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César Baldaccini
dit
César
Marseille 1er janvier 1921 - Paris 6 décembre 1998
"l'homme de fer qui dévorait sa vie au chalumeau"
Son père tenait un bar à Marseille dans un quartier populaire : "la Belle-de-Mai".
César travailla avec lui avant de suivre les cours de l'école des beaux-arts de sa ville natale en 1935
puis, en 1943, de l'école nationale supérieure des beaux-arts de Paris.
Il occupa un atelier dans un ancien bordel de la "rue de l'Échaudé", dont les chambres,
suite à la loi Marthe Richard, avaient été attribuées à des étudiants.
Dès 1947, il travailla le plâtre et le fer, puis en 1952 il fit ses premiers essais de soudures
et ses premières sculptures en ferrailles, en utilisant des matériaux de récupération peu coûteux,
car ses moyens étaiet alors modestes. C'est donc ainsi parce qu'il n'avait pas d'argent pour s'offrir du marbre
que César récupérait dans les décharges de ferraille les matériaux de ses premières sculptures :
des tubes, des boulons, des vis.. qui deviendront tantôt des insectes
où se retrouveront dans les courbes puissantes de la "Vénus de Villateneuse".
"Vénus de Villateneuse"
Elaborée à partir de matériaux métalliques récupérés, cette statue de 1 mètre de haut,
appartient à la première période de son oeuvre.
César a joué ici, dans l'interprétation du corps humain,
sur les différents registres des matières lisses et rugueuses.
Il donna d'autres versions de cette figure féminine, en sculptant, en 1965,
une "Victoire de Villetaneuse" et une "Femme de Villetaneuse".
En 1954, il exposa à la galerie Lucien Durand et obtint le prix « collabo »
pour une sculpture intitulée "le poisson",
(Ses assemblages de déchets métalliques ont donné naissance à un bestiaire inquiétant,
chauve-souris, poules déchiquetées, tortues en carapace et poissons rongés jusqu’à l’arête
lui ont permis de proposer ses propres versions, très expressives, de la figure humaine.
D'ailleurs, il obtient en 1954 le « Prix des Trois Arts » de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris
pour une sculpture représentant un poisson de 3,40 mètres de long).
où il travaillera une douzaine d'années, grâce à l'aide d'un industriel local,
et en 1956, il participa à la biennale de Venise,
ensuite à la biennale de Sao Paulo et à la Documenta II en 1959.
Il réalisa ses premières plaques et, à partir de 1961, participa à plusieurs expositions à New York.
L'artiste centre alors son travail sur la technique de la « compression dirigée »,
qui devient sa marque de fabrique :
à l'aide d'une presse hydraulique, il compresse des objets divers.
La vicomtesse de Noailles lui offre sa première voiture, une Zil soviétique tout neuve, la seule à Paris,
César la renvoie compressée et plate comme une omelette et ayant perdu 90 % de son volume,
d'autres automobiles vont aussi subir le même sort.
Cet acte d'appropriation se veut un défi à la société de consommation
et le rapproche des Nouveaux réalistes,
dont il fait partie aux côtés de son ami Arman.
"Le pouce" (1963)
En 1965, il présente son célèbre "Pouce" agrandi (1,85 mètres de haut),
qui est l'empreinte de son propre pouce.
A l'occasion des Jeux Olympiques de Séoul (1988),
il crée un "Pouce" en bronze de 6 mètres de haut.
Cette œuvre a été la plus médiatisée et répétée.
Ici le Poing dans les jardins de Monaco
Il crée "le Poing", sculpture monumentale de 7 tonnes en fonte d'acier inoxydable polie,
installée sur la place d'armes au Lycée militaire de Saint-Cyr à l'été 1970.
Dans les années 1970, il accède à une reconnaissance internationale.
César vit alors une vie d'extravagance (je le compare souvent à Dali)
et devient un des artistes français de tout premier plan et bénéficie de très nombreuses expositions.
1970
En 1971 lors d'une première au lido, il trouve plus médiatique que lui :
Salvador Dali, le maître de l'extravagance, je vous le disais....
"le Centaure"
1983, il entreprend la réalisation de son "Centaure" en hommage à Picasso,
sculpture de 4,70 mètres de haut, achevée en 1985.
La sculpture est installée au carrefour de la Croix-Rouge à Paris.
La même année il réalise son "Hommage à Eiffel" pour la Fondation Cartier à Jouy-en-Josas et
"Le flying French man", pour la Ville de Hong Kong
A la Fondation Cartier en 1986 il présente une compression monumentale
de Peugeot 205 Turbo 16 accidentées dans des rallyes automobiles "Les Championnes".
Ce sont les voitures de Jean Todt compressés comme des galettes de maïs.
A la Biennale de Venise, il présente une montagne de compressions, œuvre monumentale de 520 tonnes.
En 1998, sa "Suite milanaise" est une série réalisée avec des voitures Fiat neuves qui,
une fois compressées, sont passées dans les chambres à peinture de l'usine Fiat de Turin,
aux couleurs de la gamme de l'année. Il compresse toutes sortes de matériaux :
tissus, papiers, et même bijoux en or que les femmes du monde lui apportent
et qu'il rend compressés en cube à porter autour du cou.
En inversant l'esprit des compressions, César présente au Salon de Mai en 1967
"la grande expansion orange", réalisée en polyuréthane.
Ses "expansions" exploitent les possibilités de ce matériaux en coulées lisses et dures.
Il commence à travailler le cristal en fusion.
Il est également le créateur du trophée César du cinéma, pour laquelle il réalise une compression en bronze.
Alain Delon remettant le César à Marion Cotillar pour son interprétation dans la môme
Homme à la fois simple et complexe, au franc-parler méridional,
César cultive son image d'éternel artisan, de soudeur, et surtout de grand créateur.
Les dernières années de sa vie ont été très heureuses, il multiplie les expositions :
grande retrospective au Jeu de Paume à Paris en 1997, rétrospectives à Malmö, Milan etc...
César termine sa carrière par deux séries de pièces,
"la suite milanaise" et une série de portraits et d'autoportraits face face marquant avec la mort.
Il partagea les dix dernières années de sa vie avec Stéphanie Busuttil.
Sonia Rykiel et Stéphanie Busuttil
Le public peut admirer ses œuvres à de nombreux endroits,
tels que le Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou,
au Musée d'art moderne de la Ville de Paris, au Cimetière du Montparnasse, à Hambourg...
Citations
"Je n’ai pas d’imagination. Elle ne me vient qu’avec le toucher et les yeux.
Sans ces deux éléments, le cerveau ne fonctionne pas."
"Recommencer, ce n’est pas refaire."
Extrait d'une interview donnée par César à "Opus International"
"Je suis fondamentalement un autodidacte absolu"
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Sous l'impulsion de son ami l'architecte Jean Nouvel qui a voulu lui rendre hommage.
Pour l'occasion, ce dernier s'est fait le scénographe de l'exposition qui met en lumière 90 oeuvres de César.
Elles sont issues de grands musées d'art contemporain et de la César Administration,
société qui gère tous les travaux de César.
Elle a été organisée en l'honneur des dix ans de la disparition de l'artiste.
Les visiteurs ont pu voir ses compositions les plus connues,
notamment des sculptures animalières datant de 1950 ou encore ses fameuses
"Compressions" et "Expansions".
"compressions"
de carrosseries d’automobiles.
Il découvre cette technique en fouinant chez un ferrailleur de Gennevilliers.
Il créé ensuite les
"expansions"
de polyuréthane, entre ses mains, la résine liquide s’étale à l’horizontale, se gonfle, plisse,
se lance à l’assaut du vide qu’elle moule.
Les "Expansions" se déclinent en variations de bronze.
Etaient aussi exposées les empreintes humaines hors d'échelle dont un pouce de 6 mètres.
Autour de l'exposition, les organisateurs ont aussi prévu des "soirées nomades",
avec des spectacles de danse, mais aussi des conférences "gustatives"
et la fabrication d'une barbe-à-papa hors norme.
La Fondation Cartier s'est révélée l'endroit adéquat à double titre.
Dans un premier temps, César a participé à sa création
et y a régulièrement exposé ses sculptures, ensuite elle doit son immeuble de verre à Jean Nouvel.
La Fondation symbolise en quelque sorte l'entente artistique qu'il y avait entre les deux hommes.
Jean Nouvel parle de son ami César
Jean Nouvel et quelques unes de ses réalisations
" C’est aux Beaux-Arts de Paris où j’étais étudiant en architecture
que j’ai pour la première fois rencontré César ",
"C’était dans les années 60, il était professeur, on fréquentait les mêmes cafés,
je connaissais la galerie Claude Bernard qui exposait ses œuvres.
A cette époque, nous n’étions pas encore des amis, seulement des connaissances.
C’est seulement dans les années 80 que nous sommes devenus proches.
Nous partions en vacances ensemble, nous allions dans les mêmes fêtes".
Dès lors, les deux hommes ne se quittent pour ainsi dire plus.
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Permettez moi de vous recommander l'album photos,
ou vous découvrirez bien d'autres facettes de son talent.
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Qu'il est loin mon pays, qu'il est loin Parfois au fond de moi se ranime L'eau verte du canal du Midi Et la brique rouge des Minimes...
Je reprends l'avenue vers l'école Mon cartable est bourré de coups de poings Ici, si tu cognes, tu gagnes Ici, meme les mémés aiment la castagne...
Un torrent de cailloux roule dans ton accent Ta violence bouillonne jusque dans tes violettes On se traite de con à peine qu'on se traite Il y a de l'orage dans l'air et pourtant...
L'église Saint Sernin illumine le soir, D'une fleur de corail que le soleil arrose, C'est peut-etre pour ca, malgré ton rouge et noir, C'est peut-etre pour ca qu'on te dit Ville Rose...
Je revois ton pavé, o ma cité gasconne, Ton trottoir éventré sur les tuyaux du gaz, Est-ce l’Espagne en toi qui pousse un peu sa corne, Ou serait-ce dans tes tripes une bulle de jazz ?...
Voici le Capitole, j’y arrete mes pas, Les ténors enrhumés tremblent sous leurs ventouses, J’entends encore l’écho de la voix de papa, C’était en ce temps là mon seul chanteur de blues...
Aujourd’hui, tes buildings grimpent haut, A Blagnac, tes avions sont plus beaux... Si l’un me ramène sur cette ville, Pourrai-je encore y revoir ma pincée de tuiles... O mon pays, o Toulouse, o Toulouse...
Le mot d'Harmony
"Oh Toulouse...., qui mieux que Claude Nougaro, l'a dépeinte dans sa chanson.
J'ai beaucoup aimé habiter la ville rose, pour ses fabuleux monuments, comme l'église Saint Sernin,
ses ponts... mais aussi pour son ambiance, jeune et chaleureuse.
Ayant été informée de l'exposition
"Les trésors de l'art sacré de Slovaquie orientale"
je me suis dit que c'était aussi l'occasion de vous montrer cette ville superbe par quelques photos
et tout particulièrement puisque c'est le lieu ou se situe l'exposition, de l'ensemble conventuel des Jacobins."
L'Ensemble Conventuel des Jacobins
est un ancien couvent des Frères Prêcheurs, un magnifique exemple de construction monastique des XIIIe et XIVe siècles,
entièrement réalisé en briques, véritable joyau de l'art gothique languedocien.
L'église est un monument exceptionnel empreint d'une profonde harmonie qui, en réalité, n'est qu'apparence.
Cette très forte impression d'unité dissimule une construction compliquée,
réalisée en étapes successives qui répondaient à des besoins
sans cesse renouvelés de l'Ordre des Frères Prêcheurs en pleine expansion.
Le contraste est spectaculaire entre l'aspect massif, voire austère,
de l'extérieur et l'extraordinaire légèreté de l'architecture intérieure :
une double nef est séparée par des colonnes de vingt-deux mètres de haut,
d'où jaillissent, portées à vingt-huit mètres, des voûtes d'ogives qui se terminent par le rayonnement
des nervures du gigantesque et célèbre palmier aux 22 arêtes.
Des couleurs chatoyantes, habilement réparties entre valeurs froides et chaudes,
font vibrer l'édifice sans nuire à l'agencement des volumes et des surfaces.
Cette atmosphère lumineuse reflète les aspirations d'une nouvelle génération de Frèrers Prêcheurs
qui tout en respectant la volonté d'humilité de Saint Dominique, fondateur de leur ordre,
imposent dans le dernier quart du XIIIe siècle, une esthétique nouvelle.
Les bâtiments monastiques de l'ancien couvent s'agencent selon un schéma qui a su se libérer
de la stricte ordonnance des constructions de la période romane, édifiées sur le plan-modèle de l'abbaye de Saint Gall.
La salle capitulaire, le réfectoire, la sacristie ainsi que la petite chapelle funéraire,
dédiée à Saint Antonin et décorée d'un ensemble de peintures murales du XIVe siècle unique à Toulouse,
s'organisent autour du grand cloître,
orné d'élégantes colonnettes et de chapiteaux en marbre à décor floral et animalier.
Le réfectoire, est un des plus amples qui ait jamais existé dans l'architecture monastique.
C'est un splendide vaisseau long de 60 mètres, recouvert d'une charpente lambrissée,
baigné de lumière qui pénètre par des baies à lancettes trilobées.
Cette belle construction, décorée de motifs géométriques du XVe siècle,
a été édifiée sous le priorat du Frère Loup et achevée avant la Noël de 1303.
C'est là que Gaston Phébus offrit un banquet fastueux au roi Charles VI
et à sa suite lors de leur venue à Toulouse à la fin du XIVe siècle.
L'église conserve les reliques de Saint Thomas d'Aquin.
Trésors de Slovaquie orientale du Moyen Age au Baroque
XIVe-XVIIIe siècles
Cette exposition qui s'est tenue du 1er décembre 2007 au 24 mars 2008
était consacrée à l'art sacré de la Slovaquie orientale entre le XIVème et le XVIIIème siècle.
La trentaine de pièces provient de la ville médiévale de Kosice, deuxième ville de Slovaquie.
Ces oeuvres témoignent de la richesse de la culture en cette terre située à l'extrême avancée du catholicisme.
Si le reste de l'Europe passe du Gothique à la Renaissance,
l'art sacré de la Slovaquie orientale ne connaît pas la transition Renaissance.
L'art Gothique va donc perdurer jusqu'au Baroque.
Le patrimoine liturgique exposé comprend des pièces majeures,
comme le retable des Saints Côme et Damien, en bois de tilleul et de conifère,
intégralement conservé à l'église de Siba - fin du XIVe siècle
ou les sculptures de Vierges à l'Enfant ou de saints
qui attestent de la magnificence de la statuaire de cette époque.
L'exposition se propose de présenter cinq siècles de création artistique
destinée aussi bien à des monuments majeurs (cathédrale Ste Elisabeth de Košice)
qu'aux modestes églises médiévales conservées encore de nos jours.
Un ensemble d'œuvres d'art sacré recouvrant des domaines aussi divers
que la sculpture polychromée, la peinture sur bois,
le textile et de très rares meubles liturgiques (coffre, stalle) étaient présents dans l'exposition.
