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日志


L'estampe japonaise et son maître : Utagawa Hiroshige

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Utagawa Hiroshige

1797-1858

   son vrai nom Ando Tokutaro

 

 

portrait posthume

 

Hiroshige est un dessinateur, graveur, et peintre japonais,

qui se distingua par ses estampes, portant ce genre à un niveau artistique inégalé.  

 Son oeuvre est constituée de plus de 5 400 estampes

qui se caractérisent par leur format vertical, la maîtrise subtile des couleurs franches,

 avec une domination du vert et du bleu ainsi que par son sens du premier plan.

  

 

  "Roseaux sous la neige et canard sauvage"

 

 Rompant avec ses maîtres, il se fait l' interprète de la nature,

à l'aide des moyens simples de la gravure sur bois  

suivie d'une application successive de couleurs puis d'une impression. 

Il rend magnifiquement l'atmosphère au fil des saisons

 dans des paysages où l'homme est toujours présent. 

 C'est principalement à travers l'œuvre d'Hiroshige que le monde découvre

l'étonnante originalité des arts graphiques de son pays.     

Il perd ses parents très jeune, Hiroshige se consacre à sa passion, le dessin,

jusqu'en 1829 principalement aux portraits :

femmes, acteurs, guerriers

 

 

 

 

La demande devient forte pour les représentations de paysages.

Il commence sa carrière de paysagiste avec les

"lieux célèbres de la capitale de l'Est"

  

 

  

  

 

Hiver Matin clair Kameyama 

"Les cinquante-trois étapes de la route du Tōkaido",

 recueil de cinquante-cinq estampes représentant les 53 étapes

qui reliaient Edo à la ville impériale, est un "bestseller",

avec un tirage de plus de 10 000 exemplaires. 

  Chaque année, une délégation se rendait à Kyoto

 pour rendre hommage à l'empereur en lui offrant un cheval.

Hiroshige est chargé de l'accompagner

 et de fixer sur le papier les moments importants.

En route il fait des croquis qu'il reprend et peint une fois de retour.  

Les raisons du succès :

  Kyoto faisait l'objet d'une admiration grandissante.

Hiroshige est donc tombé au bon moment, à cela, il faut rajouter

l'attrait nouveau pour les peintures de paysages.

Enfin, il sait sublimer la beauté naturelle du pays

en utilisant un style qui  permet des dégradés par bandes ou une absence de motif,

 et y rajouter de la  "magie" en utilisant la pluie, la neige, la lune et le brouillard.

A partir de cet instant, il multiplie les voyages et les vues de paysages célèbres.

 

 

Le lac de Hakone 

 

  Pruneraie Kameido

Dans de nombreuses estampes polychromes, on peut remarquer l'utilisation du bleu de Prusse,

 ce qui lui valut le surnom d'Hiroshige le bleu.

  

Seba

 

   

 Le quartier des teinturiers de Kanda 

   

Hiroshige était un peintre aux talents éclectiques

comme le prouvent ses peintures de fleurs et oiseaux,

 ses séries sur les poissons, ses scènes historiques, etc...  

 On a dit d'Hiroshige qu'il était épicurien,

mais les seules choses sûres sont qu'il aimait les repas à l'auberge

 lorsqu'il voyageait et qu'il appréciait le saké.

Il est mort du choléra et  pendant l'agonie, il a écrit son dernier poème :

"Je laisse mon pinceau à Azuma, je vais voyager vers les terres de l'Ouest

 pour y observer les célèbres points de vue". 

 

Le japonisme : est l'influence de l'art japonais sur les artistes, français,

 puis occidentaux. Parmi les artistes européens adeptes, on trouve :

van Gogh, Manet, Degas, Renoir, Monet....

Ce billet était en attente, depuis.....je n'ose le dire...

 

 

               

 

le fond est une création de mon amie Sab

                                                                                             

 

Casting de rêve avec la collection Berardo : de Miro à Warhol

       

  
 
 
 
 

"De Miro à Warhol"

 

La collection Berardo était à Paris

 

au musée du Luxembourg jusqu’au 22 février 2009 

 

(Vous savez bien que j'ai toujours des "tonnes" de billets en brouillon,

 ce qui explique le décalage, j'ajoute que cela fait bien mon affaire

 lorsque je suis dans l'incapacité, pour des raisons physiques,

d'en composer un....comme c'est le cas en ce moment.)

 

 

 

  

Le mot d'Harmony

 

 

"Mais qui est ce Berardo?

"Ne le connaissant pas,  j'ai cherché et voici ce  je puis vous dire sur lui :

né en 1944 sur l'île de Madère, Manuel Rodrigues José Berardo fut l'un des plus importants entrepreneurs portugais.

Il émigra en Afrique du Sud à 19 ans et fit fortune en exerçant ses activités dans plusieurs domaines

 dont le commerce de l'or et du vin, la banque....ce qui lui permis, à son retour au Portugal,

 de rassembler une des collections d'art moderne et contemporaine des plus intéressantes d'Europe.

Sa collection, rassemblée en une quinzaine d'années, riche de 862 œuvres,

est présentée dans un musée portant son nom."  

 

 

 

 

 "Agé de 64 ans, l'homme d'affaires, dont la fortune était estimée à 1,8 milliard de dollars en mai 2008 par Forbes,

souligne qu'il n'a "jamais rien revendu" dans le domaine de l'art, "même ses erreurs".

"Je n'ai jamais considéré l'art comme un investissement", déclare-t-il."

 

L'exposition

 

 Les 74 peintures étaient présentées en cinq sections illustrant des mouvements artistiques majeurs du XXe siècle :

 le surréalisme (Miró, Dali, Ernst, Breton…), l'abstraction de 1910 à l'immédiat après-guerre (Mondrian, Tanguy, Arp…),

la confrontation Europe-Amérique des années 1960 avec le Nouveau réalisme

 et le Pop Art (Warhol, Klein,Soulages, Mitchell…)

 et les différentes recherches plastiques post-1945 (Riopelle, Schnabel, Stella…).

Quelle affiche!!! Avouons que c'est un casting de rêve...

L’exposition commençait avec une très belle tête de femme de Picasso,

elle se terminait par une sculpture monumentale en bronze de César posée sur le parvis du musée,

preuve que Berardo a su reconnaître tous les génies qui ont traversé le XXème siècle.

 

 
 
 Max Ernst

 

 

"Coquilles-fleurs", 1929

 

René Magritte
 
 
 
 
 
"Le Gouffre argenté", 1926
 
 

 

Joan Miró

 

 

"Figure à la bougie", 1925

 

Andy Warhol

 

 

"Ten-foot Flowers", 1967 

 

Balthus

 

 

"Portrait de femme en robe bleue", 1935, huile sur panneau, 80 x 54.9 cm

 

Jackson Pollock

 

Arts: De Miró à Warhol : la collection Berardo à Paris : Tête, 1938-1941 

"Tête", 1938-1941, huile sur toile, 61 x 60 cm

 

Salvador Dali

 

 

"Téléphone homard",

 

Arshile Gorky

 

"Study for Bull in the Sun", 1942, gouache, encre de Chine et crayon sur papier, 55.9 X 71.1 cm

 

Man Ray

 

 

"Café", technique mixte, 43,2 x 21,7 cm, 1948
 


 

Tom Wesselmann

 

 

 

 "Great American Nude #52", 1963
Emulsion et acrylique polymère sur carton avec des reproductions imprimées

 
Après Renoir, cela change, mais sur Les Arts, je me dois de présenter tous les genres. 
 
 
 
 

  Crédit photographique pour les oeuvres  : Adagp, Paris

  

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Renoir : le peintre de la vie heureuse et de la féminité

 

  
 

 

 

 

 

  

 
 
Pierre Auguste RENOIR
 
1841 à Limoges - 1919 à Cagnes
 
 
 
 
 
  
"auto portrait" en 1876
 

Renoir était issu d'une famille pauvre, son père,

 un modeste tailleur de pierres, entretenait à grand-peine sa famille.

En 1855 il met son fils Auguste, âgé de 14 ans, en apprentissage

dans une fabrique de porcelaine,  où l'adolescent est initié

à la peinture sur porcelaine.

L'introduction d'une machine mettra fin à cette expérience.  

 Pour vivre, il décora ensuite des éventails, des stores et des tentures d'Eglise

 pour des missionnaires d'outre-mer.

 

Huit ans plus tard Renoir disposait d'assez d'argent pour entrer

  à l'Ecole des Beaux-Arts. Parallèlement, il fréquente l'Atelier privé

de Charles Gleyre  où il se liera d'amitié avec ses condisciples : 

Alfred Sisley, Frédéric Bazille et Claude Monet.

Gleyre n'eut sans doute pas une haute opinion de son élève

 quand il demanda au jeune peintre assis devant sa toile :

" C'est sans doute pour vous amuser que vous faites de la peinture ?"

"Mais certainement, répondit Renoir, et si ça ne m'amusait pas,

 je vous prie de croire que j'en ne ferais pas."

Abandonné à lui même par Gleyre, 
Renoir en profita pour travailler

 selon ses goûts en copiant les grands maîtres au Musée du Louvre.

 

Renoir photographié

 

LA PERIODE IMPRESSIONNISTE  (1864-1883)

Suivant la recherche de ses amis, en particulier Bazille et Monet,

 sur la lumière naturelle, il travaille souvent "sur le motif"

en forêt de Fontainebleau.

C'est là qu'un jour peignant, il fut pris à partie par des gamins

qui se moquaient de sa vieille blouse de porcelainier.

Il fut secouru par l'arrivée d'un homme vigoureux

malgré sa jambe de bois,  c'était Diaz, qui le prit en amitié

et lui permit de s'approvisionner en couleurs à son compte.  

 A partir de 1864, Renoir expose ou tente d'exposer au Salon,

accepté en 1864, refusé malgré l'intervention de Corot en 1866.

 

 

"Diane chasseresse"

qui permet de discerner l'influence qu'exerçait Courbet

sur la production de Renoir à cette époque.

 

 

"Lise à l'ombrelle", 1867

 La peinture de Renoir trouve son premier accomplissement dès 1867,

et sa Lise est une oeuvre où déjà se trouvent fixé

les grands thèmes chers à Renoir : la lumière et le corps de la femme. 

 

"Lise cousant" 1866

Ses recherches artistiques vont alors couvrir un large éventail,

 étant moins sûr que d'autres peintres de la direction à prendre,

 tenu qu'il est par la double nécessité de vendre des tableaux

 pour vivre et de se tailler une place sur la scène parisienne. 

En plus de belles oeuvres de vues citadines et de paysages,

comme les vues de Paris qu'il peint avec Monet au printemps 1867. 

Renoir s'exprime aussi dans de nombreuses scènes de genre,

des portraits en plein air, comme

 

  

"Les Fiancés"  dit le ménage Sisley, 1868 

qui séduisent le spectateur par leur luminosité et leur expressivité. 

Il ne s'appropriera un mode de représentation picturale qu'à l'été 1869,

lorsqu'il travaille à La Grenouillère avec Monet,

peignant l'animation de ce lieu de loisirs de la bourgeoisie parisienne,

avec des touches de couleur rapides et vigoureuses simplifiées à l'extême,

 des personnages à l'état d'esquisse, un art de la lumière

rendue par des reflets mobiles, rendant ainsi compte de l'"impression"

régnant dans ce lieu. Pourtant, si Renoir, avec

 

"La Grenouillère"

 et quelques autres toiles datées de 1869 et 1870,

 affirme les composantes essentielles de la peinture impressionniste,

 en particulier la division des tons, sa recherche délibérée d'une clarté accrue

 par une couche légère de peinture qui apparaît dès 1872,

 va caractériser l'exécution de la plupart des œuvres rattachées

à sa période impressionniste:

 

  

"La loge" (1874),

 

 

"Bal au Moulin de la Galette" (1876), 

 

 

"La balançoire" (1876), Paris, musée d'Orsay,

legs de Gustave Caillebotte.

 

  

 "Portrait de Jeanne Samary" (1877),

 

 

"Le déjeuner des canotiers" 

  Renoir a réuni, sur la terrasse de l'Auberge du Père Fournaise,

 tous ses amis et modèles pour participer à cette grande oeuvre.  

Au premier plan, à gauche, Aline joue avec son petit chien,

 à droite, se trouve le peintre Gustave Caillebotte,,

  millionnaire et premier mécène des impressionnistes.  

L'ambiance est heureuse et sereine.

Pourtant, Renoir dont la situation financière n'était pas brillante,

 ne savait pas, lorsqu'il commença cette oeuvre si il pourrait la terminer. 

 "l'oeuvre de Renoir est débordante d'une bonne humeur contagieuse".

Renoir révèle à travers ce chef d’œuvre tout son talent.
  

Par la suite l'artiste appuiera sur ses recherches plastiques et, petit à petit,

 naîtra l'anti-impressionniste.

 "Renoir, comme Cézanne, fut un peintre anti-impressionniste"

 dira André Lhote.

Sa caractéristique principale est l'emploi d'une pâte

plus ou moins épaisse mais toujours résineuse, c'est-à-dire,

contrairement à la pâte d'un Monet,

fort peu diluée dans l'essence de térébenthine.  

La vive admiration que Renoir éprouva pour Delacroix

 n'est peut-être pas étrangère à cette évolution qui,

après les expositions impressionnistes "maudites"

de 1874, 1876 et 1877 auxquelles il participa,

contribua au très grand succès qu'il remporta au Salon de 1879 avec

 

 

"Madame Charpentier et ses enfants"

 

 Il est vrai qu'il a renoncé, cette année-là,

à exposer aux côtés de ses amis impressionnistes

et que le goût de Georges Charpentier, éditeur très en vue,

n'a pas été sans cautionner l'art de Renoir auprès des amateurs de portraits.

 "Renoir a un grand succès au Salon. Je crois qu'il est lancé,

tant mieux, c'est si dur la misère !". Pisarro.

Pendant ces années "misère",

Renoir aura peint de fabuleuses toiles impressionnistes,

aujourd'hui des chefs d'oeuvres connus dans le monde entier.

 

 

"Aline et Renoir"

En 1880, Il rencontre une jeune modiste, Aline Charigot,

 elle a vingt ans et posera pour lui dans de très nombreux tableaux.

Ils se marieront cinq ans après la naissance de Pierre,

et auront deux autres enfants, Jean et Claude.

Renoir est connu, apprécié, il peut maintenant profiter de la vie.

 Aline posera une première fois dans :

 

 

"Les Canotiers à Chatou"

 

Petit à petit il va s'éloigner de l'impressionnisme,

les contours de ses personnages deviennent plus précis,

il dessine les formes avec plus de rigueur, les couleurs se font plus froides. 

 Fin 1881, il écrit :

"Je suis encore dans la maladie des recherches.

Je ne suis pas content et j'efface, j'efface encore....".

 

  LA PERIODE INGRESQUE ou "SECHE" (1883-1890)


Grâce à la vente de ses tableaux, Renoir peut pour la première fois,

 partir en voyage vers le sud, sur les traces de Delacroix,

d'abord en Algérie, puis en Italie, où il découvre les maîtres florentins,

 Raphaël et les fresques de Pompéi, enfin à l'Estaque, où il peint avec Cézanne,

 avec des coloris plus violents, et revient au dessin.

Renoir affiche encore plus de détachement à l'égard de l'impressionnisme:  

"Vers 1883, il s'est fait comme une cassure dans mon œuvre.

 J'étais allé jusqu'au bout de l'impressionnisme

 et j'arrivais à cette constatation que je ne savais ni peindre ni dessiner.

En un mot, j'étais dans une impasse".  

 

 

"Les Grandes Baigneuses" (1884-1887), Musée d'Art de Philadelphie.           

 

LA PERIODE "NACREE" (1890-1897)    

Critiqué, mal compris, Renoir va peu à peu sortir de la période "sèche".

Sans revenir à un coup de pinceau purement impressionniste,

il va abandonner le style linéaire, et adopter

une facture plus souple et onctueuse,

avec plus de fluidité et des effets de transparence.

Cette évolution de Renoir qui approche la cinquantaine

 est aussi due au fait suivant :

"Il s'aperçut en effet, à cette époque, que ses œuvres de jeunesse

 se craquelaient et que les tons s'altéraient.

Il surveilla donc ses mélanges, qu'il réduisit au minimum,

 et se contenta d'une couche mince et unique". 

 

 

"Les Jeunes Filles au piano" (1892),

première toile de l'artiste achetée par l'Etat,

Après 1897 et jusqu'à la fin de sa vie,

 Renoir en vint à une manière impulsive, directe, sans retouches,

 

"Après le bain"  

 à laquelle vont se rattacher d'innombrables figures de femmes

plantureuses et nues peintes souvent en une seule séance

 dans des coloris à dominante ocre-rouge.

