 

 

La tenue

 

le pack des fêtes

Lors des premières Fêtes, en 1932, les hommes étaient vêtus de la traditionnelle xamara (chemise) en bleu et blanc,

 couleurs de l'Aviron Bayonnais. Mais en 1969 Luis Mariano jette les clefs,

vêtu de blanc et rouge, comme à Pampelune; il était originaire d'Irun, en Espagne.

Aujourd’hui, la tradition est respectée par tous, même par les visiteurs occasionnels,

 si bien que pendant les cinq jours des fêtes pratiquement tout le monde se promène en rouge et blanc :

béret, foulard, espadrilles, ceinture rouges, pantalon et chemise blanche pour les hommes

et robe ou jupe et corsage blanc pour les femmes.

 

 

Lancement des fêtes 

Cette année la Féria de Bayonne se déroulera du 29 juillet au 2 août 2009. 

Le premier mercredi soir, à 22 heures,

 il faut se trouver sur la place de la Mairie pour un concert de pétards "mascleta" 

et lorsque le Roi Léon apparaîtra au balcon dans un tonnerre de musique d'applaudissements et de cris,

 il vous entraînera pour cinq jours de fête et d’allégresse !

 Dans la chaleur de la nuit, vous ferez le tour des buvettes, restaurants, cafés,

 petites échoppes pour grandes faims, sans oublier les peñas.

 

 

Mais qui est donc le fameux roi Léon?
 
 
Le mot d'Harmony
 
"pour les petits c'est un peu comme si ils voyaient un père Noël d'été, ils adorent ce gros bonhomme,
 
et ne manqueraient pour rien au monde, le moment ou il lance les clés de la ville,
 
ni son réveil, le matin à 10 heures. Mais même si ils entonnent :
 
Ah Léon, Léon, Léon roi de Bayonne, roi de Bayonne,
 
Ah Léon, Léon, Léon roi de Bayone, roi des couillons....
 
ils ne sauraient vous dire qui il est ou était."
 
 
 
 
 
 
  
 

Léon, c'était Léon Dacharry

 

Léon était commis-vendeur dans un magasin d'imperméables et interprète de répertoire lyrique. 

 

Les jeunes Bayonnais en avaient assez de la reine des fêtes, la banda des Batsarous proposa un roi

et le 5 août 1949, Léon Dacharry fut proclamé "Roi de Bayonne".

La chanson "Oh Léon, Léon, Léon " fit le tour de France
.

  

Debout Léon ! 

 

Debout, debout, debout Léon !
Il est temps de mettre ta couronne
Pour nous ce sera toujours toi,
Le roi des fêtes de Bayonne…

Debout, debout, debout… Léon
Il est temps de monter sur le trône
Ton peuple n’attend plus que toi
Debout, Léon… c’est toi… le roi !

On est tous réunis place de la Mairie
Et grands et petits on l’appelle à grands cris
Et du fond de son lit, sa majesté Léon,
Chaque jour à midi entend notre chanson…

Léon c’est notre ami, à tous les bayonnais
Mais vous avez compris, il faut le réveiller
Si vous voulez aussi, revoir le roi Léon
Venez tous par ici, chanter notre chanson…

 

 

La foule se presse chaque midi au chevet du roi Léon et interpelle le fainéant, endormi derrière son rideau.

 


Rituel incontournable de ces Fêtes,

ce rassemblement quotidien marque le début d’une journée de fête.

  

 

Le jeté des clés

 

 

Depuis l'année1947, le maire confie à ses habitants les trois clés de la ville.

 Elles sont jetées du balcon de la mairie par des invités vedettes.

 

 

Trois clefs pour trois quartiers de la ville : Grand-Bayonne, Petit-Bayonne et Saint-Esprit.

 Des personnalités comme :

Luis Mariano, Mireille Darc, Johnny Halliday, Bernard Lavilliers, Julien Clerc, JJ Goldman…ont ouvert les fêtes.

  

 

L'Affiche

 

"ici, la plus ancienne affiche que j'ai pu retrouver, date de 1936, vous en trouverez toute une série dans l'album." 

Arnaud Saez a dessiné pendant cinquante ans toutes les affiches des fêtes de de Bayonne,

 

 

depuis sa disparition chaque année a lieu un concours pour choisir l'affiche officielle des fêtes. 

 

Tout est la pour faire la fête de jour comme de nuit

 

 

Durant les fêtes, la plupart des restaurants s'étendent sur les trottoirs où grouille une marée humaine.

 

 

Danses basques, corsos de chars, concerts, bals publics, chants, bandas, feux d'artifices...

 

 

Durant les fêtes il y a 1000 musiciens dans les rues.

 

 

A ne pas manquer ! 

 Ouverture et Clôture des Fêtes, Réveil du Roi Léon, Bal Public, Apéro-Concert,

Toro de Fuego, lorsque ma fille S. était petite elle voulait toujours assister au taureau "de frigo"

 feu d'Artifice, les Bandas, les courses de vaches, les concerts,

 

ce pourrait être Antoine, petit.

 

ils pourront se rafraîchir....pas de rosé, ni de sangria, comme pour leurs aînés...

 

si vous avez des enfants, leur journée pique-nique et animations.

Les polyphonies Basques, qui vous "prennent les tripes",

les jeux Basques, les régates de l'Aviron Bayonnais, sur la Nive et et.............

 

 

Le défilé des géants
 
 
 
Un moment que j'aime beaucoup, chaque jour, la cour du roi Léon le rejoint sous le balcon de la Mairie.
 
Depuis 20 ans, petits et grands se rassemble pour voir les 6 courtisans qui sillonnent tous les matins les rues de la ville.


 

ils ont la mine enjouée et les enfants les adorent.

Ce sont des marionnettes de plus de 4 mètres, ils symbolisent les figures emblématiques de la ville :

le Fou du roi, pour le côté festif, le maréchal pour le respect de l'ordre public,

 

 

le chocolatier,

(n'oublions pas que Bayonne est la capitale du chocolat en France, il y est absolument succulent,

qu'il soit en morceaux ou à boire. Je me souviens qu'à l'obtention de mon DEUG d'Archéologie, ma fille N.

m'avait fait préparé, comme on le ferait pour des fleurs, un bouquet de chocolat,

 il m'en vient encore l'eau à la bouche..)

**********

Pour la petite histoire :

- En 1496, les juifs expulsés du Portugal par l'Inquisition s'installent à Bayonne, dans le bourg de Saint-Esprit,

 et développent la fabrication du chocolat, dans les années 1610.

- Le 25 octobre 1615, Anne d'Autriche, infante d'Espagne, épouse Louis XIII

à la condition d'emporter avec elle son chocolat. 


 La première chocolaterie est créée en 1580, suivie par beaucoup d'autres,

et on créera la Corporation des Chocolatiers-Ciriers.
 

********** 

 la gouvernante et le médecin, garants du bien-être et d’une bonne santé

et enfin la favorite parce que tous les rois en ont une.

Léon et sa cour sont l’oeuvre du dessinateur Jean Duverdier.  

 

Un grand moment, : le corso lumineux,

 

 

la féérie de 2 soirs

 

 

Depuis 1932, le Corso est très attendu, les chars du corso lumineux défilent les samedi et dimanche à 22h.

 

"Attention vous pouvez recevoir des bonbons, des confettis, mais également vous faire arroser copieusement...."

Le thème 2009 : les films célèbres

Depuis plusieurs mois, les associations avec les bénévoles,

s’activent dans le hangar municipal de Saint-Frédéric, a construire les 9 chars.

Ce sont des semaines de préparation pour un défilé d'1 heure 1/2,

mais c'est lui qui attire la plus grande affluence des Fêtes.

Il y a un prix à la clef, un jury a la responsabilité d'élire le plus beau char,

selon des critères esthétiques, techniques et d’animations qui permettent de désigner le vainqueur.

 

 

LES MESSES

que vous soyez croyants ou non, la messe dans l'église saint André, avec les chants basques vous vera vibrer.

"Malheureusement la foule est si dense, que je n'ai jamais pu entrer,

écoutant la messe depuis sur le parvis grâce à des hauts-parleurs".

Elle est accompagnée par l’Harmonie bayonnaise.

Depuis 50 ans, seule cette église célébrait la messe des fêtes,

cette année il y aura également des cérémonies religieuses à la Cathédrale sainte Marie

et à la Collégiale Saint-Esprit.

 

La commission des Fêtes de Bayonne a tenu à symboliser religieusement ces trois quartiers en fête.

 Deux ingrédients indispensables feront désormais partis de l’office dominical :

 la tenue et la musique propre aux Fêtes.

La banda du 1er RPIMa et les danseurs d’Orai Bat animeront cette année l’office religieuse à Saint-Esprit.

 Tandis qu’Erro Bat sera la couleur festive de la messe donnée en la Cathédrale Sainte-Marie. 

Pour la petite histoire, la messe du dimanche a pris des allures de Fêtes dans les années 60.

 

"même si il pleut, il y a avant l'ouverture des portes

 des personnes qui arrivent fort tôt pour pouvoir assister à la messe, à l'intérieur?

et non pas comme moi de l'écouter grâce aux hauts-parleurs".

 

Le curé de la paroisse Saint-André proposa à plusieurs bandas

de se joindre à la cérémonie qui devint officiellement

"La messe des Bandas".

 En 1990, la tenue blanche et rouge fût adoptée par les acteurs et les spectateurs de la messe.

 

ATTENTION

- à la foule

 

"cette véritable marée humaine peut devenir dangereuse,

surtout pour les plus petits qui se trouvent sur les épaules de leur parent.

Une année, S., l'une de mes filles portait Thaïs (dont on a fêté les 6 ans sur ce blog)

sur ses épaules, lorsqu'un mouvement de foule s'est produit, elle a tanguée

et mon ex mari, qui se trouvait derrière S.

 a heureusement pu rattrapé Thaïs qui aurait pu être piétinée"."

 

 

La place de la Mairie grouille de monde lorsque le roi Léon paraît 

 et c'est également le cas pour pratiquement tous les évènements,

 ici le passage des géants. 

 

 

malheureusement 

 

 

Pour que les fêtes ne soient pas,

 sujettes à des débordements, comme cela arrive tous les ans,

n'abusez pas du rosé ou de la sangria................ 

 

j'en connais qui on fini dans la Nive...

 

 

 

 que les fêtes commencent  

Sources principales pour le texte : mes souvenirs et le site officiel des fêtes de Bayonne

 

 

 

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et 

   

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Partons faire la fête à Cléry dans le Loiret ou à Pampelune sans se faire encorner....à vous de choisir

 

     

                            

Dans le cycle :

 Partons faire la fête

 après le palio de Sienne, j'ai choisi aujourd'hui une petite commune du Loiret et les "meurtrières" fêtes de Pampelune.          

                

 

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et chez Harmony  

    

            

Le plus grand Son et Lumière du Loiret fait sa Révolution !

 

 A travers un spectacle inédit et une mise en scène originale,

 redécouvrez le destin de ceux qui ont fait l'intensité de cette page de l' Histoire de France.

En quelques mois, l'ordre établi est bousculé. La liberté est conquise.

 Certaines femmes aussi revendiquent d'être citoyennes à part entière,

comme Olympe de Gouges ou Théroigne de Méricourt.

 Partagez les combats et les espoirs du peuple!

La Révolution Française, le destin des Femmes.

Après trois spectacles consacrés au Moyen-Age,

c’est à la Révolution française que s’attaque l’association

 “Cléry, son histoire en lumière”,

 créée en 1995.

Du vendredi 17 juillet au samedi 1er août,

 à la tombée de la nuit, les spectateurs découvrent une autre page de l’Histoire de France

à travers la nouvelle mise en scène, réalisée par Olivier Jouin,

 auteur et metteur en scène de ce son et lumière rassemblant 200 acteurs à Cléry.

Après trois spectacles consacrés au Moyen-Age :

 

en 1999

 

"Nous avons mené une enquête auprès des spectateurs et dans l'association,.

 La révolution était un des thèmes qui ressortaient",

"après 1000 ans de Moyen-Age, la société explose sous le poids de l'injustice, poussée par les idées des Lumières.

 Dans ce spectacle, nous racontons les événements de la Révolution à Paris mais aussi du point de vue des provinces.

Derrière la grande Histoire, il y a le destin de femmes, symboles de cette société,

 que nous avons reliées entre elles par des liens affectifs."

 Danton, Robespierre… seront présents mais aussi des femmes célèbres comme Olympe de Gouges

 et des anonymes qui jouèrent un rôle déterminant dans la révolution française.

"C'est la rencontre entre les idées révolutionnaires et la violence qui mène à la terreur,

une contradiction qui donne cette révolution.

 Une époque qui fait écho à celle d'aujourd'hui où la société est de plus en plus inégalitaire".

Que les adeptes des ripailles médiévales se rassurent, même s’il ne s’agit plus d’un banquet du Moyen-Age,

 un festin révolutionnaire est proposé à 19h avant le spectacle !

Pendant un repas, le spectateur pourra découvrir la gastronomie du XVIIIe siècle avec des animations.

Chants, danses et combats donneront une saveur particulière à ce dîner !

Avec près de 7 000 spectateurs par saison,

le "Son et Lumière de Cléry"

est devenu aujourd'hui le plus important spectacle vivant du Loiret.

 Après douze saisons depuis sa création, l’association a accueilli plus de 76 000 spectateurs.

Après le célèbre

 “repas médiéval”,

le Son & Lumière de Cléry vous invite au

“Banquet Républicain”.

L’occasion de découvrir l’espace d’une soirée la gastronomie du XVIIIième siècle.

Avec des animations tout au long du repas (chants, danses, combats, théâtre...),

plongez au coeur de l’ambiance “révolutionnaire”.

 

source d'après Gaëlla Messerli (10 juillet 2009) et le site officiel

http://www.cleryraconte.com/presse/affiche_clery.pdf

 

 

Les Fêtes de San Fermín, ou Sanfermines (Fêtes de Saint Firmin,)  

 Le mot d'Harmony

"J'aurais aimé grouper sur un même billet, les fêtes de Pampelune, de Bayonne et de Dax,

 la longueur de texte autorisé ne me le permets pas. Ces fêtes ont de multiple  points communs.

 

 C'est volontairement que je vais zapper la corrida de ces fêtes,

"considérées comme les 3èmes du monde,

 en nombre de participants, après le Carnaval de Rio et la Fête de la bière à Munich.

On estime à 3 millions le nombre de personnes qui peuplent les rues de la ville pendant neuf jours."   

 Les Fêtes de San Fermín

sont célébrées chaque année du 6 au 14 juillet, à Pampelune, capitale de la Navarre (Espagne),

 en honneur du saint patron de la communauté forale, saint Firmin.

Profondément enracinée depuis des siècles,

  ces fêtes multicolores transforment la ville en un spectacle populaire mêlant le profane au sacré.

 

 

 Les habitants revêtent pour l'occasion une tenue blanche, rehaussée d'un foulard et d'une ceinture rouge.

 En réalité, saint Firmin n'est pas le saint patron de Pampelune (qui est saint Saturnin),

 

 

 

  San Fermín, qui vécut au IIIe siècle était le fils du chef militaire romain de Pampelune.

 Il fut converti par un religieux de passage en Navarre, saint Saturnin,

 et  partit se former à la vie ecclésiastique à Toulouse, avant de revenir évangéliser la Navarre.

Dans sa vie religieuse, il fut à la direction du diocèse d’Amiens, où les autorités le firent égorger.

Son corps repose à Amiens, mais trois de ses reliques ont été déposés en l’église San Lorenzo de Pampelune.

Les premières célébrations en l’honneur du saint eurent lieu au Moyen Age,

elles étaient alors organisées à l’occasion du jour de saint Firmin, le 10 octobre.

Petit à petit d'autres célébrations vinrent s'y greffer : foires et corridas, attestées dès le XIVe siècle.

 Progressivement, ces festivités se sont développées jusqu’à devenir telles que nous les connaissons aujourd’hui.

Chaque journée est parfaitement rythmée par les différentes manifestations.

 
Le Txupinazo

 

 

 

 

Le coup d’envoi des fêtes est donné le 6 juillet à 12h00 précises, devant la Mairie, sur la Plaza Consistorial. 

 

  Des milliers de personnes agglutinées attendent l’ouverture officielle des festivités,

 

 

 

dans un concert de chants, sous les jets de Champagne, de farine et autres projectiles.

Alors qu’à quelques minutes du début, la foule scande en chœur le nom de San Fermín,

le Conseil Municipal apparaît au balcon, et à midi pile,

 face aux milliers de pamplonicas tendant leurs foulards rouges vers la Mairie,

une personnalité désignée prononce la fameuse phrase :

"Pamploneses, Pamplonesas, Viva San Fermín, Irunshemes, Gora San Fermín",

 reprise en chœur par la foule. Le premier pétard est lancé,  

indiquant aux Pamplonais que leurs fêtes sont ouvertes,

dans les hurlements de joie d’une foule prête pour les neuf jours que comptent les sanfermines.

C’est à ce moment que chacun noue autour de son cou le foulard rouge.

 

 

Une fois la place dégagée, les bandas de gaiteros et de txistularis sortent de l’Hôtel de Ville,

 suivies de la banda municipale La Pamplonesa,

 pour égayer les rues de la cité aux airs de chansons populaires de Navarre et du Pays basque.

 Il est à noter qu’il s’agit d’une célébration assez récente, puisque officiellement organisée depuis 1940.

 

Le Riau Riau et les Vísperas

  

Traditionnellement, le 6 juillet à 16h30, les autorités municipales et ecclésiastiques de la ville,

 se rendaient depuis la Mairie jusqu’à l’Eglise de San Lorenzo, pour y célébrer las Vísperas,

 la messe en l’honneur du saint patron, la veille de sa fête.

 Peu à peu, le jeu a consisté pour les jeunes Pamplonais à ralentir le cortège en se plaçant devant lui.

 Le parcours se déroulait au son du Vals de Astrain, une valse, renommée Riau Riau, reprise en chœur par la foule,

 et interprétée sans discontinuer jusqu'à destination.

 La, les manifestations politiques et les débordements agressifs qui s’en suivaient

ont entraîné la suspension de ce moment clé des Fêtes.

La messe a toujours lieu et constitue le premier acte religieux du cycle festif.

 

La procession

 

L'alarde des gaiteros suivant le txupinazo

 
 

Elle a lieu le 7 juillet à 10h00.

 Depuis l’église de San Lorenzo, les autorités civiles et religieuses, les responsables des Peñas et des corporations,

ainsi que d’autres personnalités accompagnent la statue du Saint à travers les rues de la ville.

 Le cortège est animé par la Banda municipale, La Pamplonesa, les Géants, les txistularis, les gaiteros et des danseurs.

Des milliers de Pamplonais et de navarrais se placent le long du parcours pour saluer la sainte effigie.

Le 14 juillet, dernier jour de fête, la même procession aura lieu pour saluer une dernière fois le saint.

 Cette procession s’appelle La Octava (la huitième).

 

Les Dianas

 

Les Fêtes commencent véritablement le 7 juillet, jour du Saint, et premier jour de corrida.

 Comme chaque matin, La Pamplonesa anime les traditionnelles Dianas.

Ce sont d’anciens morceaux de musique militaire espagnole, qui étaient joués au petit matin pour réveiller les troupes.

Ces morceaux ont été adaptés au goût pamplonais, et sont interprétés du 7 au 14 juillet à 6h45,

pour réveiller la ville avant l’encierro, en arpentant les rues du centre historique.

 C’est un moment où se mêlent les couche-tard achevant leur nuit de libations, et les lève-tôt, partant pour l’encierro.

Des dizaines de personnes suivent la Pamplonesa,

en reprenant en chœur les paroles de ces marches, et en dansant à leur rythme.

 

L'encierro

 

Hélas, cette manifestation est souvent sanglante, cette année ne dérogea pas à la règle.

 

L’encierro est un événement ayant lieu tous les matins du 7 au 14 juillet à 8h00 et qui consiste

à lâcher dans les rues de la ville les toros qui seront combattus l’après-midi dans les arènes.

Le parcours est immuable, et mesure un peu plus de 800 mètres dans les rues du centre.

La veille, les toros auront déjà été transférés depuis les Corrales del Gas (étables)

 vers ceux de Santo Domingo, légèrement en contrebas de la ville haute.

Cet instant s’appelle l’encierrillo, et a lieu à 23h00, sans coureurs, uniquement en présence des vachers.

 

 

Cordon de police avant le début de l'encierro

 
 Dès 6h00, les volontaires commencent à se rendre sur le parcours : les spécialistes comme les novices.
 
 Courir les toros requiert de l’entraînement. Les habitués connaissent l'exercice.
 
Mais ces coureurs n’échappent pas aux accidents, le toro restant un animal sauvage, et dangereux.
 
 La foule de plus en plus dense, notamment les jours de week-end, rend de plus en plus difficile la course :
 
bousculades et piétinements sont monnaie courante.
 
 La municipalité communique ainsi depuis plusieurs années les consignes à respecter, par voie écrite et orale.
 
Les règles essentielles consistent à respecter l'animal, à courir devant lui sans le toucher,
 
sur un segment donné du parcours, et à s'écarter ensuite, afin de laisser place aux autres coureurs.
 
 
 
 
Coureurs demandant la bénédiction de San Firmin
 

L’encierro est toujours précédé de la prière à San Fermín, récitée au début du parcours, 

devant une statue du Saint entourée des foulards des seize peñas de la ville :

 

ATTENTION 


Lâcher de taureau mortel : lien vers la vidéo


http://tf1.lci.fr/infos/monde/europe/0,,4469787,00-lacher-de-taureau-mortel-les-images-.html

Abolition de la corrida

pour ceux qui ne se rend pas sur Main dans la Main, mon blog de solidarité

http://harmonyavecvous.chezblog.com

je vous donne le lien pour signer la pétition

 

http://www.lapetition.be/en-ligne/abolition-de-la-corrida-4354.html 

 

 "A San Fermín pedimos por ser nuestro patrón, Nos guíe en el encierro, dándonos su bendición (bis) Viva ! Gora !"  