Christ en croix - bois polychromé (tilleul) - église saint Jacques de Vel'Ky Saris, vers 1490, atelier de Spis
Une porte en fer forgé du XVe siècle y côtoie les tissus les plus fragiles ;
de curieuses statues monumentales de rois hongrois sont présentées près de Vierges à l'Enfant en bois d'églises rurales.
Temps forts de l'exposition, d'exceptionnelles peintures sur bois antérieures à 1500
provenant de l'atelier très réputé situé à Spišska Kapitula
Annonciation - peinture sur panneaux de bois provenant d'un polyptique d'église, 1450-1460
Encore un mot d'Harmony
"Lorsque j'ai visité la Tchécoslovaquie, elle était encore un tout, et la Slovaquie en faisait partie.
Pragues, bien évidemment, qui n'était pas encore une destination "à la mode",
et Bratislava ont particulièrement retenue mon attention.
Les églises et les châteaux y foisonnent, ne dit-on pas de Prague qu'elle est la ville aux cent clochers.
Prague compte en réalité 550 tours "
Sainte Barbe, bois polychromé et doré (tilleul) - église de Pikovce - vers 1500
pour l’essentiel en bois de tilleul polychromées et dorées.
La Slovaquie
La république de Slovaquie, est située au coeur de l'Europe à 400 kms de sa capitale, Bratislava,
se trouve la ville médiévale de Košice et sa cathédrale gothique la plus à l'est de l'Europe.
Pointe extrême de l'avancée du catholicisme en terre orthodoxe,
Košice n'est située qu'à quelques dizaines de kilomètres de la Hongrie, de l'Ukraine et de la Pologne.
C'est dire que les influences artistiques et culturelles qui ont marqué la Slovaquie orientale
sont diverses et complexes, suscitant l'émergence d'un art profondément original.
Cet art gothique qui partout ailleurs laisse place à la Renaissance
va se poursuivre encore un siècle et demi en Slovaquie.
Le pays est alors isolé du reste de l'Europe par des guerres locales et les dévastatrices incursions turques.
La révolte contre les Habsbourg finit de mettre la Slovaquie au ban de l'Europe.
La Renaissance n'a laissé aucune trace marquante,
il faut attendre les années 1650 pour qu'apparaisse un style nouveau : le baroque.
Sans transition ou presque des artistes venus d'Italie et d'Autriche vont imposer cet art révolutionnaire
éclipsant momentanément les productions locales encore médiévales d'esprit.
Jusqu'aux abords de l'Ukraine l'art baroque conquiert villes et campagnes
et les ateliers traditionnels s'y convertissent lentement.
L'exposition se termine sur cette étrange transition Gothique/Baroque qui n'existe nulle part ailleurs
et qui nous a légué de fascinantes statues d'apôtres,
un extraordinaire autel en bois polychromé et doré de près de 4 m de haut,
dont une insolite scène centrale fait référence au célèbre épisode de Daniel dans la fosse aux lions
et dont l’harmonie, les dorures et les couleurs disent la volonté d’embellissement des lieux de cultes.
Cette pièce majeure, à faveur d’une restauration a pu être exactement datée de 1676
et identifiée grâce au monogramme -WZ-. Elle provient de l'église saint Jean Baptiste de Dubrava

détail de cet autel représentant Daniel dans la fosse aux lions.
Daniel est assis au milieu des fauves rendus inoffensifs par l’intervention divine.
A l’arrière-plan, une scène dépeint le prophète Habacuc guidé par un ange qui le tire par les cheveux,
pour sauver Daniel, en lui apportant de la nourriture.
ou encore des ensembles de sculptures peintes et dorées comme :
LES PAUVRES
Toujours dans les pauvres, pas de commentaire, juste regarder...
Cette Europe orientale, peu accessible jusqu'alors, livre ici quelques-uns de ces plus exceptionnels chefs d'œuvres.
représentation saisissante d’un Saint-Martin à cheval
CE BILLET, COMME TOUS LES AUTRES, A ETE FAIT PAR PLAISIR
ET C' EST AVEC PLAISIR QUE JE LE PARTAGE AVEC VOUS.
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Cadran solaire
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Le plus vieux cadran solaire connu est égyptien et est probablement antérieur à 800 av. J.-C.
L'utilisation du cadran solaire a duré plusieurs siècles.
Utilisé durant l'antiquité, il fut "oublié" puis redécouvert en Occident au XIIe siècle.
Le cadran solaire reçoit alors de nombreuses améliorations
Les spécialistes des cadrans solaires sont appelés cadraniers.
Au moyen-age, ils parcouraient l'Europe pour répondre à la très forte demande.
Jusqu'au XVIIe siècle, on utilisait couramment les cadrans solaires
pour remettre à l'heure les horloges et montres qui manquaient singulièrement de précision.
C'est un instrument silencieux et immobile qui indique le temps solaire
par le déplacement de l'ombre d'un objet de forme variable, le gnomon ou le style,
sur une surface, la table du cadran, associé à un ensemble de graduations tracées sur cette surface.
La table est généralement plane mais peut aussi être concave, convexe, sphérique, cylindrique...
Le gnomon est à l'origine un élément vertical qui indique l'heure par la longueur
ou la direction de son ombre. Sur les cadrans courants l'élément porte-ombre est généralement
un axe (ou l'arête d'un plan) incliné parallèlement à l'axe de rotation de la Terre ou axe du monde.
Il prend alors le nom de « style ». Cette inclinaison, dont l'angle dépend de la latitude du lieu,
permet de lire l'heure toute l'année directement sur un même ensemble de graduations :
l'éventail des lignes horaires.
Cadran solaire de l'église de Saint -Georges- d'Oléron
Principe et Usage
Le déplacement de l'ombre au cours de la journée est lié
au déplacement apparent du soleil dans le ciel, lequel reflète la rotation de la Terre.
Il est mesurable par les coordonnées solaires apparentes : angle horaire, hauteur ou azimut.
On aura donc des cadrans d'angle horaire, de loin les plus répandus,
des cadrans de hauteur (cadran de berger par exemple), et des cadrans d'azimut ("araignées").
L'heure indiquée par un cadran solaire est l'heure solaire
ou heure vraie du lieu où il se trouve implanté :
autrefois cela convenait à tout le monde,
dans la mesure où les déplacements étaient lents
et où il n'y avait aucun moyen de diffuser l'heure.
A notre époque cette heure diffère de l'heure légale de tous les jours, pour plusieurs raisons :
le jour solaire n'est pas rigoureusement constant suivant les saisons,
cette variation est traduite par l'équation du temps;
il faut de plus tenir compte de la longitude du lieu (système des fuseaux horaires)
et bien sûr désormais des changements éventuels heure d'été/heure d'hiver.
Cependant, ces écarts peuvent être directement pris en compte sur des cadrans un peu élaborés,
par exemple avec un style dont la forme compense l'équation du temps
ou avec des lignes horaires qui incluent les corrections :
elles prennent alors une forme ondulée reflètant la fameuse courbe en 8
et en plus elles sont décalées pour tenir compte de la longitude.
Un cadran solaire peut indiquer aussi les saisons avec les arcs diurnes,
les heures écoulées depuis le lever du soleil (heures babyloniques),
celles restant à courir jusqu'au coucher (heures italiques), les heures sidérales, etc.
Bien sûr, un cadran solaire ne fonctionne pas quand le soleil n'est pas visible,
pendant la nuit et quand le temps est couvert.
Très tôt presque toutes les civilisations ont développé des instruments
qui pouvaient alors prendre le relais du cadran solaire, en particulier la clepsydre, puis l'horloge.
L'organisation d'un cadran solaire, dont les formes concrètes sont innombrables, a permis,
surtout à la fin du XXe siècle, de développer tout un art du cadran par la décoration
parfois très sophistiquée de sa surface et par le travail souvent fin de l'axe.
Certains cadrans sont de véritables oeuvres d'art, sculptures ou peintures parfois monumentales,
parfois sans aucune surface plane, en particulier les sphères armillaires.
Une devise ou un proverbe orne souvent le cadran.
Elle peut être en latin : Carpe diem (Cueille le jour)
ou
Vulnerant omnes, ultima necat (Toutes les heures blessent, la dernière heure tue),
Horas non numero, nisi serenas (Je ne compte que les heures sereines);
Cadran de Saint Rémy de Provence
en français :
A qui sait aimer les heures sont lumineuses, Souviens toi de vivre;
ou en une autre langue :
Sevel a ra an heol ewid an oll (breton : le soleil se lève pour tout le monde),
Lou tems passo passo lou ben (provençal : le temps passe, passe le bien),
Καλη η ωρα (grec : que l'heure soit belle).
Cadran solaire de table, copie du XVII ème siècle, réalisé en laiton massif. Les trois plans de la sphère céleste (horizon, équateur et écliptique) constituent l'appareil et peuvent être réglés en fonction du lieu et de la date d'utilisation. L'heure obtenue est corrigée de l'équation du temps. Réalisation contemporaine d'un artisan Suisse.
Cadran solaire du séminaire de Québec, installé en 1773
cadran solaire peint par le maître d'école en 1779 sur la façade de l'école des garçons de Boudry
Cadran de l'observatoire de Marseille
Cadran équatorial
à Plaminet
Mini cadran Triskel
Cadran du château des Lobkowicz à Melnik autour de Prague.
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TANAGRA
et son petit peuple d'argile
Dame en bleu, terre cuite dorée et peinte, vers 330-300 av. J.-C.
en grec ancien
Τάναγρα - Tánagra
est une ancienne cité grecque de Béotie, située non loin de Platées,
à 20 km de Thèbes, près de la frontière avec l'Attique.
Tanagra est identifiée à la Grée citée par Homère dans
le Catalogue des vaisseaux.
Elle est le lieu de l'affrontement entre Athènes
et la Ligue du Péloponnèse en 457 av. J.-C..
C'est là que se réunissent les Béotiens avant la bataille de Délion,
en 422-423 av. J.-C.

Femme au manteau bleu avec éventail et chapeu de soleil, 325-300 av. J.-C.
Figurines de Tanagra
La nécropole de Tanagra livrera de nombreux sarcophages
ainsi que des statuettes votives en terre cuite.
Certaines, pleines et modelées à la main,
Figurine de femme en train de pétrir de la pâte à pain vers 500-475 av J.C
remontent à 600 années avant Jésus-Christ.
Elles représenteront essentiellement des animaux stylisés
et des divinités avec leurs attributs.
Aphtodite jouant avec Eros, hauteur 18,5 cm
Les figures étaient colorées par application d'argile.
Les artisans mouleront la partie antérieure des statuettes µ%
qui seront évidées, à partir du milieu du Vème siècle avant Jésus-Christ,
afin d'obtenir une meilleure cuisson.
Ils représenteront des patriciennes, des danseuses,
des éphèbes et des enfants dans un style de plus en plus réaliste.
De petits objets furent également fabriqués.
Les oeuvres seront peintes à la fin du IVème siècle.
Les figurines et moules de Tanagra seront exportés
dans le Bassin méditerranéen et la ville donnera son nom
aux figurines de terre cuite produites
tout aussi bien à Myrina, en Asie Mineure, ou à Alexandrie.
Les Athéniens adopteront la technique béotienne
et produiront essentiellement figures d'acteurs souvent grotesques.
Femme tenant un masque de théâtre, figurine de Tanagra, v. 325-300 av. J.-C.
Les terres cuites grecques dites « tanagréennes »
ont été en vogue dans le monde grec depuis la fin du IVe siècle av. J.-C.
jusqu'à la fin du IIIe siècle ap. J.-C.
Papposilène jouant des crotales vers 350 av.J.C.
Des œuvres furent l'objet d'un engouement immédiat,
tant de la part des archéologues que des collectionneurs.
La première collection entra au musée du Louvre dès 1872.
Il s'en fabriqua aussitôt de fausses,
dans le même temps qu'on faisait une découverte similaire
à Myrina, dans l'actuelle Turquie.
Puis ce fut Cyrène, en Italie, et Alexandrie, en Égypte.
Fausse Tanagréenne d'époque moderne approx. de 1870 à 1876
conservation : Louvres
En France
Le musée d'Orsay n'en possède qu'une
et le musée du Louvres quelques unes.
"Iris" au musée du Louvre

Alabastre, ht. 23.5 cm, Corinthien ancien
Caeré, ht. 46 cm, Cratère à colonnettes, Corinthien ancien
En résumé :
- Tanagra est une cité grecque de Béotie.
- Dans la mythologie grecque, Tanagra est l'héroïne éponyme de la ville.
- Tanagra est le nom statuette de terre cuite.
- Tanagra désigne également une adolescente,
ou une jeune femme remarquable par sa grâce et sa finesse.
Merci à tous ceux qui continuent a passer sur les Arts,
malgré, que je ne réponde pas aux coms, mails, etc....
Je ne peux publier que des billets complétement terminés
(heureusement il y en a encore) car il m'est impossible de retoucher des photos,
de passer trop de temps sur l'ordi.
Depuis hier on a repris une kyné en clinique très pénible
et qui ne me permet pas de remonter une page d'acceuil, la gazette d'Harmony
et de changer mon décor de fêtes.
Déjà fortement diminuée pour tenir mes blogs
comprenez s.v.p que je ne puis accepter les invitations
pour vous rejoindre sur d'autres sites
ou faire passer vos messages, ni même faire suivre
ou répondre à vos chaînes, PPS....
Je vous embrasse de tout mon coeur.
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Frédéric Auguste Bartholdi
Colmar, 1834 - Paris, 1905
Il devient orphelin de père à l'âge de deux ans.
Sa mère s'installe alors à Paris.
Agé de 21 ans,
Bartholdi entreprend un voyage de dix-huit mois au Moyen-Orient.
Il revient en France en 1857
et remporte un concours organisé par la ville de Bordeaux.
Le projet de fontaine victorieux ne sera érigé que 42 ans plus tard
sur la place des Terreaux à Lyon.
Bartholdi réalise, vers 1867-1868,
la maquette d'un phare monumental destiné à l'entrée du canal de Suez.
Ce qui ne restera qu'un projet donnera naissance plus tard
à la Statue de la Liberté.
En 1870,
le sculpteur réalise une maquette pour la ville de Clermont-Ferrand
à l'effigie de Vercingétorix et le premier modèle connu
de la Statue de la Liberté éclairant le monde.
La France, en guerre avec la Prusse depuis le mois de juillet,
abandonne l'Alsace et une partie de la Lorraine en 1871.
Bartholdi se rendra aux Etats-Unis afin de concrétiser
son projet de monument destiné
à célébrer l'amitié Franco-Américaine.
Il dira à un ami :
"Je lutterai pour la liberté, j'en appellerai aux peuples libres.
Je tâcherai de glorifier la république là-bas,
en attendant que je la retrouve un jour chez nous".
Le sculpteur choisira l'île de Bedloe, située en face
de la presqu'île de Manhattan, pour accueillir sa statue.
Alors qu'il mobilise les énergies pour monter son projet,
il réalise
"La malédiction de l'Alsace"
en 1872 et prépare une statue de La Fayette
pour la communauté Française de New York.
Il présente une fontaine à l'exposition de Philadelphie de 1875,
qui sera ensuite érigée à Washington.
La création du Comité de l'Union Franco-américaine,
la même année, marque le début de la réalisation
de la Statue de la Liberté éclairant le Monde.