 

"Baigneuse se coiffant"

Souffrant de rhumatismes articulaires, il fut contraint

de rechercher le climat du Midi.

 

 

 Il s'établit  d'abord à Grasse, ensuite au Cannet,

 puis à Cagnes, où il fut frappé, en 1912,

 d'une paralysie des jambes et des bras.

Opéré, il continua de peindre, son pinceau attaché à la main,

durant les sept années qui lui restaient à vivre.

Il meurt à Cagnes, laissant une œuvre considérable, nécessairement inégale,

 ne serait-ce qu'en raison de son caractère prolifique:

plus de 4 000 peintures,

soit un nombre supérieur à celui des oeuvres de Manet,

 Cézanne et Degas réunies.

     

 

"Jean écrivant" 1901

Jean devint le grand cinéaste que l'on connait. 

 

 

  

 

 

                                               

C'était le "musée secret" d'Alain Delon : un grand collectionneur

 

  

 

 

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  Le mot d'Harmony

"Beaucoup de mes billets sont en attente depuis de longs mois, alors il arrive que les dates ne soient plus d'actualité,

 je corrige, la plupart du temps, mais il se peut que tout ne soit pas réactualisé,

 je vous prie de bien vouloir m'en excuser".

 
 

  

 

 
  

 

    

 
 
"Un Musée secret"
 
celui de Monsieur Alain Delon
 
 
né le 8 novembre 1935 à Sceaux, il réside depuis 35 ans à Genève.
  
 
La galerie de Delon est un espace vivant, truffé de passions
aussi longues que soudaines.
 
 Comme la nature, Delon a horreur du vide.
Au sol, amassé, des dizaines d'ouvrages de référence,
des catalogues de vente, ect... 
 
 
 
 
Alain Delon et son premier dessin acheté en 1964
 chez Sotheby's à Londres, une esquisse à la plume de Micco Spadaro.
 
 
 
 
n° 3 "Nature morte", huile de Gleizes, n° 5 "Muse", bronze de Volti,
n° 8 "L'Eternel printemps" bronze de Rodin, n° 9 Chevaux de Barye
 
 
 
 
Ce self-made-man a croisé Jean Cau et Claude Aubry,
qui tenait alors une galerie à Saint-Germain-des-Près,
amis précieux qui l'ont précipité dans un XIXème siècle
 à la fois réaliste et romantique (tiens j'ai un point commun avec lui).
 
 Et comme toujours, il a raflé les plus grands.
 A commencer par Millet, ambassadeur de la classe paysanne
et des gens simples, à qui Delon a réservé un accrochage somptueux.
Millet n'appelle-t-il pas van Gogh?
 
 
 
 "Millet, c'est Millet le père, c.à.d. qu'il est guide et conseille en tout,
 pour les jeunes peintres, en ce qui me concerne,
 je pense comme lui et je crois absolument ce qu'il dit." van Gogh
 
van Gogh a repris, à sa façon bon nombre d'oeuvres de Millet,
et l'exposition à laquelle j'ai assisté, au musée d'Orsay, il y a quelques années était passionnante.
 
 
Delon n'a donc pas fait l'impasse sur l'homme à l'oreille coupée :
 
 
 
 
 
 
 
 
au-dessus de son bureau, un vieillard au parapluie vous tourne le dos.
 Il s'agit d'un dessin prémonitoire que l'artiste réalisa
dans sa jeunesse à La Haye. Alain Delon l'acheta en 1979,
pour une somme dont il n'ose plus se souvenir.  
 
Puis arrive Delacroix et sa verve inouïe.
Sur les murs, il frôle Millet et voisine avec Géricault. 
 
Le préféré de l'acteur ?
 
 "Le Radeau de la Méduse",
 
avait été le sujet d'un billet, avec de multiples études que l'artiste
 avait faites avant la réalisation de cette oeuvre,
 Delon en possède une, d'autant plus poignante que l'on connaît
 l'avenir funeste du chef-d'oeuvre, rongé par le noir de bitume
 (se rapporter au billet). Harmony
 
En 2006,
 
 Delon avait prêté ce dessin pour l'exposition lyonnaise consacrée au peintre.
 
 Il possède aussi plusieurs toiles de l'artiste :
une esquisse à l'huile d'un officier de chasseur à cheval,
réplique miniature de celui conservé au Louvre,
 ainsi qu'une huile d'un registre beaucoup plus intime :
 
 "Couple uni dans la mort".
 
Comme Delacroix dans
 
 "Les Massacres de Scio",
 
 Géricault suggère la nuit éternelle avec cette palette claire,transparente,délicate et légèrement bleutée
qu'affectionnait les romantiques.
 
Alain Delon :
 
 
 "Géricault dessinait dans les morgues et Bugatti sculptait dans les zoos.
Tous deux ont eu des destins tragiques.
 Le premier s'est tué à cheval et le second
s'est suicidé à cause des horreurs de la guerre,
 de la misère et de la pauvreté.
Je me suis toujours senti proche de ces deux hommes,
 au-delà de leur vocation artistique."
 
 
 
 
En 1990,
 
 Delon avait vendu une quarantaine de sculptures de Bugatti,
pour "s'emparer" des fauves, mais il a gardé une foule de bronzes
et en a acquis d'autres, dont récemment un
 
 

  

 "Couple de panthères".
 
De plus il a racheté certaines pièces de sa propre vente et il a eu raison :
 
 "Lionceau et petit chien",
 
qui illustre cette rencontre improbable dans un zoo,
 réaliste sans être narrative, est une parenthèse
dans l'oeuvre du sculpteur et dans cet univers de grands félins
que Bugatti usa jusqu'à la corde.
Mais que serait Delon sans ses félins, ils lui ressemblent tellement.
Quatre-vingt-dix pour cent de ses sculptures sont animalières.
 
 
 
bronze de Volti
 
 
 
 
 Alain Delon :
 
 "J'ai oublié de vous montrer ce dessin de Matisse des années 50,
un nu sublime vu de dos."
 
Il possède également
 
 
 
 
 
"L'Eternel printemps" de Rodin, un petit Vuillard,
une vue d'Italie de Corot, un petit bijou de Degas :
une danseuse sur fond rose etc...
 
 
 
 
Delon grand admirateur du Général
 
 
 
 
 
lettre manuscrite signée du Général,
 
"Homme par homme, morceau par morceau, la France redeviendra libre et forte, rassemblée sous le signe de notre Croix de Lorraine".
 
 
 
 
 
La collection mise en vente
 
 le 15 octobre 2007, à Drouot-Montaigne, réunissait quarante toiles
 de la seconde école de Paris, celle des peintres abstraits français
 des années 50, ainsi que quelques représentants du mouvement Cobra.
 
 
Pourquoi je vends
 
 
 
 
 
"...Et au delà de tout, je hais les ventes posthumes dîtes de succession.....
Ces douze derniers mois ont été insidieux et douloureux :
les disparitions de Philippe Noiret et Jean-Pierre Cassel,
 de Michel Serrault et surtout de Jean-Claude Brialy.
J'ai grandi avec eux. Aujourd'hui, j'essaye de regarder au-delà,
je pense à mes enfants, à  d'éventuels déchirements,
aux dispersions hâtives et bâclées.
Je commence à m'organiser."
 
Le temps d'un éclair, l'oeil d'acier claque.
 
 "Peut-être aurais-je envie de racheter une ou deux pièces
de ma collection,comme je l'ai toujours fait...Quitte à les payer plus cher."
  

 

 

Le mot d'Harmony
 
"Ce billet a été réalisé le 27 octobre 2007,
d'après un texte et des photos (de Michel Marizy)
 parus dans Le Figaro Magazine, du 6 octobre 2007,
que j'ai "chipé" chez mon toubib,en lui disant.
Je tiens à signaler que lorsque j'indique "d'après",
c'est que je ne fais pas du "copié-collé",
 j'ajoute mon "grain de sel"
et si il m'arrive de faire des fautes,
 j'en corrige également.
 Je prends pour exemple le nom d'un des tableaux
qui m'a choqué dans cet article rédigé par Pauline Simons,
"Les Massacres de Chios" de Delacroix, c'est une erreur,
 le tableau s'intitulant "Les Massacres de Scio".
 Comme quoi je ne recopie pas bêtement.
 J'ai repris ce billet, le 13 septembre 2008,
et enfin je le publie, soit près de 2 ans après avoir débuté ce billet....
 
 
 
 

La vente d'une partie de la collection d'art détenue par l'acteur

 a totalisé 8,740 millions d'euros,

frais inclus a annoncé la maison Cornette de Saint-Cyr 

à l'issue des enchères qu'elle organisait.

 

   

Alain et Pierre C. de Saint Cyr examinent un dessin de Le Sidaner

face au mur constellé d'oeuvres de Millet, d'un christ du Guerchin

et de deux Delacroix....

 

 

 

Clou de la vente, un tableau du Canadien Jean-Paul Riopelle,

 

   

“La vallée de l'oiseau”,

 est parti pour 882.740 euros (750.000 € hors frais),

en deça toutefois de son estimation initiale.

 

Alain Delon devant le tableau “La vallée de l'oiseau”,

 

D'autres pièces acquises par Delon au fil des années

ont fait flamber les enchères.

 Un tableau de Pierre Soulages daté de 1950, sans nom,

 est parti pour  781.976 euros (660.000 €  hors frais),

à l'issue d'une longue bataille entre acheteurs au téléphone,

ont constaté les journalistes de l'AFP.

 

 

"Mes années 50"

les oeuvres abstraites

 

"Peinture" 89 x 116 cm, 25 mai 1950, huile sur toile de Pierre Soulages, signée et datée.

 

"L'Ombre du soir", 1953, huile sur toile de Jean Dubuffet, 72 x 91 cm

 

  

"Renaissance", 1951, huile sur toile de Maurice Estève, signée et datée.

 

Une oeuvre de Karel Appel,

 

 

“La famille” de 1952,

a fait monter les enchères jusqu'à 658.820 €

 (550.000 € hors frais, près de deux fois son estimation basse),

 soit un peu plus qu'un tableau du Français Nicolas de Staël,

parti pour 625.232 € (520.000 € hors frais).  

Ce fût un succès, les tableaux étaient rares et beaux,

 ils ont été vendu en Chine, au Venezuela, aux Etats-Unis,

partout en Europe.

Parmi les acheteurs figurent également des Russes, des Anglais,

ainsi que certains musées d'Europe du Nord.

  
 
 
 "Nature morte au poèlon"

 

 

Le mot d'Harmony 

  "Monsieur Delon, vous êtes souvent "brocardé",

 je suis une de vos admiratrice et souhaite que l'oeil du Guépard

 qui vous a permis d'acquérir des oeuvres qui ont pris une grande valeur

ne s'éteingne que très tard.

Même si cette vente ressemble à une "vente testament",

je vous souhaite encore une belle vie.

 Vous n'êtes pas un vieux beau mais un bel homme

qui porte avec une infinie prestance ces 71 ans

et refuse d'être maquillé que ce soit pour un film ou une interview."

  Harmony, une admiratrice

 

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Rire garanti avec des vidéos de Tex Avery et la naissance du dessin animé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
2008, le dessin animé fêtait ses 100 ans.
 
 

Le 17 août 1908, au théâtre du Gymnase à Paris,

la société Gaumont projetait le tout premier dessin animé.

 
Naissance d'un art
 

Le dessin animé a été inventé en 1892 par un Français, Emile Raynaud,

 réalisé pour le compte du musée Grévin, à Paris, quelques années avant la naissance du cinéma.

Il invente aussi la pellicule perforée qui sera reprise par le cinéma.

Le dessin animé connaît un bref essor avec un autre Français, Emile Cohl,

 qui donnera son nom à une distinction qui récompense chaque année un film d’animation

 (le prix Emile Cohl).

Il fut l’élève du caricaturiste André Gill qui donna son nom au cabaret parisien

 le "Lapin agile" (lapin à Gill, sur lequel j'ai récemmet publié un billet).

 Mais c'est seulement au début des années 1920 que le dessin animé 

entre dans l'ère moderne avec la mise en oeuvre de la taylorisation

et de la fragmentation des tâches.

Un dessin animé réclame beaucoup plus de travail

et d'investissement qu'un film classique pour obtenir les 24 images par seconde

 indispensables à une bonne animation. 

Les premiers dessins animés, souvent à vocation publicitaire,

sont des courts métrages de quelques minutes («cartoons» en anglais).

 Ils mettent en scène des personnages de fantaisie tel que Félix le chat.

 

 

 

 

 

 

 

 1908 est aussi l’année de la naissance d’un très grand du dessin animé :

Frederick Bean dit

« Tex » Avery

 26 février 1908 - 26 août 1980

Il est à l’origine du style farfelu des cartoons hollywoodiens des années quarante.  

Tex Avery a commencé à dessiner à l’âge de 13 ans en travaillant sur l’almanach de son école. 

A la fin de son adolescence, il partit faire des études au Art Institute of Chicago

 où il apprit les rudiments du métier de dessinateur et d’animateur.

Mais ne trouvant pas d'emploi en tant que dessinateur de bandes dessinées

il se lança dans l’animation et emménagea en Californie.

Sa carrière d’animateur commença en 1930 aux Studios Fox.

Il travailla ensuite pour la Columbia mais changea à nouveau d’employeur

et tenta sa chance chez Universal.

 C’est ainsi que de 1929 à 1935

Avery travailla à toutes les étapes de la conception d’un dessin animé.

Ces années de formation furent utiles au jeune Avery

 et le producteur Leon Schlesinger le contacta pour diriger 

une unité d’animation aux studios Warner Bros.

Tex et son équipe

Tex et son équipe travaillèrent dans un bungalow infesté de termites,

qu’ils appelaient ironiquement "la terrasse des termites".

Comme on leur laissait carte blanche, cela permit à l’équipe de développer son propre style,

à l’opposé des conventions imposées par Disney.

  Toute cette équipe créera les fameux personnages de Porky Pig, Daffy Duck et Bugs Bunny.

L'ambiance de travail était tellement détendue qu'Avery

ne reprocha pas à l'un de ses collègues le fait de lui avoir fait perdre l'usage d'un œil

 à la suite d'une blague (un simple lancer de trombone mal "tombé").

L'ambiance était effectivement très.... détendu

A Termite terrace, Avery, avec le concours de collaborateurs,

 bâtit les fondations d’un style d’animation qui parviendra à détrôner

 les Studios Disney comme champion des films d’animation.

 Ensemble, ils ont créé une panoplie de personnages de dessin animé

 parmi les plus renommés dans le monde entier encore aujourd’hui.

Avery étant un perfectionniste, il voulait se charger de tout, même des voix.

On reconnaît à Avery d’avoir défini la personnalité de Bugs Bunny.

Le Bugs Bunny d'Avery est un lapin avec une attitude désinvolte

toujours en contrôle de la situation et qui s’amuse aux dépens de son opposant.

L’association entre Avery et la Warner Bros se termina brusquement en 1941,

suite à une dispute avec le producteur et Averay fit le dessin animé

 dans lequel il caricature Adolf Hitler : "Blitz wolf".

Voir la vidéo en version française ci-dessous.

Tex Avery met en scène le loup (Hitler)

et les trois petits cochons et commence le cartoon par cet avertissement :

"The Wolf in this photoplay is NOT fictitious.

Any Similarity beetween this Wolf and that  jerk Hitler is purely intentional "

En français :

"Le loup de ce film n’est pas fictif.

Toute ressemblance entre ce loup et cet empufé de mordel de berd de crétin d’Hitler

est purement intentionnelle !".

La fin du dessin animé annonce la "Fin d’Adolph" avec ce message :

 "Si vous soutenez l’effort de guerre, on rejettera ce putois à la mer."

C’est clairement un appel à la guerre contre le dictateur.
 

                                  
          
 


Mais comment parler des dessins de Tex Avery sans évoquer Droopy.
 
"You know what : i am happy"
 
Le très flegmatique Droopy qui terrorise par sa nonchalance le bagnard échappé dans
 
"Droopy In "Dumb Hounded".  

  

Si la vidéo ne marche pas, cliquez ici !
 
 
Autre personnage récurrent, le loup.
 
Il n’est jamais aussi drôle que lorsqu’il est en présence d’une jolie chanteuse.
 
 Et plus encore quand Droopy est là pour le contrarier, comme dans la vidéo ci-après.

Dans "Blacky la poisse", dès le départ, le spectateur ne peut s’empêcher de rire
 
 devant la caricature de bulldog au rire sardonique qui ne cesse de persécuter un petit chat.
 