Cette prière est chantée à 7h55, 7h57 et 7h59. A 8h00, au coup de pétard, les portes des corrales s’ouvrent,

permettant aux toros et aux cabestros (les bœufs domestiqués servant à les guider) de sortir

et de se lancer dans une course à travers la Côte de Santo Domingo, la Plaza del Ayuntamiento,

 la Calle Mercaderes,la Calle Estafeta, Telefónica et enfin les Arènes.

A l’arrivée, les toros sont dirigés vers les étables des arènes où aura lieu le sorteo

 (tirage au sort des toros, pour les répartir entre les matadores).

En attendant, les arènes sont le cadre de jeux de vaches auxquels assistent des milliers de personnes.

 Il est important de ne pas saisir la vachette par les cornes, sous peine de se faire rouer de coups par les locaux.

 

Les Géants

 

Chaque matin, une procession de Géants est organisée à travers les rues de la ville.

Elle est composée de plusieurs personnages :

les Géants, sont de très hautes statues de bois, sculptures huit rois et reines, représentant les quatre races et continents.

 Un danseur prend place dans chacune de ces effigies, et exécute des pas de danse au son de la musique des gaiteros.

les Kilikis, sont six personnages dotés de masques effrayants. Ils sont là pour effrayer les enfants avec leurs armes.

les cinq cabezudos précèdent les géants. Revêtus d'un masque en forme d'énorme tête (d'où leur nom),

 ils marchent dignement en tête de procession.

    Ces processions attirent une foule considérable, multigénérationnelle.

     

    La corrida je zappe............

     

     

    L’estruendo

     

    est une manifestation populaire organisée à une seule reprise durant les Fêtes.

    Toute personne munie d'un instrument à percussion est invité à se joindre à un cortège bruyant,

     rassemblant plusieurs dizaines de participants, qui défile à travers la ville,

     au son assourdissant des grosses caisses et autres tambours, couvrant les A REVOIR S WIKIPEDIA

     

    Le Pobre de mí (Pauvre de moi)

     

     est la cérémonie de clôture des fêtes ayant lieu à minuit dans la nuit du 14 au 15 juillet.

     Le nom est dû à l’air que chantent alors les Pamplonais, munis chacun d’une petite bougie à la main :

     « Pobre de mí, pobre de mí, ya se han acabado las Fiestas de San Fermín ».

     

    - La cérémonie officielle à lieu sur la Plaza consistorial devant la mairie.

     La place se remplit de milliers de mozos qui se regroupent sous les balcons de l'hôtel de ville munis de petites bougies.

    Là, le maire prononce son discours de clôture, qui s'achève par la fameuse phrase :

     "Ya falta menos para los Sanfermines de 2009. Viva San Fermín, Gora San Fermin.".

     Un orchestre entame alors le « Pobre de Mí » repris en chœur par la foule,

    qui, à cet instant, retire le foulard rouge de son cou.

    La cérémonie officieuse est organisée par les peñas sur la Plaza del Castillo.

     A minuit, chacun ôte son foulard, et les peñas accompagnées de leurs orchestres,

     les unes après les autres dans un ordre strict,

    entament le Pobre de mí en faisant le tour de la place.

     Comme à la Mairie, des chants populaires s’intercalent entre chaque interprétation du Pobre de Mí

    qui est joué à plusieurs reprises.

    Chaque peña entame ensuite un ultime tour de ville plus ou moins long jusqu'au retour définitif à son local.

     

    La fête populaire

    Le jour

     

    La journée, à Pampelune, est tout aussi animée que les nuits.

     Les activités proposées par la municipalité, ou les associations, sont très nombreuses.

    Après l’encierro, la journée commence tranquillement.

     

     

    La foule se fait de plus en plus dense vers 10h00, pour le défilé des Gigantes.

     

    Calle san Nicolas à l'heure de l'apérif

    Par la suite, la foule envahit les innombrables bars et restaurants de la ville, pour l’apéritif et le repas,

     animés par les groupes musicaux et les txarangas des peñas.

    Tout au long de la journée, des concerts de musique traditionnelle

     ou actuelle sont organisés en différents points de Pampelune,

    et des activités sont programmées pour les Pamplonais et visiteurs de tous âges.

     Certaines journées sont consacrées à certains en particulier, comme :

     

     

     la journée des Txikis (enfants) et la journée des anciens.

     

     

    La nuit

     

    La Plaza del Castillon

     

    Une fois la corrida passée, alors que les peñas parcourent la ville,

    la municipalité et les associations organisent un grand nombre de concerts et de bals gratuits,

    où se rassemble une foule importante.

    Parallèlement, tous les soirs a lieu un concours international de feux d’artifices,

     rassemblant parmi les plus prestigieux artificiers du monde,

     ce qui permet à la ville de jouir d’une certaine réputation en la matière.

    La nuit est la période où la ville reçoit le plus de monde.

     Des dizaines de milliers de personnes s’agglutinent alors aux comptoirs des bars,

     des peñas et autres associations pour festoyer jusqu’au petit matin, voire davantage.

    Les peñas

     

    Une peña désigne généralement un groupe d’amis se constituant en société

     pour partager une ou plusieurs passions en commun, dans une ambiance festive.

     On trouve en des peñas taurines, des peñas de supporteurs (football), etc.

    En Navarre, la peña est indéniablement liée à la fête. Il existe à Pampelune seize peñas dites sanfermineras,

    c'est-à-dire seize peñas dont l’objet est de partager ensemble les Fêtes de la cité.

    Leur vie est conditionnée par San Fermín, qu’elles préparent tout au long de l’année.

    Ces sociétés proposent néanmoins à leurs sociétaires un grand nombre d’activités en dehors des Fêtes :

    culturelles, sportives, repas, cours de basque, …

    La première à avoir vu le jour est la Peña La Única en 1903.

    Les peñas comptent entre 250 et 450 membres, auxquels il faut ajouter les txikis, qui, mineurs, ne peuvent être sociétaires.

    Chaque peña possède un foulard propre, une ceinture (faja) et une blouse

     (surchemise, de couleur différente selon la peña, que portent les membres de peñas pour se reconnaître entre eux).

     Durant les Sanfermines, elles sont accompagnées d’une txaranga (orchestre engagé pour la durée des Fêtes)

    et d’une banderole retraçant en dessin et avec ironie les évènements marquants de l’année dans la vie locale

    et internationale et portée par les sociétaires pour annoncer l’arrivée de la peña.

     Chaque peña possède également un hymne chantant les mérites des Fêtes et de l’association.

     Elles entrent en scène le 7 juillet, premier jour de toros.

     On les voit alors sillonner les rues de Pampelune le midi pour l’apéritif,

    les sociétaires qui le veulent peuvent alors se joindre à la txaranga précédée de la banderole,

     pour rendre visite aux bars de la ville.

     

     

     

    En espérant que l'an prochain les fêtes du saint ne sont pas meutrières... 

     

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    et 

       

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    Partons pour l'Italie assister au Palio de Sienne.

     

     

    La Piazza del Campo

      

    Le mot d'Harmony
     
     
     
    "Durant les vacances, je vous propose de faire un tour des fêtes qui se déroulent en France,
    comme dans d'autres pays, durant les mois d'été. Partons donc pour l'Italie assister au Palio de Sienne.
     
    Lorsque nous sommes allés en Toscane avec nos professeurs de faculté, nous avions étudié Florence et Pise.
    Si vous avez lu les billets publiés au début de la création des Arts,
     vous savez combien Sienne fut une magnifique découverte.
     
     Sienne, ce petit bijou médiéval, dans un écrin de briques rouge rosé, situé au cœur de la Toscane
    est chaque année, depuis plusieurs siècles, le théâtre où se déroule dans la plus pure tradition, le Palio :
    la course de chevaux la plus célèbre, la plus courte et la plus ritualisée au monde.
    Les deux courses, organisées le 2 juillet et le 16 août en l’honneur de la Vierge Marie,
    ne durent que quelques minutes, mais sont d’une intensité rare, tous les coups sont permis.
     Sur la piste glissée, les cavaliers ont le droit de se servir de leur cravache
     pour frapper les autres chevaux et cavaliers.
    Le Palio, bien plus que trois tours de piste, est une véritable institution où se mêlent tradition,
    religion, ferveur festive et surtout un fort attachement à la ville."
     
     
    Le Palio de Sienne 
     
     


    La course est précédée par une parade spectaculaire, appelée cortège historique,

     où défilent, parmi beaucoup d'autres, une escouade montée de carabinieri, portant des sabres,

     qui fait une charge de cavalerie sur la piste. 

     

        

    et les Alfieri, porte-drapeaux, en costumes médiévaux.

      
    Les spectateurs arrivent tôt le matin, et emplissent le centre de la place, 

    à l'intérieur de la piste. Là, les places sont gratuites. 

    On peut trouvé des places assises, vendues longtemps à l'avance.

     Il est également possible de louer des places sur les balcons des immeubles environnants.


    Le palio se déroule sur La piazza del Campo,
     
    qui est le centre névralgique de la ville, célèbre pour son plan incliné
     
    et sa forme de coquille Saint-Jacques. Sur la piazza se dresse : le Palazzo publico, actuelle mairie,
     
    d’où s’élève la tour del Mangia  et le Duomo, entièrement revêtu de bandes de marbre blanc et noir,
     
    les deux couleurs emblématiques de la ville.
     
     
     
    Le jour du palio la place est noir de monde 
     
     Sienne, c’est une organisation territoriale bien particulière, basée sur les contrade, les quartiers.
     
     Chacun de ces quartiers, au nombre de dix-sept et dont les limites définitives ont été fixées en 1729,
     
     possède son église, son saint protecteur, sa place, sa fontaine et surtout son animal totem éponyme :
     
     
     
     Drapeau de la contrada de l'escargot (Chiocciola)
     
    Aquila (Aigle), Bruco (Chenille), Chiocciola (Escargot), Civetta (Chouette),  Drago (Dragon),Giraffa (Girafe),
     
    Istrice (Porc-épic), Leocorno (Licorne), Lupa (Louve), Nicchio (Coquillage), Oca (Oie), Onda (Vague)...
     
     
     
     
     
    Drapeau de la contrada du mouton
     
     
    Chaque contrada est une sorte de « petite patrie » avec son peuple et son territoire.
     
     Elle a un gouvernement propre, élu tous les deux ans, qui définit les droits
     
     et les devoirs de chaque contradaiolo (habitant du quartier) et organise le fonctionnement du quartier.
     
    Chaque individu est ainsi pleinement intégré à la grande famille (ré)unie qu’est le quartier.
     
     Le Siennois vous dira qu’il est d’abord et avant tout contradaiolo, que bébé, il a été baptisé par le curé
     
    et par le responsable de la contrada avec l’eau de la fontaine.
     
     Enfant, il a joué avec les barberi, petites balles aux couleurs des dix-sept quartiers.
     
    Adulte, il a solennellement reçu l’iniziazione, rite par lequel il acquiert le droit de vote.
     
     Ce fort attachement, à la limite du fanatisme, pour la contrada
     
    a donné lieu au Palio, la fête de la ville, qui reflète l’unité territoriale et historique de Sienne, 
     
    tout en révélant les alliances et les inimitiés entre les quartiers.
     
     Assister au Palio, c’est l’occasion de découvrir Sienne telle qu’elle est, avec son âme,
     
    son patois et ses habitants, passionnés et fervents défenseurs de leurs traditions et de leur quartier.
     
     
     
     
     

    Palio provient du mot latin palliumqui désigne un étendard de soie à la forme rectangulaire.  

     Au Moyen Age, c’était la récompense lors des tournois et des courses de chevaux.

     La première allusion au Palio de Sienne remonte au XIVe siècle,

     où il semblait déjà être une tradition bien ancrée.

    La course de chevaux était organisée alla lunga, c’est-à-dire à travers les rues de la ville et sans jockey.

     

      

     Ce n’est qu’à partir du milieu du XVIIe siècle que le Palio est couru alla tonda (en rond),

    sur la piazza del Campo et avec un fantino (jockey).

     A peu près à la même période, le Palio se transforme en deux Palii :

    une première course a lieu le 2 juillet en l’honneur de la Vierge de la basilique de Provenzano

     et une seconde, le 16 août.

     Le Palio est donc avant tout une fête religieuse célébrant Marie, sainte patronne de Sienne.

     C’est aussi une course "désintéressée", 

     la contrada gagnante ne remportant "que" l’étendard de soie, peint à la main par un artiste de renom.

     Mais ce "bout de chiffon"représente bien plus :

     c’est l’honneur et la fierté de toute la contrada qui est en jeu.

     Le Palio suscite un enthousiasme effréné et provoque les réactions les plus extrêmes :

    hystérie collective, exaltation, sentiment d’injustice, désir de vengeance...

     La course ne dure guère plus de quelques minutes :

     elle fait vibrer les Siennois qui attendent, espèrent et se préparent durant toute l’année.

     

     

    Les deux courses officielles se déroulent le 2 juillet et le 16 août,

     mais les rites païens et religieux et les festivités commencent trois jours auparavant.

     Ils sont à peu près identiques pour les deux Palii.

     Une atmosphère très particulière règne, où la tension, la frénésie et la joie vont crescendo jusqu’au jour J.  

     Sur les dix-sept quartiers de la ville, dix seulement participeront :

     ils sont tirés au sort chaque année pour chacun des deux Palii.

    Le cœur de la città, la piazza del Campo, se transforme en champ de courses :

    400 m de terre, que l’on a damée avec patience,

    forment l’anneau de la piste,  des gradins sont adossés à la façade des immeubles qui entourent la place.

     Les barberi (chevaux) ont été sélectionnés et longuement préparés.

     Côté fantini, afin d’éviter toute tricherie, les cavaliers ne sont pas siennois, 

    mais généralement sardes, siciliens ou originaires du Latium.

     Payés à prix d’or, on les compare à des mercenaires pour lesquels Palio rimerait avec euros.

     Trois jours avant la course, a lieu la tratta :

     les chevaux sélectionnés (environ une trentaine) passent devant le maire

     et les juges de la course, qui n’en retiennent que dix.

     Par la suite, un tirage au sort attribuera un cheval à chaque contrada 

     En début de soirée, est organisée le premier essai des chevaux sur la piste, 

    le compte à rebours est désormais en marche.

    Deux jours avant la course (le 30 juin ou le 14 août), ont lieu les deuxième et troisième essais.

    L’après-midi du 14 août, c'est la procession des  "cierges et des cens" :

     la communauté religieuse siennoise et les contrade se rendent au Duomo

      pour rendre hommage à la Madone, protectrice de la ville.  

    l’avant-dernier jour,  

     après les quatrième et cinquième essais, chaque quartier organise des banquets au milieu des rues.  

    Enfin, le jour tant attendu est arrivé.

    Les cloches de la tour del Mangia sonnent et rappellent à tous que c’est le jour du Palio.

     Les fantini ont encore droit à deux derniers essais. Ils recevront ensuite, ainsi que leurs chevaux,

    la bénédiction du curé du quartier qu’ils représentent.

    C'est un  moment intense où se mêlent le profane et le sacré.

     

     

     L’instant fatidique est encore repoussé par un défilé dans la plus pure tradition du Moyen Age :

    chaque contrada et les chevaux défilent dans de somptueux costumes

     à travers les rues du centre-ville avant de faire une entrée triomphale sur la piazza del Campo.

     Un gendarme remet à chaque jockey une cravache en nerf de bœuf afin de stimuler le cheval,

    mais surtout de gêner les adversaires pendant la course.

     

     

    Le Palio est une course rude, hargneuse.

     La tension est à son comble, c’est le moment du départ :

    les chevaux sont placés entre deux cordes par un nouveau tirage au sort.

     Le mossiere abaisse alors la corde et c’est parti pour trois tours de piste (environ mille mètres)

     et à peine deux minutes d’extase et de violence.  Les virages sont très serrés, la piste glisse :  

       

     les jockeys tombent, parfois ce sont les chevaux, et les vilaines blessures ne sont pas rares.

    Le Palio est une course violente, le but est de gagner, mais surtout de battre les autres contrade.

     

     

    Le premier cheval arrivé, avec ou sans cavalier sur le dos, remporte le Palio.

    Une cacophonie jubilatoire s’empare alors de la place

    qui vibre sous les hurlements de joie ou de déception.

    Les contradaioli gagnants reçoivent le Palio et se rendent (cheval compris)

     à la basilique de Provenzano (Palio de juillet)

     ou au Duomo  (Palio d’août) pour chanter le Te Deum de remerciement.

     Dès lors, les contrade perdantes devront porter le poids d’une nouvelle défaite

    tandis que le quartier vainqueur organisera en septembre le grand banquet de la victoire,

     où participeront des milliers de Siennois...

    sans oublier leur champion à quatre jambes installé à la table d’honneur !

     Le Palio,

    "lo si vive davvero, « on le vit corps et âme."

     

     
     

    Source principale pour le texte: d'après le guide du routard pour le texte

     
     
     
     
     

    Ninon de Lenclos : courtisane et écrivain

     

      

     

     

      

     

     

     

    Le mot d'Harmony
     
     
    "Mais que vient faire une courtisane sur Les Arts?
     
     Il se trouve que la belle Ninon fût également
     
     une femme d'esprit et un écrivain français.
     
     
     

    Anne « Ninon » de l'Enclos

    aussi appelée

     Ninon de Lenclos

     ou

    Ninon de Lanclos

     Paris, 10 novembre1616 - Paris, 17 octobre 1705

    (Sa date de naissance n’est pas certaine : entre 1615 et 1623).    

     

       

      

    Ninon de Lenclos, gravure par Antoine-Jean-Baptiste Coupé

     

    est la fille d’un gentilhomme de Touraine, militaire à l’esprit libre,

     ayant servi sous les rois :

     Henri III et Louis XIII, probablement comme mercenaire. 

    Sa mère est issue d’une famille assez connue du côté d’Orléans, 

     était ce qu’on appelle  "une grenouille de bénitier".

     Il y avait donc une énorme différence entre ses parents,

    et bien vite il est clair que Ninon ressemble plus à son père.

    A quinze ans Ninon est orpheline et héritière d’une fortune.

    Ce qui lui permetta de ne jamais se marier

    et de vivre une vie très indépendante, dans l’esprit de son père.

    Ninon savait l'italien et l'espagnol tout en étant versée en sciences,

    elle jouait divinement du luth, citait Montaigne et les grands classiques.  

     
    Bien que plus proche de son père, c'est sa mère qui la promenait
     
    de salon en salon où elle faisait sensation.
     
    Plus tard, elle apprit le clavecin et devint une femme de lettres,
     
    influencée par les idées épicuriennes de son père.
     

    La belle Ninon a, sa vie durant, collectionné une ribambelle d'amants

     à tel point que Walpole la surnomma plus tard

    « Notre Dame des Amours ».

     

     

    En 1652, sa liaison avec Louis de Mornay,

    marquis de Villarceaux et proche du roi Louis XIV,

    devient le sujet des conversations de salon de la Capitale.

     

     

    On peut encore admirer à Villarceaux les boiseries

    et les lambris du logis de Ninon.

     D'aspect confortable, sans luxe tapageur, 

     le manoir est couvert de lambris peints.

     

    Un plafond en trompe-l'oeil décore le boudoir,

    à l'arrière de la chambre à coucher.

       

     Les amants s'installent au domaine de Villarceaux,

     où ils vivront leur passion durant trois ans.

    Ninon y accouchera d'un fils prénommé Louis.

     Mornay reconnaît son fils devant notaire en 1657.

    Confortablement doté par ses parents,

     le jeune bâtard reçoit le titre de Chevalier de la Boissière

    donné par le roi qui l'enrôle dans la Marine royale, comme officier.

    Ninon aura d'autres enfants.

     

     

     

     

     Proche de Molière, elle corrigea, à la demande de l'auteur,

     la première version du Tartuffe.

     

    Lors de son premier voyage à Paris, la reine Christine de Suède,

     amie de Descartes, accorda une seule rencontre en privé

    à ..... Ninon de Lenclos dont elle avait la plus haute opinion.

     

       

     

      Christine de Suède en conversation avec René Descartes, 

     peinture de Pierre Louis Dumesnil.

       

       

    Grand amateur de sagesse, Louis XIV se préoccupait souvent,

    par personne interposée, de l'opinion de Ninon.

    Le jour de ses 77 ans, incorrigible courtisane,

    Ninon eut une aventure avec l'abbé de Châteauneuf.

     A la même époque elle mène de front une autre liaison

     avec le chanoine Nicolas Gédoyn.

     Quelques mois avant son décès, à près de 90 ans,

     elle se fit présenter le jeune Arouet (Voltaire) alors agé

    d'environ 13 ans et élève du collège jésuite Saint-Paul de Paris.

    Dans son testament elle lui légua 2 000 livres tournois

     (l'équivalent de 7800€ de l'an 2008)  pour qu'il puisse s'acheter des livres.

       

     

       

    Un salon très prisé

     

     

    médaillon peint et émaillé sur cuivre.

     

    Ninon a tenu salon à compter de 1667, en l'hôtel Sagonne,

     rue des Tournelles à Paris.

    Ses célèbres cinq à neuf avaient lieu chaque jour.

     Ninon est la reine des salons parisiens, femme d'esprit et femme de cœur,

    représentative de l'évolution des mœurs des XVIIe et XVIIIe siècles

     français et précurseure de la femme libre et indépendante.

    Parmi ses invités, beaucoup d'hommes :

    François de la Rochefoucauld,

     

      

     Paul Scarron,

     

     Jean-Baptiste Lully, Jean de La Fontaine, Philippe d'Orléans...

     

     

     Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon, le fameux mémorialiste. 