La main et le flambeau, présentés à
l'Exposition Universelle de Philadelphie de 1876,
seront exposés Madison Square à New York pendant cinq ans.
Le sculpteur épouse Jeanne-Emilie Baheux de Puysieux
à Newport la même année.
La tête de la statue est présentée à l'Exposition Universelle
de 1878 qui se tient à Paris.
Il se consacre exclusivement à la Statue de la Liberté.
Gustave Eiffel participe au projet et construit la charpente métallique.
Une réplique de quelques mètres sera installée à la pointe
de l'île des Cygnes à Paris, face au pont de Grenelle.
La Statue de la Liberté, achevée en 1884,
représente une femme drapée dans une toge
et brandissant une torche de la main droite.
Sur les tablettes qu'elle tient de la main gauche,
on peut lire en chiffres romains
"4 juillet 1776",
jour de l'Indépendance américaine.
A ses pieds, se trouvent les chaînes brisées de l'esclavage.
La statue originale sera remise aux Etats-Unis
officiellement le 4 juillet 1884 à Paris,
puis désassemblée en 350 pièces détachées
pour être chargée à bord de la frégate "Isère".
Inaugurée par le Président Groover Cleveland le 28 octobre 1886,
elle sera déclarée monument historique le 15 octobre 1924.
Le coût total de la construction du monument
s'élevera à 800000 dollars.
Voici quelques informations sur les dimensions
et les proportions de la Statue :
Hauteur de la base jusqu'à la torche : 46.50m Hauteur du piédestal à la torche : 92.99m Hauteur du talon à la tête : 33.86m Longueur de la main : 5m Longueur de l'index : 2.44m Distance du menton au crâne : 5.26m Epaisseur de la tête : 3.05m Distance entre les deux yeux : 0.76m Longueur du bras droit : 12.80m Epaisseur du bras droit : 3.66m Longueur des tablettes : 7.19m Largeur des tablettes : 4.14m Epaisseur des tablettes : 0.61m Longueur du nez : 1.48m
Les visiteurs doivent gravir 354 marches pour accéder à la couronne. Celle-ci est ajourée par 25 fenêtres symbolisant les 25 gemmes.
Les 7 rayons de la couronne représentent les 7 mers et continents.
La statue est composée de 31 tonnes de cuivre et de 125 tonnes d'acier.
Les plaques de cuivre qui recouvrent l'édifice
ont une épaisseur de 2,37 mm.
Sur une plaque de bronze du piédestal,
est gravé le poème d'Emma Lazarus, intitulé
"The New Colossus"
qui s'adresse aux millions d'immigrants débarquant à Ellis Island :
"Not like the brazen giant of Greek fame, With conquering limbs astride from land to land; Here at our sea-washed, sunset gates shall stand A mighty woman with a torch, whose flame Is the imprisoned lightning, and her name Mother of Exiles, From her beacon-hand Glows world-wide welcome; her mild eyes command The air-bridged harbor that twin cities frame. "Keep ancient lands, your storied pomp!" cries she With silent lips.
"Give me your tired, your poor, Your huddled masses yearning to breathe free, The wretched refuse of your teeming shore. Send these, the homeless, tempest-tost to me, I lift my lamp beside the golden door!"
"Donne-moi tes pauvres, tes exténués Qui en rangs pressés aspirent à vivre libres, Le rebut de tes rivages surpeuplés, Envoie-les moi, les déshérités,
que la tempête me les rapporte De ma lumière, j'éclaire la porte d'or !"
Autres oeuvres
Place des Terreaux.
En 1889, Lyon, voulant sans doute imiter Paris
dans l'anniversaire de la révolution ( tour Eiffel),
achète cette statue que la ville de Bordeaux trouve trop chère,
en effet il a été demandé au sculpteur Bartholdi,
de symboliser la Garonne et ses 4 affluents se jetant dans l'océan.
Bartholdi est plus connu pour la statue de la liberté de New York.
Frédéric Auguste Bartholdi décédera le 5 octobre 1904 à Paris. L'Alsace et la Lorraine redeviendront françaises en 1918.
Le sculpteur décorera la tombe où il repose avec sa femme
au cimetière du Montparnasse.
Elle est dominée par un obélisque de porphyre rouge
au sommet duquel un ange en bronze prend son envol.
Bartholdi termine le Lion de Belfort en 1880.
Marquis de Lafayette, 1873, bronze, Union Square.
billet prêt depuis une éternité....
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Niki de Saint Phalle crée avec Jean Tinguely, la fontaine de la Place Igor Stravinsky, à côté du Centre Georges Pompidou à Paris.
NIKI de Saint PHALLE
Neuilly-sur-Seine, France,le 29 octobre 1930- 2002 San Diego, Californie
De son vrai nom :
Marie-Agnès Fal de Saint Phalle
est une artiste Pop Française, célèbre pour ses "Nanas",
femmes rondes et colorées, faîtes en grillage, papier mâché et polyester.
Elle est la fille de André Marie de Saint Falle et de Jeanne Jacqueline née Harper.
Son grand père, Donald Harper, un américain, possédait le château Filerval,
dont les jardins avaient été créés par Le Notre.
Elle se marie une première fois avec Harry Mathews, un musicien et écrivain, qui sera le père de ses enfants.
Elle épousera par la suite Jean Tinguely, sculpteur Suisse, qui décédera en 2002
des suites d'une maladie respiratoire liée aux vapeurs toxiques inhalées durant la préparation d'une de ses oeuvres.
Suite au crack boursier de 1929, la famille de Niki doit voyager aux Etats-Unis en 1930.
La jeune Marie-Agnes et son frère aîné sont séparés de la famille pour aller vivre en France pendant 3 ans.
Il faudra attendre 1933, pour que la famille soit réunie à Greenwich dans le Connecticut.
Les Saint Phalle s'installent en 1937 à New York et Niki commence ses études au Covent of the Sacred Heart.
Elle participe à la compagnie de théâtre de l'école Brearly
et commence à écrire ses propres poésies.
1947
après avoir été expulsée de l'école Brearly parcequ'elle dessinait des feuilles de figues
sur les murs de école, elle est diplomée de école Old Field Maryland.
L'année suivante elle travaille comme mannequin pour Vogue, Life, Harper's Bazaar et Elle.
Après son premier mariage, en 1949,
elle débarque à Paris, et prend des cours de théâtre.
Elle voyage souvent et visite les musées de France, Italie et Espagne.
1953
Niki doit être hospitalisée à Nice, suite à une crise nerveuse.
Elle se décide à peindre pendant sa récupération.
Niki rencontre Hugh Weiss, en 1954, il devient son ami, et l'encourage à continuer la peinture.
Niki débarque a Majorque, en Espagne et le jardin de Gaudi "Parc Guell"
l'inspire postérieurement a créer son propre
"Jardin du Tarot".
A Paris, Niki rencontre le sculpteur Jean Tinguely,
qui construit la première structure pour la première sculpture de Niki.
La fontaine de la Place Igor Stravinsky
1956
C'est la première exposition indépendante de Niki, en Suisse.
Niki divorce de son premier mari, en 1959 et peu après habite avec Jean Tinguely.
Elle réalise la Fontaine Igor Stravinsky à Paris, le Jardin des Tarots en Toscane.
Comme membre du groupe Nouveaux Réalistes, elle rencontre en 1961, Arman, César,
Yves Klein
La même année elle a une exposition a Paris, elle et Tinguely rencontrent Salvador Dali,
ils font pour lui un "toro" énorme avec papier
et des feux d'artifice pour une célébration en son honneur à l'arena Figueras.
De gauche à droite : France Raysse, Martial Raysse, Jean Tinguely, Niki de Saint Phalle,
Brooks Jackson, Bénédicte Pesle, Rotraut Klain, Alexandre Iolas et André Mourgues
entourés d'œuvres de Martial Raysse. Photo publiée dans Vogue, août 1965
Nana noire
Inspirée par la grossesse de Clarice Rivers, Niki crée en avril 1965, ses premières Nanas en tissu et laine.
En août, Monique Jacot rédige un article de 12 pages sur Niki pour la revue d'art suisse DU.
En septembre, elle présente ses Nanas lors d'une exposition personnelle à la Galerie Alexandre lolas à Paris,
qui publie conjointement le premier livre d'artiste de Niki, enrichi d'un texte manuscrit et de dessins de Nanas.
Encouragée par son galeriste, elle se lance dans une importante production d'œuvres imprimées
et signées destinées à promouvoir ses expositions (invitations, affiches, livres et écrits divers).
Elle commence aussi ses premières sérigraphies.
1967, avec Tinguely,
elle voyage a Canada pour réaliser une sculpture pour l'expo 67 à Montréal.
Ils créent donc Le Paradis Fantastique.
Niki est malade à cause des fumées toxiques du polyester,
une maladie qui ne la quittera jamais et provoquera sa mort, des années plus tard.
Tinguely travaille en 1969 sur le projet Le Cyclope, a Milly-la-Foret, France.
1971
Niki De Saint Phalle épouse
Jean Tinguely,
et ils voyagent au Maroc. Niki joue un rôle sur le film "Daddy", en 1972.
1974
Carlo et Nicola Caraciollo, frères de son amie Marella Caracciolo,
lui donnent le terrain en Toscane pour construire
son jardin du Tarot,
une oeuvre qui prendra plus de 20 ans.
Le "Jardin des Tarots" n'est pas mon jardin mais il appartient à tous ceux que m'ont aidé à le compléter.
Je suis le architecte de ce jardin. j'au imposé mais vision parce que je n'à pas pu faire autrement.
Ce jardin à été fait avec difficulté, avec amour, avec foules enthousiasme, avec obsession et,
plus que chaque autre chose, avec les foi. Rien et personne n'aurait pu m'arrêter.
Alinéas dans toutes le flabe, long le chemin à le recherche du Trésor ils me sont rencontrée en dragons,
magiciens, sorcières et dans les ange de "Tempérance". (tradution avec des fautes)
la Justice
Dans le jardin du Tarot sont représentés les 22 cartes du Tarot,
cyclopéen sculptures, environ 12/15 mètres de haut,
recouvert de mosaïque miroir, verre et céramique précieux
le pape
Aujourd'hui, le jardin est devenu une fondation privée,
ses revenus sont principalement à une forte entretien du jardin besoins quotidiens.
l'impératrice
1975
Niki de Saint Phalle écrit, réalise et joue un rôle sur le film "Un Rêve plus long que la Nuit",
avec la participation de sa fille Laura et son mari Jean.
1977
Elle rencontre Ricardo Menon, qui deviendra son ami,
assistant et Collaborateur jusqu'a la mort de Ricardo en 1989.
1980
le magicien
La construction du Jardin du Tarot commence, avec la première Sculpture, "La Papesse"
1982
Une de ses premières "Nanas", "La paysanne", de trois mètres et pesant plus d'une tonne.
La compagnie Jaqueline Cocharn Company crée un
parfum avec le nom de Niki,
les profits du parfum servent a la construction du Jardin du Tarot.
1983
Niki crée avec Tinguely la fontaine de la Place Igor Stravinsky.
Cet ensemble de sculptures polychromes évolue sur un plan d'eau
en rendant hommage au grand compositeur Igor Stravinsky.
Né en Russie et mort à new-York après un long séjour en France,
il est le symbole de l'éclectisme et de l'internationalisme des artistes du XXeme sècle.
Multiplicité, collaboration et complémentarité sont donc bien les mots-clés
indispensables à la lecture de cette oeuvre, inscrite au programme de la classe terminale.
Le mot d'Harmony
"Après son parfum, c'est bien évidemment ce que je connais le mieux,
pour y être passée et m'y être arrêtée bien des fois, lors de mes errances dans Paris.
1984
le masque main d'argent
Niki passe la plupart de son temps a terminer Le Jardin du Tarot.
la cabeza
Voir la vid�o du Jardin du Tarot
Vidéo du jardin des tarots
Dans le jardin du Tarot sont représentés les 22 cartes du Tarot, cyclopéen sculptures,
environ 12/15 mètres de haut, recouvert de mosaïque miroir, verre et céramique précieux.
Elle ecrit et fait les dessins du livre
"AIDS: You Can't Catch it Holding Hands"
1989
Décès de Ricardo Menon, très bon ami de Niki.
Elle réalise une belle sculpture d'un chat en mosaïque, pour la tombe de son ami,
qui repose désormais au cimetière de Montparnasse a Paris.
L'epitaphe, ecrit par Niki:
"A notre ami Ricardo qui est mort trop tôt, beau, jeune et aimé".
1990
Par demande du président François Mitterrand,
Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely créent la Fontaine Château Chinon.
Niki commence a faire des sculptures de dieux égyptiens en bronze.
1991
Décès de Jean Tinguely en Suisse. En hommage a son mari disparu, Niki sculpte les
"Meta-Tinguelys"
1993
Elle sculpte
"Les Footballeurs"
1994
Elle débarque a Californie, aux Etats Unis. Le réalisateur Peter Schamoni réalise le film
"Who is the Monster, You or Me", (Qui est le monstre, toi ou moi?)
Ses citations
«Quand une femme veut réellement monter au sommet de l'art international, elle y arrive.
J'en suis la preuve vivante !»
**********
«Il existe dans le coeur humain un désir de tout détruire.
Détruire c'est affirmer qu'on existe envers et contre tout.»
Niky, cette femme magnifique, vivant dans son monde imaginaire et fantastique,
extrêmement coloré est reconnue dans le monde entier.
Au Japon
Boudha
Billet du 24 avril 2007.......
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Noces du néo-pop de Jeff Koons et du classicisme à Versailles
Coup de jeune ou scandale
Le Château de Versailles accueille l’exposition Jeff Koons
dans les Grands Appartements, la Galerie des Glaces, la Cour Royale et le Parterre de l’Orangerie
du 10 septembre 2008 au 14 décembre 2008.
Qui est le très kitsch Jeff Koons
Un artiste américain né le 21 janvier 1955 à York en Pennsylvanie.
ici Jeff Koons pose au MCA de Chicago avec son "Inflatable Rabbit".
Après avoir été longtemps trader à Wall Street, ce qui lui a donné un grand sens des affairs, Jeff Koons se lance dans l'art. Il travaille souvent sur commande, fabriquant des maquettes qu'il présente sur catalogue. Koons n'exécute aucune œuvre lui-même et pour cause il faut travailler des tonnes d'acier, mais il impulse ses idées. Ses œuvres sont réalisées dans un atelier avec de nombreux assistants.
Son lapin gonflable réalisé en inox en 1986, et ses Balloon Dogs sont aujourd'hui reconnus par les plus grands collectionneurs, dont François Pinault, comme des œuvres emblématiques de la fin du XXe siècle. L'art de Jeff Koons peut être considéré comme le point de rencontre entre plusieurs concepts : les ready-mades de Marcel Duchamp, les objets du quotidien démesurés de Claes Oldenburg et l'aura médiatique d'Andy Warhol ; l'artisanat d'art et l'imagerie populaire. L'iconographie qu'il utilise est un catalogue de la culture populaire, non seulement américaine mais aussi mondiale. Koons admire aussi bien Warhol que Poussin.