 Puis, les choses vont, comme souvent chez Tex Avery,
 
prendre des proportions incontrôlables :
 
un chat noir porte-malheur vient au secours du petit chat.

  

Blackie la poisse !

 
l’ambiance est macabre
 
et un panneau vient d’ailleurs le souligner.
 
Chez Tex Avery, le spectateur est souvent pris à témoin,
 
interpellé ou conforté par des panneaux aux indications inutiles, ce qui renforce l’effet comique.

Dans la vidéo ci-dessous, un ours au sommeil particulièrement léger
 
 ne supporte pas le bruit et le fait savoir..bruyamment ! La cascade de gags va crescendo.

  

Rock-a-Bye Bear



Si la vidéo ne marche pas, cliquez ici !
 
 voici en français "Le canari de 500 kilos". Totalement dingue !
 

Dans les années 60, Tex Avery se reconvertit dans la publicité de jus de fruits,

 et créa notamment les premiers spots de l’anti-moustiques Raid

 (Oh no! RAID! BOOM!).

Avery fit un ultime retour dans l’animation les dernières années de sa vie

en travaillant pour Hanna et Barbera et inventa son dernier personnage, Kwicky Koala.

 Le 26 août 1980, Tex Avery meurt au travail chez Hanna-Barbera à Burbank,

Californie à l’âge de 72 ans.

 Il se battait contre un cancer du poumon depuis un an.

 Il repose au  "Forest Lawn Memorial Park"  d'Hollywood Hills à Los Angelès.

 Tex Avery est devenu, à jamais, une référence.

 Ce surréaliste à imprimer sa marque sur une génération en quête d’invention perpétuelle.

Il a aboli la frontière entre rêve et réalité,

 et a anobli l’animation comme genre de cinéma.

 

Merci monsieur Texte Avery, pour vos personnages hilarants.
 
 
Sources : René Castillon et autre, hélas je n'ai pas noté, ni retrouvé, une source très importante,
celle avec les vidéos...désolée pour la personne qui a écrit l'article.

 

 

 

 

J'invite les ami(e)s qui s'étonnent que je ne parle pas de W. Disney,
 
à se rendre dans la catégorie : cinéma (2 billets, dont un hommage)
 

 
 

 

 

 

 

 

 
 
 
 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 
 

Ara Starck : digne fils de son père (et très important, un message concernant Shanna)

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 
et chez Harmony
 
 
 
 
 
ARA STARCK
 
bon sang ne saurait mentir! 
 
 
 première exposition 
 
« alter familia »
 
 
 
 

Fille aînée du célèbre Philippe Starck, reconnu en France comme à l'étranger,

 Philippe Starck est aujourd'hui une grande figure du design.

 Ara affirme son style dans la peinture.

La Galerie Artegalore a présenté sa première exposition.

Ara a exposé, une peinture à l’ huile revisitée

 par une technologie moderne le lenticulaire.

Travaillant à la peinture à l'huile,

elle livre des visages remaniés par le lenticulaire,

 créant toutes sortes de distorsions visuelles,

 laissant deviner une forte influence de l'imagerie contemporaine.

 

 

 

"Le contorsionniste", 116,5x78,5 cm, technique mixte, 2008

 
"L'équilibriste", 116,5x78,5 cm, technique mixte, 2008 

 

     Personnage tout aussi talentueux que mystérieux,  elle a aimablement accepté de répondre

 d’une façon sincère  à une interview réalisée par l’équipe Déco-Design.

 

 

   

Elle est née à Paris en 1978. Inspirée depuis toujours par le dépassement au propre comme au figuré,

Ara Starck peint sur grand format.

 

Le restaurant le Dali

 

 

le dali par ARA starck

 

L'ancien jardin d'hiver, qui accueille aujourd'hui

 le nouveau restaurant nommé Dali en honneur au peintre espagnol

qui résidait ici un mois par an, a été recouvert d'une toile monumentale.

 

 

C'est Ara, qui en est l'auteur. De dimensions spectaculaires, 4 mètres sur 3,

 la toile met en scène l'homme avec 4 mini-compositions.

 

 

 

L'idée :

que l'œuvre d'art et le lieu de vie évoluent ensemble, dans la tradition des Chagall et des Cocteau.

   

D-D : Ara, nous voulons donc en savoir un peu plus sur vous… Quel est votre parcours ?

Ara Starck :

J’ai tout d’abord fait mes études générales à Paris jusqu’au Baccalauréat,

 ensuite j’ai choisi de partir vivre à Londres pour poursuivre mes études de peinture.

Tout d’abord à la Saint Martins School of Art et Chelsea Shool of art

puis à la Slade School of art d’où j’ai été diplômée du Bacchelor of Art en 2002.

 Je suis ensuite partie vivre à New York, où j’ai commencé à travailler sur la série de portraits

qui seront exposés en mai à Paris à la galerie Artegalore.

D-D :

En peinture de quel style vous sentez vous la plus proche ?

AS :

 Je ne sens pas d’appartenance à un courant ou un mouvement pictural en particulier.


Un de mes objectifs dans mon travail est de parvenir à installer un dialogue,

 de créer une troisième matière qui serait le résultat d’une rencontre

entre la toile propre au peintre et le spectateur.


Je suis aussi à l’écoute des nouvelles technologies

qui peuvent servir de nouveaux outils au service de la peinture.


En 2008, j’ ai exposé à la galerie Artegalore une série de larges portraits

qui sont un mélange de peinture à l’huile et d’une technologie moderne, le lenticulaire.

 L’utilisation de cet outil me permet de réaliser des tableaux tridimensionnels,

 des tableaux mouvants où des images apparaissent

et disparaissent lorsque le spectateur se déplace devant.

D-D :

 Être peintre était-ce une évidence pour vous?

Ou avez vous hésité avec une autres façon d’exprimer vos envies artistiques?

 Ou bien même un métier plus classique?

AS :

 Grandir dans un environnement créatif m’a guidée vers un chemin artistique.

J’ai eu la chance de découvrir assez tôt mon medium : la peinture.


J’ai beaucoup d’admiration et de respect pour le design et l’architecture,

mais je n’ai jamais eu le désir de me diriger vers ces domaines.


Pour moi la peinture m’est toujours apparue comme une évidence,

comme le vocabulaire dans lequel je me sentais à l’aise pour m’exprimer.

D-D :

Quelles ont été les conditions pour que la famille Starck

puisse être réunie autour d’un même projet ?

AS :

 J’ai été élevée dans l’idée que chacun devait trouver sa propre voie,

 son propre vocabulaire et par conséquent travailler en famille

n’a jamais été un désir ni pour mon père ni pour moi.


J’ai su que mon père redessinait les parties principales de l’hôtel Meurice

et qu’il cherchait un artiste afin de réaliser une toile pour le plafond du restaurant.

Le projet m’a tout de suite attiré car il s’ancre dans une grande et ancienne tradition française.

J’ai alors proposé mon projet anonymement afin que l’idée de travailler ensemble

ne soit ni un avantage ni un inconvénient.


Mon projet a été choisit et accepté par mon père et Franka Holtmann, la directrice du Meurice.

 Une relation de confiance s’est installée qui m’a permise

 de travailler libre sans restrictions ni cahier des charges.

D-D :

 Justement n’est -il pas dur de se faire un prénom  lorsque l’on porte un nom mondialement reconnu ?

AS :

 Ce qui a rendu l’aventure de ce projet aussi important pour moi et agréable,

 c’est que chacun est resté dans son propre domaine.


Pendant 5 mois, j’ai réalisé la toile mais à aucun moment je n’ai travaillé sur la

décoration.

D-D :

 Enfant avec votre père vous avez eu l’occasion

de voyager dans le monde entier, quelles villes vous ont le plus marqué ?

 Et aujourd’hui ou avez vous posé vos valises ?

AS :

J’ai souvent accompagné mes parents lors de leurs voyages professionnels.

 Je pense qu’un des voyage qui m’a le plus marqué est Tokyo.

J’avais 10 ans, et le rapport entre le coté traditionnel

et très technologique de cette ville m’avait impressionné.


J’habite aujourd’hui à Paris, mais je continue à voyager.

Je ne suis pas attachée à une ville ou un pays en particulier,

je pourrais demain partir découvrir un autre pays du moment que je peux peindre.

D-D :

 Quels créateurs de ce monde (peintre, designer, couturier….) admirez-vous le plus ?

AS :

Matthew Barney est pour moi un artiste important.

Je suis très attiré par la théâtralité de son travail.

 Et dans un autre domaine, les pièces de James Thierré

qui pour moi sont d’incroyables tableaux vivants.

D-D :

 Ara de quels travaux êtes vous la plus fière ?

AS :

Je suis vraiment contente de pouvoir exposer la série de portraits

sur lequel je travaille depuis 3 ans.

C’est en effet un projet qui a été assez long à mettre en place

 et je suis contente aujourd’hui de pouvoir le partager.

 

ARA STARCK

 

D-D : Pour finir Ara, un petit portrait chinois…

Si vous étiez un lieu ? :

Un lieu imaginaire comme une forêt magique et hantée.

Si vous étiez une couleur ? :

 Une des couleurs primaires pour pouvoir au contact

d’une autre couleur en crée une troisième.

Si vous étiez un bruit ? :

 Le son d’un guitare électrique ou acoustique.

Si vous étiez un meuble ? :

Un chevalet et un escabeau !

 

 

  

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TRES IMPORTANT 

 pour les amis qui ne lisent pas la gazette R.V sur Main dans la main

http://harmonyavecvous.chezblog.com

Martine donne des nouvelles de Shanna et nous refaisons, comme l'an passé,

une "opération" carte postale, pour les 13 ans de Shanna.

 

 PS : mon voyage a tourner court, mais cela n'a aucune importance face à de telles nouvelles...

 

 

 

  

 

 

 

Un dimanche au bord de l'eau en compagnie des peintres du XIXème

 

                      

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    

   

Le mot d'Harmony

 

" Une invention du XIXe : le train, allait révolutionné l'art!!!

Tout comme le citadin avide de soleil et d'air pur,

 les artistes ont le choix pour s'y rendre : 

prendre le train à la gare Saint-Lazare et descendre au pont de Chatou,

ou monter dans l'omnibus américain

qui effectue un service régulier de Paris à Bougival."

 

BOUGIVAL

  

"La Seine à Bougival" Alfred Sisley, 1873

 

Les premiers à fréquenter l'endroit sont les peintres de Barbizon

 attirés par sa nature intacte, les vues inédites qu'elle offre sur la Seine,

ou encore le canotage et les fritures de poisson

que proposent les pêcheurs des restaurants du quai de Bougival.

 Camille Corot, Gustave Courbet,

 Théodore Rousseau ... fréquentent  l'Auberge.

 Ces derniers se cotisent notamment avec Auguste Anastasi

 et Eugène Desjobert, en 1851,

pour acquérir une petite barque appelée à devenir un bateau atelier

et nommée

 "La Grenouille".

Ce bateau atelier n'est pas sans évoquer celui de Charles Daubigny sur l'Oise,

 puis celui de Claude Monet à Argenteuil.

  

En 1852, François et Alexandrine Seurin installent des tentes sur cette plage

 pour une restauration rapide (le mac do de l'époque....)

des habitués toujours plus nombreux.   

En 1857, les Seurin installent à demeure sur la rive, côté Rueil, deux péniches,

 l'une faisant office de café en journée et de salle de danse le soir ;

 l'autre de cabines de bains.

Les nantis du second Empire s'écrasent sur l'îlot minuscule

faisant face à la rive, et dit,

 l'« îlot de la Grenouillère », le « Pot à fleurs »,

le « Camembert » ou l'« île de Saint-Caleçon ».

 La consécration du lieu tient à la visite (nocturne)

de Napoléon III et de son épouse, en août 1869.

La Grenouillère, en effet,

 est rapidement devenue un lieu de villégiature privilégié,

 sans doute à cause de son accessibilité par les transports en commun.

Le restaurant flottant de la Grenouillère est amarré à l'île de Croissy,

en aval du pont de Chatou.

 Il n'est autre qu'une de ces innombrables constructions de bois

chapeautées de toits goudronnés qui ponctuent le fleuve  :

radeaux et berges couvertes, hangars à bateaux,

pontons branlants aménagés en pistes de danse. 

Une passerelle de planches le relie à

une petite île circulaire plantée d'un arbre unique

  en son centre qui lui a valu le nom de "pot-à-fleurs".

Cette île est entourée d'une eau relativement profonde

qui en fait un endroit idéal pour les distractions à portée de toutes les bourses :

 bals, plongeons, régates... 

 

 

Pierre-Auguste Renoir, "La Grenouillère", 1869, huile sur toile, 81 x 66 cm
Stockholm, Nationalmuseum

  

 

 "Baigneurs à la grenouillère" , Claude Monet 

   

Peu après, Monet et Renoir font de la Grenouillère

un des hauts lieux de l'impressionnisme en Île-de-France.  

En choisissant la Grenouillère pour site propice aux études

 des jeux de l'eau et de l'atmosphère,

 Monet et Renoir n'ont fait que suivre le flot des Parisiens qui,

chaque dimanche après-midi,

 courent se reposer au creux d'un des méandres de la Seine.

Chatou

 

Renoir "Printemps à Chatou" 1872-75

 

Chatou situé dans le département des Yvelines, non loin de Versailles,

sur un joli méandre de la Seine attire les artistes. 

 

Renoir, "Les canotiers à Chatou" 1879

Les paysages qu'offre la Seine à Chatou ont inspiré Renoir qui,

sur l'île des impressionnistes, aimait peindre en extérieur.

 

Renoir "La Seine à Chatou", 1880

 

"Le pont de chemin de fer à Chatou' 1881 

D'avril à juillet 1881 Renoir réuni sur la terrasse de

 l'Auberge du Père Fournaise, tous ses amis et modèles pour réaliser :

 

 

 "Le Déjeuner des Canotiers".

       la toile mesure 130 x 173 cm, Aline est au premier plan avec son chien.

Le fils Fournaise se tient derrière elle. Alphonsine Fournaise, sa soeur,

est accoudée à la rambarde. 

 

 

André Derain (né à Chatou) et Maurice de Vlaminck installent leur atelier

 dans la maison Levanneur, voisine du restaurant Fournaise.

Guillaume Apollinaire et Henri Matisse rendent visite aux deux fauves ;

on discute, les idées s’enflamment, les couleurs aussi.


Les deux fauves incarnent à leur tour l’avant-garde picturale

 Fermée en 1906 par Alphonsine, disparue en 1937)

la Maison Fournaise s’étiole au fil du temps.

Proche de la ruine, elle est acquise en 1979 par la ville de Chatou,

 inscrite en 1982 à l’Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques,

puis restaurée par la Municipalité avec des aides de l’Etat, de la Région,

du Département et le soutien de deux associations,

 les Amis de la Maison Fournaise et Friends of French Art.

En plus de la création d’un musée,

la Maison Fournaise a retrouvé sa vocation originelle :

 depuis 1990 un restaurant est à nouveau ouvert dans les salles décorées

de fresques réalisées par de féroces caricaturistes de l’époque.

 durant les premières années

 

 

 La Maison Fournaise, restaurée

 

On y vient en voiture....

 

Le balcon est toujours là, mais ce ne sont plus les amis de Renoir qui y déjeunent....

 

La Seine coule toujours à Chatou, en fermant les yeux voyez vous les canotiers?

 

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et 

   

 

 

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Cadre de Petite Fée des Trucs Et Astuces, arrangement par Harmony

 

 

 

              

Victor Vasarély

   

 
 
 

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Victor Vasarély

 de son vrai nom

Vásárhelyi Győző

 9 avril 1908 Pecs en Hongrie, Paris le 15 mars 1997

 

 

 Vasarély est un peintre spécialiste des effets cinétiques, lithographe, cinéaste, 

plasticien reconnu comme étant le père de l'art optique ou Op art.

Il quitta une formation en médecine, études qui développèrent en lui un esprit méthodique,

de recherche, au bout de deux ans, s'intéressa à l'art abstrait

et à l'enseignement du Bauhaus de Budapest, où régnait une grande foi dans le progrès technologique.

 

Bauhaus de Budapest,

 

 L'art abstrait se répand dans toute l'Europe centrale, il ne vise pas la représentation visuelle de la réalité.

Le concept de représentation est abandonné.    

Vasarély s'opposait avec véhémence à l'idée de l'artiste comme personne égocentrique;

comme dans l'œuvre de nombre de ses contemporains plus jeunes des années 1960,

 il n'y a aucun indice de l'artiste dans ses tableaux.

   

 

"Cheessboard" 1935, gouache, 60 x 40 cm

 

 

 Au début des années trente, il s'installa à Paris avec sa femme, où il continua à travailler dans la publicité ;

 il prendra par la suite la nationalité française. L'art de Vasarély se veut accessible par la masse, anti-élitiste.