     

    Roger de Rabutin, comte de Bussy, Charles Perrault,

    Henri de Sévigné, puis son fils Charles de Sévigné,

    le peintre Nicolas Mignard dont elle fut un modèle,

    Jean Racine, Nicolas Boileau, Molière,

     

    Condé.........

     

    Mais aussi de nombreuses femmes :

     Marguerite de la Sablière,Charlotte-Élisabeth de Bavière,

    princesse Palatine, Henriette de Coligny, comtesse de la Suze,

       

      

     Marie Desmares, dite la Champmeslé, tragédienne réputée,

       

      

    sa parente et amie Françoise d'Aubigné, future Madame de Maintenon.

    Mais aussi lady Montagu qu'elle appelait Madame Sandwich

    et dont elle dira :

    « Elle m'a donné mille plaisirs, par le bonheur que j'ai eu de lui plaire.

     Je ne croyois pas sur mon déclin pouvoir être propre 

     à une femme de son âge.

     Elle a plus d'esprit que toutes les femmes de France,

     et plus de véritable mérite.»

     

     

     

    Le grand astronome Huyghens, qui fut au nombre de ses amants,

    composa quelques vers à son sujet :

    "Elle a cinq instruments dont je suis amoureux :
     
    Les deux premiers, ses mains ; les deux autres, ses yeux ;
     
    Pour le plus beau de tous, le cinquième qui reste, 
     
    Il faut être fringant et leste".
     

     

     

     

    On connait plusieurs recueils de lettres de Ninon dont :

    Lettres de Ninon de L'Enclos au marquis de Sévigné, 1750.
      
      

     1659, "La coquette vengée"; 

    Elle y défend, en tant que femme de lettres,

    la possibilité d'une vie bonne et morale en l'absence d'apparat religieux.

    Elle y dit aussi :

     « beaucoup plus de génie est nécessaire pour faire l'amour

    que pour commander aux armées »

     et

     « nous devrions faire attention au montant de nos provisions,

     mais pas à celui de nos plaisirs :

    ceux-ci doivent être recueillis jour après jour. »  

    D'après Voltaire, Ninon aurait déclaré :

    "Mon Dieu, faites de moi un honnête homme

    et n’en faites jamais une honnête femme". 

     

    Sources texte : Evene, Wikipédia et autres... 

     

    Le billet suivant vous fera découvrir

    le sculpteur César sous un autre aspect.

    Si vous descendez encore en dessous

    un hommage à Boris Vian avant celui des Francofolies.

     

     

      

     

     

     

      

     

     
     

     

     
     
     
     
     

     

     

    Boris Vian : l'éternel adolescent dont on vient de célébrer le cinquantenaire de la disparition

         

     

     
     
     

     
     
     
     
     
     "Le billet était près depuis un moment, pour le 50 ème anniversaire de sa disparition,
     mais je n'ai pas pu le publier à temps,
     ce qui  m'a permis d'entendre et de voir que nombreux sont ceux
    qui ne l'ont pas oublié et lui ont rendu hommage." Harmony
     
     
     
     
     
     
     
    BORIS VIAN
     
     
     
      10 mars 1920 - 23 juin 1959 
     
     
    Un touche à tout de génie
     
     
     
     
     
    "Boris Vian, le swing et le verbe, recompose le portrait d’un artiste atypique aux multiples talents. François Roulmann, libraire spécialiste ès musiques et Françoise Bertolt, directrice de la fondation Boris Vian, ont rassemblé une riche documentation sur l’homme de lettres et de musique. "
     
     
     
    Le mot d'Harmony
     
    "Vous savez bien que j'ai toujours "mon grain de sel" a exprimer.
    Boris Vian est de la génération de mes parents,
      dans ce Saint-Germain des Près, si cher à  mon coeur,
    fréquentant le café de Flore ou les Deux Magots,
     ce quartier ou j'ai  tant aimer "traîner",
    comme à la rencontre de l'âme des intellectuels et artistes qui s'y réunissaient.
     De plus passionné de jazz, il joue de la trompette de poche au Tabou,
    club de Saint-Germain-des-Prés, fréquenté par mes parents.
    Henri Salvador disait de lui :
    "Il était un amoureux du jazz, ne vivait que pour le jazz
    n'entendait, ne s'exprimait qu'en jazz ".
     
     
     
     
     
     
     

    Son père Paul est rentier, sa mère est pianiste et harpiste amateur.

    Son grand-père Henri Vian fut bronzier et fondeur,

    ses magasins étaient  dans l'Hôtel Salé depuis le musée Picasso.

     Boris a un frère  aîné, Lélio; 

    il y aura deux autres enfants après Boris, Alain et Ninon .

     

     

    33 rue Pradier, la villa des Fauvettes (au fond) où la famille emménage,

    est pour Boris, ses frères et sa soeur un petit paradis.

    Malheureusement, à douze ans, Boris est victime d'un rhumatisme articulaire aigu,

     qui lui occasionne une insuffisance aortique.

    Cette maladie du cœur, dont ses œuvres porteront la trace,

    en fera la cible de l'affection trop étouffante de sa mère.

     Il en parlera dans L'Herbe rouge, et plus encore dans L'Arrache-cœur.

     La scolarité de Boris Vian est souvent interrompue en raison d'accidents de santé.

    Toutefois il arrive à suivre  les classes préparatoires aux grandes écoles scientifiques

    et entre à l'Ecole centrale Paris en 1939.

     A la fin de ses études, il travaille comme ingénieur à AFNOR, de 1942 à 1946,

    où il profite de ses instants de liberté pour écrire et jouer de la musique jazz.

    Boris fréquente les cafés de Saint-Germain-des-Prés :

    Le Flore ou les Deux Magots,

    à l'époque où ceux-ci rassemblent intellectuels et artistes de la rive gauche :

     

    Sartre, Boris, Michelle et Beauvoir

     

     Jean-Paul Sartre, Raymond Queneau, Simone de Beauvoir,

     

    Juliette Gréco (avec son vrai nez)

     

    Marcel Mouloudji, Miles Davis ou

     

     

    Michelle et Boris avec Duke lors d’un repas après l’un de ses concerts donnés à Paris en 1948
    © DR - Archive # 8A88E
     

    Son premier roman célèbre

     "J'irai cracher sur vos tombes"

    paraît sous le pseudonyme de Vernon Sullivan

     
     

    Le Déserteur : clip vidéo

     

                                       

                                                           

     

     

    Monsieur le Président


    Je vous fais une lettre
    Que vous lirez peut-être
    Si vous avez le temps
    Je viens de recevoir
    Mes papiers militaires
    Pour partir à la guerre
    Avant mercredi soir
    Monsieur le Président
    Je ne veux pas la faire
    Je ne suis pas sur terre
    Pour tuer des pauvres gens
    C'est pas pour vous fâcher
    Il faut que je vous dise
    Ma décision est prise
    Je m'en vais déserter


    Depuis que je suis né
    J'ai vu mourir mon père
    J'ai vu partir mes frères
    Et pleurer mes enfants
    Ma mère a tant souffert
    Elle est dedans sa tombe
    Et se moque des bombes
    Et se moque des vers
    Quand j'étais prisonnier
    On m'a volé ma femme
    On m'a volé mon âme
    Et tout mon cher passé
    Demain de bon matin
    Je fermerai ma porte
    Au nez des années mortes
    J'irai sur les chemins


    Je mendierai ma vie
    Sur les routes de France
    De Bretagne en Provence
    Et je dirai aux gens:
    Refusez d'obéir
    Refusez de la faire
    N'allez pas à la guerre
    Refusez de partir
    S'il faut donner son sang
    Allez donner le vôtre
    Vous êtes bon apôtre
    Monsieur le Président
    Si vous me poursuivez
    Prévenez vos gendarmes
    Que je n'aurai pas d'armes
    Et qu'ils pourront tirer


     

     

     Le saviez-vous ?

     

    Dans la première version de sa chanson la plus célèbre (parmi les 461 qu'il a écrites),

    chanson anti-militariste écrite à la fin de la guerre d'Indochine (soit le 15 février 1954),

     juste avant la guerre d'Algérie.

     La chanson fut interdite sur les ondes dans sa version d'origine

    en raison du couplet final litigieux, Boris Vian concluait par : 

    Si vous me poursuivez
    Prévenez vos gendarmes
    Que je possède une arme
    Et que je sais tirer

    Cette chanson fut interdite sur les ondes dans sa version d'origine

     en raison du couplet final litigieux.

     Il a accepté la modification de son ami, le chanteur Mouloudji

    pour que sa chanson garde toute son âme pacifiste.

     

      

     

    Les multiples talents de Boris Vian: 

     ingénieur, inventeur, écrivain, poète,musicien, 

    critique, chroniqueur et musicien de jazz, parolier et chanteur.

    Il est également, conférencier, scénariste, traducteur

    (anglo-américain, amoureux de la culture américaine).

    En dépit de tout cela, Boris Vian a vécu en restant inconnu du grand public.

    Ce n'est qu'en 1962, trois ans après sa mort, que son œuvre rencontre ses lecteurs.

     C'est d'abord son recueil de nouvelles "Je voudrais pas crever",

    puis "L'Herbe rouge" , "l'Ecume des jours"  et "J'irai cracher sur vos tombes"

     

    qui connaissent des succès de plus en plus importants.

     

    Son premier roman célèbre :

     "J'irai cracher sur vos tombes", écrit en 1946,

    est très controversé, notamment parce qu'il est retrouvé sur les lieux d'un crime passionnel.

    Boris est condamné en 1950 pour outrage aux bonnes mœurs.

    S'ensuivent des romans tout aussi noirs et sarcastiques.

    Si les œuvres à succès, signées Vernon Sullivan, ont permis à Vian de vivre,

    elles ont aussi occulté les romans signés de son vrai nom,

    œuvres plus importantes à ses yeux.

     D'après lui, seuls ces derniers avaient une véritable valeur littéraire.

     

    Dans le privé

     

    1951 et 1952 seront des années sombres pour Boris Vian.

    Il vient de quitter son épouse Michelle, dont il a eu deux enfants, Patrick et Carole,

    et vit difficilement de traductions dans une chambre de bonne.

    Il n'a plus un sou mais le fisc s'acharne à lui soutirer des impôts anciens qu'il ne peut payer.

     

    1957 avec Ursula 

     

    En 1954, il se remarie avec Ursula Kübler.

     

    Son refus du réalisme, son esprit ludique, sa résistance aux règles en vigueur,

    son univers onirique font de lui un funambule entraînant le lecteur dans

    "une farandole de mots qui réveillent l'imaginaire" .

    Comme le note Michel Rybalka qui publia sur lui un essai en 1969,

    le succès de Vian excède le cas de la littérature pour acquérir une dimension sociologique.

    Par son esprit de révolte, son refus de la morale, ses tribunes au vitriol,

     Boris Vian incarne à jamais l'esprit libre ayant fait fi des contraintes

     pour prôner la libération de l'esprit.

     

     

     

    Boris Vian à Saint-Tropez vers 1956
    © DR - Archive Cohérie Boris

     

     

     

    Le matin du 23 juin 1959

     Boris assiste à la première de J'irai cracher sur vos tombes, film inspiré de son roman.

     Il a déjà combattu les producteurs, sûrs de leur interprétation de son travail,

     et publiquement dénoncé le film,

     annonçant qu'il souhaitait faire enlever son nom du générique.

    Quelques minutes après le début du film, il s'effondre dans son siège

    et meurt d'une crise cardiaque en route vers l'hôpital.

    Il n'a que 39 ans.

     

     

    sa tombe à Ville-d'Avray

     

    Son œuvre connut un immense succès public à titre posthume

    dans les années 1960 et 1970,

    notamment pendant les événements de mai 68.

     Les jeunes de la nouvelle génération redécouvrent Vian,

     l'éternel adolescent, dans lequel ils se retrouvent, ce fut exactement mon cas.  

      

    Le 23 juin, un demi-siècle que Boris Vian s'est éteint.

      


      

     

     
     
     
     

     

     

     

     

     

       
     

    Guillaume Apollinaire, sa vie et les femmes de sa vie

     

     

     
     

     

     

     

     

     

    Guillaume Apollinaire
     
    25 août 1880 
     
     
     
    sa vie et les femmes de sa vie
     

     

    Apollinaire_en_film

     

     
     

    Apollinaire filmé le 1er août 1914 avec son ami André Rouveyre.

     

     

    Le mot d'Harmony
     
    "Une rubrique plait, pourquoi? je ne le sais point, mais j'en suis ravie,
    une autre ne plait pas, pourquoi? après quelques tentatives je la supprime.
    C'est ce qu'il est advenu du "calligramme du dimanche"
    que je proposais il y a fort longtemps
    et pour laquelle j'avais souvent recours à Apollinaire.
      Un adepte très doué, avait remporté le prix de "découvreur de calligrammes"...
     
    Aujourd'hui je vais reprendre juste une petite explication du calligramme
     avec illustrations, dans un billet sur Guillaume Apollinaire et la poésie,
    poésie qui a très souvent été inspirée par une femme".
      

     

     
     
    "Reconnais-toi
    Cette adorable personne c'est toi
    Sous le grand chapeau canotier
    Oeil
    Nez
    La bouche
    Voici l'ovale de ta figure
    Ton cou exquis
    Voici enfin l'imparfaite image de ton buste adoré
    vu comme à travers un nuage
    Un peu plus bas c'est ton coeur qui bat"

    Guillaume Apollinaire, calligramme,
    extrait du poème du 9 février 1915, (poèmes à Lou).
     
     


    Il naît à Rome de Guglielmo Alberto Wladimiro Alessandro Apollinare de Kostrowitzky, 

     

     sa mère

    fils d'Angelica de Kostrowitzky et de père inconnu.

    La paternité traditionnellement attribuée à Francesco d'Aspermont ne repose sur aucune certittude.

     

    18 juin 1882

     

    Guillaume et Albert


    Naissance à Rome d'Alberto Eugenio Giovanni, demi-frère de Guillaume

    1881 - 1887


    Angelica et ses fils vivent en Italie. Guillaume apprend à lire et à écrire en italien;

    sa mère lui parle polonais et italien.

     

    1887


    La famille s'installe à Monaco dans des conditions difficiles.

    Angelica, fichée comme "femme galante" par la police,

    gagne probablement sa vie comme entraîneuse de casino sous le nom d'Olga de Kostrowitzky.

       

    1896-1898 


     Wilhelm écrit des poèmes sous le pseudonyme de Guillaume Macabre.

    En 1897, il échoue au baccalauréat et ne se représente pas.

     Il fréquente la bibliothèque de Nice,  lit beaucoup et veut devenir journaliste.

    De sensibilité anarchiste, il s'affirme dreyfusard.

     

      
    L'hotel_Mal_AimeL'hotel_Mal_Aime
     

     Montage

     

    1899

      Angelica s'installe à Paris avec ses fils et son compagnon, rencontré deux ans auparavant.

     La vie est difficile. Wilhelm, qui fréquente la bibliothèque Mazarine et fouille les boîtes des bouquinistes,

    trouve son pseudonyme définitif : Guillaume Apollinaire.

    En juillet, Angelica est à Spa en Belgique;

     elle ne tarde pas à rentrer à Paris en laissant ses fils dans la bourgade de Stavelot.

    Cette étape, capitale pour Apollinaire, féconde durablement son inspiration.

    Il s'éprend de Maria Dubois, ébauche le conte Que vlo-ve? et L'Enchanteur pourrissant.

     Début octobre, les deux frères quittent leur hôtel à la cloche de bois.

    1900


    La vie à Paris est précaire. Apollinaire, qui apprend la sténo, fréquente assidûment les bibliothèques

    et sert de nègre à l'avocat bohème Esnard, qui publie le roman-feuilleton Que faire? dans Le Matin.

     

    1901-1902    

    Il aime sans retour Linda Molina da Silva, sœur d'un de ses amis, et lui adresse des poèmes.

     
     
    Apollinaire collabore à Tabarin, hebdomadaire satirique de Montmartre.
     
    Il publie ses trois premiers poèmes signés Wilhelm Kostrowiztky, dans la revue La Grande France.
     

    En mai 1901, il est engagé par Madame de Milhau, aristocrate allemande veuve d'un comte français,

    comme précepteur de sa fille Gabrielle. Fin août, il l'accompagne en Rhénanie où elle a des terres.

     

     Il ne tarde pas à s'éprendre de la gouvernante anglaise Annie Playden.  

    En 1902, il accompagne la famille de Milhau à travers l'Allemagne. Il visite seul Prague et Vienne.

     La Rhénanie et l'Allemagne lui inspirent poèmes, contes et articles, dont il se servira de retour en France.

    Annie l'ayant définitivement éconduit après l'avoir longtemps encouragé, il rentre fin août.

    A l'automne, il commence à collaborer à l'hebdomadaire L'Européen;

    la Revue blanche publie des contes signés Guillaume Apollinaire.


    Le 18 avril, il assiste au caveau du Soleil d'or à une soirée de la revue La Plume

    et rencontre Alfred Jarry et André Salmon. Avec ce dernier, il fonde en novembre

     sa propre revue le Festin d'Ésope, qui s'arrêtera en août 1904 après 9 numéros.

    Il gagne sa vie comme employé de banque.

    En novembre, alors qu'il a déjà ébauché ce qui deviendra «La Chanson du mal aimé»,

    il se rend à Londres pour convaincre Annie, laquelle lui laisse quelque espoir.  

    1904


    Sa mère s'étant installée au Vésinet, Apollinaire, qui n'a pas encore de logement personnel,

     partage son temps entre Paris et les bords de Seine, où il rencontre Derain et de Vlaminck

     qui peignent ensemble depuis 1900. En mai, il retourne à Londres auprès d'Annie et s'en revient rassuré.

      
    1905
     
      
     
     

    En janvier, il rencontre Picasso et devient un hôte assidu du Bateau-Lavoir.
     

    Le mot d'Harmony

    "Alors là pour un site officiel, quelle coquille!!! la photo est celle du lapin agile.

    Le bateau lavoir est le plus petit bâtiment, entre les deux autres.

    Voyant cela j'ai vérifié toutes les photos et certaines ne viennent pas du site officiel."   

     

    Le bateau lavoir

      
     Il y fait la connaissance de Max Jacob. Article sur Picasso dans La Plume.
     
     Annie ayant définitivement quitté l'Angleterre pour les Etats-Unis.
     
    Apollinaire reprend et achève «La Chanson du mal aimé».
     
     A la fin de l'année, quatre de ses poèmes paraissent dans Vers et prose, la revue de Paul Fort.
     
     A partir de septembre, il travaille dans une banque.  
     

    1907

     
    Louis de Gonzague Frick lui ouvre les pages de La Phalange.

     Il quitte le domicile de sa mère au Vésinet et s'installe seul, au pied de la butte Montmartre.

     

    Guillaume Apollinaire et Marie Laurencin

     

     Sa rencontre avec Marie Laurencin ouvre une période de renouveau créateur

     dont témoignent des poèmes comme «Le Brasier» et «Les Fiançailles».

    Il publie plusieurs contes, poèmes. Article sur Matisse dans La Phalange.

    1908
    Il décide de vivre de sa plume : il passe un contrat avec La Bibliothèque des Curieux 
     

    et «Le Coffret du bibliophile»; 1ère publication sur Sade en 1909);

     il tient une chronique des romans à La Phalange; il fait des conférences.

    Il commence à se faire connaître comme critique d'art en écrivant sur Braque et le Douanier Rousseau.

     Il se rapproche momentanément de Georges Duhamel d'une part, d'autre part de Jules Romains. 

     

     

    1909
    Il s'installe à Auteuil pour se rapprocher de Marie Laurencin.

    (un billet est paru sur Les Arts, concernant  les aquarelles de Marie Laurencin)

    Il prononce plusieurs conférences défendant les poètes nouveaux.

    Des poèmes majeurs paraissent, dont «La Chanson du mal aimé» dans le Mercure de France en mai.

     Il tient la rubrique de «La Littérature féminine» dans la revue Les Marges sous le masque de Louise Lalanne.

     Novembre: parution de son premier livre, L'Enchanteur pourrissant, illustré de bois d'André Derain.  

    1910

     
    Chroniqueur à La Démocratie sociale, il collabore à Paris-Journal

    et tient la rubrique «La Vie artistique» de L'Intransigeant.

     En octobre, il publie un recueil de contes L'Hérésiarque et Cie, qui manque de peu le Prix Goncourt.

    En mars, le premier recueil poétique, Le Bestiaire ou cortège d'Orphée,

     illustré de gravures sur bois de Raoul Dufy paraît.

    Du 7 au 12 septembre, accusé de complicité de vol dans l'affaire des statuettes ibériques

    dérobées au Louvre par son ami belge Géry Piéret, il est incarcéré à la Santé,

     où il écrit les poèmes qui prendront place dans Alcools sous le titre «A la Santé».

     Soutenu par ses amis et attaqué par la presse xénophobe, il est finalement mis hors de cause.  

    1912


    Ses amis l'aident à fonder une nouvelle revue, Les Soirées de Paris.

    Il poursuit ses activités de critique

    d'art en défendant les cubistes.

    En juin, Marie Laurencin le quitte après 5 ans d'une liaison orageuse.

    Apollinaire écrit «Le Pont Mirabeau».

    A l'automne, il rencontre Blaise Cendrars, récemment revenu à Paris,

     qui lui a envoyé son poème «Les Pâques à New-York».

    1913
    Le premier janvier, Apollinaire s'installe au 202, Boulevard Saint Germain, son dernier domicile.

     

    En mars, il publie les Méditations esthétiques. Les peintres cubistes.

    En avril, il publie Alcools, sélection concertée de sa production poétique de 1898 à 1913.

     En corrigeant les épreuves, il avait supprimé toute la ponctuation et changé le titre initial,

     Eau de vie en Alcools, plus riche et plus insolite.