Il s'approprie des objets et essaie de comprendre
« pourquoi et comment des produits de consommation peuvent être glorifiés ».
Tout au long de sa carrière, il a utilisé toutes sortes d'articles populaires, d'abord des aspirateurs et des ustensiles électroménagers enfermés dans des caisses de plexiglas et éclairés de néons, puis des ballons de basket en suspension dans des aquariums (grâce à l'aide du Dr. Richard Feynman, Prix Nobel de Physique, puis des bibelots rococo, des souvenirs de bazar (lapins gonflables, bergères ou petits cochons en sucre,
Michael Jackson and Bubbles représente le chanteur, en doré et blanc, avec son singe dans les bras, le tout en porcelaine,
enfin et surtout des jouets et des objets intimement liés à l'enfance.
J'ai choisi une photo "correcte".
"La sexualité, c'est l'objet principal de l'art. Il s'agit de la préservation de l'espèce. La procréation est une priorité. Mais cela revêt un aspect spirituel pour moi. Cela parle de la manière dont nous pouvons avoir des enfants." dit-il.
En 1991 Koons se marie avec l'actrice porno Ilona Anna Staller, dite Cicciolina, avec qui il fait des œuvres provocatrices qui le rendent célèbre auprès du grand public (notamment un film sulfureux sur les débats amoureus du couple). Ils divorcent en 1994, deux ans après la naissance de leur fils Ludwig. La séparation a été empoisonnée par de longues batailles juridiques, concernant notamment la garde de l'enfant, initialement donnée à Koons et plus tard à la mère.
Ne vous y fiez pas, ce "Balloon Flower" (Magenta), n'est pas fait de ballons gonflés mais de tonnes d'acier
exposée à Saint-James square à Londres
Jeff Koons est actuellement l'artiste vivant vendu le plus cher aux enchères avec Balloon Flower (Magenta) vendu 12.921.250 £ (soient 16.343.000 € avec les frais de vente) par Christie's à Londres le 30 juin 2008. Il est actuellement classé 54 ème artiste en produit de vente aux enchères pour l'année 2008.
Son oeuvre
Si elle n'est pas aussi bien perçue par la critique que par les milliardaires son oeuvre est celle d'un artiste complet dont la création englobe toutes les techniques artistiques : l'installation, la photographie, la peinture, la sculpture sur tous matériaux (bois, marbre, verre, inox) jusqu'à la création assistée par ordinateur. Jeff Koons essaie de faire de l'art pour le plus grand nombre. Il travaille toujours avec le souci de
« traiter de choses avec lesquelles tout le monde peut créer un lien »
Sa dernière création Split-Rocker en est à ce titre l'illustration :

tête géante mi-dinosaure mi-poney mesurant douze mètres de haut et pesant onze tonnes,
dans le cloître Benoît XII à Avignon en 2000
La série "Celebration" de Jeff Koons comprend les diamants géants,
(un des cinq diamants géants faits de métal chromé (bleu, rouge, rose, vert et jaune) a atteint une somme colossale pour un artiste vivant. Le diamant bleu s'est vendu 12 millions de dollars chez Christie's en novembre 2007.
les chiens ballons, les coeurs suspendus (hanging heart)
(Hanging heart", un coeur lourd de 1600 kilo et haut de 2,7 mètres, s'est vendu 23.6 million de dollars chez Sotheby's en novembre 2007) et les fleurs ballon.
L'artiste dit en avoir trouvé l'inspiration dans les contes de fées et les livres pour enfant, ce qui ne m'étonne absolument pas. Ces fleurs géantes sont faites pour être exposées en plein air.
L'exposition

"Sélectionnées par Jeff Koons lui-même et afin de mettre en relief les caractéristiques de l’œuvre et le décor intérieur, l’exposition met ainsi en tension le rapport entre les oeuvres et le cadre des Grands Appartements officiels du Roi Soleil dans lesquels elles s’inscrivent.
Le travail de Jeff Koons crée une mise en abîme avec l’époque baroque que l’artiste admire tout particulièrement.. Ces œuvres sont symptomatiques de sa recherche esthétique.
Ainsi, « Rabbit », l’un des chefs d’oeuvre de Koons, sera exposé dans le Salon de l’Abondance, antichambre de l’ancien cabinet des curiosités. Cette oeuvre est l’une des plus célèbres et des plus emblématiques créations de l’artiste.
Dans les Appartements de la Reine, l’œuvre intitulée " Large Vase of Flowers" est un hommage au thème de la maternité car présentée dans la pièce où les princes héritiers de la couronne sont nés. L’œuvre s’inspire également du Rococo, et tout particulièrement de Fragonard et de Boucher .
" Lobster " (le Homard) trouve sa place dans le Salon de Mars :
la forme colorée et le style de l’œuvre sont inspirés des jouets gonflables pour piscine, mais réalisée en aluminium polychrome, transforme cet objet que l’on pourrait croire quotidien en une œuvre d’art inattendue.
L’exposition se poursuit dans les jardins du Château où une création majeure de l’artiste, "Split Rocker", sculpture réalisée avec plus de 100 000 fleurs, sera installée dans le Parterre de l’Orangerie. Les fleurs sont un motif récurrent de l’œuvre de Koons car elles symbolisent la vie et la grâce. L’œuvre associe deux profils différents de jouet d’enfant – un cheval à bascule bleu et un dinosaure animé – et ces deux moitiés d’animaux sont articulées par une structure architecturale intérieure.
Comme le soulignent Elena Geuna et Laurent Le Bon, commissaires de l’exposition,
" C’est la question de l’in situ qui est sous-jacente à cette proposition. De nombreuses institutions culturelles ont tenté ces dernières années des confrontations entre le patrimoine historique et l’œuvre contemporaine. La radicalité de cette exposition nous semble différente tant par le lieu choisi que par la systématisation du parcours. Echo, dialectique, opposition, contrepoint… Il ne nous appartient pas de trancher. Ce moment unique veut avant tout susciter la réflexion sur la contemporanéité de nos monuments et l’indispensable nécessité de la création de notre temps. Notre-Dame de Paris, les Invalides, le Panthéon, le Louvre, Versailles, pour ne citer que quelques-uns des plus connus, sont de véritables mille-feuilles d’interventions, en leur temps contemporaines, à côté desquelles Jeff Koons-Versailles est d’une échelle plus modeste. Pourtant à chaque fois les mêmes objectifs : ne jamais réduire à néant le caractère singulier de tout geste artistique et ne jamais patrimonialiser l’irréductible imaginaire du créateur. "
"Je suis très honoré de cette invitation",
ne cesse de répéter l'artiste, réputé iconoclaste, qui venait à Versailles faire un nouveau repérage pour
"Jeff Koons Versailles"
simulation
Une exposition de seize de ses sculptures les plus emblématiques des trente dernières années,
pour la plupart jamais vues en France. L'art contemporain
"est tellement prisonnier du présent que juxtaposer des oeuvres nouvelles à des anciennes,
permet de retrouver un lien avec l'histoire et l'histoire de l'art",
dit l'artiste âgé de 53 ans.
"Quinze oeuvres pour la plupart prêtées par les plus grands collectionneurs du monde (notamment François Pinault, le Grec Dakis Joannou ou le Norvégien Astrup Fearnley) seront exposées dans le cadre le plus prestigieux qui soit à Versailles, celui des Grands Appartements et de la galerie des Glaces. Une seizième, le Split Rocker, sera montée dans les jardins, au centre du parterre de l'Orangerie.
L'exposition, en forme de promenade le long des pièces en enfilade,
partira du salon d'Hercule pour se terminer dans l'Escalier de la Reine, avec une seule oeuvre par pièce. Près du Veronèse du salon d'Hercule,
le chien gonflable de "Balloon Dog" accueillera le visiteur.
"Bear and Policeman" de1988 est une sculpture en bois peinte de plus de deux mètres de haut, l'ours en peluche à l'air bonasse pose paternellement son bras sur l'épaule d'un policeman et s'apprête à souffler dans son sifflet. C'est une parodie des souvenirs très kitschs que les touristes achètent."
un "Rabbit" argenté aux allures de jouet gonflable,
seront suivis de "New Hoover convertible", de "Lobster" ou de "Large vase of Flowers".
Une "Moon"
de trois mètres de diamètre en acier inoxydable bleue sera placée au bout de la galerie des Glaces,
(cette moon n'est pas celle de Versailles, elle figurait à l'exposition Translation au Palais de Tokyo,en 2005.)
"Hanging Heart", un coeur rouge brillant enrubanné, apportera
"générosité, chaleur et romance en bout de parcours," dit Jeff Koons.
A l'Orangerie, les techniciens et jardiniers s'activent déjà pour installer l'immense structure de
"Split Rocker",
jamais monté depuis 2000 à Avignon. L'installation, haute de 12 mètres et pesant 11 tonnes, sera entièrement recouverte de 90.000 fleurs de pétunias et de géraniums multicolores.
Le château de Versailles offrira le plus beau des écrins à cette rétrospective de l'oeuvre de Jeff Koons, la première consacrée à cet artiste en France.
Un ironique autoportrait de l'artiste, dans le salon d'Apollon,
alors que le buste de Louis XIV est en acier inoxydable, celui de Koons est en marbre!
Comment explorer la résonance entre les oeuvres contemporaines et Versailles ? Comment inviter le visiteur à voir le château différemment par le biais de l'art contemporain ?
"La relation à l'art change chaque jour. C'est un processus perpétuel d'éloignement de l'angoisse. Plus j'arrive à éloigner l'angoisse, et plus le geste est fort.'" Jeff Koons
Quelques explications
Balloon Flower (magenta)
Cette fleur au brillant parfait appartenait à la collection Howard et Cindy Rachofsky de Dallas. Il n'existe que 5 exemplaires, chacun dans une couleur différente : magenta, jaune, orange, bleue et rouge qui appartient à Jeff Koons.
L'oeuvre imite, à une échelle monumentale, une fleur faite d'un ballon noué comme en fabriquent les petits vendeurs sous les yeux des badauds. Elle est haute d'environ 2,75 mètres, faite en acier chromé dans lequel tout se reflète, le ciel, l'eau les arbres ou les gratte-ciels et bien sûr les visiteurs.
La sculpture pèse huit tonnes. Elle a traversé l'atlantique à bord d'un Antonov 124, un avion militaire soviètique utilisé pour transporter des tanks en Afghanistan dans les années 1980. L'Antonov s'ouvre par le nez et c'était le seul avion capable d'accueillir la caisse contenant le fleur. L'avion s'est posé à Genève. De là un camion spécial a transporté la sculpture à une usine allemande pour refaire le polissage parfait qui est la marque des oeuvres de Jeff Koons. Puis elle est repartie pour Londres où une grue l'a installée sur la pelouse de Saint-James square. D'une légèreté illusoire, Balloon Flower semble délicatement posée sur le gazon alors qu'un socle enterré assure sa stabilité.
Le mariage inoui que représente cette exposition à Versailles
soulève des controverses comme :
L'Union Nationale des Écrivains de France proteste et le Comte Edouard de Royère, Président de la Fondation du patrimoine, a même dit son émotion :
«Je ne suis pas contre l’art contemporain, mais je suis choqué de son intrusion dans un lieu magique comme Versailles.»
Il est vrai que son oeuvre provocatrice, où le banal devient extraordinaire, interroge la notion de bon goût et d'art. Joyeuses, colorées et futiles ses immenses installations divisent les critiques. La frontière entre l'art et le pur divertissement est de plus en plus floue.
Les new-yorkais ont pû y applaudir le lapin géant de Jeff Koons flottant au-dessus de Broadway.
Cette réplique n'était plus en métal imitant un ballon mais un vrai ballon gonflé à l'hélium, dérivant comme un cosmonaute argenté, tenu en laisse par ses maîtres.
"Ayant gardé une âme d'enfant j'adhère totalement aux eouvres et aux expérience de cet artiste. Messieurs les critiqueurs souvenez vous que André Malraux avait introduit Chagall à l'Opéra et que le jardin de Versailles est orné de nombreuses statues mythologiques qui toutes racontent une histoire terrible."
Petit rappel : le squelette géant de Gino de Dominicis, Calamita Cosmica,
n'y a t il pas été exposé lors de la Nuit Blanche, tel un Gulliver abandonné, en était une illustration contemporaine.? Franchement je préfère y voir les fleurs, ballons etc...de Koons."
Permettez moi de vous conseiller le billet suivant sur le magnifique site de Petra
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"La star c'est mon père"
Jean-Paul Belmondo
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Bonne visite et si vous êtes satisfait
Paul Belmondo
ou
La sculpture sereine
"Femme à la serviette", plâtre
En réaction contre l'expressionnisme de Rodin, naît en France dans les "années 20",
un " mouvement néo- classique" qui inspire une sculpture plus épurée, plus lisse,
nourrie des oeuvres de l'Antiquité et de la Renaissance.
C'est dans cette tendance que s'inscrit l'art de Paul Belmondo.
Peu perméable à la mode et aux modes ainsi qu'aux révolutions artistiques du XXème siècle,
il n'a jamais dévié de cette tradition classique,
fondée sur l'harmonie et la sérénité et apparaît comme un des meilleurs interprètes
de la sensibilité " néo-grecque" de l'époque.
"Jeune homme allongé", bronze
Sa vie durant, le sculpteur poursuit la ligne rigoureuse qu'il s'est fixée,
mettant son talent au service d'un idéal qui fonde ses convictions sur la beauté.
Sa jeunesse se passe sur les rives méditerranéennes d'Alger.
Un père forgeron, un voisin marbrier, lui donnent très tôt le goût de la matière,
et les cieux méridionaux, celui des formes harmonieuses.
A l'école des Beaux-Arts il entre en formation d'architecture.
Mobilisé, il reçoit après la guerre (1919),
la première bourse délivrée par le gouvernement d'Alger, pour étudier à Paris.
Et c'est là, dans la classe de Boucher qu'il affirme sa vocation de sculpteur.
Dans l'atelier qu'il partage avec Halbout, il fait une rencontre déterminante,
celle de Despiau qui deviendra le maître puis l'ami.
Le Grand prix artistique de l'Afrique du Nord
et le prix Blumenthal (1926) couronnent ses premiers succès.
"La République", plâtre patiné
Le jeune Belmondo découvre alors la Grèce et l'Italie :
ce voyage le conforte dans ses choix classicisants.
L'Etat de l'entre-deux guerre est un Etat mécène et bâtisseur qui veut promouvoir
un art authentiquement français enraciné dans la tradition humaniste antique.
L'inspiration monumentale de Belmondo trouve probablement son origine
dans le premier enseignement reçu par l'artiste à l'Ecole des Beaux-Arts :
celui de l'architecture. Son art de sculpteur devait s'en souvenir.
"Il faudrait instaurer une politique de la construction qui permettrait
à la sculpture contemporaine de s'allier de nouveau étroitement à notre art architectural"
écrit-il.
De nombreuses commandes lui permirent de mettre en pratique ses théories.
La Maison des Cheminots à Nanterre, le Foyer civique d'Alger,
le projet de monument à l'Infanterie française, le bas-relief du nouveau Palais de Chaillot...
montrent à l'évidence une volonté de simplifier les volumes dans une matière hellenisante,
en accord avec la pureté de la construction moderne.