Vasarély généralise l'utilisation du compas et de la règle, afin d'adopter un ton plus objectif, plus rigoureux.

La géométrie de l'espace est également très prisée par les abstraits tels que

 

 

 

Kandinsky

   

 

Mondrian

 Vasarely s'intéresse aux sciences physiques et à la biologie, il s'intéresse aux théories la relativité d'Einstein.

 Ces savants ont orienté leur réflexion vers la physique et la lumière. Les découvertes dévoilent de nouveaux horizons.

L'optique théorique impressionne Vasarély qui accorde une grande importance à la perception visuelle,

 elles décrivent un monde invisible mais réel. 

 

C'est alors qu'il a effectué son premier travail majeur,

 

 

 

"Zebra" 1938

 qui est considéré aujourd'hui comme le premier travail dans le genre Op' art.

 Le tableau est fait entièrement de bandes diagonales noires et blanches tordues

d'une manière à donner une impression tridimensionelle d'un zèbre assis.  

Pendant les deux décennies suivantes, Vasarely développa son propre modèle d'art abstrait géométrique,

travaillant dans divers matériaux mais employant un nombre minimal de formes et de couleurs.

Son travail lui a valu une renommée internationale et il reçu plusieurs prix prestigieux.

 

 

   

De 1930 à 1943

il poursuit ses recherches sur les arts graphiques et plastiques,

 tout en développant un métier de conceptions et de créations à caractère publicitaire.

 

La deuxième guerre mondiale éclate en Europe et l'invasion allemande entraîne

la disparition chez beaucoup d'artistes de la spontanéité, le Nazisme impose des modèles à suivre.

Cependant des artistes pendant l'occupation trouvent un nouveau souffle et participent à l'art abstrait,

l'art optique et cinétique se développe à la même époque.

 

1944 

 Vasarély à 36 ans, il est conscient que ses recherches personnelles lui confèrent une certaine originalité

 et que son oeuvre est compatible avec la seconde moitié du 20ème siècle.

Il expose pour la première fois en 1944.

I l consacre dès maintenant la plus grande partie de son activité à la peinture.

L'art abstrait, le fauvisme, le cubisme et le surréalisme suscitent une seconde génération d'art abstrait

dont l'une des tendances est l'art cinétique et optique.

 Ces tendances sont totalement méconnues entre 1930 et 1940,

au contraire d'artistes tels que Picasso, Matisse et Braque.

Comme les surréalistes, Vasarély estime que la création d'une oeuvre s'effectue essentiellement dans l'esprit ;

les imperfections des tableaux dues aux erreurs de l'artiste utilisent le hasard qui fait partie de la création.

Vasarély utilise un système de géométrisation des formes, comme Kandinsky et les cubistes.

L'artiste tente de simuler par une série de signes graphiques le déplacement des formes.

"Les oeuvres de Vasarély seraient des images retravaillées par la mémoire

et ayant ainsi acquis une quatrième dimension, le temps."

 Il travaille à partir de 2 formes essentielles :

  le carré et le rond qu'il oppose tout en les associant.

Vasarély et les cinéticiens ont tenté de standardiser les couleurs,

 de lui donner un langage symbolique et conventionnel, dont les caractères sont combinables.

Vasarély est conscient en 1944 de son oeuvre.

 Sa peinture est composée de formes élémentaires qui représentent chacune une partie de l'univers,

 chaque forme possède les caractéristiques du tout (3 dimensions, effet de lumière).

 

1947

 Début et développement de la période Belle-Isle.

 

"Sauzon" - Belle Isle Brittany. Collage 1947-69.  

 


1948 

période cristal

 

 

"Zebegen"


1951

période Denfert.

 

Vasarély utilise la photographie pour agrandir ou réduire certaines de ses oeuvres exécutées à la main;

il superposait parfois le négatif à l'image originelle et avec des légers décalages obtenait des formes changeantes,

accentuées, aléatoires. Ces oeuvres sont appelées photographismes

et sont pour la première fois exposées à la galerie Denise-René dont il est le cofondateur (1952).

 

 

 

 "Tribute to Malevitch" 1954, Central University of Venezuela  

1955 : il effectue des travaux d'architecture, des tapisseries, un film d'artiste.

Certaines de ses oeuvres sont placées dans des collections particulières et d'Etat.

 Suivra ensuite une longue période où Vasarely se voit remettre de nombreux prix.

 

1964

 période permutationelle.

 

 

"Capella" I 1964

  

 

1966

 période déformations.

 


         'DUO-2' (1967) by Victor VASARELY  
              Acrylic on Board - 31 X 40.6 cm     
            © Copyright Masterworksfineart       


 

"Duo-2" 1967 Acrylic 31 X 40.6 cm

 

 

  

"Anaxo" 1970-73, huile 80 x 80 cm 

 


           Victor VASARELY inspired by Chess: 
              A Knight by Victor VASARELY     
            © Copyright Photo: Origin unknown       

 

"A Knight"

 


 
           'Untitled 2' by Victor Vasarely
             Copyright Photo: PicassoMio Website      

"Untitled 2"


 

 

L'Op art

 

Art cinétique ou « optique », est un terme utilisé pour décrire certaines peintures faites à partir des années 1960

et qui exploitent la faillibilité de l'œil à travers des illusions optiques.

Les œuvres Op art sont en général abstraites. Les pièces les plus connues sont réalisées en noir et blanc

et donnent l'impression de mouvement, d'éclat de lumière et de vibration,

 ou alternativement de ballonnement et de gauchissement.

C'est à New York, en 1965, que le mouvement connut un début de reconnaissance internationale

avec l'exposition du MOMA intitulée

 "L'œil réceptif".

Les tableaux avaient des surfaces illusionnistes qui déclenchaient des réactions visuelles extraordinaires chez le spectateur.

Ambiguïtés spatiales et sensations de mouvement étaient engendrées par divers procédés,

 dont la manipulation de dessins géométriques et la juxtaposition de couleurs intenses.

Les origines du l'op art remontent aux théories visuelles développées par Kandinsky et d'autres artistes dans les années 1920.

 Au Bauhaus, l'école des beaux-arts fondée en Allemagne en 1919 pour explorer une esthétique fonctionnelle moderne,

 les étudiants en design industriel apprenaient les principes de la couleur et du ton d'une façon structurée.

La manière dont une couleur est perçue dépend de son contexte;

par exemple, certaines couleurs « vibrent » lorsqu'elles sont appliquées les unes contre les autres.

Dans les tableaux noirs et blancs réalisés au milieu des années 1960,

 

l'artiste britannique Bridget Riley

 

introduisit de légères modifications au sein de structures, dans l'ensemble, géométriques.

Variant les formes et les tons, ces œuvres déclenchaient des oscillations et des ondulations optiques.

L'illusionnisme de Riley était particulièrement désorientant

et insupportable pour les admirateurs de l'abstraction moderne « classique » et de l'expressionnisme abstrait.

 

Riley, 1961

 

Moins d'un an après l'exposition de Riley à New York, l'op art était connu en Grande-Bretagne et aux États-Unis.

 Cette célébrité n'était pas due à une augmentation soudaine de la fréquentation des galerie,

mais au fait que les procédés visuels des artistes furent repris presque immédiatement

 par le monde de la mode et du design graphique.

Soudain, des dessins d'op art étaient partout, adaptés sur toutes sortes de produits.

Une menace planait sur la plupart des abstractions du XXe siècle était l'idée que celles-ci pourraient être considérées

 comme "décoratives", agréables, mais néanmoins dénuées de sens.

 Le l'op art n'était pas un art de significations profondes et symboliques.

Les artistes op eux-mêmes réduisaient l'abstraction à une sorte de design.

Tout ce jouait sur l'expérience visuelle immédiate du spectateur. Le mouvement a reçu un accueil vraiment mitigé.

D'autres artistes connus de ce type d'art inclus Alexander Calder, Agam, Daniel Buren etc..

 

Le mot d'Harmony

"Si je me suis beaucoup amusée avec les effets optiques de Vasarely,

 

 

si j'ai apprécié les mobiles de Calder,

 

 

 

 j'avoue que les colonnes de Daniel Buren

plaçées dans la cour d'honneur du Palais-Royal à Paris, m'ont horripilées."

 

La Fondation Vasarely

 

 

fut érigée en 1976 par Victor Vasarely, en la créant, il a voulu démontrer qu'il était possible d'intégrer l'art à l'architecture.

Claire et Victor Vasarely ont entièrement doté et financé cette institution à but non lucratif reconnue d'utilité publique en 1971,

 avec des donations inaliénables considérables pendant plus de vingt-cinq années.

La Fondation Vasarely est gérée de 1981 à 1993

par l'Université de droit, d'économie et des sciences d'Aix-Marseille III, aujourd'hui Université Paul Cézanne.

Michèle-Catherine Taburno-Vasarely, belle-fille des fondateurs, ancienne présidente de la Fondation de 1995 à 1997,

 prend possession en 1997,  de près de 500 œuvres originales inaliénables du Musée  de Gordes,

 de 798 études inaliénables sur l'Art et la Cité du Centre architectonique d'Aix-en-Provence

. Des œuvres anciennement inaliénables sont expatriées et vendues.

La succession Vasarely est débitrice fiscalement de plusieurs millions d'euros et a perdu presque tous ses fonds et collections.

En 2006, année du centenaire de la naissance de Victor Vasarely

 et trentième anniversaire de l'inauguration du Centre d'Aix-en-Provence,

 l'association pour la défense et la promotion de l'œuvre de Vasarely, présidée par Pierre Vasarely,

 unique petit-fils et légataire universel de Victor Vasarely, se bat pour que la Fondation Vasarely recouvre ses collections.

L'association a mis en ligne en décembre 2007 une pétition :

 www.sauvonslafondationvasarely.fr.

 

Un art pour tous

Témoignant d'une réflexion sur l'art et du regard avant gardiste que Victor Vasarely portait sur le rôle de l'artiste au XXe siècle,

 la Fondation fut créée pour vulgariser l'art sans discriminations culturelles ou sociales : un art pour tous ; accessible à tous.  

 

 

Photo de la fondation Victor Vasarely à Aix en Provence au Jas de Bouffan.

 

D'architecture avant-gardiste, la Fondation est pensée comme une gigantesque sculpture lumino-cinétique

 où les animations optiques de la façade préfigurent les jeux cinétiques

des 42 intégrations monumentales que l'on découvre à l'intérieur du bâtiment.

 

 

Les travaux les plus connus de l'artiste sont présentés à la Fondation sous forme d'œuvres monumentales

 permettant au visiteur d'apprécier l'aboutissement auquel Vasarely

 

 

 amène la peinture abstraite géométrique sous le nom d'art cinétique.  

La Fondation présente les œuvres de Vasarely, promoteur de ce mouvement, celles de son fils Yvaral,

  ainsi que celles d'artistes contemporains qui travaillent sur les interactions entre l'œuvre et le public

 dans des expositions temporaires.

 
 
Cote de l'artiste
 
 
 
 
 

 "Ibadan-Pos" 1957, 190 cm sur 170 cm et constituée de traits noirs sur un fond blanc,

 a été vendue pour 226 000 euros.

 

Le mot d'Harmony 

"Hélas, trois fois hélàs, je n'ai pas trouvé de photos, même en envoyant un mail au site de l'église concernée.

Les deux seules oeuvres religieuses de Vasarély, se trouvent dans l'église Saint-Louis, à Marseille.

 Les deux toiles monumentales sont exposées depuis septembre 2005 .

Elles étaient conçues comme un diptyque : Le Christ (5,66 x 3,24 m) et Saint-Pierre (5,73 x 3,10 m).

 

 


 

  "Gordes" 1972, Vasarély père et fils

Les toiles, réalisées en 1991 par Vasarely et son fils Yvaral, sont en partie figuratives,

 tout en conservant les jeux de structure aux effets de grille qui ont fait la renommée de Vasarély."

 

 

 

Petite "chose" amusante,  Vasarely :  "Lorraine" pour la ville de Domremy, litho, Chemin de fer de l'est.

sources diverses

 

 

 

 
 

 

 

Le "parfum d'une femme fleur"

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
Le mot d'Harmony
 
 
Naissance d'un billet
 
"Lorsque j'ai ouvert Les Arts et publié mes premiers billets,
je prenais toujours un sujet que j'avais traité à la fac,
faisais beaucoup de scan de photos dans mes propres livres,
et je les retravaillais ensuite avec photofiltre.
Puis petit à petit l'envie m'a pris de traiter d'autres thèmes
et de me libérer quelque peu de mes cours.
Parfois, ce fut le cas pour Dali et d'autres,
je souhaitais faire plaisir en traitant un sujet qui plaisait à un ami.
 J'ai aussi tenu à me tenir informée des expositions
 et spectacles qui se tenaient à Paris ou autres villes de France
 et des billets sont nés ainsi.
 Bien entendu je me suis également largement inspirée de mes voyages, mais pour ceux que je n'ai pas pu faire,
 j'ai utilisé le virtuel et j'ai voyagé pour moi et pour vous par internet, mélangeant textes et images de plusieurs sites.
La télévision m'a souvent procuré une idée de billet,
 je dis merci notamment à télématin et sa séquence culture.
Voici quelques unes de mes sources d'inspiration."
 
 
 
 
Naissance de celui que vous lisez
 
"Ayant entendu parler d'une expositon sur les femmes et les fleurs,
 mais ne pouvant présenter que les quelques phrases d'annonce
de cette exposition, je suis restée sur le même sujet
mais cela m'a entrainée dans bien des recherches
 (cela ne me dérange pas, j'aime cela et je l'ai fait pendant un an
avant de "fabriquer" ma maîtrise).
 Des peintres cités je ne connaissais et oh combien!! que
Fragonard et Redouté pour sa rose restée célèbre.
Qu'à cela ne tienne je suis partie à la "pêche"
et entrée dans l'univers d'autres artistes
que vous allez découvrir en même temps que moi.
"Pêche" sur leur vie et sur leurs oeuvres,
 après cela il y a sélection et travail des images
qui embelliront le texte,voilà comment est né ce billet." 
 
 

FEMMES ET FLEURS DANS LA PEINTURE

 

des XVIIe, XVIIIe, XIXe siècles 

 

MUSÉE DE LA PARFUMERIE FRAGONARD

 

 

 

 

 

 

 C’est autour du tableau « Le sacrifice de la rose »

 de Jean-Honoré Fragonard,

le célèbre peintre du XVIIIe né à Grasse,

 que l’idée d’associer les fleurs, les femmes, le parfum ...

 et l’amour est née.

 

 La peinture du XVIIe au XIXe est riche d’oeuvres

 qui célèbrent la femme dans des décors

 où abondent compositions, bouquets et guirlandes de fleurs

 et l’on peut facilement imaginer que ces belles dames portaient toutes,

comme raffinement ultime, quelques gouttes d'un délicat parfum.

   

 

 

"Le sacrifice de la rose"

 

 

 

 

 

 

Jean-Honoré Fragonard, huile sur toile entre 1785-88

 

 

Ce tableau représente une jeune femme touchée par le sentiment amoureux et laissant échapper une rose :

du sacrifice des fleurs naissent les plus beaux parfums.

 

 

 

 

 

    

Les fleurs font partie intégrante du quotidien du parfumeur.

 

 

C’est pour leur rendre hommage

qu'ont été réuni des tableaux qui les célèbrent

dans la peinture du XVII, XVII et XIXe siècle. 

 

Détail naturaliste au XVIe siècle,

 la fleur devient dès le XVIIe et surtout au XVIIIe un genre autonome.

 

 Elle triomphe en d’abondants bouquets, guirlandes,

couronnes et compositions sous le pinceau des plus grands peintres

mais aussi des jeunes filles de bonne famille 

qui étudiaient la peinture au même titre que la broderie.

Certaines devinrent célèbres comme :

  

 

 

Anne Vallayer-Coster

 

 

 

 

21 décembre 1744  Paris - 28 février 1818 Paris

 

 

 

Elle est admise à l'Académie Royale de Peinture et de Sculpture

 à l’âge de 26 ans en tant que peintre de natures mortes

 et elle expose au Salon dès l’année suivante.

Diderot écrit à son sujet dans son Salon :

 

 « Quelle vérité, et quelle vigueur dans ce tableau !

 Mme Vallayer nous étonne autant qu’elle nous enchante.

 C’est la nature, rendue ici avec une force et une vérité inconcevable,

 et en même temps une harmonie de couleur qui séduit. »

  

 

   

  

 

 

Elle épouse en 1771, Jean-Pierre Sylvestre Coster,

 avocat et poursuit sa carrière avec succès jusqu'à sa mort.