    Son Antitradition futuriste. Manifeste-synthèse daté du 29 juin

    est un geste ambigu de rapprochement avec l'avant-garde italienne.

    En novembre, le n° 18 des Soirées de Paris inaugure la nouvelle série de la revue:

    reprise par le peintre Serge Férat et sa cousine, peintre et écrivain, dirigée par Apollinaire,

    elle prend un tournant résolument moderne.

     

    En mars, L'Intransigeant lui ôte sa rubrique artistique en lui reprochant

    de prendre trop vivement le parti du cubisme.

    En juin Marie Laurencin se marie avec un peintre allemand.

    Le 10 août, Apollinaire dépose une demande d'engagement volontaire

    assortie d'une demande de naturalisation; elle sera provisoirement rejetée.

     

    En septembre, à Nice depuis le début du mois, il rencontre Louise de Coligny-Châtillon,

    la courtise sans la vaincre, lui envoie des poèmes et la renomme Lou.

     

    Lou et le super calligramme qu'en fit Apollinaire.

    Le 4 décembre, il signe son engagement pour la durée de la guerre. 

    1914

    Le 6 décembre, il arrive au 38e Régiment d'artillerie de Campagne de Nîmes.

     

      

     Lou le rejoint le 7 pour une semaine de passion.

     

    1915


    Le 2 janvier, Apollinaire rencontre Madeleine Pagès 

    dans le train de Nice à Marseille.

    Les 27 et 28 mars, il passe sa troisième et dernière permission auprès de Lou.

    C'est la rupture définitive mais les amants promettent de rester amis.

    Le 4 avril, il part pour le front.  

    En août, il commence à échanger des lettres avec une jeune poétesse de Montpellier,

    Jeanne-Yves Blanc, sa marraine de guerre («Pour Y.B.»).

     

     

    Le 1er septembre, après avoir été agent de liaison, brigadier fourrier et observateur aux lueurs,

     il est chef de pièce et participe à la seconde offensive de Champagne qui débute le 25 septembre,

     au cours de laquelle Blaise Cendrars perd son bras droit.

    Il passe les fêtes de Noël et du Jour de l'an à Oran auprès de Madeleine.

    1916


    Le 9 mars, il est naturalisé français par décret.

    Le 14 mars, après son retour d'Oran et plusieurs semaines de manœuvres,

     il remonte en ligne au Bois des Buttes, au sud-est du Chemin des Dames.

     

     

    Le 17 mars, il est blessé d'un éclat d'obus à la tempe droite.

    Le 28 mars, il arrive au Val de Grâce à Paris.

     Il est transféré sur sa demande à l'hôpital italien.

    Le 9 mai, il subit une trépanation visant à enlever l'hématome dû au choc de la blessure.

    Sa convalescence sera longue et douloureuse.

    Le 17 mai, il reçoit une citation à l'ordre du régiment et la Croix de guerre.

    En octobre, Apolliniare publie le Poète assassiné,

    recueil de contes prêt dès avant la guerre et auquel il vient d'ajouter un ultime chapitre.

     

    1918


    En avril, il publie
    Calligrammes. Poèmes de la paix et de la guerre 1912-1916.

    Le 2 mai, mariage avec Amelia Kolb, dite Ruby, «la jolie rousse».

    Le 9 novembre, il meurt à l'âge de 38 ans de la grippe espagnole dont l'épidémie ravage l'Europe.

     Engagé pour la durée de la guerre, il est déclaré «Mort pour la France».

    Il est inhumé le 13 au Père-Lachaise.

     

     

    Tombe de Guillaume Apollinaire au cimetière du Père Lachaise à Paris

     

    Il laisse un opéra-bouffe Casanova (musique d'Henri Defosse), une pièce en répétition Couleur du temps,

    un recueil de chroniques Le Flâneur des deux rives (1919),

     un roman inachevé La Femme assise et le manuscrit des Diables amoureux

     (recueil de ses travaux pour la Bibliothèque des Curieux qui paraîtra en 1964).


     
    source : site officiel de Guillaume 
     
     
    Si vous souhaitez vous amusez en déchiffrant des calligrammes, vous en trouverez dans l'album de photos
     
     
     

     
     
     
    Je me permets également d'attirer votre attention sur un billet passé inaperçu : "l'art du cadran solaire"
     
    et sur celui qui suit et concerne "les magnifiques oeufs créés par Fabergé pour les tsars."
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    Aujourd'hui Martine s'adresse à nous tous,
     
    MERCI DE VOUS RENDRE SUR
     
     
     
    Pour la première fois en France
     
    un concert aura lieu au profit de :
     
     VAINCRE LA NEUROSERPINE
     
    Tous les messages de soutien sont envoyés à Martine
     
    MERCI
     
     

     

     

     

     

     

     


    1914

     

     

     

     

     

     


     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Victor Hugo : 1ère partie, sa vie, son oeuvre


     

     

     

    Victor Hugo 

     

    né le 26 février 1802 à Besançon et mort le 22 mai 1885 à Paris
     
     
     
     
     
     
     
    Le mot d'Harmony
     
    "Est-ce la peine de vous présenter ce 
     
     "monument" de la littérature française ?
     
     écrivain, dramaturge, poète, homme politique, académicien,
     
    intellectuel engagé, dessinateur...
     
    Son oeuvre est très diverse, sa correspondance abondante, 
     
     il est considéré comme le plus important
     
    des écrivains romantiques de langue française." 
     
     
     

     
     
    Victor naît en Franche-Comté), où son père est en garnison, 
     
    puis passe son enfance à Paris.
     
     Il est le fils du général d'Empire Joseph Léopold Sigisbert Hugo,
     
    fait comte, selon la tradition familiale, par Joseph Bonaparte, roi d'Espagne;
     
    et de Sophie Trébuchet. Victor est  le dernier de trois enfants du couple.
     
    Ses premières années seront marquées
     
    par les affectations militaires de son père à Naples et en Espagne.
     
     
     
     
     
     
    Vers 1813, sa mère qui s'est séparée de son mari,
     
     car elle entretient une liaison avec le général d'Empire, s'installe à Paris. 
     
     A peine âgé  de quatorze ans, Victor, note sur un journal :
     
    « Je veux être Chateaubriand ou rien »
     
     Sa vocation est précoce et ses ambitions immenses.
     
    On ne sait pas grand-chose de ses débuts puisque l'auteur
     
    a brûlé ses 10 premiers cahiers d'école.
     
    Qui l'a initié à la poésie?
     

    En 1817, il participe à un concours, mais le jury, 

    à deux doigts de lui adresser le 1er prix 

     est effrayé par son trop jeune Age, le poème présenté avait pour titre :

    "Trois lustres à peine."

    Le prix est donc attribué à quelqu'un d'autre.

    Il sera lauréat de cette même académie deux années de suite.

    En 1819, il obtient un Lys d'or pour

    l'Ode sur le rétablissement de la Statue d'Henri IV,

    et en 1820, il reçoit un Œillet comme prix d'encouragement pour un autre ode : 

    Moïse sur le Nil.

    Egalement primé par l'académie, Victor Hugo délaisse les mathématiques,

     pour lesquelles il a un goût marqué, et embrasse la carrière littéraire.

     Avec ses frères Abel et Eugène, il fonde en 1819 une revue,

     qui attire déjà l'attention sur son talent.  

     « Le Conservateur littéraire »,

     Son premier recueil de poèmes, Odes, paraît en 1821 : il a alors dix-neuf ans

     et ses études au lycée Louis-le-Grand lui permettent de faire connaître rapidement cet ouvrage.

     Il participe aux réunions à la Bibliothèque de l'Arsenal,

    berceau du Romantisme, qui auront une grande influence sur son développement.

     Dès cette époque, Hugo est tout à la fois, il entreprend tout et réussit beaucoup.

     

     
     
     
      

    Avec Cromwell, publié en 1827, il fera éclat.

    Dans la préface de ce drame, Victor Hugo s'oppose aux conventions classiques,

    en particulier à l'unité de temps et à l'unité de lieu.

     Il met véritablement en pratique ses théories dans la pièce Hernani (1830),

     pièce qui inaugure le genre du drame romantique.

    Cette œuvre est la cause d'un affrontement littéraire fondateur entre anciens et modernes,

     ces derniers, au premier rang desquels Théophile Gautier,

     s'enthousiasmant pour cette œuvre romantique.

     Ce combat restera dans l'histoire de la littérature sous le nom de

    « bataille d'Hernani. »

    Dès lors, la production d'Hugo ne connaît plus de limites :

     roman (Notre-Dame de Paris) poésie (Les Chants du crépuscule

    théâtre (Ruy Blas).

     

     
     
     

    Vie de famille

     

     

    Victor Hugo jeune, dessin de la future madame Hugo  

    Le 12 octobre 1822, il épouse Adèle Foucher qui lui donne cinq enfants :   

    Léopolde, Léopoldine, Charles, François–Victor,
     
    Adèle, la seule qui survivra à son père mais dont l'état mental, très tôt défaillant,
     
     lui vaudra de longues années en maison de santé.
     
     
     
     
    Victor Hugo (à droite) et ses deux fils, François (debout) et Charles,
    posant à Jersey devant l'appareil photographique, probablement en 1853.
     
      

    En 1843, Léopoldine meurt tragiquement à Villequier,

     noyée avec son mari dans le naufrage de leur barque.

    Hugo sera terriblement affecté par cette mort qui lui inspirera plusieurs poèmes

    des Contemplations ; notamment, son célèbre

     « Demain, dès l'aube... »

       

     

       Léopoldine
     

    De 1826 à 1837, il séjourne fréquemment au Château des Roches à Bièvres,

     propriété de Bertin l'Aîné, directeur du Journal des débats.

    Au cours de ces séjours, il y rencontre Berlioz, Chateaubriand, Liszt, 

    et rédige des recueils de poésie dont le célèbre ouvrage des Feuilles d'automne.

    Il aura, jusqu'à un âge avancé, de nombreuses maîtresses.

     

      

    La plus célèbre sera Juliette Drouet,actrice rencontrée en 1833,

     qui lui consacrera sa vie et le sauvera de l'emprisonnement

     lors du coup d'état de Napoléon III.

    Il écrira pour elle de nombreux poèmes.

    Tous deux passent ensemble l'anniversaire de leur rencontre et remplissent,

     à cette occasion, année après année, un cahier commun qu'ils nomment tendrement le  

     « Livre de l'anniversaire ».

     

     
     
     
     
     Sa pensée politique le mènera à l'exil
     
     
    A partir de 1849, Victor Hugo consacre un tiers de son œuvre à la politique,
     
    un tiers à la religion et le dernier à la philosophie humaine et sociale.
     
     La pensée de Victor Hugo est complexe et parfois déroutante.
     
     Il refuse toute condamnation des personnes et tout manichéisme,
     
     mais n'en est pas moins sévère pour la société de son temps.
     
     Au fur et à mesure, sa pensée politique va évoluer,
     
    quitter le conservatisme et se rapprocher du réformisme.
     

    Dans sa jeunesse, Victor Hugo est proche du parti conservateur.

     

     

    Caricature d'Hugo par Daumier, en 1849,

    après l'élection de l'écrivain à l'Assemblée constituante

    Politique intérieure

     

     Pendant la restauration, il soutient Charles X de France.
     

    Lors de la Révolution française de 1848,

     Pair de France il prend d'abord la défense de la monarchie.

     Aux élections d'avril 1848, bien que non candidat

    il obtient près de 55 500 voix à Paris mais n'est pas élu.

    Par contre aux élections complémentaires du 24 mai,

    il est élu à Paris avec près de 87 000 voix.

     Il siège avec la droite conservatrice. Pendant les Journées de Juin 1848,

     il mène des groupes de force gouvernementales à l'assaut des barricades.

    Il vote la loi du 9 août 1848,

     qui suspend certains journaux républicains en vertu de l'état de siège.

     Ses fils fondent le journal L'Évenement qui mène une campagne

     contre le président républicain du conseil,

    et soutiendra la candidature de Louis Napoléon Bonaparte

     à l'élection présidentielle de 1848.

    Etant contre le principe de l'assemblée législative unique,

    il ne vote pas la Constitution de 1848.

    Au début de la présidence de Louis Napoléon Bonaparte

     il fréquente le nouveau président.

      C'est à l'été 1849,

    que progressivement il se détourne de la majorité conservatrice de l'Assemblée législative

     dont il désapprouve la politique réactionnaire.

    En janvier 1850,

    Victor Hugo combat la loi Falloux réorganisant l'enseignement

    en faveur de l'Église catholique,

     en mai il combat la loi qui restreint le suffrage universel

     et en juillet il intervient contre la loi Rouher qui limite la liberté de la presse.

    En juillet 1851

    il prend position contre la loi qui propose la révision de la constitution

     afin de permettre la réélection de Louis Napoléon Bonaparte.

     En juin 1851,

    au palais de Justice de Paris il défend son fils qui est poursuivi

    pour avoir publié un article contre la peine de mort dans son journal l'Évènement.

     Au soir du coup d'État du 2 décembre 1851 avec une soixantaine de représentants

     il rédige un appel à la résistance armée.

    Poursuivi, il parvient à passer en Belgique le 14 décembre.

     

     

     

     C'est le début d'un long exil.

    A partir des années d'exil, et plus encore à son retour,

     Hugo devient une sorte de statue du commandeur :

     populaire, admiré par ses pairs et craint par les politiques,

    Victor Hugo est incontournable.

     

    1883

     Que l'on soit romancier, poète ou dramaturge,

     on se définit par rapport à lui, pour ou contre cette figure décidément trop imposante...

    Hugo  a trop de pouvoir pour n'être pas haï par certains.

    Quant à la politique, les républicains les plus à gauche doutent de sa conversion,

    tandis que les monarchistes ne pardonnent pas facilement à celui qui a trahi son milieu.

     Le public, lui, voue déjà un culte au vieil homme

     et les jeunes poètes continuent de lui envoyer leurs vers,

    tandis que d'autres se montrent volontiers irrévérencieux...

    Baudelaire admire éperdument Hugo, mais éprouve parfois de l'irritation

     devant ce poète qui fait des vers « politiques ».

     De plus, Baudelaire ne pense pas vraiment que Victor Hugo soit un bon poète.

    Il trouve que ses poèmes sont niais.

     A l'inverse, en lisant Les Fleurs du Mal,

     Victor Hugo a senti que c'était un bon recueil.

    Flaubert, s'il admire le romantique de 1830,

    se méfie du « vieux crocodile » dont il juge les digressions philosophiques,

     dans les Misérables notamment, indigestes.

     

    une illustration de Cosette  

     Baudelaire et Verlaine partagent ce point de vue comme tous ceux qui pensent

    que l'art et l'engagement politique ne doivent pas être mêlés.

     Hugo est un homme capable d'exaspérer ses admirateurs et d'être admiré de ses ennemis.

    Quoi de plus naturel pour un maître de l'antithèse...

    Même longtemps après sa mort, Hugo continuera, par son œuvre

    ou son action, de susciter les réactions les plus diverses :

     admiration de Mauriac qui déclare, en 1952 :

     « Il commence à peine à être connu. Le voilà au seuil de sa vraie gloire.

     Son purgatoire est fini. »

     

     
     
     

    L' œuvre monumentale d'un romancier inclassable

    et d'un homme de combat  

    L'ensemble de ce qui a survécu des écrits de Victor Hugo a été volontairement détruit

     par ses exécuteurs testamentaires mais a été publié,

    cela représente presque quarante millions de caractères !

    «  L'ensemble de mon œuvre fera un jour un tout indivisible.

     Un livre multiple résumant un siècle, voilà ce que je laisserai derrière moi  »

    V. Hugo dans une lettre du 9 décembre 1859
        

    A travers ces mots, on devine une volonté farouche de pratiquer tous les genres,

     autant qu'une passion du Verbe, à condition toutefois que ce dernier soit ancré dans l'Histoire.

     Par conséquent, distinguer la fiction proprement dite de l'engagement politique est,

     chez Hugo plus que chez tout autre écrivain, une gageure.

    Hugo a laissé neuf romans, le premier écrit à seize ans ; le dernier à soixante-douze.

    L'œuvre romanesque a traversé tous les âges de l'écrivain,

     toutes les modes et tous les courants littéraires de son temps 

     sans jamais se confondre totalement avec aucun.

       

     
     

     

     

    Le retour en France et la mort du "Commandeur"

       

     

    Hugo par Rodin

    Après la chute du Second Empire en 1870, c'est l'avènement de la Troisième République :

     Hugo peut enfin rentrer après vingt années d'exil.

     Jusqu'à sa mort, en 1885, il restera une des figures tutélaires de la république retrouvée,

    en même temps qu'une référence littéraire incontestée.

     

     

     
    Il décède en

    prononçant, selon la légende, ces derniers mots :

    « Ceci est le combat du jour et de la nuit. »

       

     

    Chambre mortuaire de Victor Hugo :

     Peinture de Désiré François Laugée, mai 1895. Huile sur toile, 45 X 55 cm,

     conservée à la Maison de Victor Hugo à Paris.

     Après les obsèques de Victor Hugo,

     Désiré François Laugée fut autorisé par la belle fille de l’écrivain,

     à venir peindre la chambre mortuaire débarrassée d’une grande partie de ses meubles

    pour laisser place à la veillée funèbre.

     Cette œuvre devait lui servire d’esquisse

     pour une œuvre magistrale représentant Victor Hugo sur son lit de mort.

     

     

       

     

     

    Victor Hugo mort sur son lit :

     Peinture de Désiré François Laugée ( il s’agit ici d’une photo - reproduction)

    Huile sur toile, 2,094 x 2,63 m. Conservée au Musée départemental de Dignes-les-Bains.

     Offerte en 1906 à ce musée par la veuve de l’auteur.

     Cette œuvre fut réalisée à partir des esquisses faites dans la chambre mortuaire.

    Ce tableau fut présenté au Salon des Artistes Français de 1896.

     

     

     

     Conformément à ses dernies volontés c'est dans le

     « corbillard des pauvres »

     qu'eut lieu la cérémonie.

     Il est d'abord question du Père Lachaise mais le premier juin

    il sera finalement conduit au Panthéon,

     la jeune Troisième République profitant de cet évènement

     pour retransformer l'église Sainte-Geneviève en Panthéon.

     

     

     On considère que trois millions de personnes se sont déplacées 

    pour lui rendre un dernier hommage.

    Il est alors l'écrivain le plus populaire

    et est considéré comme l'un des monuments de la littérature française.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le codex Mendoza et les Aztèques

     

     

     

     
      
     
     calendrier Aztèque
     
     
     

     

    Le mot d'Harmony

     

    "Ne dit-on pas qui cherche trouve...de plus comme je suis une éponge, 

    toujours prête a absorber encore plus de connaissances, je me suis délectée de cette découverte.

    En voulant réaliser un billet sur les civilisations précolombiennes, que je connais à peine,

    de recherche en recherche je suis tombée sur :

     

     

     LE CODEX MENDOZA.

     

    J'avoue avoir été subjuguée par ce document tout à fait exceptionnel, que j'ai envie de partager avec vous.

    Mais? me direz vous, qu'est ce qu'un codex ?

    Je vous répond : le Codex est un manuscrit peint à la main recouvert d’inscriptions pictographiques

     soit "opistographe" (c’est-à-dire écrit des deux côtés)ou "anopistographe" (écrit d’un seul côté)." 

     

      

     

    Page 64 du Codex Mendoza.
     
     le premier, qui a fait deux prisonniers, a le droit de porter un manteau de couleur orange,
     
     le deuxième qui en a fait trois, peut porter un manteau orné d'un motif de papillons,
     
     le troisième enfin, qui a fait quatre prisonniers, se voit attribuer un manteau.
     
      

     

     

    Codex Mendoza

     

    Le Codex Mendoza, connu également sous le nom de :

     

     CODEX MENDOCINO

     

     

    est un codex indigène du Mexique central. Il s'agit d'un ouvrage colonial réalisé vers 1541 - 1542,

    c'est-à-dire une vingtaine d'années après la conquête espagnole.

    Il tient son nom du vice-roi de la Nouvelle-Espagne,

     

     

     

     Antonio de Mendoza, qui en était le commanditaire.

     

     

    conquêtes d'Itzcoatl

     

     Il s'agit d'un document clé pour la compréhension de la culture et de la société aztèque,

    pas seulement à cause de la rareté d'un tel ouvrage, mais aussi parce que les images ont été produites spécifiquement

    par un indigène, probablement Francisco Gualpuyogualcal. 

     

     

     

     

    Sacrifice humain

     

    Il est à remarquer que le texte mentionne le fait que les informateurs indigènes

    n'étaient pas d'accord entre eux sur l'interprétation de certaines images.

     

      

    L'ouvrage était destiné à Charles Quint.

     

    Son histoire est extraordinairement mouvementée.

     Le navire qui le transportait en Espagne, fut capturé par des pirates français.

     L'ouvrage fut ensuite acheté par le cosmographe français André Thévet, qui le vendit à un historien anglais.

    Il fait partie des collections de la Bodleian Library (Oxford) depuis 1654.

       

     

     

    Description de l'ouvrage

      

    Réalisé sur du papier européen, il se compose de 72 pages d'images en style indigène,

     accompagnées d'un texte espagnol.

     Son format est de 32,7 x 22, cm.  Il est divisé en trois parties :

    La partie I, 16 pages,

    est une histoire des Aztèques de 1325 à 1521  de la fondation supposée de Tenochtitlan

     jusqu'à sa conquête par Cortés. Elle mentionne le règne de chaque souverain ainsi que ses conquêtes.

    la partie II, 39 pages,

     fournit une liste des villes conquises par la Triple alliance aztèque et les tributs que celles-ci devaient fournir.

    la partie III, 16 pages,

     est consacrée à la vie quotidienne des Aztèques.

    Par sa richesse symbolique, la première page du Codex mérite une description détaillée.