Cette veine monumentale se retrouve dans les sujets isolés,
traités sous formes d'allégories solidement architecturées :
"Pomone, Ariane endormie...
ou encore dans ces sortes de "statues colonnes" hiératiques :
Jeanne d'Arc bergère...
érigées dans les églises, exemplaire de ce souci de communion totale avec l'architecture.
Après-guerre, Belmondo jouit d'une reconnaissance officielle.
Professeur à l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts (1956),
puis membre de l'Institut (1960),
le sculpteur poursuit une carrière fidèle à ses conceptions de jeunesse,
dans une figuration classique, jamais remise en cause.
" La baigneuse"exécutée en 1955
Il participe au mouvement de l'art sacré, réalise la copie de
La danse
de Carpeaux qui sera placée sur la façade de l'Opéra de Paris,
et divers groupes sculptés pour des collèges et universités :
Paul Belmondo, en 1933, en train de sculpter l'"Apollon"
Apollon, Le couple, Jeune femme marchant...
Une grande rétrospective est consacrée à l'artiste à l'Hôtel de la Monnaie de Paris en 1976.
Puis après sa mort,
Jeannette et l'Athlète
sont installés au jardin des Tuileries. Belmondo, avec Maillol,
y est le seul représentant de la sculpture figurative de cette époque.
Jeannette en bronze
Le portrait fut son mode d'expression privilégié.
A la suite de Despiau, son maître et ami, il sera un portraitiste subtil.
Car l'humain demeure l'essentiel de sa veine créatrice.
"Mademoiselle Vandeville", buste sculpé en pierre, signé dans le dos "Belmondo",
H : 64 cm, L : 49 cm, 1940
"J'attaque la glaise sans dessin préparatoire. Je me réfère au modèle"
disait-il, affirmant ainsi son souci de fidélité au sujet représenté.
Tour à tour austères dans le genre romain, sensibles et aigus à la manière de Donatello
ou inspirés et angéliques comme ceux des cathédrales gothiques,
les portraits réalisés par Belmondo surent rendre toutes les nuances de l'âme humaine,
tout en n'hésitant pas, lorsque cela semblait nécessaire
d'avoir recours à une certaine shématisation.
"Une tête me tente quand je peux en tirer une architecture"
confiait Maillol. Entre classicisme et modernité,
il sait adapter la figure à toutes les gammes de sa sensibilité.
L'ensemble Conventuel des Jacobins de Toulouse a présenté plus de cent cinquante oeuvres
de Paul Belmondo, provenant pour l'essentiel de la collection personnelle
de son fils Jean-Paul.
Sculptures, médailles,
"Nu féminin debout appuyé à la chaise", lavis
dessins et aquarelles évoquent l'art de cet artiste, un art de mesure,
d'équilibre, empreint de noblesse, de fierté et de passion
et qui s'impose par la seule force de sa propre expression.
Source texte : Monique Rey-Delqué, Conservateur du Patrimoine,
Directeur de l'Ensemble Conventuel des Jacobins
et Chargée du Patrimoine de la ville de Toulouse.
Paul Belmondo, plus intime
Il est né dans une famille modeste d'origine italienne (Piémont et Sicile)
à Alger le 8 août 1898.
C'est un passionné de dessin, un de ses fils, le célèbre acteur Jean-Paul Belmondo dit :
"Mon père vivait le crayon à la main"
Il commence à sculpter dès l'âge de 13 ans et suivre ses études,
interrompues par la Première Guerre mondiale, ou il sera gazé et démobilisé.
Grâce à une bourse, il peut venir terminer ses études à Paris.
Il obtient le Grand prix de Rome en 1926.
Paul se marie à Paris en 1930 avec Madeleine, trois enfants naitront de leur union :
Alain, Jean-Paul et Muriel.
Jean-Paul, parle de son père :
Sculpté par son père
collection particulière
"C'était un homme discret et sensible qui aimait particulièrement faire le portrait
de ses proches, de ses amis, peintres ou écrivains.
La première sculpture de mon père acquise par un musée français a d'ailleurs été
un buste de ma mère, c'était en 1937.
Papa aimait aussi prendre pour modèles des inconnus, surtout des enfants.
Il cherchait avant tout à exprimer leur âme."
à Léa/Patouille ainsi qu'à Cricri qui sont très mal en ce moment le
d'Harmony
Grâce à un cadeau de Ghis
Un petit com de réconfort, merci pour elles
http://patouille641963.spaces.live.com
http://cricri1947.spaces.live.com
"Vous savez que je ne publie que des billets déjà en brouillon, parfois,
depuis un certain temps, mais je fais des albums de photos
pour des évènements comme :
le concours international de sculpture sur sable du Touquet
et vraiment cela vaut le coup que vous feuilletiez cet album.
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ART ALAMAN
"Un art que je ne connaissais pas, alors c'était une bonne occasion pour effectuer quelques recherches afin de vous proposer un billet."
ALAMAN, vient de Allmänner, Allmannen et signifie
tous les hommes.
Le terme apparaît au début du IIIe siècle après J.-C., il qualifie non pas un peuple ethniquement homogène, mais la fusion d'un certain nombre de tribus germaniques en contact militaire ou pacifique, depuis de longue date, avec leur voisin, le peuple romain.
LES ARTS DU BOIS
L'archéologie atteste que les arts du bois connurent un remarquable épanouissement chez les Alamans et grâce à des conditions géologiques et géographiques privilégiées, plusieurs sites ont permis la conservation exceptionnelle de productions en bois qui, ordinairement, pourrissent rapidement dans la terre.
LES ARTS DU METAL
Dans les tombes ce sont surtout les objets métalliques, objets précieux ou non, qui sont parvenus jusqu'à nous et qui illustrent le mieux l'art alémanique.
Reconstitution du casque découvert dans la sépulture d'un seigneur alaman, diamètre 16,8 cm, début VIIe siècle.
L'orfèvrerie cloisonnée, introduite en Europe occidentale par les Huns, au milieu du Ve siècle, sera très appréciée chez les Alamans de la fin du Ve au début du VIIe siècle, qu'il s'agisse d'orner les fourreaux d'épée ou les garnitures de ceinture à plaque réniforme, d'enrichir les fibules, ou pour la création de parures féminines.
Paire de fibules en forme de poisson en or cloisonné de grenats, L 9 cm.
Garniture de ceinture provenant d'une sépulture "aristocratique",
en fer démasquiné d'argent et d'or
Fibules d'une riche sépulture féminine, or, grenats et pâtes de verre.
Deux épées trouvées dans des sépultures de la 2ème moitié du Ve siècle.
Croix funéraire, tôle d'or estampée, VIIe siècle, H : 6,2 cm.
Fibule circulaire d'une tombe princière du VII ème siècle, or,
grenats et pâtes de verre. Diamètre 8 cm.
La platine de cette très belle fibule porte une tôle d'or en léger relief.
Des rubans cloisonnés de grenats
dessinent des corps de serpents bicéphales
dont les têtes filigranées sont affrontées,
leurs becs tenant une pâte de verre.
Fibule digitée d'une tombe princière du milieu du VIIème siècle.
Or, argent, grenats et pâtes de verre, H 16 cm.
LA POTERIE ET LE TRAVAIL DE L'OS
Les Alamans produisirent jusqu'au cours de la seconde moitié du VIe siècle, des poteries typiques, faites à la main.
A côté d'innombrables vases à panse ovoïde trapue, combinant pour leur ornementation bossettes ou cannelures et motifs obtenus au poinçon, à la molette ou incisés, on rencontre des productions très originales, en forme de chaussures, ou encore constituées de trois vases solidaires disposés en triangle.
billet réalisé par Harmony, le 13 juillet 2007, d'après : Encyclopaedia Universalis
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STATUAIRE GRECQUE :
KOUROS et KORE
Kouros
Kouros de Sounion, Ex-voto du sanctuaire de Poséidon, vers 580-600 av. J.-C.
Athènes, Musée Archéologique National
Il est immense. Plus de trois mètres de haut.
C'est un kouros typique, bras le long du corps, pied gauche en avant.
Visage construit géométriquement, avec larges surfaces plates sur les côtés, et menton puissant.
le "noeud d'Hercule" (noeud plat classique) qui retient la chevelure à l'arrière et la taille des oreilles.
La musculature abdominale est toujours traitée de façon graphique.
Les techniciens remarquent sa position oblique sur la base, signe qu'il faisait partie d'une paire.
Bras gauche, jambe gauche et une partie du visages ont été restaurés.
Au pluriel Kouroï, est la statue d'un jeune homme,
datant de la période archaïque de la sculpture grecque (de -650 à -500).
Les premiers Kouroi étaient en bois et n'ont pas survécu jusqu'à nos jours,
mais vers le VIIe siècle av. J.-C.
Les Grecs apprirent à sculpter la pierre avec des outils en fer
et commencèrent à fabriquer des Kouroi en pierre,
surtout en marbre en provenance des îles de Paros et Samos.
Le mot grec ancien κοῦρος / koũros signifie « jeune homme »
et fut utilisé par Homère pour parler des jeunes soldats.
A partir du Ve siècle av. J.-C., le mot fait référence à un adolescent,
un homme sans barbe, mais pas un enfant.
A partir de 1890, les historiens modernes ont utilisé ce mot
pour faire référence à des statues d'hommes nus.
Les Kouroi étaient également appelés des Apollon,
puisqu'on pensait que toutes ces statues représentaient le dieu Apollon.
Les Kouroi furent créés à une époque où la Grèce était
sous l'influence culturelle de l'Ancienne Égypte,
comme on peut le voir par leur pose rigide caratéristique,
qui rappelle les statues des anciens rois égyptiens.
Les Grecs auraient vu ces statues en visitant l'Égypte en tant que commerçant
ou de mercenaires engagés par les égyptiens.
Les Kouroi sont pratiquement toujours debout avec les bras sur le côté et les poings serrés,
bien que quelques uns aient un bras tendu pour tenir une offrande.
Ils ont toujours la jambe gauche légèrement en arrière.
Cette pose était également répandue dans la statuaire égyptienne.
Les Kouroi sont toujours nus, portant tout au plus une ceinture et parfois des bottes.
Tête d'un Kouros du Getty Museum
Leurs visages montre l'influence culturelle de la Crète :
ils portent des cheveux longs tressés ou ornés de perles à la mode crétoise
et leurs yeux ont parfois l'aspect égyptien typique, qu'a copié l'art crétois.
Les Kouroi moins anciens montrent des poses plus naturelles
et leur coiffure devient plus typique de la Grèce.
Les Kouroi représentaient toujours des jeunes hommes,
de l'adolescence au début de l'âge adulte.
Dans les cimetières, ils montraient le défunt comme le type idéal de la masculinité.
Dans les premiers temps, les Kouroi étaient supposés avoir des pouvoirs magiques
et d'être des représentations de dieux.
Vers le VIIe siècle av. J.-C., les plus anciennes sources connues,
les Kouroi avaient deux utilisations.
Ils étaient donnés aux temples comme offrandes par de riches citoyens grecs,
comme on peut le voir sur les inscriptions qui apparaissent sur leur piédestal.
Kroisos, Athènes, Musée Archéologique National
C'est du marbre de Paros, le plus lumineux comme celui utilisé pour la Vénus de Milo.
Encore un kouros funéraire trouvé à Anavyssos en Attique
Ils étaient également placés dans les cimetières pour marquer la tombe de citoyens importants.
Cependant, les Kouroi n'ont jamais été supposés être des représentations de personnes réelles.
Un des Kouros les plus connu était sur la tombe de Kroisos, un soldat athénien.
L'inscription sur la statue indique :
"Arrête-toi et aie pitié devant la marque de Kroisos, mort,
que le violent Ares fit périr au premier rang du combat."
Le mot marque nous montre qu'il s'agit d'une représentation symbolique
de Kroisos et non d'un portrait.
Une autre œuvre très connue est celle des doubles Kouros connus sous le nom de
Cléobis et Biton, 590 av. J.-C. Delphes, Musée
Œuvre du sculpteur argien Polymède,
considérée comme caractéristique des tendances de la plastique péloponnésienne.
Il s'agirait peut-être des Dioscures.
Ces statues datent d'environ -580 et sont la représentation de deux héros semi-mythiques
d'Argos dans le Péloponnèse.
Ce sont des Kouroi typiques représentant la piété filiale et la force physique.
Au VIe siècle av. J.-C.,
les Kouroi devinrent plus grand car les Grecs étaient plus riches
et avaient plus d'expérience dans la sculpture du marbre.
Certains firent trois ou quatre fois la taille humaine.
Les plus grands furent produits pour le grand sanctuaire de la déesse Héra de Samos,
qui fut fondé par le tyran Polycrate.
Un de ces Kouroi géant de cinq mètres de haut est le plus grand jamais retrouvé :
il fut découvert en 1981 et se trouve actuellement au musée archéologique de Samos,
qui a dû être aménagé pou l'accueillir.
Une inscription sur sa droite nous laisse penser que la statue était dédiée à Héra
par un noble ionien nommé Isches.
La plupart des Kouroi furent commandés par des aristocrates pour être offerts aux temples,
ou par des familles d'aristocrates pour placer sur leur tombe.
La sculpture en marbre était très chère et seuls les plus riches pouvaient se permettre
de payer des sculpteurs pour créer de telles œuvres.
Les Kouroi sont ainsi des représentation de la santé et du pouvoir de la classe aristocratique grecque,
et quand cette classe perdit son pouvoir au VIe siècle av. J.-C.,
les Kouroi passèrent de mode, à la fois politiquement et artistiquement.
A la fin du VIe siècle av. J.-C.,
les Kouroi ont cédé leur place à des sculptures plus réalistes de personnes réelles.
Parmi les premières représentations de personnes réelles,
on trouve les statues des tyrannoctones,
Le kouros de Volomandra Athènes, Musée Archéologique National
Le mince kouros funéraire de Volomandra (Attique)
reprend la silhouette bien connue sur ces premiers vases à figures noires
produits par le Peintre d'Amasis vers 550-540 av. J.-C.
Le sculpteur semble avoir apporté tout son art à l'exécution du visage au sourire lumineux,
au large front entouré de boucles dessinées comme des flammes et malgré le rendu maladroit
des bras, l'ensemble de l'oeuvre est solidement mise en place.
Car il s'agit d'une statue funéraire.
Comme quoi, quand le corps menace de disparaître,
on se dit qu'il est temps de faire quelque chose pour en conserver l'image.
Erigées à Athènes vers -500, ces sculptures montrent encore le caractère formel des Kouroi,
mais sont plus réalistes.
Il est significatif que ces statues marquèrent l'avènement de la démocratie athénienne.
Elles montrent le remplacement de la culture des Kouroi
et du système aristocratique qui l'accompagnait.
KORE
Koré au péplos, Athènes, vers 530 av. J.-C. marbre, H. 1,21 m, Musée de l'Acropole, Athènes
La Korè, au singulier est l'équivalent féminin du kouros, mais reste toujours habillée d'un drapé.
Elle apparaît au début de la sculpture monumentale grecque du VIIème siècle
et restera l'oeuvre de prédilection des sculpteurs jusqu'en 425 environ,
tout en ayant entre-temps subi de nombreuses améliorations,
notamment dans la qualité du rendu du drapé ou l'expression du visage.