Elle devient Chef du cabinet de peinture de la reine Marie-Antoinette

ainsi que son professeur de dessin.

Elle était spécialiste de portraits et de natures mortes

mais s'illustra aussi en peignant des tableaux de genre et des miniatures.

 

 

 

 

 

 

 

Vase de fleurs 1780, huile sur toile, oval de 50.2 x 38.1 cm

 

 

 

 

 

 

 

Pierre-Joseph Redouté

 

Saint-Hubert, le 10 juillet 1759 - Paris, le 19 juin 1840

 

 

 

 

Portrait par Louis Léopold Boilly

 

 

 

 Peintre wallon et français célèbre pour ses peintures de fleurs

 à l'aquarelle, et plus particulièrement de roses.

Il est surnommé  

 

" le Raphaël des fleurs ".

   

La plus célèbre de ses roses, que je nomme la rose de Redouté

 

 

 

 

 

 

 

"la rosa centifolia", rosier cent feuilles

  

 

Il s'installe à Paris en 1782 et s'oriente vers l'illustration botanique,

 discipline alors en plein essor.

En 1787, il part étudier les plantes au Jardin botanique

de Kew près de Londres.

 

En 1788, Redouté rentre à Paris et il est  introduit à la cour de Versailles.

La reine Marie-Antoinette devient sa protectrice.

Redouté reçoit le titre de dessinateur et peintre du Cabinet de la Reine.

 

En 1792, c'est l'Académie des sciences qui l'emploie.

 

En 1798, Joséphine de Beauharnais devient sa protectrice

et en fait, quelques années plus tard, son peintre officiel.

 

En 1809, Redouté enseigne la peinture à l'impératrice Marie-Louise.

 

En 1824, il donne des cours de dessins

au Muséum national d'histoire naturelle.

 

 De nombreuses personnalités féminines de la royauté,

notamment belge, suivent son enseignement. 

 

Redouté a été capable de traverser

et de survivre aux différents régimes politiques.

 Il a collaboré avec les plus grands botanistes de son temps

et a participé à près d'une cinquantaine d'ouvrages.

  

 

   

 

 

 

 

Daniel Seghers 

 

 

 

 

 

 5 décembre 1590 Anvers -2 novembre 1661 Anvers

 

c'était un frère jésuite belge flamand. 

 

A la mort de son père Daniel et sa mère s'expatrièrent à Utrecht

 où il reçut une éducation calviniste.

 De retour à Anvers il fut admis dans l'atelier de Jan Bruegel

dont il devint disciple et ami.

 Sous son influence il revint à la foi catholique

 et entra dans la Compagnie de Jésus comme frère.

Sa formation religieuse terminée il revint à Anvers

où il renoua avec Jan Breugel et Pierre-Paul Rubens

avec lequel il collabora pour la décoration

de l'église St Ignace d'Anvers.

 

 

Sa spécialité était déjà la peinture de compositions florales.

 Après un court séjour à Bruxelles il fut envoyé à Rome

 pour se perfectionner auprès d'artistes italiens.

 

 De retour à Anvers en 1627 il rouvrit son atelier

et se donna entièrement à son art.

Quelque 200 tableaux sont connus,

tous à dominante florale (sauf quelques paysages).

 

Lorsque des personnages étaient nécessaires

 ils étaient comme de pierre et toujours en arrière plan,

entourés d'une merveilleuse couronne de fleurs variées.

  

 

 

 

 

Ses compositions comprenaient facilement jusqu'à

une quinzaine de fleurs différentes (avec quelques papillons).

Ses couleurs sont fraiches et claires sans être excessives.

 Son dessin est très soigneux.

 

Comme frère jésuite il travaillait gratuitement

et ses tableaux étaient souvent offerts comme cadeaux

 à des personnages importants  

ou à des bienfaiteurs des collèges jésuites.

Ainsi on peut voir maintenant ses œuvres dans

des églises et musées de Belgique, à Vienne, Dresde,

 Londres, La Haye et Madrid.

 

Il s'en trouve également dans des collections privées.

 

 

 

 

 

 

 

Cornelis Van Spaendonck      

  
                  

   

   

 

 Jean-François Van Dael 

Anvers, 1764 - Paris, 1840

fut formé dans l'atelier d'un peintre de décors,

puis suivi les cours de dessin de l'Académie.     

 

 

 

 

 

Vase de fleurs, 1820

 

 

Giuseppe Recco

 

 

N'est ce pas ravissant...Merci Fragonard 

 

conservé au Musée Fragonard de Grasse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
 
 

Mucha devient la "coqueluche" de Paris en réalisant des affiches pour les spectacles de Sarah Bernhardt

 

 

 

 

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Grand affichiste Art Nouveau   

24 juillet 1860 – Prague 14 juillet 1939 

est un peintre tchèque, fer-de-lance du style Art nouveau.

 

 

"La danse" 

Ses débuts

 

Alfons Mucha est né à Ivančice en Moravie,

qui faisait alors partie de l'Empire austro-hongrois.

Il est le second enfant de Ondřej Mucha, huissier de justice,

 Son aptitude au chant lui permet de poursuivre son éducation dans la capitale morave,

 mais son amour de jeunesse a toujours été le dessin.

 Après avoir réalisé quelques travaux décoratifs, essentiellement des décors de théâtre,

 Mucha émigre en 1879 à Vienne afin de travailler

pour la plus grande entreprise de décors de théâtre de Vienne,

tout en continuant sa formation artistique.

Il revient en Moravie en 1881, après qu'un incendie ai détruit cette entreprise,

et réalise des décorations et des portraits en indépendant.

 Le comte Karl Khuen de Mikulov, l'ayant recruté pour décorer les murs d'un château

 est tellement impressionné qu'il finance les études du jeune Mucha,

 alors âgé de 21ans, à Munich.

  

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A Paris 

 

 

AUTO PORTRAIT 

Mucha se rend à Paris en 1887 pour continuer ses études à l'Académie Julian

 et à l'Académie Colarossi, tout en produisant une revue

et en réalisant des affiches publicitaires.

Seul artiste disponible en décembre 1894, il réalise l'affiche publicitaire de

 

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 "Gismonda", 

 en 1894, pièce de Victorien Sardou,

 présentée pour la première fois au Théâtre de la Renaissance,

 fut la première affiche de Mucha pour Sarah Bernhardt.

Elle rendit Mucha célèbre d'un jour à l'autre

 et permit l'épanouissement du graphisme "art nouveau".

Il travaillera sans interruption pour Sarah pendant six ans.

C'est cette affiche fera de Mucha, une idole de Paris.

La petite histoire raconte, qu'à la nuite tombée, les amateurs d'art sortaient

armés d'un cutter pour tenter de récupérer la précieuse affiche....

 Son format haut et étroit, à la figure proche de la grandeur nature de la tragédienne

 produisit un effet dramatique inhabituel,

et impressionna par la richesse et le raffinement des couleurs.

La scène de la procession, au dernier acte, servit de base au motif

et à la conception stylistique de l'affiche:

costume somptueux, palme, mosaïque

et auréole esquissée suggèrent une atmosphère sacrée.  

 

Sarah Bernhardt, photographiée en 1900


Jusqu'en 1901, Mucha fut responsable non seulement des affiches,

mais également des décors et des costumes du Théâtre de la Renaissance.

 Ce succès foudroyant détermina pendant des années la nature

et la tendance de l'oeuvre de Mucha.

Ainsi il allia heureusement ses connaissances acquises et sa passion pour le théâtre

comme source essentielle d'inspiration.

Il en tirait des idées pour le langage gestuel de ses figures et leur habillemen

 Le style délié de Mucha lui vaut une certaine notoriété. 

 

   

Il réalisa notamment, en 1896, l'affiche pour la pièce

 "Lorenzaccio"  

jouée par Sarah Bernardt en 1896

Tout le talent de Mucha est de reproduire l'atmosphère de la pièce

et de mettre en valeur Sarah Bernhardt, son charisme et sa beauté.


Beauté mise en valeur dans cette affiche créée pour la "Journée Sarah Bernhardt",

 une fête coûteuse, avec banquet, intermèdes musicaux et représentations,

en hommage à l'actrice. La composition, avec le buste de face,

et un cercle ressemblant à une auréole  de saint,

symbolise le statut de Muse de la Belle Epoque de Bernhardt.

 

 Ce succès foudroyant détermina pendant des années la nature

et la tendance de l'oeuvre de Mucha.

Ainsi il allia heureusement ses connaissances acquises et sa passion pour le théâtre

comme source essentielle d'inspiration.

Il en tirait des idées pour le langage gestuel de ses figures et leur habillemen

 Le style délié de Mucha lui vaut une certaine notoriété. 

 


Jusqu'en 1901, Mucha fut responsable non seulement des affiches,

mais également des décors et des costumes du Théâtre de la Renaissance.

 Ce succès foudroyant détermina pendant des années la nature

et la tendance de l'oeuvre de Mucha.

Ainsi il allia heureusement ses connaissances acquises et sa passion pour le théâtre

comme source essentielle d'inspiration.

Il en tirait des idées pour le langage gestuel de ses figures et leur habillement.

 

"Hamlet"



En tout, Mucha réalisa sept affiches consacrées à Sarah Bernhardt

 et ses rôles au théâtre, avec notamment Hamlet et Médée.

 

 


"La Dame aux camélias"

 

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Mucha est aussi connu pour avoir produit une série de peintures,

 posters et affiches publicitaires appartenant au style Art nouveau.

 Je vous invite à parcourir pous les découvrir, l'album photos à venir.

Il y représentait souvent de belles jeunes femmes

dans des robes néoclassiques aux drapés flottants,

 souvent couronnées de fleurs formant un halo au-dessus de leur tête.

 Son style a rapidement été imité, mais sans la touche de beauté

et d'artistique que seul Mucha pouvait donner.

 

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Le panneau  des "Quatre saisons" représenté par quatre femmes .

 

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Vers 1900 le bijoutier Georges Fouquet Souhaitant renouveler l’art de la joaillerie,

fait appel à Alphonse Mucha qui a imposé son goût pour les arabesques,

 les motifs entrelacés : enroulements de chevelures dénouées,

foisonnement de plis soyeux, de fleurs et de tiges stylisés.

 

 

La boutique du bijoutier Georges Fouquet, reconstitution du musée Carnavalet,

 

 Encouragé par le succès des bijoux dessinés par Mucha,

Fouquet lui confie la décoration de son nouveau magasin, 6, rue Royale.

Dans ce lieu, consacré à sa parure, la femme est partout présente.

Diaphane sur les vitraux, plus sensuelle dans la sculpture de la façade,

 réalisée par l’orfèvre Christofle.

 

Mucha a contribué à créer un nouveau type féminin

 en partie inspiré par Sarah Bernhardt :

 il triomphe sur les affiches comme sur les agrafes de corsage.

"La nature, je l’étudie constamment. Il n’y a pas une plante, une fleur,

 un brin de vie qui ne soit pas plein de suggestion."

 

Cette déclaration de Mucha, souligne ses liens avec ses contemporains

 Hector Guimard et Émile Gallé.

 Feuillages, fleurs et boutons végétaux ornent les colonnes et boiseries,

 les frises, les meubles et jusqu’aux appliques lumineuses.

 

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Retour aux sources

 

Mucha se rend aux États-Unis de 1906 à 1910 pour y recueillir des fonds 

et réaliser ce qu'il considérait comme son œuvre maîtresse,

 

"l'Épopée des Slaves"

 

 

Introduction de la liturgie dans le royaume de la grande Moravie

 

Toile n°3

 

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Château ou se trouve la "fameuse épopée"

 

 C'est Charles Crane, un riche industriel rencontré à Chicago

qui lui permet de revenir en Bohême et de s'établir à Prague.

 Outre la réalisation de son Épopée, il décore le Théâtre national,

 la Maison municipale ainsi que d'autres monuments de la ville.

L'Épopée des Slaves est le titre d'une série de 20 tableaux de 6 m sur 8 m,

 

 peints par Alfons Mucha. Elle a été peinte de 1910 à 1928

 

lors de son retour des États-Unis.

 

Les tableaux représentent l'histoire des Slaves, des origines jusqu'au XIXe siècle.

   

Cette œuvre a été présentée à Prague le 28 octobre 1928 

 

à l'occasion du dixième anniversaire de Tchécoslovaquie.

 

 Lorsque la Tchécoslovaquie obtient son indépendance après la Première Guerre mondiale,

 il conçoit les nouveaux timbres-poste, billets de banque

et autres documents officiels pour la nouvelle nation.

Arrêté et interrogé par la Gestapo, après l'annexion de la Tchécoslovaquie,

 par l'Allemagne nazzie, il est libéré pour raison de santé,

mais il décède le 14 juillet 1939, à Prague, le jour de son 79 ème anniversaire. 

Son corps est jeté à la fosse commune, 

l'Église catholique lui ayant refusé une sépulture en terre chrétienne

du fait de son appartenance à la franc-maçonnerie.

Une plaque commémorative lui est dédiée au cimetière des Grands Hommes de Prague.

A l'époque de sa mort, son style était déjà considéré comme dépassé,

 mais l'intérêt pour cet art magnifique est réapparu dans les années 1960

et continue périodiquement à inspirer et à influencer les illustrateurs contemporains.

 

copie de médaillon style Byzanthin

 

 

Le mot d'Harmony

  "Il y a tellement longtemps que ce billet

(comme de nombreux autres) est en attente de publication,

 que des images se sont effacées et qu'il m' a fallu les rechercher.

Le dernier billet sur Canaletto n'a pas eu l'air de vous plaire,

espérons que Mucha attirera plus de "clients....".

 

 

 

 

 

 
 

 

 

Visite de Venise avec le peintre Canaletto

 


 

Visitons Venise, Venezia en italien

au travers de la peinture de Canaletto

 

Venise est constituée de 180 îlots, que séparent 177 canaux étroits 

enjambés par près de 400 ponts.

Le Grand Canal, divise Venise en deux ensembles distincts, 

bordés au sud par la longue île de la Giudecca.

 Au nord s’égrènent plusieurs îles :

  San Michele, Murano, Burano et Torcello.

A 4 km se trouve le port : Porto Marghera.

De nombreux palais du Moyen Age et de la Renaissance

 sur les rives du Grand Canal 

 demeurent les témoins de son rôle culturel et artistique dans l’histoire.

Cœur de la ville, la place St Marc est dominée par le Campanile,

 elle s’ouvre, du côté du canal de Saint-Marc  qui prolonge le Grand Canal,

 sur la Piazzetta aux deux colonnes de granit,

 devant laquelle s’élève le palais des Doges, 

 et le pont des Soupirs qui mène aux prisons (d'ou son nom).

 Les îles adjacentes comptent de nombreuses églises.

 

 

 

 

 

Giovanni Antonio Canal dit Canaletto

1697 - 1768


peintre de Venise

 

Peintre, dessinateur et sculpteur italien,

il était le fils du peintre Bernardo Canal, d'où son surnom Canaletto.  

 Il devint rapidement le plus célèbre représentant des panoramas de Venise : 

 

 

Les vedutes

 

 

représentent une vision de la réalité et de la nature environnante

 reproduite selon les règles déterminées de perspective,

qui servaient de cartes postales pour ceux qui pouvaient les acheter.
 

L'artiste sera initié à la peinture et à la perspective par son père de Bernardo,
 
peintre de décor de théâtre dans la tradition baroque. 
 
Ce dernier associera ses deux fils  à la scénographie de plusieurs spectacles.
 
 

L'adolescent a donc grandit dans la magie des peintures merveilleuses conçues pour la scène,

pour donner l'illusion des perspectives, des angles de vue agencés avec ingéniosité,

sur quelques mètres seulement de profondeur du plateau, 

pour persuader les spectateurs qu'ils voient des palais, des rues,

des jardins, des canaux où évoluent les personnages.

Les changements et les transformations des décors ont lieu sous les yeux du public.

Canaletto quitte très tôt ce monde du théâtre

et s'intéresse aux paysages que lui offre la ville.

 

 

Canaletto subira dans un premier temps des influences et après son séjour à Rome,
 
en 1819, il s'orientera définitivement vers une carrière de védutiste.
 
Il se distingue par la justesse de ses effets, par la transparence des fonds et des ciels.
 
 Canaletto peindra ses premières vues vénitiennes dans les années 1720.
  
 Précurseur dans sa façon d'échelonner les différents plans de ses compositions, 
 
qu'il agrémentait de détail afin de mieux situer les distances, 
 
il utilisera la chambre optique dans le cadrage de ses tableaux. 
 
C'est pourquoi, de nos jours, ses oeuvres, pourraient être taxées de photographiques.
 