     Cette page, qui décrit la fondation mythique de Tenochtitlan, constitue un véritable programme du manuscrit.

    Les glyphes représentant les années du règne du souverain mythique Tenoch

    (de «2 Maison» (1325) à «13 Roseau» (1375) forment le cadre de la page.

     

    détail de la première page 

     Le centre de la composition est occupé par un aiglé perché sur un cactus nopal en fleur qui jaillit d'une pierre.

     Cette image fait référence à une célèbre légende aztèque : alors que ceux-ci erraient à la recherche d'une terre,

    un aigle (qui représente leur dieu tribal Huitzilopochtli)

     leur aurait indiqué ainsi l'endroit où se fixer sur un îlot au milieu du lac Texcoco.

    Sur des représentations plus tardives, l'aigle tient un serpent dans son bec

    et cette image fait encore partie du drapeau national mexicain.  

     

     

     

    Littéralement saturée de symbolisme

     

    Pour le comprendre, il faut s'arrêter un instant sur la politique du vice-roi de la Nouvelle-Espagne, Antonio de Mendoza.

    Celui-ci ne dédaigne pas de s'appuyer sur l'ancienne aristocratie aztèque.

    Il rendra entre autres le gouvernement des indiens de Mexico à la famille de Moctezuma II avec le titre de tlatoani.

    On peut voir dans le codex Mendoza une concession à l'antique fierté de cette aristocratie.

    Les deux premières parties du manuscrit s'inscrivent dans une dialectique centre-périphérie.

    La première partie de l'ouvrage n'est pas à proprement parler une histoire des Aztèques,

     mais une énumération des cités conquises par chaque souverain, représentées par des temples renversés en flammes.

     Si l'on excepte le règne de Tizoc, un souverain notoirement faible, le nombre de conquêtes augmente à chaque règne.

     A cette dilatation territoriale correspond dans la deuxième partie un mouvement centripète :

    le flux des tributs de la périphérie vers le centre.


     

     

     
     la natte, le diadème de turquoises et la volute qui s'échappe de sa bouche indiquent qu'il s'agit du Tlatoani
     
    Le mot « tlatoani », qui désigne le souverain aztèque, peut être traduit par
     
    « celui qui parle » du verbe nahuatl « tlatoa » « parler ».
     
    Etymologiquement, on pourrait le rapprocher de « dictateur ». 
     

     est une histoire des Aztèques de 1325 à 1521 de la fondation supposée de Tenochtitlan jusqu'à sa conquête par Cortés.

     

    Elle mentionne le règne de chaque souverain ainsi que ses conquêtes.

     

     

     

    capitaine d'armée

     

     


     

     

    Billet prêt depuis.........bien avant ton départ pour le Mexique et je te dédie le

     

    d'Harmony/Nicole
     
     
     
     
    *$tOrM*
     
    dont le site sur les Amérindiens est un puit de connaissances.
     
     
     
     
     

     

     

     

     

      

    ESOPE ou le tragique destin d'un esclave fabuliste et philosophe

     
     
     
     
     
     
     
     

     

     

     

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    La fable

    La fable ne doit son origine ni à un peuple ni à un poëte en particulier.

     On la retrouve chez tous les peuples, aux premières époques de leur civilisation :

     la fable est pour l'homme encore enfant son premier livre de morale;

    elle est originaire de l'Orient ;

    et longtemps avant Esope, les Grecs la connaissaient par Hésiode et autres...

     Mais c'est surtout au fabuliste phrygien qu'elle doit son perfectionnement.

     Il ne paraît pas toutefois qu'il ait composé ses fables

    comme une oeuvre d'imagination :

    il ne s'en servait que comme d'un moyen de persuasion.

     Aussi, pour ces deux motifs,est-il raisonnable de penser

     qu'elles étaient racontées en prose.

    Quoique rien ne l'indique positivement, il n'est pas moins raisonnable de croire

    qu'Ésope n'a pas écrit ses fables.

    Elles se sont propagées et transmises par la tradition orale.

     

     
     

      ENTRE REALITE ET LEGENDE

    PRESQUE Q'UNE FABLE!!! 

     

    Le maître d'Esope le voyant contrefait
     
    et ne croyant pas qu'il fût propre à aucun emploi domestique,
     
     l'envoya aux champs pour labourer la terre ;
     
    il s'appliqua à son travail avec beaucoup de zèle et de courage.
     
     Son maître vint à sa maison de campagne voir ses ouvriers et les ouvrages qu'on y faisait.
     
    Un jardinier lui fit  présent de figues très belles.
     
    Il les reçut agréablement, et les donna à garder à l'un de ses domestiques nommé Agathope,
     
     pour les lui servir quand il serait revenu du bain.
     
     Pendant ce temps-là, Esope fut obligé de rentrer dans la maison,
     
     pour quelque affaire domestique. Agathope, se servit de cette occasion,
     
    et s'adressant à l'un de ses camarades :
     
    - mangeons ces figues, lui dit-il, et si notre maître les redemande,
     
     nous accuserons de concert Esope, et nous dirons que c'est lui qui les a mangées,
     
     après être entré furtivement dans la maison. Outre cela, nous inventerons plusieurs mensonges, 
     
     pour rendre la chose plus vraisemblable,
     
    et pour le mettre hors d'état de pouvoir se justifier de ce crime.
     
    Son témoignage ne pourra tenir contre une accusation si bien concertée.
     
    Et comment pourrait-il nous convaincre de mensonge, n'ayant aucune preuve contre nous ?
     
    Après avoir raisonné de la sorte, ils se mirent à exécuter leur complot avec de grands éclats de rire,
     
     à chaque figue qu'ils rnangeaient : malheur à toi , misérable Esope.

        Le maitre étant revenu du bain, redemanda les figues,
     
     mais ayant appris qu'Esope les avait mangées, il entra en grande colère,
     
     et commanda sur le champ de le faire venir. Sitôt qu'il l'eût apperçu :
     
    "Malheureux, lui dit il, comment as-tu eu l'audace d'entrer dans l'office
     
    et de manger les figues que l'on m'avait destinées ! "
     
    Esope entendait et comprenait fort bien les reproches, qu'on lui faisait ;
     
    mais la difficulté qu'il avait à s'énoncer l'empêchait d'y répondre.
     
     Convaincu par les dépositions des faux témoins, et se voyant menacé d'une grêle de coups,
     
     il se jeta aux pieds de son maître, lui demandant quelque délai, avec,
     
    de grandes instances.  Il courut dans la cuisine, il en apporta de l'eau tiède
     
     qu'il avala, se provoquant avec le doigt à vomir ;
     
     il rendit l'eau toute claire, parce qu'il n'avait encore rien mangé de tout le jour.
     
     Il pria ensuite son maître de commander à ses accusateurs d'en faire autant,
     
     afin que l'on pût connaître, sans s'y tromper, ceux qui avaient mangé les figues.
     
    Le maître d'Esope admirant la vivacité et la subtilité de son esprit,
     
    voulut que les faux témoins avalassent sur le champ de l'eau tiède en sa présence.
     
    Ils y consentirent ; mais au lieu de se fourrer les doigts dans le gosier, pour se provoquer à vomir,
     
     ils se contentaient de les tourner autour des mâchoires.
     
     A peine eurent-ils achevé de boire cette eau, que le mal de cœur, et l'envie de vomir les prit ;
     
     ils la rejetèrent avec les figues. Leur crime et leurs calomnies parurent aux yeux de tout le monde.
     
    Le maître ordonna qu'on les mit nus pour les fouetter ;
     
    ils connurent alors, par leur propre expérience, la vérité de cette maxime :

    "que celui qui dresse des embûches à son prochain,

    attire sur soi le mal qu'il veut faire aux autres."

     

     

     
     
     
     
     
     

    D'APRES PLUTARQUE ET HERODOTE  

    D'après Plutarque  

     c’était un esclave, prisonnier de guerre, laid et boiteux, son nom signifie « pieds inégaux »,

    bossu et bègue, qui contait avec esprit des apologues et des récits familiers.

    Selon une hypothèse de : La fable, Fondation Hardt, Vandœuvres à Genève en1984,

    c'est à Samos que se serait formée sa légende.

    Celle-ci, que raconte La Fontaine en tête de ses Fables, présente Esope comme

     « difforme, laid de visage, ayant à peine figure d'homme 

     et presque entièrement privé de l'usage de la parole."

     Après avoir rêvé que la Fortune lui déliait la langue,

    il s'éveillera un jour guéri de son bégaiement.

    Acheté par un marchand d'esclaves, il arrive dans la demeure d'un philosophe de Samos, Xanthos,

     auprès duquel il rivalisera d'astuces et de bons mots avant de réussir à se faire libérer.

     Il se rend alors auprès de Crésus pour tenter de sauvegarder l'indépendance de Samos

    et il réussit dans son ambassade en racontant au roi une fable.

     Il se mettra ensuite au service du « roi de Babylone »,

    qui prend grand plaisir aux énigmes du fabuliste.

     Mais possédé par le désir de voyager, il se rend en Grèce et s'arrête notamment à Delphes.

    Les raisons de sa mort restent obscures mais il a été précipité du haut d'une falaise.

     

     
     
     

    D'après Hérodote
     
    Esope aurait vécu au VIIe-VIe siècle av. J.C.-  (v. 484-v.420 av. J.C.).
     
    Généralement on le concidère comme Phrygien. Esope aurait été un esclave.
     
    Mais en réalité on ne sait pas grand chose de lui.
     
    Selon la légende, il aurait été affranchi et aurait voyagé dans plusieurs continents.
     
     Esope, était, dit-on un être disgracieux et bègue, selon une terrible description faite de lui
     
     par Maximus Planude. Aurait été esclave de plusieurs maîtres successivement,
     
     il aurait voyagé en Afrique et en Orient après avoir été affranchi,
     
     puis envoyé dans diverses cités grecques comme émissaire de Crésus.
     
    Chargé, par celui-ci, de porter des offrandes au temple de Delphes.
     
    Là, il dévoila les fraudes commises par les prêtres d' Apollon.
     
    Ceux-ci se vengèrent en l'accusant de vol d' une coupe en or consacrée au Dieu.

    Esope fut jugé et condamné à être jeté du haut d'un précipice.
     
     Après la mort d'Esope, le malheur, dit-on, s'abbatit sur Delphes et ses habitants.
     
     
     
     

    Esope et La Fontaine 

     

     

    A MONSEIGNEUR LE DAUPHIN

    Je chante les héros dont Ésope est le père,
    Troupe de qui l'histoire, encor que mensongère,
    Contient des vérités qui servent de leçons.
    Tout parle en mon ouvrage, et même les poissons :
    Ce qu'ils disent s'adresse à tous tant que nous sommes ;
    Je me sers d'animaux pour instruire les hommes.

    ILLUSTRE REJETON D'UN PRINCE aimé des cieux,
    Sur qui le monde entier a maintenant les yeux,
    Et qui, faisant fléchir les plus superbes têtes,
    Comptera désormais ses jours par ses conquêtes,
    Quelque autre te dira d'une plus forte voix
    Les faits de tes aïeux et les vertus des rois.
    Je vais t'entretenir de moindres aventures,
    Te tracer en ces vers de légères peintures ;
    Et si de t'agréer je n'emporte le prix,
    J'aurai du moins l'honneur de l'avoir entrepris.

     

        

    Cette dédicace est adressée à Louis de France,

    dit plus tard le Grand Dauphin, fils du roi Louis XIV et de la reine Marie-Thérèse.

     Le jeune prince est âgé de sept ans lorsque La Fontaine lui dédie son recueil de fables.

     

     

     

    Vrai ou faux, digne des Mythes et Légendes Mythologiques...

    les réactions d'Esope et du peuple de Delphes.

     Esope :

    "Vous me faites mourir injustement et vous m'opprimez par la force.

     Mais j'aurai des vengeurs qui vous puniront.

    Babylone et la Grèce entière vous demanderont compte de mon sang."

    Ce discours ne toucha nullement les habitants de Delphes,

    et ne les disposa point à lui pardonner.

    Il se réfugia dans la temple d'Apollon, mais ils l'en arracherent de force,

    et pleins de colère et de rage, ils le traînèrent sur une éminence pour le précipiter.

     Durant le chemin, Esope leur disait ;

    "Ecoutes-moi, peuple de Delphes :

    un lièvre se voyant poursuivi par un aigle,

    ne sachant où se cacher, pour éviter un ennemi si dangereux,

       se réfugia dans le trou d'un escarbot, le priant de lui donner un asile.

     L'escarbot pria l'aigle de ne point faire mourir ce pauvre animal,

     le conjurant au nom du grand Jupiter, de ne pas dédaigner sa petitesse.

    L'aigle indignée donna un coup d'aile à l'escarbot, enleva le lièvre, l'étrangla et le dévora.

    L'escarbot offensé de cet outrage, vola avec l'aigle pour reconnaître son nid , il y entra,

     il y fit un trou par où les oeufs de l'aigle tombèrent, et se cassèrent.

     L'aigle enragée de l'audace de celui qui lui avait fait cet affront,

    résolut de faire son nid dans un lieu plus élevé.

    L'escarbot y monta, et fit le même ravage que la première fois.

     L'aigle ne sachant plus quelles mesures prendre pour se garantir des insultes d'un ennemi

     qu'elle ne connaissait pas, alla trouver Jupiter,

    et mit sur ses genoux la troisième partie de ses oeufs, les lui recommandant,

    et le priant d'en avoir grand soin; mais l'escarbot ayant fait comme une pilule de fiente,

     vola au ciel, et répandit cette ordure dans le sein de Jupiter ,

     qui se levant brusquement pour se secouer, et ne se souvenant plus que les œufs de l'aigle

     étaient sur ses genoux, les fit tomber et ils se brisèrent. 


       Jupiter ayant appris de l'escarbot, que ce qu'il en avait fait,

     n'était que pour tirer vengeance de l'aigle qui ne s'était pas contentée de l'outrager,

    mais encore qui avait commis une impiété contre Jupiter même,

     puisque l'escarbot l'avait conjurée en son nom, sans en pouvoir rien obtenir,

     fit une sévère réprimande à l'aigle, lorsqu'elle fut de retour,

    et lui dit que l'escarbot était la cause de tous ses chagrins,

    et qu'il avait eu raison de se venger de la sorte.

     Mais Jupiter ne voulant pas que l'espèce des aigles fût entièrement détruite,

     persuada à l'escarbot de se réconcilier de bonne foi. L'escarbot n'en voulut rien faire,

    et n'eut point d'égard pour la médiation de Jupiter,

     qui ordonna sagement que les escarbots ne paraîtraient point

    pendant tout le temps que les aigles pondent leurs oeufs.

    Peuple de Delphes ne méprisez point le Dieu dans le temple duquel

     je suis venu chercher un asile,

     quoique ce temple ne soit pas fort grand, ni proportionné à la majesté de ce Dieu ;

     car aussurément il punira l'impiété des méchants."

     les habitants de Delphes se se souciant pas de ses remontances

    le conduisaient toujours au lieu destiné pour son supplice.

    Etant sur le point d'être précipité, il leur dit encore cette fable :

     "un homme devint éperdument amoureux de sa propre fille,

    dont il abusa après avoir envoyé sa femme à la campagne

     pour être plus en liberté d'exécuter son infâme projet.

     Cette fille lui disait : mon père, vous faites une chose abominable;

    j'aimerais beau­coup mieux être déshonorée par d'autres hom­mes que par vous,

    qui m'avez donné la vie. Je vous fais le même reproche, infâmes habilants de Delphes;

     j'aimerais mieux tomber dans les gouffres de Sylla ou de Charybde,

     ou dans les rochers de l'Afrique, que de périr injustement par des mains si indignes.

     Je déteste votre patrie, et j'atteste les dieux qui vengeront ma mort,

    et qui vous puni­ront de m'avoir fait mourir avec tant d'injus­tice."

     Les habitants de Delphes, sans s'arrêter à ses menaces, le précipitèrent du haut d'un rocher,

     et il mourut. Peu de temps après, tout le pays se vit désolé par la peste.

    Ils consultèrent l'oracle, qui leur dit que ce mal­heur était une punition de l'injustice

    qu'ils avaient faite à Ésope, qu'il fallait expier le crime dont ils s'étaient noircis par sa mort.

    Les remords qu'ils en eurent les obligèrent à lui. dresser une pyramide.

    Les plus grands hommes de la Grèce, et les plus sages de ce temps-là,

    ayant appris le mauvais traitement qu'on avait fait à Esope, vinrent à Delphes,

    et s'étant informés de ceux qui avaient été les principaux auteurs de la mort d'Esope,

     ils en firent une cruelle vengeance.

      

     
     
     
    Qui ne se souvient :
     
    D'un Loup et d'un Agneau
     
    Un Loup buvant à la source d'une fontaine, aperçut un Agneau qui buvait au bas du ruisseau ;
     
     il l'aborda tout en colère, et lui fit des reproches de ce qu'il avait troublé son eau.
     
     L'Agneau, pour s'excuser, lui représenta qu'il buvait au−dessous de lui,
     
    et que l'eau ne pouvait remonter vers sa source.
     
    Le Loup redoublant sa rage,
     
    dit à l'Agneau qu'il y avait plus de six mois qu'il tenait de lui de mauvais discours.
     
    " Je n'étais pas encore né, répliqua l'Agneau.
     
     Il faut donc, repartit le Loup, que ce soit ton père ou ta mère. "
     
    Et sans apporter d'autres raisons, il se jeta sur l'Agneau et le dévora,
     
    pour le punir (disait−il) de la mauvaise volonté et de la haine de ses parents.

     



     
     
    Portrait supposé d'Esope
     
     
     
     
     
     

    Le premier recueil de Fables est dû à Démétrios de Phalère vers 325 av. J.-C..

    Le recueil original est perdu.

     Le recueil que connaissait La Fontaine comprenait 127 fables.

    Les fables d'Ésope étaient écrites en prose et sans prétention littéraire.

    Cela a fait dire à Hegel :

    « La prose commence dans la bouche d'un esclave ;

    aussi le genre tout entier est prosaïque ».

    Les fables d'Ésope seront reprises et traduites en latin par Phèdre.

     
    Il est dit également que Les Fables d'Esope,
     
     sans doute été inspirées par des contes orientaux,
     
    rassemblées par Démétrios de Phalère vers 325 avant Jésus-Christ,
     
     et qui seront mises en vers par le Grec Babrias.

     
     
     
     
     
    Les enfants peuvent toujours lire les fables d'Esope. 
     

     

     

     

     

     

     
     
     
     
     

    Cixi et Pu Yi ainsi qu'une visite du palais d'été pour terminer mon cycle sur la Chine, la cérémonie de clôture des J.O ayant lieu le dimanche 24 août

     

     

     

     

     

    Le mot d'Harmony

    "Le Dernier Empereur" The Last Emperor

    C'est en 1987, que j'ai vu ce film italo-britannique réalisé par Bernardo Bertolucci.

     Il m'a laissé un excellent souvenir, et les 9 oscars qu'il reçut étaient amplement mérité.

    " Le film raconte la vie de Pu Yi, dernier empereur de "l'empire du milieu".

    En 1908, sur l'ordre de l'impératrice douairière de Chine Cixi sur le point de mourir,

    Pu Yi, un enfant de trois ans, est enlevé à sa mère afin de devenir empereur.

    Mais trois ans après son accession au trône, la république est proclamée.

     Pu Yi est autorisé à conserver son titre qui n'est désormais plus qu'un symbole,

     mais est condamné à demeurer dans la Cité interdite, où il va grandir,

    entouré de ses courtisans, en ignorant tout du monde extérieur.

    Les Japonais le placeront comme empereur du Mandchoukouo.

    Il sera rééduqué pendant le régime maoïste.

     Après 10 ans d'internement il sera libéré et deviendra,

     jusqu'à sa mort, jardinier de la ville de Pékin."

     

     

     

    La réalité est très proche de la fiction 

     

    Cixi ou Ts'eu-hi l'impératrice douairière 

     

     

    Cixi (Ts'eu-hi), naît en 1835 à Pékin et décéde en 1908 à la Cité interdite.

     Elle est une impératrice douairière de Chine de la dynastie Qing 

    Fille d’un gonfalonnier (le gonfalon est une sorte d'étendard),

    Cixi voit son éducation prise en charge par son oncle à la mort de ses parents.

    En 1852, l’empereur Xianfeng la prend pour concubine.

     Trois ans plus tard elle donne la vie à un fils du nom de Zaichun,

     qui devient l’héritier du trône. Sa vie prend alors une tournure décisive.

    A la mort de l’empereur en 1861, elle devient impératrice douairière.

     Son fils Zaichun est intronisé empereur sous le nom de Tongzhi à l’âge de sept ans.

     Mais celui-ci meurt peu de temps plus tard en 1875.

    Zaitian, le deuxième fils de son beau-frère, le premier prince Chun,

    prend sa succession à seulement quatre ans,

     

     sous le nom de Guangxu.

    A sa majorité, en 1898, l’empereur se charge personnellement des affaires du gouvernement.

     Sous l’influence de Kang Youwei,il se laisse convaincre d’entreprendre une réforme

     du système d’État et de l’administration,

     et également la transformation en monarchie constitutionnelle.

     Cixi y met un terme l’année même avec le concours du commandeur

     et l'empereur est reconnu incapable de gouverner.

     Elle prend en charge la régence de l’empire.  

      L'alliance des huit nations reprend à nouveau le pouvoir

     et Cixi est forcée de fuir à Xi'an.

     En 1902, on lui permet de retourner à la Cité interdite à Pékin.

    L’empereur Guangxu meurt en 1908.

     

    Pu Yi sur les genoux de son père, le prince Chun

     

    Pu Yi âgé de 2 ans.

     

     Le lendemain du décès, Cixi désigne Puyi, fils du prince Chun,

     pour être le nouvel empereur. Le lendemain elle décède à son tour.