"Koré au peplos",
vue plus haut, avec boucles d'oreilles et un beau travail dans le rendu de la coiffure.
Certainement la plus belle qu'i m'ait été donné d'admirer
Les sculpteurs font assaut de virtuosité dans le rendu des plissés, des galons,
le tout avec des rehauts de couleurs. Certaines portent des bijoux, ici un diadème,
il n'y a aucune comparaison avec la "rudesse" du Kouros.
La koré est très raffinée, son attitude n'est pas figée, elle esquisse même un sourire.
N'oublions jamais que nous admirons la blancheur des monuments,
alors qu'ils étaient tous peints et souvent fort colorés, le rouge étant très apprécié.
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Un Sculpteur trop peu connu en France
Dylan Lewis
Ce jeune artiste sud-africain passionnant a émergé en tant qu'une des premières figures
dans la sculpture animale contemporaine d'aujourd'hui.

Lewis s'est concentré principalement sur le chat et a créé une collection incomparable sur ce thème.
Né à Johannesburg en 1964,
il est le fils du défunt Merle bien connu et vient d'une famille d'artistes.
Son grand-père, Thomas Rayfon Lewis, et grand-mère, Renée Hughes,
étaient les artistes accomplis ainsi que sa mère Valérie et son frère.

A sa sortie du S.A.C.S. au Cap, il a étudié l'art au cap Technikon en 1982.
Dylan a travaillé à la réservation de nature de Rondevlei, le Cap, pendant quatre années (1985-89).
Là, entre autres choses, il a peint le contexte du diorama dans le musée de champ,
illustré un guide de champ et travaillé comme taxidermiste.
Sa compétence en taxidermie a considérablement bénéficiée à sa peinture et à sa sculpture.
En 1989 il a étudié la peinture à l'école d'art de Ruth Prowse
et a commencé à explorer la sculpture.
En juillet 1991 il a présenté à l'AGM de Timbavati deux sculptures de rhinocéros.
Plus tard Dylan a voyagé en Europe étudiant l'art dans les musées.
En 1994, il a construit dans une ferme, son studio et une fonderie pour le bronze.
Il y moule ses propres sculptures.
En 1995 il représente l'Afrique du Sud à Codova en Alaska aux
« artistes pour l'expédition de base de nature ».
Sa stricte discipline est l' observation directe de nature, il s'immerge dans son sujet,
esquissant et sculptant sans cesse.
C'est cette combinaison de l'amour de la vérité et un travail dur qui donnent forme
à ses évocations puissantes de la force animale.
Ses sculptures touchent l'élément, le primitif et le monde de la légende et du sortilège.
L'empathie de Lewis avec le désert et ses formes vivantes est évidente
dans sa capacité de donner l'essence de ces prédateurs
et de l'environnement dans lesquels elles existent.
Ses sculptures en bronze célèbrent la puissance
et le mouvement des plus grandes formes de vie de l'Afrique.
Les textures qu'il crée parlent des paysages primitifs et raboteux du continent
et de leurs rythmes antiques.
Il travaille intensivement sur la vie, remplissant une réserve de croquis, de notes et de schémas.
En se rapportant à ces derniers dans la solitude de son studio,
il peut reproduire la forme physique de l'animal
tout en explorant la signification plus abstraite et plus profonde de ses sujets.
Dylan Lewis a exposé chez Christie à Londres en juin 2007.
Ses félins sinueux donnent un grand plaisir aux collecteurs,(comme le prince Andrew)
qui ont ajouté le travail de Dylan à leurs collections.
C'est mon paradoxe :
"Je suis plus passionné au sujet du paysage qu'au sujet des animaux...
le paysage est ma pensée primaire."
Forces de la Nature - la sculpture de Dylan Lewis
Il a donné 10% du montant de la vente de Christies à
WWF de l'Afrique du Sud.
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Aurige de Delphes
A quelques pas du sanctuaire d’Apollon, se trouve le musée archéologique de Delphes.
"Delphes se mérite"
ais je écrit sur un de mes billets narrant mon voyage en Gréce.
Le musée est à voir absolument et l'aurige incontournable.
Aurige de Delphes,
v. 478 ou 474 av. J.-C. Musée archéologique de Delphes
L’aurige de Delphes, ou Hêniokhos (en grec ancien ἡνίοχος, « qui tient les rênes »),
est l'une des plus célèbres sculptures de la Grèce antique,
et l'un des rares bronzes qui nous soit parvenu de l'époque classique.
Elle est conservée au Musée archéologique de Delphes et datée, grâce à son inscription,
entre deux jeux panhelléniques, soit en 478, soit en 474, soit entre 470 et 467 av. J.-C.
Description
Cette statue d'un conducteur de char grandeur nature (1 mètre 80 de hauteur) a été découverte en 1896
à Delphes sous la Voie sacrée. Elle a été préservée en trois morceaux, le torse et la tête (Inv. 3520),
le bras droit (Inv. 3540) et le reste du corps, de la taille aux pieds (Inv. 3540). Le bras gauche est manquant.
L'aurige lui-même faisait partie d'un ensemble plus important composé du char,
de quatre ou peut-être six chevaux et d'un serviteur.
Des fragments du char, des jambes et de la queue des chevaux ont été retrouvés près de la statue.
L'aurige est représenté debout dans son char. De la main droite, il tient les rênes (qui sont une restauration),
et sans doute un fouet, aujourd'hui perdu.
Comme il est coutume pour la course de char, il porte un chiton (tunique légère, généralement en lin) long;
des lacets noués sous les aisselles empêchent la tunique de gonfler au vent.
Sa tête est ceinte du bandeau de la victoire. Le traitement de l'aurige est typique du premier classicisme,
qui conserve des éléments archaïques, ici le caractère ovoïde du visage et les boucles plates de la chevelure.
La statue est conçue pour être vue de trois-quarts : l'aurige tourne la tête à droite, vers le spectateur,
la partie de gauche du visage étant plus développée dans un souci de correction optique.
Considérations techniques
Détail de la tête
La statue a été coulée suivant la technique de la fonte en creux à la cire perdue sur positif
en plusieurs grandes parties :
Les deux bras, les deux pieds, la partie basse de la tunique, la partie haute de la tunique et la tête
Les yeux, aujourd'hui partiellement disparus, étaient constitués de verre et de pierre,
entourés par des cils découpés dans une tôle battue.
Les motifs du bandeau comportaient des incrustations d'argent,
les dents étaient plaquées du même métal et les lèvres constituées d'un alliage cuivreux,
tout comme les lanières de la tunique.
Des mêches de cheveux ont été coulées à part dans un alliage différent
de celui de la tête puis rapportées.
Il en est de même pour le nœud du bandeau, derrière la tête :
sa double épaisseur l'aurait rendu impossible à démouler directement,
on a donc préférer le couler à part et le rapporter par soudure, comme le montre sa patine différente.
Dans la main droite, l'annulaire a été réalisé à part et soudé, détail qui reste mal expliqué.
Il est possible qu'il en soit de même pour l'orteil médian, puisu'on retrouve ce trait sur d'autres sulptures,
mais le césure n'a pas été identifiée.
La technique d'assemblage des bras mélange des techniques mécaniques et de soudure,
comme le montre le logement où venait s'emboîter le bras gauche.
Les pieds ont quant à eux été assemblés par soudure sur le bas de la tunique, et se divisent en deux :
une autre soudure a été réalisée à mi-pied.
La jonction entre les parties basse et haute de la tunique étaient cachée par une large ceinture,
mais une restauration à cet endroit empêche de bien saisir le mécanisme d'assemblage.
Il faut noter la perfection technique de cette statue,
à la fois dans le raffinement des nuances de couleurs des différentes incrustations,
notamment sur la tête, et dans les assembalges, à peine visibles.
Fonction
La statue a été consacrée dans le sanctuaire d'Apollon en 478 ou 474 av. J.-C. Par Polyzalos, tyran de Géla,
pour célébrer la victoire de son char de course aux jeux Pythiques qui y avaient lieu tous les quatre ans en l'honneur d'Apollon :
les courses de char étaient une épreuve coûteuse que les tyrans de Sicile affectionaient particulièrement.
La base, en calcaire, portait initialement la dédicace
« [Μνᾶμα Πολύζαλος με Γ]έλας ἀνέ[θ]εκε[ν] ἀ[ν]άσσ[ον] »
(« Polyzalos, maître de Géla, a dédié [ce] monument commémoratif »).
Elle a ensuite été effacée, sans doute parce qu'elle proclamait la tyrannie de Polyzalos.
Elle a été remplacée par une inscription plus neutre, comme en ferait un simple particulier :
« [Νικάσας ἵπποισι Π]ολύζαλός μ’ἀνέθηκ[εν] / ὑιος Δεινομένεος, τ]όν ἄεξ’, εὐόνυμ’ Ἄπολλ[ον] »
(« Polyzalos, vainqueur avec ses chevaux, m'a consacré / le fils de Deinoménos que toi, très honoré Apollon,
tu as fait prospérer.
Le site exceptionnel de Delphes offre une vue magnifique sur la plaine sacrée, tapissée d’oliviers séculaires,
et sur le golfe d’Itéa, mais quelle "grimpette"!!!!!

Billet du 30 mars de votre dévouée Harmony
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LE TAJ MAHAL
"PERLE BLANCHE" DE L' INDE
ET
HYMNE A L' AMOUR
Le Taj Mahal, littéralement "Palais de la couronne",
est situé à Agra, au nord de l'Inde, sur la rive sud du fleuve Yamuna.
Il se trouve à 200 km au sud de New Dehli, la capitale.
En 1996, le monument fut classé comme l'un des sites les plus menacés du monde
par le Fond Mondial des monuments, en raison des dommages subis par la pollution environnante.
Le Taj Mahal, joyau le plus parfait de l'art musulman en Inde
est l'un des chefs-d'oeuvre universellement admiré
et inscrit au patrimoine de l'UNESCO, depuis 1963.
Le Taj Mahal, en hindi ताज महल
« la lumière du palais ».
Elle meurt le 17 juin 1631, à l'âge de 38 ans en donnant naissance à leur quatorzième enfant alors qu'elle allait à la campagne. Elle trouve une première sépulture sur place dans le jardin Zainabad à Burhampur.
Anectode
Le chagrin de l'Empereur fut si grand que ses cheveux devinrent blancs en une nuit.
Par amour pour cette femme il fit mener à bien un projet insensé, lui offrir le plus beau mausolée du monde.
Entrée
Polémique sur les dates
La construction commence en 1632. Il existe cependant une polémique sur la date exacte de la fin des travaux. Le chroniqueur officiel de Shah Jahan, Abdul Hamid Lahori indique que le Taj Mahal est achevé fin 1643 ou début 1644.
Mais à l'entrée principale une inscription indique que la construction s'est achevée en 1648. L'État de l'Uttar Pradesh, a célèbré officiellement le 350e anniversaire de l'édifice en 2004, et affirme que les travaux se sont achevés en 1654.

Construction
Vue sur le mausolée, la mosquée et les jardins
Le Taj Mahal est construit en utilisant des matériaux provenant de diverses régions de l'Inde et du reste de l'Asie. Parmi les 20 000 personnes qui travaillent sur le chantier, on trouve des maîtres artisans venant d'Europe et d'Asie centrale. L'architecte principal est Usad Ahmad de Lahore.
Plus de 1 000 éléphants sont employés pour transporter les matériaux de construction durant l'édification. Le marbre blanc est extrait du Rajasthan, le jaspe vient du Panjâb, la turquoise et la malachite du Tibet, les saphirs et le lapis-lazuli du Sri Lanka, le corail de la mer Rouge, la cornaline de Perse et du Yémen, l'onyx du Deccan et de Perse, les grenats du Gange et du Boundelkhand, l'agate du Yémen et de Jaisalmer, le cristal de roche de l'Himalaya.
De près le détail des ciselures du marbre, les incrustations de pierres semi-précieuses polychromes en motifs floraux ou en calligraphie reprenant des versets du Coran impressionnent le visiteur.
La légende veut que, sous la conduite d'un chef-architecte iranien aidéde confrères européens, des milliers d'ouvriers venus de tout l'empire moghol participérent à la construction et certains furent finalement (parait-il) amputés des mains ou des pouces pour que la perfection atteinte ne puisse être reproduite.
En tout, 28 types de pierres précieuses et semi-précieuses ont été utilisés pour composer des motifs de marqueterie dans le marbre blanc à motif ryer.
Le dôme central du tombeau est entouré par quatre minarets identiques, qui s'inclinent vers l'extérieur de telle sorte qu'en cas de tremblement de terre, ils s'écroulent dans la direction opposée au tombeau.
La Mosquée
A la gauche du monument se trouve une mosquée, faite de grès rouge, qui a été construite afin de sanctifier l'endroit et fournir un lieu de culte aux pèlerins.
Du côté droit, se trouve une réplique symétrique exacte de la mosquée, connue sous le nom de jawab (« réponse »), destinée à maintenir la symétrie architecturale mais qui n'est pas employée comme mosquée car elle n'est pas orientée vers La Mecque.
Enfin, à l'avant du monument se trouvait le charbâgh (« quatre jardins ») traditionnel persan plantés d'arbres où poussent des fleurs en abondance.
Carte postale de 1906
Le vice-roi britannique Lord Curzon a remplacé ce jardin par des pelouses typiquement britanniques.
Détails "techniques"
Le mausolée s'élève sur une plate-forme en grès rose et en marbre,large d'une centaine de mètres. Construit sur un plan octogonal, comportant quatre façades plus étroites, il donne ainsi l'impression d'une construction carrée dont les angles auraient été coupé.
La hauteur des façades est de 32,5 m.
La coupole dont le sommet atteint 56 mètres de haut se rattache au type de coupoles créées antérieurement au Turkestan à Boukhara et Samarkande.
les bas-reliefs sculptés dans le marbre, sont d'une élégance parfaite.
L'ensemble des murs est recouvert de plaques de marbre,
dans lesquelles ont été incrustés des motifs décoratifs en pierres semi-précieuses (technique de la pietra-dura) représentant des fleurs, des rinceaux et des versets du Coran.
Agra
Fort rouge d'Agra, forteresse qui compte parmi les plus grandes du monde. Elle est entourée d'une double enceinte longue de près de 2,5 km. Le mur extérieur, haut de 12 m est séparé par un fossé profond de 11 m et large de 21 m. A l'origine près de 500 ouvrages de défense complétaient ces fortifications.
Agra est l'une des principales villes ( 1 million d'habitants) de l'état d'Uttar Pradesh, situé à 200 Km de Delhi. L'actuel Agra fut fondée sous l'ère moghole en 1566 par Akbar dont il fit sa capitale. Sous le règne de son petit-fils Shahjahan (XVIIème siècle), La splendeur de la ville atteint son apogée. Aurangzeb transféra la capitale à Delhi.
La ville fut conquise en 1761 par les Jats et en 1779 par les Marathes.
En 1803 elle fut occupée par les Anglais.