Observateur de talent, sa minutie est éblouissante.
 
 Les vibrations de la lumière imprègnent les crépis roses, laiteux, safranés;
 
les reflets de l'eau ondoient doucement. Il ne peint pas seulement en atelier,
 
d'après ses croquis, mais se rend constamment sur les lieux pour rechercher la vérité.
 
 
 

 

Place san Marco, détail

 Canaletto se souciait beaucoup de l'impression

que ses compositions produisaient sur les spectateurs.

Pour ce faire, il n'hésitait pas à supprimer certains bâtiments, en ajoutait de fictifs,

rapprochait les plus éloignés du sujet, en modifiant les courbes, repoussant les fonds,

 simplifiant les architectures des toits, les détails des façades,

élevant le point de vue comme s'il venait d'un balcon très haut, placé en face.

Le résultat donnait un pur chef-d'oeuvre.



 

 Sa méthode de travail
 
 
 
vue de l'église de la Salute
 
 
Canaletto avait un mode de travail intéressant.
 
 Après s'être installé dans un endroit soigneusement choisi,
 
 sorte de point de vue (barque sur la lagune, balcon, terrasse),
 
il observait le paysage qu'il voulait reproduire à travers une "chambre noire".
 
 C'était une espèce de boîte, fonctionnant de manière analogue
 
 à un appareil photographique rudimentaire.
 
 Les images visées traversaient les lentilles de l'objectif
 
 et convergeaient sur un miroir incliné,
 
C'est sur cet écran que le peintre voyait l'ensemble du paysage choisi.
 
Il reproduisait sommairement les lignes fondamentales de la composition,
 
vue en perspective, sur une feuille de papier.
 
 Cette chambre noire avait un avantage évident:
 
elle lui permettait de voir un décor réduit à deux dimensions au lieu de trois.
 
C'est grâce à cette boite noire que les tableaux de Canaletto sont aussi variés.
 
 

 

    

Il intéressera rapidement des amateurs, parmi lesquels des aristocrates anglais
 
qui rameront des paysages de leur voyage en Italie. Joseph Smith,
 
 collectionneur, marchand de tableaux et consul d'Angleterre,
 
 deviendra ensuite le "promoteur" de l'oeuvre de Canaletto.
 
Ce dernier peindra, dans les années 1630, des vues pour le duc de Bedford,
 
 le comte de Carlysle ainsi que de nombreuses autres pour le compte de son mécène.

Peut-être en raison de la baisse de la fréquentation touristique à Venise
 
 durant la guerre de la Succession d'Autriche, 
 
Canaletto débarquera en Angleterre en mai 1746.
 
 Il y restera jusqu'à la fin de l'année 1755. 
 
L'artiste peignit bon nombre de panoramas anglais,
 
 mais continua aussi à réaliser des vues de Venise,
 
 à partir de dessins préparatoires qu'il avait apporté d'Italie.
 

En 1753, il rentre à Venise, et est chargé de la chaire de Perspective

 à l'Académie des Beaux-Arts

 Les toiles de ses dernières années seront critiquées

pour l'utilisation répétée des thèmes qui firent son succès.

Il retournera ensuite à Venise.

 

 

 

Le roi George III achètera la collection du consul Smith en 1763,
 
dont cinquante-trois peintures et une centaine de dessins
 
 qui figurent encore pour la plupart dans les collections de la Couronne britannique. 
 

On admire surtout ses vues du palais ducal de Venise et de la place St-Marc.

 

 

 

Il acquiert la notion que Venise elle-même repose sur l'illusion,

les fêtes, les distractions,

 l'envie des plaisirs d'un peuple gourmand et joyeux qui vit dans le décor

de la plus belle scène de théâtre du monde.
 

Entrée ouest du grand canal 1730  Hauteur 49,5 Largeur 73,7 cm Houston,

Museum of Fine Arts, Cette peinture a appartenu aux Comtes de Wicklow.

Commande probable de leur ancêtre Hugh Howard.
 

Sa Venise romantique s'impose aux autres vedutistes

 par son habileté en matière de perspectives.

Son contemporain Marchesini écrit qu'il "étonne universellement". 

 

 

 

 

 
 
 

 

Victor Hugo, 3ème et dernière partie : son oeuvre picturale


 

 

 

Un aspect moins connu  de Victor Hugo :

peintre, dessinateur 

 

  

   Léopoldine, dessinée par Victor Hugo
 

  

  

Autodidacte

 Hugo n'hésite pas à utiliser les méthodes les plus rustiques ou expérimentales :

il mélange à l'encre le café noir, le charbon, la suie de cheminée,

peignant du bout de l'allumette ou au moyen des barbes d'une plume.

Ses œuvres sont, en général, de petite taille et il s'en sert tantôt pour illustrer ses écrits,

tantôt pour les envoyer à ses amis pour le jour de l'an ou à d'autres occasions.

Cet art, qu'il pratiquera toute sa vie, le divertit.

Au début, ses travaux sont de facture plutôt réaliste; 

mais avec l'exil et la confrontation mystique du poète avec la mer,

ils acquerront une dimension presque fantastique.

Cette facette du talent d'Hugo n'échappera pas à ses contemporains

et lui vaudra les louanges, notamment, de Charles Baudelaire :

« Je n'ai pas trouvé chez les exposants du Salon la magnifique imagination

qui coule dans les dessins de Victor Hugo comme le mystère dans le ciel.

Je parle de ses dessins à l'encre de Chine,

car il est trop évident qu'en poésie, notre poète est le roi des paysagistes».  

 

 

"Souvenirs d'Anvers" 

 

 

s"


Plume, encres brune et noire et lavis, fusain, rehauts de gouache blanche, pochoir, sur papier beige

Ce dessin est sans doute lié au départ de Victor Hugo et son fils Charles :

ils quittèrent Bruxelles le 31 juillet 1852 d'où ils gagnèrent Anvers pour y embarquer pour Londres.

Comme l'écrivit alors Hugo à sa femme Adèle, "une foule immense encombrait le quai",

parmi lesquels se trouvait Alexandre Dumas.

Dans un poème des Contemplations qu'il lui a dédié,

on retrouve l'atmosphère de ce dessin :

 "Et le vaisseau fuyait, et la terre décrut ; L'horizon entre nous monta, tout disparut ;

Une brume couvrit l'onde incommensurable."

 

 

 Le voyage devint bientôt un de ses thèmes de prédilection.

 En effet, au-delà du goût exacerbé du pittoresque propre aux Romantiques,

 le poète percevait dans les paysages une harmonie entre “l’intelligence de l’âme”

et celle de la nature, et tentait de les fixer sur le papier.

 Dessiner est alors une manière d’exprimer cet

“autre paysage intérieur que nous nommons la rêverie”.

Pour ce faire, l’écrivain n’abandonne pas sa plume.

En effet, si certains traits sont soulignés au fusain, 

certaines ombres relevées à l’aquarelle,

 l’essentiel du travail se fait à l’encre, les autres matériaux étant surajoutés.

 Cette technique lui valut d’ailleurs d’être traité de “gribouilleur”.

 

"La tour de l'Hermitage, dans un paysage imaginaire"

 

Dans ses paysages escarpés et torturés, les apports de couleurs

 se limitent à des nuances de brumes, au soulignement d’une pierre ou d’une vague.

 Mais toujours cette palette étroite accentue la spontanéité du trait.

 Car, selon les dires de Victor Hugo, cet exercice demeure un délassement

“entre deux strophes”  qui n’a pas grande importance.

 

1847 "Château dans les arbres", écran insoluble incolore

avec superposition de pigment sec gris, encres brunes, crayon graphite.

540 cm x 407 cm

 

 

 

 

En voyage, le poète prend des notes dans des carnets et des albums de dessins,

  de la rapide esquisse faite sur place à l'épure achevée plus tard,

du croquis à la mine de plomb au lavis aquarellé, tel "Beaufort" ci-dessous

  

 

"Beaufort

 

 

 

 Cependant, en 1850, lors de la crise politique doublée de la tristesse causée

 par la mort de sa fille, Léopoldine, le dessin devint un refuge pour l’artiste.

 Incapable d’écrire, il reporta sa créativité dans le domaine pictural,

 et produisit de nombreuses œuvres, reflets d’une âme angoissée par la finitude humaine.

 

 

 Contrairement à son œuvre écrite,

 les dessins de Victor Hugo ne louent pas la grandeur de l’Homme.

 

 

Si celui-ci est représenté, ce n’est plus dans sa force d’âme et de caractère,

 mais sous une forme chétive, léger bateau ballotté par les flots,

terrassé par une nature qui le submerge et l’écrase.

 Dans sa retraite sur les îles anglo-normandes,

 et davantage du haut de son belvédère de l’île de Guernesey,  

Hugo dispose en matière de nature déchaînée d’un modèle inégalable : l'Océan.

 Et c’est pourquoi, sous sa plume, on peut ressentir un certain vertige,

celui qui sans doute le prit face à cette force incommensurable.

 

 

Si la grandeur humaine s’estompe, la force d’imagination de l’artiste elle, demeure.

 

"Le phare" 

 

 Habile à représenter des ruines, esquisser un château sous une nappe de brume,

 ou suggérer le gouffre noir du ventre de la mer,

Hugo n’en est pas pour autant un peintre réaliste.

De ses œuvres se dégage un effet un souffle de surnaturel.

 Le sujet, qu’il soit sauvage ou architectural, semble doué de vie,

 animé d’une force profonde et insondable.

On retrouve ainsi le même mysticisme présent dans son œuvre littéraire,

 qui su changer l’Océan en force supérieure et les vieux bourgs en monarques.

 

"Pieuvre" avec initiales

 

 

L’ensemble de cette œuvre picturale, qui comprend 3500 dessins créés entre 1830 et 1876,

 couvre donc une faible part de la vie et du travail de l’artiste.

Pourtant, ses dessins suscitèrent l’engouement,

 prenant une ampleur dont Hugo ne voulait pas.

C’est pourquoi il minimisa leur importance,

craignant de voir son œuvre écrite concurrencée.

Cependant, il ne put échapper à la postérité.

Ces “simples délassements” lui échappèrent en effet bien vite, jugés visionnaires,

 puis détournés en revendications de “l’art pour l’art” par les Parnassiens.

 Les Surréalistes eux-mêmes, pourtant hostiles au “classicisme” du poète,

admirèrent ses œuvres picturales, et notamment ce qu’il nommait ses

“silhouettes fantastiques”, proches selon eux des dessins automatiques.

 

 

 Celles-ci consistaient en expériences autour de taches d’encre,

 dans lesquelles Hugo distinguait une architecture complexe et ordonnée.

Homme de Lettres, il voyait déjà les couleurs, savait capter les tempêtes.

 Par ses dessins, c’est donc aussi sa vision du monde qu’esquisse Victor Hugo,

 laissant par la magie du trait se développer son imagination.

 Etats d’âmes, questionnements et fascinations s’y expriment,

peut-être plus lisiblement que dans ses écrits, 

et ouvrent au lecteur une fenêtre sur l’âme  de cet emblématique et singulier auteur.

 

 

 

"Le Burg à la croix" 1850. Crayon graphite, plume et pinceau, encre brune,

écran soluble incolore avec superposition d'encre noire indélébile (crucifix),

écran lépreux avec superposition de pigments secs noirs (burg),

écran soluble noir avec superposition de pigment sec gris

(pont et première tour à gauche),

 crayon lithographique noir, gouache blanc, encre dorée,

 grattoir et espèce de poinçon (72,3 x 125,8 cm)

 

 

"Crépuscule" à Jersey 1853-55

 

 

"Charrette à raccomoder", Vianden 

 

 

  

"Steamer avec machine à l'avant aperçu en 1863, durant le trajet Douvres-Ostende"

tel est ce qu'à écrit l'auteur mais il a finalisé le dessin

sur du papier du Théâtre de la Gaité, en 1871 : 

plume, pinceau, encres violette et brune.

 

 

"Le gai château" 1897 plume, encre noire, encre brune, pinceau,

écran soluble incolore avec superposition de pigment sec, grattoir

et espèce d'aiguille, 158 cm x 22,2 cm

 

       

 En effet, au-delà du goût exacerbé du pittoresque propre aux Romantiques,

 le poète percevait dans les paysages une harmonie entre

l’intelligence de l’âme et celle de la nature, et tentait de les fixer sur le papier.

 Dessiner est alors une manière d’exprimer cet

“autre paysage intérieur que nous nommons la rêverie”.

Pour ce faire, l’écrivain n’abandonne pas sa plume.

En effet, si certains traits sont soulignés au fusain,

 certaines ombres relevées à l’aquarelle,

 l’essentiel du travail se fait à l’encre, les autres matériaux étant surajoutés.

 Cette technique lui valut d’ailleurs d’être traité de “gribouilleur”.

Dans ses paysages escarpés et torturés,

les apports de couleurs se limitent à des nuances de brumes,

au soulignement d’une pierre ou d’une vague.

 Mais toujours cette palette étroite accentue la spontanéité du trait.

 Car, selon les dires de Victor Hugo, cet exercice demeure un délassement

“entre deux strophes” qui n’a pas grande importance.

"Portique", plume, encres brune et noire et lavis, crayon de graphite,

 grattages, zones frottées, sur papier à grain, Maison de V.Hugo à Paris

 Cependant, en 1850, lors de la crise politique

 doublée de la tristesse causée par la mort de sa fille,

le dessin devint un refuge pour l’artiste.

 Incapable d’écrire, il reporta sa créativité dans le domaine pictural,

 et produisit de nombreuses œuvres,

reflets d’une âme angoissée par la finitude humaine.

   

  

 

Ma Destinée, 1867, 17,4 x 25,9 cm, Paris, Maison de Victor Hugo,

 plume et lavis d’encre brune, gouache, sur papier vélin.


Contrairement à la plupart des marines,

celle-ci ne présente pas un navire luttant contre le courant, mais porté par la vague ;

 elle est comme l'équivalent graphique des propos de Victor Hugo dans son discours

 Aux marins de la Manche :

"en proie aux événements comme vous aux vents,

je constate leur démence apparente et leur logique profonde ;

je sens que la tempête est une volonté, et que ma conscience en est une autre,

et qu'au fond elles sont d'accord ; et je persiste, et je résiste,

 et je fais mon devoir, pas plus ému de la haine que vous de l'écume."

         

 

 

, la foule loue et blâme ;

"La souris" 1840, crayon graphite, encre brune, plume et pinceau, 27,5 cm 22 cm

Une humble goutte d'eau de fleur en fleur tombée,
Un nuage, un oiseau, m'occupent tout un jour.
La contemplation m'emplit le coeur d'amour.
"L'Exil"

 

 

 

 

   

 


   

"Malines" 1837, crayon graphite

                

 

      

"La tour des rats" 1847 

 

Sources textes variées, dont la principale provient de :  P. Vallée

recherche des oeuvres : Harmony  
 

 http://www.poesiehalique.com/categorie-10297986.html 

Je ne puis que vous inviter à feuilleter

 les deux premiers volets de ce mini cycle :

V. Hugo, sa vie son oeuvre

V. Hugo dans l'intimité de ses maisons

ainsi que l'album de photos sur les femmes de sa vie.

 

 

 

   

Peinture réalisée à l'occasion du bicentenaire de sa naissance 

 

 

 

 

 

 

 

Albert Besnard : le glorieux méconnu

 

   

 

   

 

 

   

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Je n'attends pas que des compliments, bien qu'ils soient notre récompense.

Les critiques justifiées sont toujours constructives.

 

 

Le mot d'Harmony

 

" Toujours fidèle à moi-même, une éponge qui a soif de savoir

et qui absorbe le plus possible, le net est devenu après la fac,

 un vaste terrain d'investigations et de connaissances.

 Je remercie Gabriel Badea-Päun d'avoir mis l'article suivant en ligne

 le 9 août 2008, ne connaissant pas le peintre Albert Besnard,

me voilà satisfaite de mes petites navigations qui sont toujours concluantes."

 

Paul Albert Besnard

1849-1934

   

 

photo d'un inconnu, vers 1884, A. Besnard dans son atelier

 

  L’exposition ouverte au Musée Eugène Boudin de Honfleur,

du 5 juillet au 29 septembre tentait de présenter, à travers 80 œuvres

(peintures, pastels et gravures) provenant de plusieurs musées

 et de collections particulières françaises,

 le riche parcours de Besnard. Pari ambitieux, car son œuvre est  considérable

quantitativement et très varié techniquement,

allant de la modeste et réduite eau-forte aux compositions décoratives

 de très grandes dimensions. On estime à plusieurs milliers de tableaux

 l'oeuvre de cet artiste." 