     

     

    Pu Yi de dernier empereur à simple citoyen

     

    Pu Yi le dernier empereur chinois,

    n’a pas eu une vie ordinaire même après son abdication.

     Il reste dans la cité interdite jusqu’en 1924 quand le chef de guerre Feng Yuxiang  

    réussit un coup d’État et l’assigne à résidence, avec toute sa cour,

     dans l’hôtel particulier se son père.

    Lorsque Pu Yi a seize ans, il est décidé que le temps est venu pour lui de se marier.

     Ses conseillers lui montrent des images de quatre jeunes filles mandchoues

     et lui demandent d’en choisir une.

     Il choisit une jeune fille âgée de treize ans, Wen Hsiu, 

    que ses conseillers considèrent trop moche pour devenir impératrice.

     Ils lui en font choisir une autre, Wan Jung, également appelée Elizabeth,

    qui est issue d’une famille riche et qui est considérée comme "acceptable".

     Dans la mesure où Pu Yi avait exprimé de l’interêt pour Wen Hsiu,

    il devait être marié à quelqu’un d’autre. Pu Yi la prend pour concubine.

     

     Un tuteur britannique  

     

    Avant que Pu Yi et sa cour ne soient écartés de la cité interdite,

     les mandchous conservent l’espoir de le laisser sur le trône.

    Ils pensent qu’en maintenant des relations avec les puissances de l’ouest,

    ils pourront atteindre ce but.

     C’est la raison pour laquelle Pu Yi

    commence à apprendre l’anglais à l’âge de treize ans.

    Son professeur, Reginald Johnston, est un officier du bureau colonial britannique.

    Johnston n’est pas vraiment un enseignant

    mais exerce une grande influence sur Pu Yi.

     Sous sa conduite, ce dernier s’interésse à ce qui vient de l’ouest,

    au point de demander à Johnston de l’aider à lui trouver un nom anglais.

     Parmi la liste des noms de souverains anglais que lui procure Johnston,

     Pu Yi choisit Henry.

    Johnston est le premier a remarquer que Pu Yi a besoin de lunettes.

     

     

     En dépit de l’objection de ses conseillers qui trouvent

    que le port de lunettes fait trop occidental,

     Pu Yi en obtient une paire qu’il portera jusqu’à la fin de sa vie.

     

    Empereur de Manchukuo

     

    L’armée japonaise envahit la Mandchourie en 1931.

    L'année suivante, ils proposent de faire revenir clandestinement Pu Yi.

    Ce dernier est resté sous protection japonaise,

     dans leur ambassade de Pékin et plus tard à Tientsin, sur la côte chinoise,

     endroit dans lequel ils ont beaucoup d'influence.

    Pu Yi est nommé régent du nouvel état indépendant de Manchukuo en 1932.

     Deux ans plus tard il est couronné emprereur.

    Il n'est, en fait, qu'une marionette au mains des japonais

    qui prennent toutes les décisions, y compris celles le concernant personnellement.

    Les japonais lui mettent la pression pour se marier avec une nippone

    mais il épouse tout de même une mandchoue du nom de Yu-ling. 

     Six ans après leur mariage Yu-Ling décède,

    vraisemblablement empoisonnée par un médecin japonais.

     On lui demande de nouveau de choisir une épouse,

     il opte pour une jeune fille mandchoue de 15 ans Li Yuqin, 

     qui a fait ses études dans une école japonaise.

    La Mandchourie devient la base militaro-industrielle du Japon

    durant la seconde guerre mondiale.

    A la fin de la guerre, les sovétiques envahissent la Mandchourie,

     Pu Yi et sa cour, sont de nouveau forcés a l'exil.

    Après la rédition japonaise, Pu Yi, abdique une nouvelle fois.

    Les soviétiques l'assignent à résidence surveillée en URSS. 

    Pu Yi est contraint à témoigner contre les criminels de guerre japonais en 1946.

     

    Rééducation et réforme

     

    Pu Yi ne peut retourner en Chine qu'en 1950.

     Il est immédiatement incarcéré dans un camp de prisonniers pour être réeduqué.

     Il reste dans le camp durant neuf ans.

     Il est libéré en 1959, une fois que Mao Zedong le grâcie.

    Il retourne vivre dans la maison de son père.

     En 1962,

     

     

     il épouse une infirmière d'un modeste hôpital de Pékin, Li Shuxian.

    Il est membre d'une commission politique consultative du peuple de 1964 à sa mort, en 1967.

    La métamorphose de l'empereur au citoyen est achevée.

    d'après Geni Raitisoja pour la toute dernière partie

     

    Plus de mots, des images et place au  faste !

     

    Entrons dans les appartements de l'impératrice

     

     

    Lit de Cixi 

     

     

     

      

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Dans les appartements l'empereur Pu Yi

     

     

     

     

     

    Lit de l'Empereur 

     

     

     

     

    Table de l'empereur Pu Yi 
     
     
     
     
     
     

      

    Salon

     

     

     

     

    Dans la cité interdite ils sont totalement coupés du monde extérieur 

     

     

    Mur d'enceinte et douves

     

    Vivre à l'intérieur de la cité interdite   

    Que de trônes.....

     

     

    Trône de la salle Zonghe 
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    Trône du Palais Qianqing 
     
     

     

     
     
     
     
     
    Trône de la salle Bahoé 
     
     

     

     

    Pour une "certaine sorte de distraction" 

     

     
     

       

     Les habitations des concubines

     

     

     

     

    Promenade avec l'Empereur  

      

    Nous sommes devant la salle Tihe

     

     

    nous passons devant un superbe mur-écran
     

     

     

     

     

     

     

    une jarre en bronze dorée 
     
     
     
     
    un brûle parfum 
     
     

     

     
     
    Le Palais d'été
     
     
     
       

     

     Principalement dominé par la Colline de la longévité et le Lac Kunming,

     au nord de Pékin à la demande des empereurs Tsing Yonzheng et Qianlong ,

    au début du XVIIIème siècle, Le Palais d'été est une merveille de l'art chinois.  

    Qianlong, passionné d'antiquités et de techniques nouvelles,

     reçut à la cour des missionnaires jésuites, comme Castiglione,

    peintre réputé et jésuite d'origine italienne.

    Le Palais d'été devint le reflet de ce goût pout l'art, comme un Versailles chinois

    dans un décor où l'eau et le vallonnement naturel ou artificiel jouaient un rôle prédominant.

     On trouvait une grande diversité de palais,

     de jardins canaux, ponts et autres édifices

     

     

    se fondaient harmonieusement autour du lac Kunming de 210 ha sur les 290 du site.

     

    Le palais fut pillé et détruit à deux reprises ;

     mais l'impératrice l'impératrice Cixi le reconstruisit en 1886 et 1902 

     

     

     

    Petite folie ou caprice de l'impériale Ci , un bateau (plutôt un palace) de marbre blanc... 

     

     En 1888, elle dépensa des sommes considérables pour rebâtir

    et agrandir le Yiheyuan (Jardin où l'on cultive la concorde).

    On lui reprocha vivement d'avoir utilisé des fonds

    originellement destinés à la marine chinoise.

     

     

     
     

    En décembre 1998, l'UNESCO

     inclut le Palais d'Eté dans sa Liste du patrimoine mondial.

     Elle le qualifie d'« expression exceptionnelle de l'art créatif du jardin paysager chinois,

     intégrant réalisations humaines et nature en un tout harmonieux ».

    L'étendue d'eau principale du Palais d'Eté est le lac Kunming,

     

    Pont aux 17 arches 

    il est traversé par le Pont aux 17 arches (pinyin: Shiqikong Qiao,).

     D'autres sites remarquables du Palais d'Eté sont  entre autres la Rue Suzhou 

     

     

      Rue Suzhou 

     

     

     et le Long corridor .

     

     

    Ceci est un cadeau

     

     

     
     
     
     
     
     
     

     
     

    Simone de Beauvoir : une femme trop libre pour son époque aurait 100 ans

     
     
     
     
     
     
      
     
     
     
    Simone de Beauvoir
     
    9 janvier 1908 Paris e 14 avril 1986 Paris.
     
     
    dans
     
    Le Deuxième Sexe elle écrit
     
     
    “On ne naît pas femme on le devient”,
     
     restera probablement la phrase la plus célèbre de l’oeuvre
     et de l’engagement de Simone de beauvoir
     
     
     
     
    coiffée de son célèbre bandeau
     
     
     
     
    De son vrai nom Jeanne Marie Bertrand de Beauvoir,

     est une philosophe et femme de lettres française.

     Elle a partagé la vie et les idées du philosophe Jean-Paul Sartre

    et s'est attachée au combat pour la condition des femmes.

     

     

     

     

    Ses jeunes années

    Simone de Beauvoir est la fille de Georges de Beauvoir, 

     avocat et comédien amateur,

     et de Françoise Brasseur, issue de la petite et ancienne bourgeoisie.

    Elle naît dans un appartement cossu et entre à l'âge de 5 ans au "cours Désir",

     où sont scolarisées les filles de bonnes familles.

      Dès le plus jeune âge,

    Simone se distingue par ses capacités intellectuelles.

      Après la Première Guerre mondiale

     son grand-père maternel, fait faillite et est déclaré banqueroutier

     précipitant toute sa famille dans le déshonneur.

     Les parents de Simone sont alors contraints, par manque de ressources,

     de quitter l'appartement cossu pour un autre appartement,

    sombre, exigu et au sixième étage.

    Georges de Beauvoir, que Simone décrira plus tard

    "à mi-chemin entre l'aristocrate et le bourgeois",

    espérait vivre avec l'argent de son épouse. (pas joli, joli...)

    Celle-ci se sentira coupable toute sa vie, envers son mari, de cette dot engloutie.

    Simone en souffre et voit les relations entre ses parents se dégrader.

    Toute son enfance sera marquée par le fait d'être une femme :

    son père espérait avoir un fils pour en faire un polytechnicien.

     Il répètera à Simone

    "tu as un cerveau d'homme".

    Passionné de théâtre (il suit des cours d'art dramatique)

    il en a donné le goût à son épouse et à ses enfants,

     ainsi que celui de son amour pour la littérature.

    Pour lui

    "le plus beau métier est celui d'écrivain".

    Avec son épouse, il est persuadé que seules les études

     peuvent sortir leurs filles de la condition médiocre dans laquelle elles se trouvent.

    A quinze ans,

     le choix de Simone de Beauvoir est déjà fait, elle sera un écrivain célèbre.

    Elle obtiendra de nombreux diplômes :

     licences de littérature, grec, latin, philosophie, mathématiques...

    mais elle a surtout une révélation pour la philosophie

    et décide d'approfondir cette matière

    à la faculté des lettres de l'université de Paris.

     Elle y rencontre d'autres intellectuels en herbe,

    notamment Jean-Paul Sartre qu'elle compare à un génie.

     

     

     Une relation mythique se nouera entre eux, dès cette époque, que seule la mort rompra.

     Elle sera son

    « amour nécessaire »

    en opposition aux

    « amours contingentes »

    qu’ils seront amenés à connaître tous deux. 

     Simone, élevée par une mère pieuse, a perdu la foi dès sa quatorzième année

     (d'après les mémoires d'une jeune fille rangée),

     et marque ainsi son émancipation vis-à-vis de sa famille.

     

      

     

    L'enseignante

     

     

     

    Dès l'agrégation en 1929,

    Simone, ou plutôt Castor, surnom repris par Sartre

    car « Beauvoir » est proche de l'anglais beaver (signifiant castor)

     devient professeur de philosophie.

     Elle se trouve mutée à Marseille.

     La perspective de quitter Sartre, lui-même muté au Havre,

    la jette dans l'angoisse et ce dernier lui propose de l'épouser

    afin d'obtenir un poste dans le même lycée.

     Bien que viscéralement attachée à Sartre, elle rejette la proposition avec horreur.

    On pense à tort qu'elle a refusé parce que le mariage représente pour elle

    une tradition bourgeoise et avilissante pour les femmes.

    Elle explique dans

     "L'âge de raison"

    qu'elle sentait que la proposition de Sartre

    avait été faite avant tout pour la satisfaire et quelque peu à contre-coeur.

     L'année suivante,

     elle parvient à se rapprocher de Sartre en obtenant un poste à Rouen

    où elle fait la connaissance de Colette Audry, enseignante dans le même lycée.

    Elle devient très proche de certaines élèves,

    avec qui elle entretient des relations homosexuelles,

    le « pacte »

    la liant à Sartre lui permettant de connaître des

     « amours contingentes ».

    Elle se lie également avec un élève de Sartre,

    Ce groupe d'amis surnommé

    « la petite famille »

    reste indéfectible jusqu'à la mort de chacun d'entre eux,

    malgré, petites brouilles ou graves conflits.

     

     

     

    Peu avant la Seconde Guerre mondiale, le couple Sartre-Beauvoir est muté à Paris.

    Beauvoir voit son premier roman

    "Primauté du spirituel",

    écrit entre 1935 et 1937, refusé par Gallimard et Grasset

    (il paraîtra en 1979 sous un titre différent.) 

    "L'invitée" est publié en 1943,

     elle y décrit, à travers des personnages imaginaires,

    sa relation entre Sartre, Olga et elle-même.

     Le succès est immédiat.

    Suspendue en juin 1943 de l'Education Nationale  à la suite d'une plainte pour

    "excitation de mineure à la débauche"

    déposée par la mère d'une élève, elle sera réintégrée à la Libération.

    Elle travaille pour la radio ("Radio-Vichy")

    où elle organise des émissions consacrées à la musique à travers les époques.

    Peu avant de mourir,

    son père Georges de Beauvoir dit à un de ses amis en parlant de sa fille :

    « Elle fait la noce à Paris »,

    marquant ainsi son dégoût pour la vie de Simone.

       

     

     

    L'écrivain engagé

    Avec Sartre, et quelques intellectuels de gauche, elle fonde un journal :

    "Les Temps modernes"

    qui a pour but de faire connaître l'existentialisme à travers la littérature comptemporaine.

     Mais elle continue cependant son œuvre personnelle.

     Après plusieurs romans et essais où elle parle de son engagement

    pour le communisme, l'athéisme et l'existentialisme,

    elle obtient son indépendance financière

    et se consacre totalement à son métier d'écrivain.

    Elle voyage dans de nombreux pays (É.-U., Chine, Russie, Cuba etc.)

    où elle fait la connaissance d'autres personnalités communistes telles que Fidel Castro,

     

       

    Che Guevara,

     Mao Tsé-toung, Richard Wright.

    Aux États-Unis, elle engage une relation passionnée

    avec l'écrivain américain Nelson Algren,

    et lui envoie plus de 300 lettres.

    En 1949,

    elle obtient la consécration en publiant

     "Le Deuxième Sexe."

    Le livre se vend à plus de 20 000 exemplaires dès la première semaine,

     occasionne la publication des articles contradictoires

    et fait scandale au point que le Vatican le mette à l'index.

    François Mauriac, l'ennemi de toujours écrira aux Temps modernes :

    « à présent, je sais tout sur le vagin de votre patronne ».

     Beauvoir devient la figure de proue du féminisme

    en décrivant une société qui maintient la femme dans une situation d'infériorité.

     Son analyse de la condition féminine à travers les mythes,

    les civilisations, les religions, l'anatomie et les traditions fait scandale,

    et tout particulièrement le chapitre où elle parle de la maternité et de l'avortement,

    assimilé à un homicide à cette époque.

     Quant au mariage, elle le considère comme une institution bourgeoise

     aussi répugnante que la prostitution!!!!!

    lorsque la femme est sous la domination de son mari et ne peut en échapper.

    En 1954, elle obtient le prix Goncourt pour

    "Les Mandarins"

     et devient l'un des auteurs les plus lus dans le monde.

    Ce roman qui traite de l'après-guerre met en lumière sa relation avec Nelson Algren,

    toujours à travers des personnages imaginaires.

    Algren ne peut pas supporter le lien qui unit Beauvoir à Sartre,

    celle-ci ne pouvant y mettre un terme, ils décident de rompre.

    A partir de 1958,

    elle entreprend son autobiographie où elle décrit son milieu bourgeois

     rempli de préjugés, de traditions avilissantes

    et les efforts pour en sortir en dépit de sa condition de femme.

    Elle décrit aussi sa relation avec Sartre en la qualifiant de totale réussite.

    Pourtant, bien que la relation qui les unit soit toujours aussi passionnée,

    ils ne sont plus un couple au sens propre du terme,

     et ce depuis longtemps, même si Beauvoir laisse entendre le contraire à ses lecteurs.

    En 1964, elle publie

    "Une mort très douce"

    qui retrace la mort de sa mère.

    D'après Sartre, c'est son meilleur écrit.

    Le thème de l'archarnement thérapeutique et de l'euthanasie

    y sont évoqués à travers des lignes poignantes d'émotion.

    Dans cette épreuve de deuil, elle est soutenue par une jeune fille

    dont elle a fait la connaissance à la même époque :

    Sylvie Le Bon, une jeune étudiante en philosophie.

     La relation qui unit les deux femmes est obscure :

    relation « mère-fille », « amicale », ou « amoureuse »...

     Sylvie Le Bon devient sa fille adoptive

    et héritière de son œuvre littéraire et de l'ensemble de ses biens.

    L'influence de Beauvoir, associée à Gisèle Halimi et Elisabeth Badinter,

    a été décisive pour obtenir la reconnaissance

    des tortures infligées aux femmes lors de la guerre d'Algérie et le droit à l'avortement

    Elle est à l'origine du Manifeste des 343.

    Avec Gisèle Halimi, elle a cofondé le mouvement "Choisir",

    dont le rôle a été déterminant pour la légalisation de l'Interruption volontaire de grossesse.

    Durant toute sa vie, elle a étudié le monde dans lequel elle vivait,

     en visitant usines et institutions,

    à la rencontre d'ouvrières et de hauts dirigeants politiques.

     

     

     

    Funérailles

    Après la mort de Sartre en 1980,

    elle publie

    "La Cérémonie des adieux"

    où elle décrit les dix dernières années de son compagnon

    avec des détails médicaux et intimes si crus

    qu'elle choque bon nombre des disciples du philosophe.

    « Sa mort nous sépare. Ma mort ne nous réunira pas.

     C'est ainsi ; il est déjà beau que nos vies aient pu si longtemps s'accorder ».

    L'âge venant, après une vie d'excès en alcool et tabac,

    elle s'éteint en 1986 à Paris entourée de sa fille adoptive, 

     Ses funérailles furent aussi grandioses que celles de Sartre,

     et suivies par des femmes du monde entier.

     

     

    Elle est enterrée au cimetière du Montparnasse à Paris, aux côtés de Jean-Paul Sartre.

    Simone de Beauvoir est enterrée avec l'anneau de Nelson Algren à son doigt.

     

     

    Nelson Algren

     

     

       

      Le mot d'Harmony

     

    "Je ne suis pas inconditionnelle de Simone de Beauvoir,

     notamment, en opposition avec elle sur la maternité,

    (dont elle fut une fervente opposante,

     pour des raisons qui mériteraient une longue discussion),

    cependant force est de reconnaitre qu'elle a énormément fait pour la condition féminine,

      fut très en avance sur son temps, écrit "plus que bien",

    c'est pourquoi je publie ce billet.

     

     

     

    Simone de Beauvoir écrivant au "café de Flore" (à saint-Germain-des-près),

    rendez vous de toute l'intelligentia.

     

     

      

     

     

      le café de Flore à l'époque

     

     

      

     

     

    "C'est un lieu ou j'aime me rendre, il y flotte toujours une atmosphère très particuliète,

     comme s'il flottait encore dans l'air les âmes de toutes les célébrités qui l'on fréquenté."

    Harmony 

     

     

     

    Billet du 21 février 2008 avec le

     

     

     

    d'Harmony 

    pour Maryse qui me gratifie toujours de "commentaires-discussions"

    qui prouvent avec quel intérêt elle lit mes billets.

    http://sapho60.spaces.live.com

    Je pense que cette femme correspond par certains points à tes vues sur la vie,

    espérant ne pas m'être trompée...Reçois mes pensées les plus affectueuses. 

     

     

      

     

     

      

     

       

     

    Les Maqâmat d'Al-Harîrî

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les Maqâmât d'Al-Harîrî

    dans un superbe manuscrit enluminé de l'École de Bagdad, en 1237

     

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     Une bibliothèque à Basra 

     

    Auteur : Al-Harîri, Abu Muhammad Al-Qâsim (1054-1122)

    Peintre : Al-Wâsiti, Yahyâ ibn Mahmud

    Titre : Maqâmât

    Description : Manuscrit papier, 167 feuillets de 37x28 cm

    Provenance : Collection Schefer

    Sujets : Littérature irakienne du 13e siècle

    Enluminure arabe d'Irak, école de Bagdad, art arabe.

    Conservation : Bibliothèque nationale de France,

     Département des Manuscrit (division orientale) 

     

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    Le narrateur, Hârith, découvre le message laissé par le héros Abû Zayd 
     

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    Procession à la fin du ramadan 

     

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    Hârith, le narrateur, en train de voyager

     

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    Troupe de chameaux

     
    L’art d’al-Wâsitî, peintre et copiste,

    se déploie dans les quatre-vingt dix neuf miniatures

    du Maqâmât ou Séances,

     manuscrit de luxe aux couleurs subtiles,

    l’un des plus beaux témoignages de la peinture de l’école de Bagdad,

    autour du XIIIe siècle.

     Les compositions variées fournissent une foule de détails

    sur la vie des villes et des campagnes.

    L’artiste excelle à rendre les nuances psychologiques

    des visages et des gestes et se distingue par la vivacité

    de la peinture des animaux,

    particulièrement des chameaux.

     Le texte des Maqâmât écrit par Al-Harîrî (1054-1122)

    dans une langue d’une virtuosité stylistique et poétique étincelante,

     décrit en cinquante séances les aventures du héros,

    sorte de vagabond bohème et fripon,

    prêt à tous les métiers et déployant dans des situations diverses

     les ressources de sa ruse et de son éloquence.