LE TAJ MAHAL : MATERIALISATION DE L' AMOUR
est l'une des plus belles constructions humaines jamais réalisées et admirées comme
"la vision matérielle de l'amour"
"le rêve de marbre"
"le noble tribut à la grâce de la féminité indiennne"
"la resplendissante et immortelle larme versée sur la joue du temps"
L'AMOUR
a inspiré cette oeuvre et l'Amour est une valeur universelle à la différence de la religion.
Cénothaphes de Shah Jahan et de Mumtaz Mahal
Pour vous messieurs, permettez moi cette petite note d'humour :
Si vous n'arrivez pas à lire, il est écrit :
"Pensez qu'aujourd'hui les hommes s'en tirent en offrant à leur femme des fleurs et des chocolats."
Billet terminé le 18 avril
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ARMENIA SACRA
Reliquaire de la main de saint Jean-Baptiste, argent doré, pierres précieuses et semi-précieuses, perles, verroterie Cilicie. Adana, 1670. Etchmiadzine, Trésor de la cathédrale
du 21 février au 21 mai 2007,pour la première fois
le musée du Louvre
a présenté
une exposition est consacrée à l'art sacré chrétien arménien,
depuis la conversion de l'Arménie au début du IVe siècle, par saint Grégoire jusqu'à l'aube du XIXe siècle.
Né aux marges de Rome, au pied du mont Ararat où se serait échouée l’Arche de Noé,
l’art chrétien arménien s’est d’abord épanoui aux frontières de Byzance et de l’Islam, puis au contact de l’Orient des croisades,
avant de se renouveler, à l’ombre des empires perses et ottomans.
Près de deux cents oeuvres illustreront l’extrême singularité et la richesse qui ont résulté de ces confrontations successives,
parmi lesquelles manuscrits enluminés, oeuvres d’orfèvrerie…
Croix en or et intaille antique du bassin méditerranéen ou Dvin, VIe-VIIe siècles. Erevan, Musée d'Histoire de l'Arménie
Crosse d'argent, argent doré et turquoise, XVIIIe siècle, premier quart du XIXème siècle. Etchmiadzine, Etchmiadzine, Musée du Saint-Siège
Coiffure sacerdotale en argent doré et pierres de couleur. Région d'Antioche, 1611. Etchmiadzine, Musée du Saint-Siège/ Photo : Poghos Poghosian
et des reliquaires...
Reliquaire de la Croix en argent doré, bois, pierres de couleur (Saint-Signe de Khotakerats), ouvert. Région de Vayots Dzor, 1300. Etchmiadzine, Musée du Saint-Siège.
Reliure d'un reliquaire
Croix reliquaire de Van
Mitres
Mitre épiscopale
et encensoir
Le peuple arménien sut résister aux conquérants les plus puissants, rester fidèle aux fondements de sa culture et la développer toujours davantage.
La terre arménienne possède un riche héritage artistique qui comporte des monuments
Chapiteau fragmentaire de tuf représentant le Christ au-dessus de la croix, un ange à ses côtés. Dvin, Ve-VIe siècles. Erevan, Musée d'Histoire de l'Arménie.
qui ont parfois conservés des bas-reliefs et des fresques nombreux et variés, qui témoignent du haut niveau technique de l'architecture.
Le patrimoine culturel comprend également des "khatchkars"
étonnantes stèles de pierre sculpées avec une finesse extrême, ainsi que des objets d'art de toutes sortes.
Khatchkar de Margarè et de sa famille, 1253. Cimetière d'Eghéguis (région de Vayots-Dzor), in situ.
"khatchkars"
Le terme arménien Khatchkar, de khatch = la croix et kar = la pierre désigne un type de monument à mi chemin entre la sculpture
et l'architecture, mineur par sa taille:n'excédant généralement pas 2 mètres de haut, mais majeur par son importance,
car il represente l'Arménie. Il sagit principalement de stèles tombales ou commémoratives.
Conformément à la mentalité Arménienne qui privilégie la nature divine du Christ,
la croix représentée sur le khatchkar est toujours arbre de vie, donc symbole de salut,et non instrument de mise à mort du Christ.
MINIATURE ARMENIENNE
Les 13ème et 14ème siècles
représentent l'apothéose de l'enluminure arménienne
La présentation au Temple
De nombreux monuments ont été détruits, mais si les fresques ont péri à cause des guerres, les manuscrits, plus faciles à cacher,
se sont mieux conservés et nous sont parvenus en plus grand nombre.
La collection du Maténadaran d'Erévan comporte à elle seule plus de 16 000 manuscrits, c'est la plus vaste collection au monde.
Après les invasions tatares et mongoles, vers 1220-1240, certains féodaux arméniens surent conserver une indépendance relative,
et la vie culturelle continua à se développer.
On vit s'élever de splendides églises et palais dans la première moitié du 13ème siècle,
tandis que l'activité des écoles et des scriptoria (ateliers monastiques d'écriture et d'enluminure) était en pleine expansion.
Les écoles supérieures, appelées universités ou académies, acquirent une grande importance.
Elles existaient déjà en Arménie avant cette époque, mais c'est à partir du 13ème siècle que les écoles rattachées aux monastères
jouèrent un rôle primordial dans le maintien, la propagation et le développement de la culture nationale.
Evangile représentant le Baptême du Christ
L'université de Glatzor fut qualifié à l'époque de "seconde Athènes".
Elle pouvait même rivaliser avec l'Université de Paris sur le plan de la formation culturelle
et la richesse de sa bibliothèque ainsi que la diversité des matières enseignées:
on y enseignait la philosophie, la théologie, la rhétorique, la grammaire, la musique, la peinture et la calligraphie.
Parchemin de l'Evangile dit des Huit Peintres, 1320, représentant l'arrestation du Christ. Erevan, Matenadaran.
La perte par l'Arménie de son indépendance nationale fut en quelque sorte compensée par l'essor du royaume arménien de Cilicie
qui s'affirmait sur la côte nord-est de la Méditerranée.
La culture et l'art purent s'y développer et s'y épanouir jusqu'au 14ème siècle, où elle succomba sous les coups des mamelouks égyptiens.
Après avoir connu des périodes de floraison et de déclin,
la miniature arménienne médiévale tomba progressivement en décadence à partir du 14ème siècle.
L'apparition de l'imprimerie a contraint l'art du manuscrit à céder sa place au graphisme,
tandis que l'enluminure et la fresque furent peu à peu évincées par la peinture de chevalet.
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La Généalogie du Christ, 1337. Erevan, Matendaran.
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Cette exposition a été organisée par la Réunion des musées nationaux, le musée national des
Arts asiatiques-Guimet et le National Museum, New Delhi, avec le soutien de PricewaterhouseCoopers.
Tîrthankara jaïn
Ve siècle, grès rose 145 x 93 x 24 cm Provenance : Sîtâpur, Uttar Pradesh State Museum, Lucknow
L’époque gupta (IVe – VIe siècle après J.-C.) marque l’apogée de la civilisation indienne.
Durant cet âge d’or qui vit s’épanouir la pensée religieuse, les sciences, la littérature et le théâtre,
l’art atteignit un raffinement et une perfection sans précédent ;
canons esthétiques et modèles iconographiques élaborés à l’époque gupta allaient perdurer au fil des siècles
et leur l’influence et leur rayonnement s’étendre jusque dans l’art du Népal,
de l’Asie du Sud-Est ou encore de l’Asie Centrale.
Vishnu
Milieu du Ve siècle, grès rose 109 x 67 x 22 cm Provenance : Katrâ-Keshavadeva, Mathurâ, Uttar Pradesh National Museum, New Delhi
Grâce aux prêts exceptionnels des plus grands musées indiens,
quelque 110 sculptures (pierre, terre cuite, bronze) évoquent la genèse,
la maturité et le rayonnement de cet art encore méconnu du public occidental.
Cette exposition est la première manifestation exclusivement consacrée
à l’art de l’Inde gupta organisée en France, et même en Europe.
Shiva Ardhanârîshvara
Ve siècle, grès rose 33 x 16 x 16 cm Provenance : Gosna Well, Mathurâ, Uttar Pradesh Government Museum, Mathurâ
A l’instar des souverains de la première grande dynastie historique du sous-continent indien,
celle des Maurya (IVe – IIe siècle avant J.-C.), les Gupta sont originaires de l’Inde du Nord.
Comme ce fut aussi le cas pour d’autres familles royales de l’histoire indienne
dont l’ascendance reste quelque peu obscure,
la puissance gupta se constitua progressivement à partir de l’éclatement
du grand empire des Kushâna vers la fin du IIIe siècle.
Buddha
Ve siècle, grès de Chunâr 131 x 52 x 26,5 cm Provenance : Sârnâth (Vârânasî), Uttar Pradesh Indian Museum, Kolkata
Ses territoires s’étendaient sur une partie de l’actuel Etat du Bihâr,
avec l’antique cité de Pâtaliputra (actuelle Patnâ) pour capitale.
La dynastie fut officiellement fondée en 319-320 par Chandragupta Ier,
qui monta cette année là sur le trône d’un petit royaume appelé à connaître une brillante destinée.
La puissance militaire et l’habileté politique des deux grands souverains que furent
Samudragupta (vers 335 – 375) et Chandragupta II (vers 375 - 415)
portèrent alors l’empire à son zénith avant que, vers la fin du Ve siècle,
sa grandeur ne soit mise à mal par les invasions des Huns Hephtalites,
précipitant l’empire dans un irréversible déclin.
Tête de Buddha
Ve siècle, grès de Chunâr 15 x 8 x 13 cm Provenance : Sârnâth (Vârânasî), Uttar Pradesh Archaeological Museum, Sârnâth

Le parcours de l’exposition se veut chronologique et présente l’art gupta
depuis les grands centres de création que furent Mathurâ et Sârnâth jusqu’aux foyers artistiques
les plus importants situés à la périphérie de l’empire qui, à son apogée,
s’étendait sur l’ensemble de l’Inde septentrionale. Au début de l’exposition,
un ensemble de monnaies en or, qui comptent parmi les plus beaux exemples de la numismatique indienne,
permettent d’évoquer le règne et la personnalité des plus grands monarques de la dynastie.
Le bodhisattva Avalokiteshvara
Fin du Ve siècle, grès beige 98 x 39 x 14 cm Provenance : Sârnâth (Vârânasî), Uttar Pradesh

Un petit groupe de sculptures vient ensuite illustrer les antécédents stylistiques
et iconographiques dont l’art gupta est issu,
et qui plongent leurs racines dans l’art robuste et profondément éclectique
des Grands Kushâna (Ier – IIIe siècle).
Les grands foyers artistiques que furent au Ve siècle Mathurâ et Sârnâth sont ensuite évoqués à travers
un éblouissant ensemble de sculptures – bouddhiques, jaïnes et brahmaniques.
Taillées dans le grès rose de Mathurâ ou le grès beige de Sârnâth, ces effigies divines,
frémissantes d’intériorité et de spiritualité contenue, empreintes de grâce et d’une élégance hautaine,
au modelé à la fois adouci et épuré,
constituent la quintessence même du génie artistique gupta
et un canon esthétique dont ne cesseront de se réclamer, au fil des siècles,
nombre de courants artistiques ultérieurs.
Divers éléments de décor architectural permettent en outre d’évoquer le cadre dans lequel
ces œuvres d’art sacré prenaient place au sein des sanctuaires hindous et des monastères bouddhiques.
Ganesha
Ve - VIe siècle, schiste 87 x 44 x 25 cm Provenance : Shâmalâjî, Gujarât Museum and Picture Gallery, Vadodara
Participant souvent du décor des temples, les terres cuites gupta séduisent par leur fraîcheur
et leur verve narrative, servies par une superbe facture. Elles illustrent une veine profane et spontanée,
dont le répertoire emprunte aussi bien à la mythologie qu’au théâtre ou aux scènes de la vie quotidienne
et offre un séduisant contrepoint au hiératisme et à la grandeur des images de culte.
Kaumârî
Ve - VIe siècle, schiste 78 x 35 x 11 cm Provenance : Shâmalâjî, Gujarât Museum and Picture Gallery, Vadodara
La dernière partie de l’exposition introduit à l’art de quelques grands sites régionaux – tels Bhumârâ,
Deogarh, Nâchnâ Kutharâ et Shâmalâjî – et permet d’appréhender l’esthétique gupta dans
toute sa diversité et ses particularismes régionaux aux Ve et VIe siècles.
Tête de Buddha
Ve siècle, grès rose 55 x 30 x 43 cm Provenance : Châmundâ Tîlâ, Mathurâ, Uttar Pradesh Government Museum, Mathurâ

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Villa Kérylos
La villa Kérylos est une villa exceptionnelle et unique au monde ouverte au publique,
de style grecque antique, construite en 1908, sur la route du bord de mer,
face à la méditerranée, les pieds dans l'eau,
à l’extrémité de la pointe des Fourmis à Beaulieu-sur-Mer, entre Nice et Monaco,
dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, sur la Côte d'Azur.
Elle est le fruit d'une collaboration entre Théodore Reinach (1860-1928),
et d' Emmanuel Pontremoli (1865-1956).
Le but de ce projet était de construire une copie parfaite d'un palais grec,
selon des modèles de ruines antiques grecques de villas de luxe
de l'île grecque de Délos du IIe siècle et Ier siècle av. J.-C.
La villa est parée de décors muraux et de mobiliers fabriqués selon des originaux d'époques.
Tel est l’hommage rendu à la civilisation grecque, par deux amoureux de la Grèce antique,
Théodore Reinach, musicographe, archéologue, numismate, mécène, membre de l'Institut de France,
député de Savoie et Emmanuel Pontremoli, son confrère de l'Académie des Beaux-Arts,
grand prix de Rome 1890.
La villa fut édifiée de 1902 à 1908 et porta le nom de Kérylos, qui désigne l'Alcyon, oiseau de mer,
nous dirions " l’hirondelle de mer ", dont la rencontre était signe de bon présage.
Elle est une image saisissante de la Beauté, même en Grèce,
on ne peut pas trouver un demeure aussi évocatrice de l'existence des anciens Hellènes du siecle Périclès,
à travers un cadre domestique et ce qu'il comporte:
reproduction d'oevres d'art, mobilier, étoffes, fresques, mosaïques.
Tout a été pensé, jusqu'à la dissimulation des éléments du confort moderne: miroirs, électricité, piano...
Tout, dans les moindres détails par ces deux hommes, afin de recréer
le luxe et la beauté d'une demeure de l'Antiquité, en ménageant des éléments du confort moderne :
électricité,
miroirs,
salle de bain
piano etc.
Dès l'entrée, l'ordonnance des pièces, le raffinement de la décoration et la richesse des matériaux
utilisés révèlent une sensibilité esthétique et un souci de perfection qui font de cet endroit un lieu magique.
Chaque pièce est un hymne à la beauté et à la magnificence :
mosaïques, marbres de Carrare et de Sienne, opale, albâtre, ivoire,
bois exotique et fruitier, bronze, stucs délicats...
Par la splendide réussite de son architecture, cette villa est un lieu de séduction à nul autre pareil.
Tout, de l’organisation des espaces au raffinement de la décoration,
a été pensé dans le but de
recréer l’atmosphère d’une luxueuse villa grecque.
La décoration
Les peintures murales sont dues aux peintres Adrien Karbowsky et Gustave-Louis Jaulmes,
les stucs à Paul-Jean-Baptiste Gasq.