 


    Marcel Proust écrit  en 1891 :

 « il personnifie le mouvement, les couleurs éclatantes,

 la vie dans tout son épanouissement, la nature grandie, je dirais idéalisée,

 si le mot n’était pris trop souvent dans un sens banal.

Je ne connais pas de portrait plus séduisant que celui de ces deux sœurs

se donnant le bras, fines, malicieuses, à la peau nacrée,

 simplement mises de tulle vert retenu à la taille d’un ruban blanc,

 l’une se renversant légèrement en arrière d’un mouvement fier,

mais pas hautain, l’autre se penchant pour cueillir une fleur, cela sans effort,

 sans mièvrerie. Elles se détachent sur le fond d’une serre aux sombres feuillages,

 d’un bleu vigoureux, profond, onctueux.

 Cela a l’éclat des beaux Rubens, avec la grâce, la délicatesse en plus.

 C’est l’image de la jeunesse joyeuse, du printemps.

 Besnard expose un autre portrait d’une égale importance,

 mais évoquant un sentiment tout différent : la note est plus intime,

plus enveloppée ; il est aussi plus sobre de tons ;

 puis trois petites toiles : une Annonciation conçue comme un primitif

 avec un ange gozzolien qui s’envole dans un paysage délicieux ;

 un effet curieux de soleil couchant et un intérieur,

 un couvert mis (quelle nature morte !)

près d’une fenêtre ouvrant sur un fond de falaise.

 

    

"Cygnes sur le lac d'Annecy" vitrail, 1890

Matériaux : verre gravé à l'acide et peint. 

N’oublions pas ses cartons (projets de vitraux), d’une si belle couleur,

 d’un si large dessin, rappelant, sans les imiter le moins du monde,

les compositions japonaises, parce que, comme les Japonais,

 Besnard sait regarder et a l’amour profond du maître des maîtres, la nature. »

 

"Tête de jeune fille"  

    Portraitiste recherché de la grande bourgeoisie française,

 auteur de nombreuses commandes officielles, chevalier de la Légion d’Honneur,

 Besnard est, en cette fin de XIXe siècle, l’exemple du peintre arrivé

qui s’est imposé et a imposé son œuvre. L’éclat de cette reconnaissance

va le conduire à des hautes responsabilités institutionnelles.

Directeur de la Villa Médicis, directeur de l’Ecole nationale supérieure

 des beaux-arts, élu à l’Académie française.

   Cependant, Albert Besnard resta longtemps, méconnu voire méprisé.

 La réévaluation récente de cette si riche et si contrastée vie artistique

 de la Belle Epoque n’a pas profité au peintre.

 Même si ses œuvres sont très prisées par les collectionneurs de peinture

et les amateurs d’estampes, il reste peu présent dans les des musées.

Le Musée d’Orsay ne montre qu’une seule peinture

 dans la salle dédiée aux portraitistes mondains

et aucune exposition ne lui avait été consacrée depuis celle de 1949

commémorant le centenaire de sa naissance.

 Il était donc temps que Besnard sorte de cette ombre.

   

dessin "La baigneuse"  

   Albert Besnard a un  parcours classique, fils d’un « bon élève d’Ingres »,

 Louis-Adolphe Besnard, qui quitte le domicile juste après la naissance de son fils,

 et d’une miniaturiste assez remarquée, Louise-Pauline Vaillant,

Albert prend ses premières leçons de dessin avec sa mère.

Entré en 1866, à 17 ans, à l’Ecole des Beaux-Arts

il est reçu au Salon en 1868 et remporte le Grand prix de Rome en 1874 avec

 

"La Mort de Timophane, tyran de Corinthe"

sujet antique, un genre qu’il n’abordera plus par la suite.

 A Rome il fréquente les salons de la marquise de Roccagiovine

 et de la comtesse Primoli, fait la connaissance de sa future femme,

 le sculpteur Charlotte Dubray, et surtout approfondit sa culture artistique.

 De 1880 à 1883 il s’installe à Londres. Il rencontre deux expatriés français

qui lui redonnent le goût de l’eau-forte et son art s’enrichit considérablement

au contact de celui des préraphaélites, même si leur influence

ne fut que passagère, et surtout grâce à la fascination qu’exerce sur lui

la sonorité de la palette des grands portraitistes anglais du XVIIIe siècle :

Reynolds, Gainsborough et Lawrence. Ses audaces chromatiques,

qui ont souvent irrité ou déconcerté critiques et amateurs d’art,

 joueront à partir de cette date un rôle primordial dans sa création.  

         Le choix des œuvres présentées donne une image assez claire

 de l’évolution de la carrière de Besnard.

De la Jeune Florentine  de ses années d’études en passant par

 

 

 "Madeleine Georges enfant" 1872, Paris, musée d’Orsay,  

 très redevable à la manière de Jules Lefebvre, jusqu’au portrait de

 

 "Madame Roger Jourdain"

toile de tout premier ordre qui marqua la carrière du peintre

en raison de l’originalité de ses effets d’éclairage et du scandale fait autour d’elle,

 et à celui de la Comtesse Pillet-Will, au visage impassible,

toutes ces huiles prouvent bien la place de Besnard parmi les portraitistes

 les plus importants de son temps. Intéressé surtout par la couleur et la lumière,

même si on décèle quelques hardiesses dans le dessin,

 

"Portrait de famille" 1890

 

Besnard croque avec tendresse ses enfants,

 comme dans le Portrait de Germaine ou ose des compositions chromatiques

proches de celles des Fauves.  

Parmi les paysages exposés on remarque le

 

  

"Port d’Alger au crépuscule" 1893, Paris, musée d’Orsay,

 

  

 "Ciel d’orage à Berck-sur-Mer" 

 proche de Manet, et plusieurs aquarelles sur l’Inde

 que Besnard réalisa lors de son voyage d'octobre 1910 à avril 1911.

 

"Marchand de fruits à Madura"  

On voit aussi deux grandes toiles indiennes terminées en France.

Ses travaux indiens furent exposées en 1912 et reçurent un accueil triomphal. 
     
 

 

"A Bénarès", 1911
Aquarelle, gouache et encre brune - 17,5 x 10,5 cm
Collection particulière

 

 

Harmony septembre 2008

 

 

 

  

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Les amoureux de Peynet

 

 

 

 

 

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"l'envol du poète"

  

 

RAYMOND PEYNET 
 

1908-1999

 

             

                  A 15 ans, il entre aux Arts appliqués... école qui,  

 est située juste en face du bistrot de ses parents, auvergnats

 "montés" à Paris quelques années auparavant.

 C'est en entrant dans la vie active que Raymond Peynet

 commence à apprendre véritablement son métier de dessinateur

 chez "Tolmer", agence de publicité à Paris,

en effectuant différentes tâches, qui allaient du balayage de l'agence,

 du dessin d'étiquettes de parfums et de décors de boîtes de gâteaux, 

 jusqu'à la conception de diverses publicités.

En 1930, il épouse, Denise, au nom prédestiné "DAMOUR".

Afin de mieux gagner sa vie,

Raymond Peynet publie ses dessins dans la presse parisienne,

 très abondante à cette époque :

 le Rire, Rire à deux, Paris Magazine,

The Boulevardier  (journal réservé aux Britanniques résidant à Paris),...

C'est en 1942, que la vie de Raymond Peynet va changer !

Devant remettre un pli confidentiel à un correspondant, à Valence, 

 il se trouvait au point de rendez-vous, assis sur un banc,

face au kiosque à musique (classé Monument Historique depuis 1982).

C'est là que Peynet imagine un petit violoniste aux cheveux longs

 qui jouait tout seul dans le kiosque de Valence et une admiratrice qui l'écoutait.

Quelques années plus tard, le violoniste a donné sa place au poète...

et l'admiratrice est devenue sa compagne.

"Les Amoureux de Peynet" étaient nés !...

Les Amoureux de Raymond Peynet ont fait le tour du monde... 

sur des porcelaines, sur des écharpes,       

                                                       
                               
                   

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 sous forme de poupées, dans des livres,

 

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 sur des médailles, 

en statues (telle celle élevée à Hiroshima au Japon).. 

sur tout ce qui symbolise l'Amour.

         "Brassens n'aurait pas écrit "les bancs publics"

 sans Les Amoureux de Raymond Peynet" disait-il.


Charles Aznavour a consacré également une chanson aux Amoureux de Peynet,

 interprétée par Marcel Amont, "les Amoureux de Papier".

                            Actuellement, 4 Musées sont consacrés aux Amoureux de Peynet :

                                Antibes, Brassac les Mines, (ville native de la mère de Peynet),

                                 Karuizawa (Nagano - Japon) et Sakuto-cho (Okayama - Japon).

                           Raymond Peynet s'est éteint dans sa 90ème année, le 14 janvier 1999... 

                              un mois tout juste avant le jour de "sa Saint-Valentin"

 

                                                       
                    
           
                   

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Créé en 1989 à l'initiative de la municipalité
 
 en hommage à l'un de ses plus célèbres citoyens d'honneur,
 
 le musée accueille, à l'ombre des platanes de la pittoresque place Nationale,
 
les touristes dans des salles climatisées où sont abritées
 
 plus de trois cents oeuvres de l'artiste 
 
(lithographies, gouaches, encres de Chine, porcelaines, poupées, eaux fortes, etc...).
 

Le musée reprend dans son architecture

 les formes octogonales caractéristiques du célèbre kiosque de Valence.

Lequel trône à l'état de maquette en bonne place dans les locaux.

Outre sa riche collection permanente permettant

d'effectuer une rotation de ses oeuvres accrochées,

le musée propose ponctuellement des présentation "événementielles"

 de dessins pouvant se rapporter

aux fêtes de fin d'année,  à l'été, à la fête de la musique, etc...

 

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Enfin, de façon coutumière, le musée propose à l'occasion de la Saint Valentin,

des expositions exceptionnelles de l'artiste afin de présenter au public

 des aspects plus méconnus de son oeuvre.

                                                       
                  
             
                   

 

Parrallèlement, le musée Peynet et du dessin humoristique 
 
ouvre très  régulièrement ses portes aux dessinateurs humoristiques,
 

que ces derniers soient ou non contemporains de Raymond Peynet.

Plantu, Dubout, Chenez, Blachon, Moisan, etc...

Nombreux sont ceux qui ont, (ou qui sont en passe de le faire),

 exposé leurs dessins dans l'enceinte du musée.

Cette tendance s'inscrit dans une nouvelle orientation visant

 à faire du musée Peynet, le "porte-parole" du dessin humoristique de presse, 

ce qui ne contredit en rien l'esprit de ce lieu.

En effet, l'oeuvre de Raymond Peynet ne se limite pas aux seuls amoureux

et son passé d'artiste est riche en dessins d'humour,

ce qui tout naturellement peut en faire l'un des précurseurs

 de cet art très apprécié, tout âge confondu.

Place Nationale - 06600 ANTIBES

 

                                       

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Harmony
 

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Désolée de vous présenter le même billet que l'an passé....
 
Sachez que je vous aime d'amitié. 
 

 

 

 

Merci à notre adorable ami Gérard François pour ce bouquet magnifique 

 

     

 

   

 

Un billet sur un humoriste avant de m'absenter un peu..

 

 

 

 
 

 

 
 
 
 
 
 
Philippe Geluck
 
 
 
 
 
 
 
Laurent Ruquier absent,
a confié la présentation de
 "on a TOUT essayé"
 à P. Geluck 
 
 
Le mot d'Harmony 
 
"Certainement vous connaissez Geluck comme chroniqueur,
chez Laurent Ruquier dans plusieurs de ses émissions
ainsi que pour ses participations chez Michel Drucker.
Vous savez qu'il dessine des chats avec beaucoup de succès, mais après?
Je vous propose d'entrer un peu plus dans l'univers de ce "touche-à-touche".
 
Il commenca par être comédien et fut un pensionnaire assidu
du Théâtre national de Belgique.
 Mais, rapidement il a les honneurs du petit écran
 et anime à partir de 1978 plus de 1.500 émissions au ton mordant.
 
 Parallèlement, il dessine, fait des pastelles et expose  à Londres, Paris, Milan...

 

"Le Chat"

 

Geluck est le papa d'un gros minou plein d'humour.

 

C'est dans

 Le Soir,  quotidien belge 

que le  "Chat" fait sa première apparition.

Trois ans plus tard, 

le premier album du "Chat" sort et connaît un succès grandissant.

 

 

 

Cet illustrateur est à la fois trublion, drôle, sensible 

et toujours animé par la passion et la curiosité.

 

 

 

 

Je ne sais pas si on avait déjà vu cela depuis Hergé (tiens encore un Belge!!)

le 26 mai 2008 

 Le Chat de Geluck, a été la vedette des enchères BD à Drouot Montaigne

 

 


Après avoir brillé lors du dernier salon du livre avec une expo très visitée,

 Le Chat de Geluck fait a nouveau parler de lui.

Le félin philosophe sera en effet l'une des vedettes

de la prochaine vente aux enchères spéciale bandes dessinées

 organisée les 30 et 31 mai prochain à Drouot Montaigne.

 L'étude Millon cédera 800 lots composés

quasi exclusivement de planches originales

dont un groupe de toiles signées Philippe Geluck

qui seront mise aux enchères entre 2 000 et 9 000 euros.


 

 

  

 "C'est lui qui sort toutes les conne...qu'il me fait dire" 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Un kikou à ma tite tortue préférée, Krikri,

chez qui j'ai chipé le cadre, en me déguisant et en passant comme une fusée, pour ne pas me faire pincer....

 

 

 

 

 Je n'avais rien publié, sur Les Arts, depuis les voeux,

mes autres blogs sont en stand by et

j'envisage, même si cela me déchire, oui vraiment,

car vous êtes comme une drogue, une nouvelle pause,

le physique ne s'arrangeant pas et le physchiseme étant en chute libre...

Pour ces raisons je vous laisse sur un billet d'humour.

Votre amie Harmony/Nicole

En voulant enlever mes couleurs de fêtes de fin d'année,

 j'ai fait mumuse avec les couleurs

mais c'est pas top du tout.... 

  

 

   

 

@Ghislaine@.G

 

"Le verrou" et "Le baiser à la dérobée"

 

 

"Le verrou"

 

 Pour le bicentenaire de la mort de Jean-Honoré Fragonard en 2006 LES ARTS lui ont consacré

plusieurs billets et albums photos, Harmony aime ce peintre, dessinateur doué, coloriste hors pair, 

oeuvrant  pour une clientèle de privilégiés qui affectionne les sujets galants 

et qui paye fort bien ses polissonneries. 

  Cet anniversaire n’a donné lieu en France, à aucune manifestation majeure,
 
et aucune grande exposition n’a été consacrée à cet artiste depuis vingt ans.
 
 
 
 
 
 
 
Le musée Jacquemart-André
 
 
TinyPic image
 
 
a réparé cet oubli en présentant une centaine d’œuvres venues du monde entier.
 
L’exposition :
 
 "Les Plaisirs d'un siècle"
 
s'est déroulée du 3 octobre au 13 janvier 2008

 

 

  TinyPic image

 

 

 

Donc sur ce billet, pas de biographie de l'artiste qui a trancrit à merveille  le bel esprit

et les goûts de son temps : plaisirs galants, plaisirs champêtres mais aussi plaisirs littéraires et artistiques.

 La variété de sa touche picturale répond à la diversité des sujets qu’affectionnaient ses contemporains.

Fragonard est considéré comme le peintre de la frivolité, bien qu'il ait peint dans de nombreux autres registres :

 grands paysages inspirés de peintres hollandais, peintures religieuses ou mythologiques, notamment.

 

Jean Honoré Fragonard

5 avril 1732, Grasse - 22 août 1806, Paris

 

 

 

 

Petit rappel de l'anecdote qui orienta Fragonard vers le libertinage,

alors qu'après son retour de Rome, à peine âgé de  30 ans,

"la Pompadour", dont il était le favori, le poussait à suivre la voie officielle.

 

 

 

"M. de Saint-Julien,  grand amateur de sujets lestes, avait fait venir chez lui le peintre Gabriel Doyen,

alors très en vogue, et lui avait, lui montrant sa maîtresse,

 tenu des propos libidineux à propos du tableau qu'il souhaitait. 

Doyen, qui se voulait peintre d'histoire, prit assez mal l'offre et riposta :

 " Pour ce genre d'ouvrage, demandez plutôt à Fragonard,

il fait inlassablement voler les chemise."

Fragonard accepta de brosser en 1787 le fantasme de son commanditaire, avec :

Les hasards heureux de l’escarpolette. 

 

 

« Je désirerais que vous peignissiez Madame sur une escarpolette

 qu'un évêque mettrait en branle.