     Ses errances le conduisent à travers l’Orient abbaside,

    dans lequel il rencontre les différents représentants de la société de l’époque.

    L’ouvrage connut un grand succès et fut souvent illustré. 

     
     
     
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    Palais d’Orient

     

     Kikou a tous,
     je publie un billet prêt depuis longtemps,
    profitant de quelques heures passées à la maison
     et de la bonne volonté d'un ami, mis à contribution.
     
    Quant à la fermeture des ARTS,
     
     il ou elle n'a "eut ma peau", qu'un moment, je vous en dirais plus lorsque mes possibilités physiques, me le permettront.
     Merci aux ami(e)s et plein de bisouxxxx il me faut retourner au centre de rééducation.
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

     

     

     

     

     

    La Mosaïque Byzantine

     
     

     

     

     

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    Les mosaïques byzantines

     

    Elles sont produites par des artistes de l’Empire romain d'Orient

     ou Empire byzantin.

    La passion des Byzantins pour le fait religieux

    les a poussé a représenter abondamment le Christ,

     les Apôtres et la Sainte Vierge.

     La volonté de magnifier les empereurs et impératrices

    fait que nous sont parvenues des mosaïques

    présentant des allégories,

     par exemple Justinien offrant Sainte-Sophie.

    Le style des mosaïques byzantines change au cours des siècles.

    Sous l’influence de la Grèce et de la Rome antiques,

     les premières mosaïques représentent le réel.

     Bien que n’atteignant pas encore

     la sophistication des mosaïques futures,

     celles datant du VIe siècle de l'église San Apollinare Nuovo

     à Ravenne nous donnent à voir le Christ

    représenté de façon réaliste,

     avec du volume et dans une attitude vivante.

    Son regard doux et bienveillant est dirigé vers le spectateur.

    Plus tardivement, sous l'influence de l’ascétisme oriental,

     les lignes se font plus nettes,

    les représentations deviennent abstraites, sans volume.

    Dans l’église Sainte-Sophie,

    sur le panneau de Zoé datant du XIe siècle,

     le regard du Christ est moins expressif et il porte ailleurs,

    donnant l’impression d'un Christ étranger à ce monde.

    Dans les derniers siècles d’existence de l'Empire byzantin,

    les représentations du Christ vont retrouver du réalisme

    et du volume;

    les mosaïques atteindront alors un niveau de détails

    et de sophistication qui inspire la piété

    et le recueillement au fidèle,

     comme sur la mosaïque du Déisis à Sainte-Sophie datant de 1280.

     

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    Mosaïque de Michel de Thessalonique
    (ou St Demetrius) - XIIe siècle -
    Monastère au toit doré à Kiev

     

     

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    Christ du VIème siècle 

     

     

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    Christ du XIIIème siècle

     

     

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    Christ du XIème siècle 

     

     

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      Michel

     

     était un humble moine qui recherchait la perfection chrétienne

    dans un monastère phrygien.

     Le patriarche de Constantinople, Taraise,

    le tire de son monastère pour le nommer

    évêque de Synade en Phrygie.

     Michel s'y distingue par ses qualités de conciliateur.

     Ce pourquoi l'empereur byzantin l'envoie en 806

    comme ambassadeur à Bagdad pour y négocier la paix

     avec Haroun-al-Rachid qui lui remit alors un document,

     encore d'actualité où Haroun expose

    qu'on a tort de reconnaître Jésus comme un Dieu.

    Saint Michel, en 811, est envoyé comme conciliateur

    auprès de Charlemagne.

    Il signe avec ce dernier le traité de paix d'Aix-la-Chapelle,

    auquel s'associe le pape Léon III.

     Mais, voici qu'en 814, l'empereur byzantin Léon V

    ouvre à nouveau la querelle iconoclaste :

    les images saintes n'ont plus droit de cité dans l'empire.

    Leur fabrication, leur détention et leur culte sont interdits par la loi.

    L'esprit de conciliation ayant des limites,

    Michel s'associe à la protestation du patriarche Nicéphore,

    successeur de Taraise.

    L'empereur réunit au palais les principaux représentants de l'Eglise,

    une sorte de négociation paritaire.

    Au cours de cette réunion,

    Michel accuse l'empereur d'esprit partisan :

    "Ce n'est pas de l'arbitrage, c'est de la tyrannie !" s'écrie-t-il.

    Pour cela, il subira durant douze ans un dur exil.

     De sa prison, il correspond avec les principaux acteurs

     de la résistance en faveur des saintes images. Il meurt en exil.

     

    **********  

    Merci à vous,

     si ce n'est déjà fait, de lire

    et relayer le billet suivant :

    TOUS ENSEMBLE POUR SHANNA

     

     

     

     

     

     

     
     
     
     

     

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    Parc de Talampaya


     

     

     

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    Chaque dimanche matin, sur Arte, je ne manque jamais de regarder les reportages,

     qui me donnent parfois l'idée d'un billet, ce qui vient d'être le cas : 

     

    LA NATURE EST UNE OEUVRE D' ART 

     

    Parc national Talampaya

     

     

     

     

    Le Parc national Talampaya (Parque Nacional Talampaya)

     est une réserve naturelle Argentine

     située au centre-ouest de la province de La Rioja.

     

     

     

    Créé en 1975 comme parc provincial, il devint parc national en 1997.

    Le parc occupe 215 000 hectares.

     Son objectif est de protéger d'importants gisements archéologiques

     et paléontologiques de la région.

    Son paysage absolument superbe,

     la flore et la faune sont caractéristiques de ce qu'on appelle le biome du monte.

     

     

    La structure du paysage est le résultat de mouvements tectoniques,

     qui ont provoqué le soulèvement d'importantes masses rocheuses.

    Puis, pendant des millénaires, ces dernières ont été soumises à l'érosion de l'eau et du vent,

    comme cela se produit en climat désertique avec de grandes amplitudes thermiques,

     une très forte chaleur le jour, puis le froid de la nuit,

     avec quelques pluies torrentielles l'été, et des vents très forts au printemps.

     

     

       

    L'altitude moyenne du parc est d'environ 1 300 mètres, et le climat est continental.

    Le vaste bassin est resté tout à fait inconnu, étant donné son isolement.

     Ce n'est que dans les années 1970,

     suite à la construction de la route reliant Patquía à Villa Unión

    permettant le passage des véhicules à moteur, qu'il fut découvert.

     Le cañon et son accès ont dès lors été cartographiés et explorés.

     

     

    Entrée du Grand cañon

    Puis la diffusion de la renommée du site fut assurée par un journaliste,

     écrivain du nom de Federico B. Kirbus.

     

    A l'intérieur du parc, on peut admirer :

     

    Le cañon sec du río Talampaya, où il y a des millions d'années ont vécu des dinosaures

    Des vestiges laissés par les peuples aborigènes,

     comme les pétroglyphes de la Puerta del Cañón.

     

     

     

    Un jardin botanique, réserve de la flore autochtone.

     

     

    Des parois allant jusque 145 m d'altitude ;

       

     

     

    Les formations géologiques les plus spectaculaires taillées dans des roches rouges sont :    

    Los Reyes Magos (les Rois mages), La Catedral (la cathédrale), Los Balcones (les balcons),  

    El Tablero de Ajedrez et El Cura (le curé).

     

    La faune de la région:

     on y voit des guanacos, des lièvres, des vigognes, des pumas, des maras, 

     des renards gris et des condors...

     

     

     

    En 2000,

     l' UNESCO l'a déclaré Patrimoine Culturel et Naturel de l' Humanité.

     

     

     

     

    Source texte Wikipédia, photos divers autres sites 

     

      

     

     

     



     

     

     

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    LeTinyPic image  d'Harmony à Jean-Marc

    à qui il faut absolument rendre visite,

     pour prendre des vacances virtuelles magnifiques chez cet oiseau des îles.

      

     http://simonnet98719.spaces.live.com/

     

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    Aragon le "Fou d'Elsa" et le moulin beau et extraordinairement romantique


     

     

     

     

     
     

     

     

     

     

     

     

     

    "J'aime la poésie, 

    J'aime les poétes,

    Prévert

    Aragon

                 Lamartine...... 

     

    Elle a sa place sur les Art" 

     

     

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    Les Yeux d'Elsa

     

    Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire
    J'ai vu tous les soleils y venir se mirer
    S'y jeter à mourir tous les désespérés
    Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire

    A l'ombre des oiseaux c'est l'océan troublé
    Puis le beau temps soudain se lève et tes yeux changent
    L'été taille la nue au tablier des anges
    Le ciel n'est jamais bleu comme il l'est sur les blés

    Les vents chassent en vain les chagrins de l'azur
    Tes yeux plus clairs que lui lorsqu'une larme y luit
    Tes yeux rendent jaloux le ciel d'après la pluie
    Le verre n'est jamais si bleu qu'à sa brisure

    Mère des Sept douleurs ô lumière mouillée
    Sept glaives ont percé le prisme des couleurs
    Le jour est plus poignant qui point entre les pleurs
    L'iris troué de noir plus bleu d'être endeuillé

    Tes yeux dans le malheur ouvrent la double brèche
    Par où se reproduit le miracle des Rois
    Lorsque le coeur battant ils virent tous les trois
    Le manteau de Marie accroché dans la crèche

    Une bouche suffit au mois de Mai des mots
    Pour toutes les chansons et pour tous les hélas
    Trop peu d'un firmament pour des millions d'astres
    Il leur fallait tes yeux et leurs secrets gémeaux

    L'enfant accaparé par les belles images
    Écarquille les siens moins démesurément
    Quand tu fais les grands yeux je ne sais si tu mens
    On dirait que l'averse ouvre des fleurs sauvages

    Cachent-ils des éclairs dans cette lavande où
    Des insectes défont leurs amours violentes
    Je suis pris au filet des étoiles filantes
    Comme un marin qui meurt en mer en plein mois d'août

    J'ai retiré ce radium de la pechblende
    Et j'ai brûlé mes doigts à ce feu défendu
    Ô paradis cent fois retrouvé reperdu
    Tes yeux sont mon Pérou ma Golconde mes Indes

    Il advint qu'un beau soir l'univers se brisa
    Sur des récifs que les naufrageurs enflammèrent
    Moi je voyais briller au-dessus de la mer
    Les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa

    Louis Aragon

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    Louis Aragon

     Paris le 3 octobre 1897 - 24 décembre 1982.  
     

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    «ELSA» de 1959

      Elsa ou la rose

    Je cueillerai pour toi une rose
    Fraîche
    Et belle comme le jour
    Tu en arracheras ainsi les épines
    Les épines et les regrets
    Larmes d’une vie impensable sans toi


    Immortelle
    Et rare
    Je l’appellerai Elsa
    En souvenir éternel de tes yeux qui narrent
    Un futur où nous ne serons qu’un…
    Alchimie et fusion de nos corps
    Enfin réunis


    Nos œuvres se croisent
    Se recherchent
    Et dans la rose du point du jour se retrouvent
    Pour s’aimer follement
    Intensément
    À travers un baume léger
    Et enivrant


    Les yeux crevés je verrais encore ton règne
    À travers mon existence
    Dans mes rêves et
    Mes cris
    Parfois presque inaudibles…
    Je veux être l’eau qui t’abreuve
    Et le sang rouge et violent de tes veines


    Je resterai à jamais le troubadour qui te chante
    Rose parmi les roses
    Elsa dont le prénom seul m’enchante
    Et me rend à la vie.

     

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    Elsa Triolet

    née Elsa Kagan, est une écrivaine française d'origine russe 

     12 septembre 1896 à Moscou - 16 juin 1970 à Saint-Arnoult-en-Yvelines.

     

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    Elle rencontre Louis Aragon en 1928 à Paris, au café "La Coupole",

    fréquenté par beaucoup d'artistes, et devient sa muse.

     

     

    C'est le début d'un mythe largement mis en scène par ses protagonistes..    

     Dans les années trente,

     elle fabrique des colliers pour la Haute Couture et

     écrit des reportages pour des journaux russes;

     elle traduit également des auteurs russes et français.

    Elle commence à écrire un premier roman en français,

     Bonsoir, Thérèse,

     en 1938.

    Elle se marie avec Aragon le 28 février 1939. 

     

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    56, Rue de Varenne, Dernière demeure du couple 

     

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    Aragon repose aux côtés d’Elsa dans leur propriété, à Saint-Arnoult dans les Yvelines.

      La mort d'Elsa si elle désarçonna Aragon, n'altèra en rien son credo :

    assimiler l'écriture à une quête de soi. 

     

      

     

    Un moulin "beau et extraordinairement romantique"

    Il s'agit d'un ancien moulin à eau,

     qu'entourent six hectares de bois et prairies traversées par une petite rivière, la Remade.

    L'implantation du moulin sur le site remonte  au XII ou XIIIe siècle,

     mais les bâtiments actuels sont des XVIII et XIXe siècles. 

    Le moulin resta en activité jusque environ 1900.

    Aragon l'offrit à Elsa en 1951, il voulait que la déracinée de Moscou appartint

    "un petit coin de terre de France".  

    Le moulin devint une maison de week-ends, de vacances et de longues périodes d'écriture.

    La cage de la roue reçoit toujours la chute d’eau même si la roue a disparu.

     Aragon adorait ouvrir la vanne et libérer les eaux dans la cage pour l’étonnement des visiteurs

    qui contemplaient la cascade derrière la vitre de l’oculus

     

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    Edmonde Charles Roux témoigne :

    "Les Aragon quittaient Paris et prenaient le chemin de Saint-Arnoult

    lorsqu'ils voueaient être laissés seuls.

     Mais il arrivait parfois, aux derniers jours de l'été,

     ou quand ils souhaitaient célèbrer la parution d'un de leurs ouvrages, qu'Aragon

    ou Elsa battent le rappel de leurs amis. Alors les portes du moulin s'ouvraient toutes grandes

    à des gens venus de partout, des étangers,

    des auteurs célèbres et de jeunes écrivains français auxquels Elsa et Aragon

    accordaient leur soutien, des peintres, des comédiens et des metteurs en scène."  

     

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    A chaque arrivée pour le week-end, Aragon apportait des brassées de livres

    qu’il plaçait à la diable,  il se disait submergé par « la marée du papier ».

    Aragon s'installait en pantoufles et veste d’appartement dans son vieux fauteuil de cuir usé

    et se mettait à lire ou à écrire.

    Ernest avait allumé un feu dans la cheminée. C’est dans cette atmosphère feutrée,

     à la lumière de la lampe de bureau que furent écrites

    quelques unes des plus fameuses pages d’Aragon.

     Aragon était entouré d’objets familiers,

    de souvenirs divers rapportés de voyage et d'une lithographie sur le tablier de la cheminée

     dédicacée par Picasso.

     

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       BUREAU D' ELSA

     

    Tant de personnages d’Elsa ont pris naissance dans ce bureau porteur de tous les signes

     d’une présence de l’écrivain à peine estompée par le temps : le poële en faïence blanc,

     le fauteuil de repos près de la fenêtre, les livres qui sont demeurés sur la table de travail.

    Tout ici évoque Elsa rêvant, écrivant, Elsa chez elle, au plus intime de la vie.

    Les murs bleus du bureau affirment l’appartenance d’Elsa à la culture russe.

     La traductrice du théâtre de Tchekov, des textes de Gogol,

     sur le mur de droite, une série d’icônes. 

     

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     C’est dans cette chambre,

     dans ce lit que foudroyée par une crise cardiaque Elsa s’est éteinte

     dans les bras d’Aragon.

    Tout ici porte profondément sa marque, sur la coiffeuse,

     les pelotes à épingles d’origine russe, en forme de chevaux.

     Le lit tient une place majeure et sur la cheminée,de part et d'autre de la glace,

    deux lampes de wagon-lit.  

     

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     Le goût raffiné d’Elsa sut faire de ce salon

     un lieu parfait.

     L’immense table et ses deux bancs accueillirent ici d’innombrables ami;

     Les hautes bibliothèques qui habillent les murs furent installées par les deux écrivains.

    Elles abritent les collections étrangères et les livres d’art,

     la bibliothèque à côté du piano recelant, elle, les livres roses de l’enfant Aragon.

     Elsa eut recours à des vanneries d’origine extrême-orientale qui voisinent

     avec deux tables de boucher dont elle lança la mode dans les années cinquante.

    Aragon allumait, en hiver, un feu d’enfer dans la cheminée,

    Elsa s’enveloppait dans son grand châle,

    croisait les mains sous son menton et commençaient alors

     ces échanges précieux dont les amis gardent le souvenir,

     avec les moments d’impatience d’Elsa agacée par la marche incessante, de long en large,

    de Louis.

     

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    La cuisine  à Saint-Arnout,

     le moulin de Villeneuve est un lieu de mémoire littéraire et poétique.

    Dans la maison restée intacte depuis la mort d'Elsa,

     l'on pourrait croire que le couple d'écrivains vient de sortir pour un instant.

    Le moulin n'est pas simplement un musée, il est aussi, selon le voeu d'Aragon,

    un lieu vivant, ouvert à la recherche et à la création contemporaine.

     

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    Situé au coeur de la Vallée de la Remarde,

     Le parc du moulin est une succession de prairies, bois et sous-bois à l'atmosphère humide,

    son authenticité est renforcée par la préence d'une végétation spontanée,

     le cresson, les saules, joncs, iris des marais,

    menthe et myosotis d'eau s'adaptent parfaitement à l'humidité des lieux.

     

    Le tombeau

     

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    C'est entre deux hêtres, aujourd'hui tombés, que Elsa souhaitait être inhumée, 

    là où le parc laisse dévoiler tous ses charmes, Aragon la rejoindra douze ans plus tard.

    En 2003, les abords du tombeau furent aménagés pour créer un écrin de verdure

     autour des deux écrivains.

    Les arbustes s'enchevêtrent et le camélia rappelle le romantisme de leur histoire d'amour.

     

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    Le YEMEN - Pays de la reine de SABBA


     

     

    LE YEMEN

     

     SUR LA ROUTE DE L'ENCENS

    et

    DES PILLEURS DES ROYAUMES

     

     DE LA REINE DE SABA

     

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    Samedi 17 février 2007, sur ARTE,

     une émission sur le pillage des trèsors archéologiques du YEMEN,

    une aubaine pour la passionnée d'archéologie que je suis. 

    Ayant besoin de repos,  je m'accorde une pause télévision, et ce reportage me donne l'idée

     de consacrer un billet sur le sujet.

     

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    Socotra 

     

    Une étape incontournable  pour les nombreux bateaux naviguant sur la route maritime

    reliant l’océan Indien  à la mer Rouge.

     Un itinéraire commercial qui provoqua le déclin des routes caravanières terrestres au tournant

     de notre ère, alors qu’elles avaient, peu de temps auparavant,

     fait la richesse des marchands arabes transportant l’encens depuis le sud du Yémen.

    Dans ces grottes , des voyageurs ont laissé les traces de leur passage.

     Des inscriptions sur les parois, notamment en brami, prééthiopien, palmyréen ou araméen

    - une langue sémite du Proche-Orient utilisée par le Christ -

     comme sur cette tablette de bois, mise au jour par notre explorateur,

     qui raconte la venue d’un certain Abgar en 258 apr. J.-C.,

    ou encore le dessin d’un bateau équipé d’un gouvernail.

    Autant de documents qui en disent long sur la fréquentation de l’île depuis la haute Antiquité.

    Sans doute parce que déjà, dans ces temps reculés, l’île de Socotra, Dwipa Sukhara en sanscrit qui signifie

     « île de la Béatitude »

    possédait une flore exceptionnelle dont la myrrhe et l’encens. 

     
     Les espèces végétales spécifiques à ce lieu comme le dragonnier, dont les vertus médicinales et tinctoriales
     
     déjà utilisées par les Romains ont toujours cours. Il y a sept espèces d’encens.
     
      L’encens est de toutes les discussions :
     
     sa récolte, sa couleur... Et ses légendes, dont celle du phénix,  cet oiseau extraordinairement beau
     
    qui nichait sur l’île sur un bûcher d’encens et de cannelle pour ensuite renaître de ses cendres.
     

    Les bédouins qui n'ont pas de ressources pillent les sites archéologiques

     pour revendre les trésors

    qu'ils découvrent à de riches collectionneurs.

    Ces tribus locales dans le nord du Yémen, à la frontière avec l'Arabie Saoudite,

     dans le territoite désertique du Jawl, échappent au contrôle de l'Etat.

    Cependant pour envoyer des sculptures de plusieurs tonnes en Suisse par exemple, il faut des containers,

    des avions etc...forcément des appuis très importants!!!

    Au coeur de ce que l'on nomme l'Arabie heureuse,

    la région regorge de trésors archéologiques, vestiges des mythiques royaumes de Saba, qui pourraint

    donner de précieuses informations sur cette civilisation préislamique et sur sa reine,

    dont l'existence est controversée, aux archéologues et historiens.

    Mais cette zone est dangereuse : prises d'otages...

    Malheureusement depuis quelques années les autochtones déterrent statues, bijoux,

     piliers et trônes pour les revendre à prix d'or.

    La région étant très pauvre, les trafiquants défendent armes à la main s'il le faut, leur butin.

    L'archéologue français, Rémy Audouin et son collégue Mourir Arbach sont parvenus

    à faire un début d'inventaire.

    Ils ont répérés des piliers grévés de scènes culturelles :

    le site n'est plus qu'un champ de ruines criblé de trous,

    hommes, femmes, enfants, tous fouillent n'importe comment 

     

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     et font que sont

    à jamais perdu de précieuses indications.

    Les deux archéologues boulversés par cet état de fait ont décidé d'alerter l'opinion publique,

    de réunir des fonds et de convaincre le gouvernement yéménite de la nécessité de fouilles archéologiques.