Les tentures de lin qui remplacent les portes sont brodées par le créateur Ecochard.
La vaisselle de table est réalisée par Émile Lenoble,
les meubles par l'ébéniste parisien Bettenfeld sur des dessins de Pontremoli.
Mosaïques
Un mobilier raffiné
Entièrement meublée, la villa reconstitue jusque dans les moindres détails
le raffinement de la décoration des palais grecs antiques.
Le mobilier d’une élégance raffinée est l’un des aspects les plus remarquables de la villa.
Inspiré d’une façon très exacte de modèles antiques, il a été conçu selon des méthodes artisanales.
Coffres, pupitres, tabourets tressés de cuir, tables à trois pieds, lits de bois et de bronze…
tout a été confectionné dans des bois exotiques précieux :
palissandre, prunier d’Australie, bois d’Angélique, noyer d’Amérique, citronnier de Ceylan…
et incrusté d’ivoire ou de corail.
Des scènes de la mythologie grecque
Dans toutes les pièces, fresques et mosaïques, inspirées de documents antiques,
représentent des scènes de la mythologie grecque.
Le visiteur assiste à la mort de Talos après la conquête de la Toison d'or,
au retour d'Héphaïstos dans l'Olympe,
aux principaux épisodes de la légende de Pélops et de la vie d'Apollon.
Les matériaux les plus rares ont été utilisés :
stucs délicats, marbres veinés aux tons variés de mauve ou gris,
de Carrare ou de Sienne, d’opale ou d’albâtre.
Tous ces détails sont autant de symboles révélateurs de l'esprit des lieux :
Xaipe (« Réjouis-toi ») est le seul mot d'ordre donné au visiteur de la villa Kérylos.
Le culte de l’Antiquité s’inscrit ici partout :
puisse ce coq ainsi préservé chanter de nouveaux matins pour l’hellénisme !
L'Art de vivre dans l'Antiquité
A l'image des habitations méditéranéennes, la villa Kérylos s'organise autour du péristyle,
vaste cour centrale entourée de douze colonnes monolithes en marbre blanc de Carrare,
C'est là que le maître des lieux, Théodore Reinach, aimait se promener.
Bibliothèque, salle des banquets, balaneion et chambre à oiseaux....
Bibliothèque
Construite sur un étage et demi, est expsée au levant pour faciliter la lecture au matin.
Elle recèle de nombreux ouvrages de référence sur l'art antique
ainsi que de nombreuses oeuvres d'art et objets de la vie quotidienne des Grecs anciens..
Salle des banquets
Nommée nommée Triklinos,
trois lits dressés à hauteur des tables permettaient aux convives de prendre les repas allongés,
conformément au mode de vie des Grecs.
Le balaneion, bains privés réservés aux maisons de luxe, est en marbre tigré de Carrare.
Les Grecs avaient l’habitude de s’y délasser avant le repas du soir.
Chambres
Une des chambres
L’Ornitès, ou chambre aux oiseaux
à dominante bleue, était celle de Mme Reinach.
Théodore Reinach avait choisi pour décorer la chambre de son épouse les attributs de la déesse Héra,
femme de Zeus : le paon et le cygne.
La chambre de Théodore Reinach, Erotès
Richement décorée, est dédiée à Eros, dieu de l’amour.
De couleur ocre rouge, elle est caractéristique de la palette chromatique des Grecs.
La pièce est aménagée sur une grande mosaïque représentant Dionysos sur une trière,
entourée de dauphins.
La galerie des Antiques
Située au niveau de la mer,
la galerie présente des moulages grandeur nature des plus belles statues grecques,
comme le célèbre Apollon du Belvédère,
la Venus de Milo
ou le Discobole,
dont les originaux sont conservés à Rome, à Florence, à Naples et au musée du Louvre.
Le visiteur pourra découvrir les déesses et les dieux de l’antiquité qui ont marqué
la civilisation grecque : Aphrodite, Athéna, Artémis, Apollon ou encore Arès.
Plafonds
Le jardin et l'extérieur
Autour de la villa,
offre une vue splendide sur la presqu’île de Saint-Jean-Cap-Ferrat et ses magnifiques demeures.
Il présente un choix harmonieux de végétation grecque :
oliviers et vigne, grenadier, caroubier, acanthe et myrte, lauriers-roses et iris, pins et cyprès,
palmiers et papyrus recréent l’atmosphère grecque, sous le soleil de la Côte d’Azur.
L'extérieur
A sa mort en 1928
Théodore Reinach lègue la Villa Kérylos à l’Institut de France, dont il était membre.
Ses enfants et petits-enfants l’habitent jusqu’en 1967,
date à laquelle elle est classée monument historique.
"Je prends toujours plaisir à faire des recherches et à élaborer des billets.
Certains m'en procurent plus encore que d'autre,
ce fut le cas pour cette villa, dont mon prof d'Antique, à la fac, nous avait parlé.
Merci Internet, Jacqueline de Romilly, et le site de la villa.
Le d'Harmony
à Audrey une amie adorable et qui a besoin de tout notre soutien.
Pour lui faire une petite visite
et
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L'heureuse initiative d'ouvrir, quai Branly un musée digne de ce nom à l'art premier ne peut être que louée.
L'ART PREMIER OU ART PRIMITIF
(de l'anglais : primitive art) sont des termes qui servent à définir les créations artistiques des sociétés,
qui ne possédaient pas l'écriture, celles des peuples, d'Afrique, d'Amérique,
d'Océanie ou d'Asie, restés dans le premier état de l'humanité.
Pour ma part je préfère le terme d'ART PREMIER ,
art primitif entraînant souvent une conotation péjorative.
Quelques uns de ces masques :
Michelangelo Buonarotti
dit
Michel-Ange
( 1475 - 1564 )
et la
« PIETA »
Excellent dans tous les arts, il représente un nouveau type d’artiste,
libéré des contraintes et insistant sur l’expressivité.
Michel-Ange est certainement l’artiste le plus marquant de la Renaissance,
ses contemporains chantaient ses louanges et l’imitaient ouvertement,
des générations d’artistes continuèrent à prendre exemple sur ses techniques.
Mais il était avant tout sculpteur, et à la différence des autres,
il travaillait directement le marbre, lui arrachant l’œuvre qu’il voyait emprisonnée à l’intérieur.
Michel-Ange avait tout juste 23 ans lorsqu’il reçu sa première commande romaine,
une sculpture destinée à Saint-Pierre.
C’était « LA PIETA », reconnue par la suite comme œuvre exceptionnelle.
Elle fait partie de ses premières œuvres et le contrat, qui existe encore, il devait créer une piétà,
« une jeune vierge vêtue, tenant le Christ mort dans ses bras ayant la taille adulte ».
La sculpture devait être réalisée en l’espace d’un an et coûter 450 ducats d’or.
Jacopo Galli, qui conclut le contrat au nom de l’artiste,
promit en outre que ce « serait la plus belle sculpture en marbre existant aujourd’hui à Rome,
et qu’aucun maître actuel ne pourrait faire mieux ».
Si, au nord des Alpes, les Piétà Allemandes étaient très répandues
et n’étaient pas inconnues dans la sculpture française, dans la sculpture italienne contemporaine,
ce thème n’avait par contre pas de modèle.
La force créative, avec laquelle Michel-Ange parvint à associer les figures,
pour en faire une unité est d’autant plus remarquable.
Le Christ mort allongé sur les genoux de Marie, presque en travers,
est lié aux amples vêtements de la Vierge.
La compacticité du groupe s’appuie sur le drapé volumineux qui encadre l’ensemble.
La beauté de sa vierge a un côté juvénile, une beauté terrestre qui exprime la beauté de l’âme.
Quand on disait à l’artiste, que sa vierge était trop jeune pour être mère,
Michel-Ange répondait que c’était la seule manière de montrer au monde
sa chasteté et la pureté éternelle de la mère de Dieu.
Il avait un pouvoir extraordinaire sur le marbre,
qu’il travaillait aussi bien qu’il l’aurait fait avec un matériau plus souple.
La PIETA est en marbre de Carrare, entièrement poli,
elle mesure 174 cm de haut, elle fut exposée pour le jubilé.
Le groupe fut souvent copié et servit de modèle à de nombreux sculpteurs,
elle fut d’abord placé sur l’autel de la vieille basilique de Saint-Pierre,
avant de parvenir à Saint-Pierre en 1519.
La PIETA, fut gravement endommagée, en 1972,
par un profanateur mais soigneusement restaurée.
Pour la première fois, sur ce blog, j'aborde l'art contemporain.
J'avoue que je ne suis pas "fan", alors pourquoi un billet sur Duchamp?
Ce n'est pas l'oeuvre qui m'attire, mais la personnalité,
il manie la fausse contreprètrie, l'allitération, crée le personnage fictif de Rrose Sélavy.
Son humour, son côté dandy, sa provocation m'attirent.
Le dandy vu par Baudelaire :
(aussi un critique d'art), qui en était un, dans
"Le Peintre de la vie moderne", qu'il publie en 1863 :
"Le dandysme n'est même pas, comme beaucoup de personnes peu réfléchies paraissent le croire,
un goût immodéré de la toilette et de l'élégance matérielle.
Ces choses ne sont pour le parfait dandy qu'un symbole de la supériorié aristocratique de son esprit....
"Le caractère de beauté du dandy consiste surtout dans l'air froid
qui vient de l'inébranlable résolution
de ne pas être ému......"
"Le dandy n'est jamais vulgaire..."
"Tous ses ouvrages sont signés de son âme éclatante...".
Oui l'artiste dandy renonce à la signature de son oeuvre.
Le Ready-made :
comme son nom l'indique est un produit déjà fini,terminé,
sans que l'artiste ait façonné la matière première de la création.
Un exemple (citation de Duchamp) :
" En 1913 j'eus l'heureuse idée de fixer une roue de bicyclette sur un tabouret de cuisine et de la regarder tourner..."
Le Ready-made aidé :
il y a intervention, par exemple sur l'urinoir la signature R. Mutt.
Marcel Duchamp(1887-1968) ou le Dandy provocateur :
C'est un bourgeois de province, issu d'une famille nombreuse (3 garçons, 3 filles), son père, notaire,
le soutiendra toujours, financièrement.
Duchamp sera caricaturiste, puis il entre dans une académie de peinture,
et lors du salon d'automne de 1905 il tombe en admiration devant "la femme à la raie verte" de Matisse.
Il fréquentera un temps des artistes d'inspiration cubiste.
En 1912,
il provoque l'hilarité et le scandale avec le "Nu descendant un escalier".
Dès 1913-1915,
Duchamp s'écarte de la peinture, il invente le ready-made, qu'il choisit pour sa neutralité esthétique.
il achéte un objet de la vie courante et le place de manière à ce que sa signification première disparaisse
sous le nouveau titre et le nouveau point de vue.
Il crée une nouvelle pensée pour cet objet.
"La démarche esthétique de Duchamp repose sur un pari :
la présentation de la forme doit déclencher le jeu des représentations symboliques
associées spontanément à ces formes.
M. Duchamp s'installe à New-York en 1914.
Il va y rencontrer entre autres, Picabia qui va lui faire connaître la machine
et le dessin industriel qu'il transpose en oeuvre d'art.
Le dessin est froid, objectif, précis, ils sont une sensibilité très proche.
Duchamp abandonne la peinture à l'huile et le métier de peintre.
A New-York, il devient une vedette très médiatisée.
Toujours très provocateur, il propose sa "Fontaine", qui est en fait un simple urinoir!!!
Il achéte une pelle à neige, qu'il suspend au plafond de son atelier et nomme
"En prévision d'un bras cassé".
Mais le premier ready-made fut "créé à Paris, il achéte au Bazar de l'Hôtel-de-Ville un porte bouteille
qui a une forme intéressante, il deviendra tout simplement le ready-made
"Porte-bouteilles".
Pour Katherine Dreier, mécène qui s'est attachée à l'originalité de Duchamp,
il exécute une commande qui devait être un cadeau de Katherine à sa soeur, qui le refusa.
"Marcel Duchamp assemble une composition qui laissera tous ses contemporains perplexes."
Dans une cage à oiseau, remplie de morceaux de sucres d'un blanc immaculé,
un thermomètre est fiché dans le monticule de sucres, pour en mesurer la chaleur, un os de sèche lui fait face.
Cela devient :
"Pourquoi ne pas éternuez", en 1921.
"Le Cadeau"
est un fer à vapeur basculé de 90 degrés, sur la semelle duquel sont fixés treize clous de tapissier,
qui se dresse comme un monument ogival. "Emak bakia" représente une queue de cheval blonde
qui tombe d'un manche de contrebasse.
LE READY-MADE
est un langage inventé par Marcel Duchamp, pour montrer son indifférence entre bon et mauvais goût,
plus une ironie, qui désacralise l'oeuvre d'art.
Marcel Duchamp influencera tout le pop art, l'art conceptuel et l'art corporel.
"Ce qu'il y a d'enivrant dans le mauvais goût, c'est le plaisir aristocratique de déplaire". Baudelaire.
"Les "Ready-made" jouent avec nos représentations mentales." Marcel Duchamp.
"L'individu, en tant que tel, en tant que cerveau, si vous voulez, m'interesse plus que ce qu'il fait,
parce que j'ai remarqué que la plupart des artistes ne font que se répéter." Baudelaire.
Marcel Duchamp reste inclassable dans l'histoire de l'Art,
il ouvre une dimension nouvelle à la conscience artistique, par une démonstration ludique.
Il donne également des titres qui ajoutent à la provocation :
L.H.O.O.Q (elle a chaud au cul), pour la Joconde.
La majorité des ready-made originaus ont disparu, on utilise des répliques lors des grandes rétrospectives, comme quoi....."c'était l'idée et non l'objet qui était à sauvegarder".
Nous sommes au printemps?
Cependant l'hiver s'éternise, c'est la "sinistrose",
un petit voyage dans les Caraïbes, oui, merci.
J'avais parmi mes rêves, celui de me baigner dans la mer des Caraïbes,
d'être allongée sur une plage de sable fin et blanc, sous des palmiers.
Alors, un mois de septembre, fatiguée après une année de licence et un été sans vacances,
une amie chercha pour moi sur internet, quelques voyages à prix abordables.
Elle tomba sur une promo, une semaine payée, une semaine offerte,
dans un hôtel de la République Dominicaine, justement côté Caraïbes.
Sur un vol normal, 9 à 10 heures d'avion.
Mais voilà, à ce prix ce n'était pas un vol normal!!!
Du moment ou j'ai fermé le portail de ma petite échoppe bordelaise,
jusqu'à l'arrivée à l'hôtel de San Juan Dolio 24 heures se sont écoulées...
Bordeaux Paris, attente, réembarquement pour Zurich, prendre des passagers,
attente et réembarquement pour la République Dominicaine.
partie pour 15 jours, au bout d'une semaine, j'étais à l'hopital,
après une entorse, botte de résine, fauteuil roulant.
Malgré cela j'ai passé de merveilleuses vacances.
Le pays est magnifique,
les sites variés et les habitants ont un gentillesse innée, pas toutistique.
La bonne humeur est toujours présente, ils dansent divinement bien...
Alors, sans plus attendre, venez on prend l'avion.
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