    Après avoir obtenu financements et accord de principe, au dernier moment,

     seule l'équipe de tournage censée les accompagner est autorisée à entrer sur le territoire,

    sous solide escorte...

     

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    LA REINE DE SABA MYTHE OU REALITE ??? 

       

    La Reine de Saba, est un personnage légendaire que l'on retrouve dans plusieurs récits et

     qui aurait régné sur le royaume de Saba,

     situé approximativement entre le Yémen et l'Éthiopie.

     Différents prénoms lui sont attribués selon les sources. ainsi, les traditions éthiopiennes l'appellerait Makéda,

     celles du Yemen Balqama, et celles de l'islam Balkis ...

    Son nom n'est pas mentionné dans la Bible.

    Toutes les sources ne racontent pas les mêmes anecdotes ni les mêmes détails

     de la rencontre entre la reine de Saba et Salomon à Jérusalem.

     La Reine est, dans tous les cas,

     décrite comme une femme sublime,

     et considérée comme un personnage d'une profonde sagesse et d'une haute intelligence par certains,

     et comme une magicienne tentatrice par d'autres.

    Par ailleurs il ne faut pas oublier que les noms très anciens sont souvent des translitérations leur orthographe

     peut donc varier fortement selon les sources.

     Dans la bible traduite par Louis Segond on lit ainsi Seba.

     

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    Récits des textes religieux 

     

    Le chapitre 10 du Premier livre des Rois raconte dans la Bible hébraïque la venue de cette reine

    dans le royaume d'Israël et sa rencontre avec le roi Salomon. Puis dans le Nouveau Testament,

     l'évangile selon Saint Luc l'évoque et l'appelle Reine de Midi.

    Dans le Coran, elle est appelée Balkis et apparait dans la sourate 27.

     Certains la dénomment également Cassiopée, l'associant à la reine éthiopienne du même nom

    dans la mythologie grecque.

    D'autres récits divers se sont ensuite amalgamés.

    Le récit de la Bible hébraïque ne raconte qu'en 13 versets les riches cadeaux

     (or, pierres précieuses et parfums)

    de la Reine de Saba puis comment elle fut impressionnée par le faste du palais et de la Cour de Salomon

    puis par sa grande sagesse après l'avoir éprouvée.

    Elle eut le souffle coupé après avoir assisté aux services rendus à Dieu dans le Temple de Jérusalem.

     Elle loua la sagesse de Salomon et Dieu qui l'avait choisi pour régner sur Son peuple.

     Puis elle retourna dans son pays.

    Le récit du Nouveau Testament fait apparaitre la "Reine du Midi (ou du Sud)"

    pour l'accuser lors du Jugement dernier.

    Pour le Coran, la Reine n'était pas fidèle à Dieu et son peuple se prosternait au soleil.

     C'est pour cela que Salomon l'aurait invitée

     

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    La légende

     

    On trouve en fait beaucoup de légendes sur elle, en particulier dans le Kebra Nagast,

    dont la version définitive se situe au XIVe siècle.

     Il se dit la traduction d'un original copte retrouvé avant 325 dans les trésors de

     Sainte-Sophie de Constantinople, reprenant les récits du Tanakh/Ancien Testament,

     enrichis d'une longue histoire établissant comment la domination d'une moitié de l'univers a été promise

     aux rois d'Éthiopie descendants de Salomon.

     Pour beaucoup d'archéologues, cela ne serait qu'une légende à valeur métaphorique,

     fondamentale pour l'Église copte éthiopienne, mais il existe une tribu de Juifs éthiopiens,

     appelée Falashas, qui est parfois considérée comme celle des descendants de Salomon et

     de la reine de Saba, bien qu'eux-mêmes réfutent cette histoire.

    Des historiens pensent que la légende aurait été utilisée à des fins politiques au XIVe siècle

    afin d'assurer la stabilité de l'État éthiopien, et le serait encore :

    Hailé Sélassié a prétendu pendant des années descendre du roi Salomon et de la reine de Saba.

    La légende veut qu'elle se soit rendue à la cour du roi Salomon après que celui-ci l'eut,

     d'après certaines sources, invitée à se convertir au judaïsme.

     Elle apporta à Jérusalem de nombreux présents ,

    mais voulait surtout éprouver la sagesse de Salomon par des énigmes.

     Il trouva les réponses à toutes ses questions, et l'impressionna fortement.

    Par exemple, certains récits racontent qu'il parvint à reconnaître une unique fleur naturelle

     parmi un bouquet de fleurs artificielles remarquablement réalistes, en utilisant une abeille…

    Salomon la testa également, en la faisant entrer par une porte de son palais faite de verre et de marbre bleu.

    Le sol imitait si bien l'eau à cet endroit que Makéda fut trompée, et pour passer l'eau factice

    elle remonta sa robe, dévoilant ses jambes…

    Le roi Salomon aurait ainsi voulu vérifier si elle n'avait pas, comme certains le prétendaient,

    des jambes de bouc ou d'âne.

    On raconte qu'elle était si belle que Salomon lui proposa de devenir sa femme, mais elle refusa,

    car il en avait déjà de nombreuses, et elle voulait être l'unique femme d'un homme.

     Il lui promit alors de ne rien lui demander, si elle acceptait de ne rien prendre dans son palais.

    Dans le cas contraire, il aurait le droit de lui demander quelque chose, qu'elle ne pourrait refuser.

     Elle accepta.

    Mais un soir, après avoir assisté à un banquet où la nourriture avait été particulièrement épicée,

     elle se trouva incapable de dormir tellement elle avait soif.

    Il n'y avait rien à boire dans ses appartements, aussi se mit elle à marcher dans le palais...

    Or dans le palais courait un ruisseau qui avait été détourné exprès.

     Il lui permit de se désaltérer, mais quand Makéda eut finit de boire,

     elle découvrit Salomon qui l'observait. Celui-ci lui rappela sa promesse,

     et lui demanda de partager sa couche…

    Elle accepta finalement de se convertir et resta aux côtés du roi pendant six mois,

    avant de se résoudre à rentrer dans son royaume.

    Elle y mit au monde un fils, né de son union avec Salomon : Ménélik (ou Ibn el Hakim),

    qui se rendit plus tard à Jérusalem pour se fait reconnaître de son père,

     après quoi la dynastie éthiopienne qu'il avait fondée prit le nom de salomonide.

     

     

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      La reine de Saba dans l'art

     

    Peinture

     

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    "Rencontre de la reine de Saba et du roi Salomon" par le peintre italien Piero della Francesca 

     

    Sculpture

     

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    "Rencontre de la reine de Saba et du roi Salomon" 
     
    par le sculpteur italien GHIBERTI
     

    Musique

     

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    Projet de costume

     

    La Reine de Saba est également un opéra de Charles Gounod (1862) ou de Karl Goldmark (1875).

     

    Cinéma

    Le personnage de la reine de Saba a beaucoup inspiré les réalisateurs;

     on peut citer :

    1952 : La Reine de Saba, film italien de Pietro Francisci

    1959 : Salomon et la reine de Saba, film américain de King Vidor, avec Gina Lollobrigida

     

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    Gastronomie

    Reine de Saba est également le nom d'un savoureux gateau au chocolat.

     

     

     

     

     

      

    La MEDINA de MARRAKECH

     
    Eugène DELACROIX et les plafonds de la Bibliothèque de l'Assemblée nationale n'ayant reçu aucun com,
     
     je reprends notre voyage à Marrakech
     

     Tous les billets sur le Maroc sont dédiés à Thaïs, ma petite fille...
     
    Les photos marquées d'un M, ont été prises par moi.
     
     

     
    Mon hôtel se situait dans la médina, mais qu'est-ce-qu'une médina ?
     
     
     
     
    En arabe madina, signifie vieille-ville, par opposition à la ville moderne de type européen.
     
    La médina est le centre historique des villes arabes, entouré de remparts.
     
     
     

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    L'enceinte de celle de Marrakech fut construite en 1126-1127 par les almoravides.
     Ils sont imposants et d'une longueur , selon certains 10 ou 19 kms.
     Ces murs sont construits en pisé de couleur ocre rouge et neuf portes permettent l'accès à la médina.
     
    Mais lorsque cette dynastie succomba, en 1147, les monuments furent pour la plupart détruits.
     
    Il faudra attendre les souverains Almohades 1147-1269, pour que Marrakech connaissent une nouvelle prospérité.
     

    Puisque nous en sommes aux "définitions", continuons par
     
     qu'est ce qu'un riad riyads ou ryads :
     
     signifie jardin en Arabe
     
    Il constitue l'habitat traditionnel dans les médinas. Parfois derrière de modestes portes d'entrées
     
     

    M
     
     se cachent de somptueuses demeures.
    Momo, le guide perso que j'avais pris pour visiter à ma guise, sans faire partie d'un groupe,
    connait la médina "comme sa poche".
    Il y est connu comme "le loup blanc", voilà 18 ans qu'il fait visiter la médina aux touristes.
     
     Momo, merci tu as été un guide FORMIDABLE, grâce à toi j'ai pu voir
    et photographier des endroits qui m'auraient échappés.
    Par exemple ce riad privé, ou les photos étaient interdites, nous étions seuls,
    tu as fait le guet et j'ai pu prendre cette porte qui appartenait au riad du XIXème.
     

     

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    M

    et une salle de ce même riad. Je regrette que la photo qui nous représentait soit loupée!!!

     

    Les marocains nous font toujours remarquer la différence entre un vrai riad
     ou dès l'entrée on est acceuilli par un espace en forme de coude.
     Ce couloir est volontairement prévu pour ne rien laisser entrevoir de la splendeur de la demeure.
     
    Les riads étant traditionnellement construits de manière à être totalement fermés sur l'extérieur,
     pour préserver l'intimité des femmes qui y vivent.
     
    Le vrai riad est  agencé autour d'un patio, généralement planté d'arbres, souvent des orangers.
     

    Le patio qui comprend généralement une fontaine est le point central de la maison, le lieu de vie,
    vers lequel sont orientées toutes les pièces.
     

    Mais au fil des années, les médinas ont été abandonnées au profit  de nouveaux quartiers plus modernes et pratiques,
     

    M

    pourtant le marocain n'aime pas particulièrement habité les immeubles, passer par la même porte,
     monter les mêmes escaliers que son voisin. La télévision tient un rôle très important,
     même si parfois ils n'ont pas le son, elle fonctionne pratiquement en permanence et les paraboles fleurissent.
     
     
     et les somptueuses demeures se sont retrouvées à l'abandon.
     
     
     
     Dans les années 1990, les riads bénéficient d'un regain d' intérêt et sont restaurés
    pour être transformés en maisons d'hôtes, restaurants, résidences secondaires.
    Ils fascinent de nombreux étranger, dont beaucoup de célébrités qui les achétent et les rénouvent.
     Les marocains les nomment faux riads. 
     
     
     
    Les souks se trouvent dans le médina :
     
     
     
     
    Pour nous, mettre le souk signifie mettre le b....., mais les souks sont très bien organisés,
    par quartiers, par métiers : celui du cuivre,les dinandiers martèlent le métal de façon ancestrale
     des bijoux, des poteries etc...
     
     

    j'ai regardé cet artisan travaillé : son carreau est fixé au mur devant lui,

     il est assis avec un marteau et un burin et scupte le platre

     comme une dentellière confectionnerait son napperon.

     

    On y trouve de tout, dans des ruelles bordées de boutiques, il est facile de s'y perdre!!!
    J'ai beaucoup aimé le quartier des épices, que de couleurs, d'odeurs.
     
     

     
    Je mes suis arrêtée chez un herboriste pour faire quelques achats, notamment de la cannelle.
     
     
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    Puis Momo m'a emmené dans le quartier de l'habillement, je me suis offert une djellaba,
     
     
     
    Soirée marocaine à l'hôtel, avec spectacle : danseurs, musiciens
     
     
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    M il faut que la pampille qui se trouve sur le bonnet tourne.
     
     danseuse du ventre, le plus jeune charmeur de serpent de Marrakech et ses charmants "vers de terre" :
     vipères, cobra, et autres "bestioles" de ce genre....
     
     
     
    comme à chaque fois que je me rends dans un pays du magreb, et..........de ravissantes babouches.
     

     

    M

    la babouche d'Harmony Shéhérazade...

    Dans les souks, le marchandage est de mise, c'est un jeu.

    Je me souviens d'un séjour en Tunisie ou dans un souk, mon ex mari ayant demandé un prix,

    et celui-çi ne lui convenant pas,  partait. Le marchand l'a rattrapé en lui disant

     "mais toi tu fais pas le jeu". Il me dit ensuite "viens la gazelle " et nous avons commençé "le jeu".

    Au bout d'un moment j'étais descendu à un prix trop bas :

     "la gazelle , çà peut pas si tu continues je te fais le prix allemand".

    Faire le prix allemand, c'est badaboum, le prix fort!!! no comment...

    Me rendant régulièrement sur l'espace de mon ami, peintre et humaniste H.C.C,

    qui expose d'ailleurs cette semaine chez Harmony's Galerie,

    j'ai découvert une nouvelle toile : Maroc, 

    et je ne résiste pas à l'envie de vous la présenter car elle est la lumière, les couleurs

     et surtout le bleu si particulier du Maroc.

    Comme déjà mentionné, au fur et à mesure que je revisite mes anciens billets je m'aperçois que les images

    et ou les fonds ont disparus, ce qui est bien regrettable pour le lecteur.

     

     P.S : la prochaine fois nous visiterons les superbes monuments de Marrakech.

     

    Harmony se prend pour Sheherazade

     
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    Petit miracle, ne me demandez pas comment, mais j'ai réussi a retrouver un accès direct à mon livre d'or.

    Je supprime donc la case qui explique comment s'y rendre, puisque maintenant il suffit juste d'un clic

    sur le parchemin Les Arts Mon Livre d'Or.

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    Nous reviendrons dans les rues, il y a tant à voir, mais ce soir entrons dans un conte des mille et une nuit .
     
    Harmony rêve, les yeux ouverts :
     
      
    " Deux hommes en gandoura m'ouvrent le chemin dans la médina,
    ils portent des lanternes pour m'éclairer jusqu'à mon palais le :
    Ksar El Hamra (palais rouge).
      
     
    Lors de mon entrée un "serviteur" m'offre une rose rouge et
    me conduit dans la salle de réception (à manger)
     
     

     ces stucs sculptés, comme une dentelle de pierre, les lustres.... tout me flatte l'oeil
     
     
     ou m'attendent mes invités.
     
    La table est superbement dressée, le menu m'est proposé :
     
      
     - variété de salades marocaines, y compris une confiture- notre spécialité la pastilla au pigeon
    - tajine de poulet au citron et aux olives
    - patisseries
    -thé à la menthe
     
    Devant mes yeux se déroule un spectacle, avec notamment la danseuse au plateau,
     
     

     elle lâche le plateau qui tient seul sur sa tête et danse.
     J'ai même vu plus fort : une danseuse  également  acrobate etcontorsionniste, impressionnante. I
    l n'y a  qu'elle et sa soeur capable de faire cela à Marrakech.
     
     
     j'ai également des invités qui dinent dans le patio ou des musiciens sont installés.
     
      
     
    costumes et instruments ancestraux, sono moderne...
     
     
    Je me lève au milieu du repas, pour aller y prendre l'air sur mon sofa, parmi mes coussins.
     
     

     

    ce n'est pas un napperon de dentelle qui est accroché au mur, mais du stuc sculpté.

    J'aime énormément ce petit espace douillet, chatoyant et chaleureux.

     

    Les serviteurs s'activent, la nuit est douce, je suis délicieusement bien."

     

    En fait, nous étions un petit groupe a avoir choisi la soirée spectacle,
    dans un ancien palais, transformé en riad-restaurant somptueux.
    Mieux que des mots, je vous propose des photos.
     
     

     de ce lieu magique
     
     
    Sinon tout est vrai, mis à part que le sucré salé, n'est pas trop à mon gôut
    et que j'avais oublié que la cuisine marocaine est en grande partie faite ainsi.
     La confiture est délicieuse, mais en entrée.....
     Quant à la pastilla au pigeon elle est restée dans pas mal d'assiettes, 
     vous avez l'impression de manger une pate feuilletée, très sucrée,
    genre galette des rois que l'on aurait fourrée avec un salmis  de pigeon.
     
     
     
     
    La soirée de rêve achevée,
     
     
     
    Shéhérazade est redevenue Harmony qui alla dormir aprés avoir mis la rose rouge dans un petit vase.
     
    C'est navrant je reprends petit à petit tous les anciens billets parce que j'ai effectué des changements de catégorie
     
    et je me rends compte que beaucoup de photos et de cadres ont disparus, désolée...

     

     
     
     

    Ma première sortie, seule, dans les rues de Marrakech

     
     
     
     
      La ville de Marrakech, vue par un voyagiste :
     
    La légende rapporte qu'un nomade, un homme bleu, avait planté sa tente dans cet endroit austère.
    Il ne comptait pas y rester longtemps, mais il s'y plut tellement et y mangea
    tant de dattes durant son séjour que naquit la merveilleuse palmeraie.
    Elle est aujourd'hui en partie urbanisée-c'est la rançon de sa gloire...
     
    Cette gloire, Marrakech la doit à sa réputation. Il suffit de prononcer son nom pour que surgisse à l'esprit
    l'image de la place Jemaa-el-Fna et son agitation étourdissante, sur laquelle veille la silhouette épurée de la Koutoubia.
    Le dénuement du palais El-Badi, la tranquilité énigmatique du bassin de la Ménara,le brouhaha permanent des souks,
     l'élégance surannée du quartier de l'Hivernage, le calme mystique des tombeaux saadiens
    composent les mille et un visages de cette ville.
     
     
     
    Harmony, de très bon matin, et ce durant plusieurs matinées, découvre seule, à pieds,
     avec un plan, mais elle n'a aucun sens de l'orientation et se perdra souvent.
     
     

     

     les rues de Marrakech :
     
     
     
    Il est six heures du matin, le restaurant ouvre ses portes,
    je vais en djellaba prendre mon premier crème, il me le faut sitôt que je suis réveillée,
     c'est super que le restau ouvre si tôt.
     De retour à la chambre, toilette, habillage, pas de jupes trops courtes
    ou de shorts et je sors de l'hôtel.
     Les ouvriers se rendent au travail et les rues grouillent de vélos, vélomoteurs et voitures.
     
    Le numérique au poignet, une petite bouteille d'eau dans mon sac, un plan, pas de carte d'idendité,
     car si elle est perdue, la sortie du Maroc sera "coton",
    l'adresse, le n° de tél de l'hôtel, et déjà je suis devant les jardins de la Koutoubia,
     dont le minaret se voit depuis la piscine de l'hôtel.
     Le gardien n'a pas encore ouvert les grilles.
     
    Je dois traverser une rue, j'attends que le feu passe au rouge, mais aucun véhicule ne s'arrête ?
     Je suis là, plantée comme un piquet, les autres traversent, je me décide à faire comme eux,
     et le slaloom commence, çà passe ou çà casse.
    A part sur l'avenue Mohammed V, je n'ai vu personne respecter les feux. Le Maroc détient un triste record,
    il est le pays qui a le plus d'accidents de tout la continent africain.
     
     
    Les rues sont propres, les abris bus, les bancs et poubelles agréables à l'oeil.

     
     
    Je me retrouve face à une grande artère pratiquement vide que j'emprunte, longeant une file de calèches,
     
     au bout, une grande place avec des bâtiments au fond et quelques charettes de marchands de fruits.
     
     
     
     Harmony commet sa première gaffe :
     
    -"Bonjour Monsieur, excusez moi, c'est la gare que l'on voit là-bas?"
    - "Non Madame, vous êtes sur la place Jemaa el Fna".
    Je reste pardonnez-moi l'expression comme deux ronds de flanc,
    c'est çà la fameuse place qui me fait rêver lorsque des émissions de télévision s'y déroulent?
     Cette immense place insignifiante?

     

    Nous passerons devant un soir en nous rendant à la fantasia,
    la rue est illuminée comme un sapin de Noël, noire de monde et notre guide plaisante :
     
    -" Ne vous inquiétez pas ce n'est ni une manifestation ni une émeute, mais la place Jemaa el Fna."
    Je ne m'y suis jamais rendue de nuit, un couple avec qui j'ai discuté
     a essayé, mais la jeune femme à peine arrivée,
    lorsqu'on lui a posé un singe sur l'épaule pour faire une photo, afin de gagner quelques dirham = DH, 
    a fait demi tour. Elle m'a fortement déconseillé de m'y rendre seule,
    me disant que je serais sans cesse importunée.
     

      -la nuit cela grouille.....d'hommes, il est déjà inconcevable de voir une femme dans un café en plein jour, alors!!!
     
                                                       

                                      Un petit kiosque vend de tout, cigarettes, gâteaux etc...
    Chacun se sert tend son billet, je suis encore là comme une "cloche" attendant mon tour.
     Aucune politesse ne compte, c'est au plus débrouillard, je finis par demander que l'on me serve.
     
    Les rues commencent à s'animer et le paradoxe saute aux yeux, des femmes en tchador,
     (je n'en avais jamais vu ni en Tunisie, ni même en Egypte)
     en pleine ville de Marrakech, côtoient des jeunes filles en jeans et tee- shirt.
     
     
     
     
    Un jeune couple attire mon attention :
     lui vêtu à l'européenne, elle dont on ne voit que les yeux, le contraste entre la pudeur de ne pas se dévoiler
    et ce geste de tendresse, ils se tiennent par le petit doigt, me frappe.

     
    Je prends quelques photos, parfois en rusant, car cela ne se fait pas pour les êtres humains
     et surtout ne pas prendre une femme voilée.
    Lors de mon retour à l'hôtel, les grilles des jardins de la Koutoubia sont ouvertes,
    je peux donc prendre une photo et je reviendrais demain matin la voir de plus près.