 Vous me placerez de façon, moi,

 que je sois à portée de voir les jambes de cette belle enfant et mieux même,

 si vous voulez égayer votre tableau. »

 

 

 

Arrêtez nous aujourd'hui sur "Le verrou" et "Le baiser à la dérobée"

 

"LE VERROU"

 

"Le verrou" peint vers 1777, Hauteur : 0,74 m, Largeur : 0,94 m, Musée du Louvre. 


"Sur la droite, un jeune homme enlace une jeune femme

et de la main droite pousse le verrou du bout du doigt, ce qui est assez irréaliste.

 La jeune femme serrée contre lui se pâme et le repousse.

Toute la partie gauche du tableau est occupée par un lit dans un extraordinaire désordre :

les oreillers épars, les draps défaits, le baldaquin qui pend…

Un spécialiste de Fragonard a eu cette formule admirable pour décrire le tableau :

"à droite le couple et à gauche rien (..)."

"Effectivement, il n'y a pas de sujet dans cette partie du tableau,

juste des drapés, des plis, donc finalement de la peinture.

En observant les oreillers du lit, on remarque que leurs bords sont anormalement dressés,

 comme des pointes vers le haut.

 En regardant dans la direction de ces pointes,

il voit que dans le baldaquin s'ouvre légèrement un tissu rouge,

avec une belle fente allant vers l'obscur.

Ce repli noir dans le tissu rouge peut cependant avoir du sens par rapport à ce qui va se passer, 

d'autant plus que le drap de lit qui fait l'angle

 au premier plan jouxte la robe de la jeune femme et est fait du même tissu que cette robe.

Si vous regardez bien cet angle c'est un genou.

Il apparaît donc que ce rien est l'objet du désir; il y a le genou, le sexe, les seins de la jeune femme,

et le grand morceau de velours rouge qui pend sur la gauche et qui repose de façon tout à fait surréaliste

sur une double boule très légère avec une grande tige de velours rouge qui monte."


Pour Daniel Arasse cela ne fait aucun doute, c'est une métaphore du sexe masculin

"Mais le critique d'art insiste bien aussi sur le fait

que tout ce qu'il peut dire de ce rien qui occupe la moitié du tableau,

 c'est que c'est un lit à baldaquin en désordre.

 S'il commence à nommer les choses alors son discours se teinte d'une vulgarité 

 qui ne correspond pas du tout au tableau.

Etre confronté à l'innommable est ce qui l'a passionné dans ce tableau.

 Nommer le lit comme genou, sexe, sein, sexe masculin dressé, est scandaleux,

 car c'est précisément ce que ne fait pas le tableau.

 Il ne le dit pas, ne le montre même pas, au spectateur de le voir ou non."

  Dès que les choses sont nommées, elles perdent cette qualité d'innommable de la peinture elle-même.

 

 

 

Détails

 

Le lit en désordre est théâtralisé par le grand rideau rouge,

 les amants semblent effectuer un joli pas de danse tandis que la chute prochaine

de la vertu est discrètement annoncée  par la présence d'une pomme

et d'une cruche renversée (à gauche dans l'ombre du rideau).

 


A ce propos, remarquez la belle diagonale qui relie la main du jeune homme poussant le verrou...

 au fruit défendu : la pomme.  

 

 


 

 

 

 

 

Détail des drapés 

Malgré les multiples analyses effectuées sur ce tableau (dont celle-ci),

il n'y a pas eu une explication concise mais plusieurs éventualités quant à sa signification.

 Le grand questionnement étant :

 s'agit-il d'un viol ou d'une scène d'amour ?

Une esquisse de taille réduite (26x32,5 cm) de ce tableau a été vendu chez Christie's

 le 17 décembre 1999 pour la somme de 8,08 millions d'euros.

La version originale du Verrou a été acquise par le musée du Louvre en 1974.

 Elle fut conçue par le peintre comme pendant à

 

 

 

"l'Adoration des bergers" 

Sont ainsi opposés l'Amour sacré et l'Amour profane.

 

 

 

La réputation de Fragonard repose de manière exagérée sur ses tableaux dits "de boudoir",

 de jeunes femmes dénudées et des étreintes fougueuses.

On oublie qu'il fut aussi un peintre remarquable de sujets religieux.

 

  

Au Louvre : l'affaire du verrou

 

Janvier 1974, le département des peintures du musée du Louvre fait l'acquisition

 auprès du galériste parisien François Heim d'un tableau, peint par Jean-Honoré-Fragonard.

Une violente polémique éclate peu après dans la presse pour rappeler

que le même tableau était déjà passé en vente en mars 1969 sous le marteau de Me Maurice Rheims.

Il avait alors été adjugé pour la somme modique de 55 000 francs,

soit cent fois moins cher que le prix payé par le Louvre cinq ans plus tard.

 

  Source texte, Daniel Arasse, historien de l'Art

 

 

 

"Le Baiser à la dérobée"

 

   

   

   Cette oeuvre relève d'une collaboration entre Fragonard et Marguerite Gérard, son élève et belle-sœur
Huile sur toile - 45, 1 x 54, 8 cm - Saint-Pétersbourg, musée de l’Ermitage

  

Fragonard installe l’action de son tableau dans un boudoir attenant à un salon,

 que l’on aperçoit sur la droite et où se sont réunis des joueurs de cartes.

 Cette anti-chambre communique également avec un autre espace, peut être un corridor,

 par lequel le galant est arrivé.

En un mot, avec Le baiser à la dérobée, la coulisse est devenue un théâtre.

 

   

 

Le XVIIIe siècle raffolera de ce type de situations où s’élaborent les faux-fuyants,

 et d’où sourdent les quiproquos.

Paravents, rideaux levés et portes entre baillées marquent des espaces aux frontières changeantes.

 Ces trucs et trucages n’ont de cesse, évidemment,

 de favoriser les intrigues amoureuses où la contagion du

"plaisir et du trouble nous vaut des postures tendues, voire déséquilibrées.

Véritable entre-deux,

 la scène proprement dite se déploie en cette zone délimitée par deux portes

 dont on voit bien qu’elles débouchent sur des à-côtés qui sont autant de

 « "gisements de narrativité".

 Ces portes et les échappées qu’elles permettent restreignent

 d’autant la place accordée aux deux amants, mais donnent au peintre, en revanche,

 l’occasion de dire brillamment comment le désir sait tirer parti du moindre intervalle :

 alors que la jouvencelle se laisse embrasser, le pied du garçon, déjà,

mord sur la somptueuse mais bien encombrante robe.

La belle, qui s’est échappée du salon a dû prendre sur elle-même, à savoir

« remonter » en direction du jouvenceau, tandis qu’en aval (là où se trouvent les joueurs de cartes)

 le devoir social et ses convenances pèsent de tout leur poids.

 Faut-il voir, dès lors,

 dans ce tissu rayé que tire la fille l’expression du déroulement "réticent" de l’action arrivée,

malgré tout, à son terme ? Le mouvement des étoffes, le plissé du vêtement féminin,

 la torsion des rideaux, participe du léger désordre présidant à cette rencontre amoureuse.

 La gorge un rien découverte de la jeune fille,

 dont l’équivalent mobilier paraît se situer dans le fouillis de rubans

 (turquoise, blanc, noir et rose) qui s’échappe du tiroir,

 manifeste assez clairement le relâchement des protocoles,

 que les figures entr’aperçues du salon, quant à elles, ne sauraient souffrir.

 

 

 

 

"Le baiser à la dérobée" est une peinture de genre aux dimensions modestes,

 était-il destiné a fonctionner comme une sorte de programme ayant valeur propitiatoire ?

 On peut tenir en effet pour plausible que cette toile de commande fut peinte

 pour orner une pièce intime, où, à l’abri des regards indiscrets, l’amour pouvait se donner libre cours.

Curieusement et à la différence de la toile,

 le tondo accroché au mur du boudoir se présente comme un univers clos, sans aspérités.

Nous imaginons, qu’il s’agit là d’une de ces « bergeries » un peu mièvres fort en vogue a l’époque.

 Nous pouvons ainsi penser qu’au contraire de celui du tableau rond, rejeté dans l’ombre par le peintre,

 le monde de nos amoureux est traversé d’une fièvre autrement délicieuse.

Source texte Fresnault-Deruelle Pierre, professeur à l'Université Paris I

 

  

 

 

 

 

La réputation de Fragonard repose de manière exagérée sur ses tableaux dits "de boudoir",

 de jeunes femmes dénudées et des étreintes fougueuses.

On oublie qu'il fut aussi un peintre remarquable de sujets religieux,

de scènes de genre ou tout simplement de bonheur familial.

Il reste dans l'esprit du grand public le peint qui d' 

un trait virtuose,

 savait montrer le tourbillonnement du monde, parmi lequel il évoluait,

 par des gestes expressifs et gracieux ou des drapés pleins de vigueur.

 

  

 

Fragonard est le dernier peintre d'une époque sur le déclin,

 ses scènes de genres seront bientôt rendues obsolètes

par la dureté néo-classique de David,

 par la cruauté de la Révolution et celle de l'Empire.

 

 

 

 A la fin du XIXème siècle, les célèbres critiques d'art Edmond et Jules de Goncourt redécouvrent Jean-Honoré Fragonard

sous un jour résolument romantique :

selon eux,

 « c'est le conteur libre, l'amoroso galant, païen,

 badin, de malice gauloise, de génie presque italien, d'esprit français ». 

 

 

 

 

 

 

 

Affiches de la Belle Epoque

 
 

 

 

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"Oui, encore, vous connaissez ma passion pour les XVIII et XIXème siècles

mais aussi combien je suis "fan" du XIX ème et plus particulièrement de l'Art Nouveau.

 Je me fais à nouveau un grand plaisir avec la publication de quelques affiches."

  Harmony le 19 août 2008

 

 

Jan Toorop (1895)

 

 

Ferdinand Bac (1895) "Yvette Guilbert aux Ambassadeurs"

 

Bocchino (1896) "Folies de Marigny"

 

 

 Mucha (1895) "Gismonda"

 

 

Jules Chéret (1894) "Palais de Glace"

 

 

Théophile-Alexandre Steinlen (1896) "La Rue", Affiches Charles Verneau

 

 

 

 

Jules Chéret (1893) "Saxoléine"

 

 

Théophile-Alexandre Steinlen(1893) "Le Mirliton" 

 

 

Jules Chéret (1895) "Quinquina Dubonnet"

 

 

Théophile-Alexandre Steinlen (1896) "La Tournée du Chat Noir"

 

MERCI DE NE PAS OUBLIER DE LIRE LE FLASH INFO

 QUI SUIT : SPECIAL SHANNA.

 

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 
 

 

 

 

Kiraz, le "croqueur" de parisiennes



 

 

 

 

 

 

 

Edmond Kiraz, de son nom de naissance Kirazian,

est un dessinateur de bande dessinées, illustrateur.

Né le 25 août 1923 au Caire d'ascendance arménienne.

 

 

 

 

Le mot d'Harmony

"Si je n'achère plus aucun magasine féminin, ce ne fut pas toujours le cas,

toute jeune fille j'étais une fidèle de ELLE.

Chaque semaine j'attendais "le" dessin de Kiraz, qui "croquait" avec une grande réalité,

une certaine catégorie de parisiennes plutôt "snobinardes" 

mais tellement piquantes, délurées et sensuelles."

 

 

 

 Kiraz commence sa carrière de dessinateur dans le Paris d'après-guerre.

 En 1959, il abandonne le dessin politique pour un genre plus mondain, voire érotique.

 Il a immortalisé une image stylisée filiforme des Parisiennes pour le magazine Jours de France.

 A partir de 1970, il contribue au mensuel Playboy.

Qui ne connait pes les parisiennes de Kiraz ?

 

 

 

 
 

Les Parisiennes de Kiraz

 

 

 

Nées dans les années 1950 de l'oeil tendre et malicieux du dessinateur Kiraz,

les Parisiennes se sont données rendez-vous au musée Carnavalet du 14 mai au 21 septembre 2008,

pour la toute première rétrospective consacrée à leur créateur.

Piquantes, tendances avant l'heure, délurées et libérées, frivoles et sensuelles,  

 dès le début des années 1960 elles entrent dans la légende

 en s'invitant au fil des pages du magazine Jours de France (1959-1987).

 Elles feront parallèlement les beaux jours de Marie-Claire, Gala, Paris-Match, Elle...

Dans les années 1990, ces jolies sylphides s'emparent des codes de la publicité,

 s'illustrant pour Canderel, Clio Chipie ou Nivéa...

 Les Parisiennes racontent à leur façon un peu de l'histoire d'un Paris en voie de disparition.

 

 

 Elles disent une ville d'élégance et de désinvolture,

 

 

 

 une ville dont l'épicentre serait l'avenue Montaigne,

 ses boutiques de grands couturiers et ses magasins de luxe.

 

 

 Une ville de belles voitures, de maris ennuyeux et d'amants cajoleurs.

 Avec  cette très belle exposition de 230 oeuvre présentées,

 c'est toute une vie de travail passionné d'Edmond Kiraz  qui se dévoile :

gouaches originales, peintures inédites, dessins, reportages, croquis,

 photographies, coupures de presse, affiches publicitaires...

 


 

 

  

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

           

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour Illy, l'univers de Victoria Francés, a découvrir

 
 
 
 
 
 
 
 Victoria Francés
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le mot d'Harmony

 

"Ce petit billet est dédié à une amie, Illy, une femme généreuse à l'univers un peu particulier
 à qui je souhaite dire merci pour son amitié et sa fidélité."
 
 
 
 
 

Victoria Francés est une artiste-peintre née à Valence, en Espagne, le 25 octobre 1982.

 Elle est diplômée de la Facultad de Bellas Artes de San Carlos

 de l'Universidad Politécnica de Valencia, Espagne.

Citant volontiers des auteurs tels qu'Edgar Allan Poe, Anne Rice et H. P. Lovecraft,

et des illustrateurs tels que Luis Royo et Brom dans la liste de ses influences,

 son travail est fortement inspiré par le fantastique et l'univers gothique.

 Ainsi, évoluant dans des environnements lugubres,

 

vampires,

succubes ou simplement jeunes femmes spectrales vêtues de robes traditionnelles

 sont le genre de personnages que l'on retrouve souvent dans ses œuvres.

Victoria Francés a illustré plusieurs livres et plusieurs posters.

 

 

 Son art peut aussi être admiré dans des calendriers édités en 2006, 2007 et en 2008.

 

 

A 14 ans, elle va habiter en Galice, au nord-ouest de l'Espagne.

Lors de voyages à Londres et à Paris, elle découvre la culture gothique,

 c'est ce qui influera plus tard sur ses dessins et son style.

Elle fit ses études à l'école San Carlos de Valence et débuta sa carrière

 en dessinant des posters et autres cartes postales.

En 2004, Francés publie son premier volume d'illustrations,

Favole 1 :

 Lágrimas de Piedra,

 puis en 2005, le second, du nom de

 Favole 2 :

 Libérame,

et enfin, un troisième

 Favole

 sortit en 2006.

 

 

 

Définition du Gothisme

  

 

"trouvé sur le blog de darkdestiny666,

je n'ai fait que corriger ce qui me semblait être des fautes d'orthographe." 

 

Le gothisme n'est pas qu'une mode, c'est surtout une philosophie, un style de vie.
 Mais si on s'attarde au style vestimentaire, le "total black look " est souvent adopté.
 Si on veut là s'arrêtent les points communs,
 puisque le reste de l'habillement diffère d'une personne a l'autre, d'un style à l'autre.
A chacun de créer son style selon sa personnalite, son opinion, son attitude, sa classe sociale.
 
 

 


Divers élèments sont ou seront introduits tel les dentelles, corsets, chemises amples,
 jabots, capes, gilets, froufrous et bottes rappelant l'époque Victorienne au XIX siecle.
 Epoque très prisée par les gothiques à cause du romantisme.
 
 



Un style gothique plus urbain sera composé de cuir et latex donnant un côté plutôt sado-maso,

 Doc Martens et bottes de combat, les cheveux seront courts voir rasé.

D'autre prendront des élèments dans la garde robe du Moyen Age qui c'est déroulé du V au XV siècle
 (la période gothique étant du XIII siecle au XV siecle)
 ou celle de la Renaissance debut au milieu du XV siecle.
 
 
 
 
 Les laçages et œillets (quoi qu'ils n'étaient pas inventés dans ce temps),
cotes de mailles, chemises paysannes etc.

Ajoutez à cela, chaines et crucifix, croix de toutes sortes, les têtes de mort sur bagues ou collier,
 
 
 
 
 maquillage contrasté et vous avez une partie du look gothique.
 Quant aux couleurs "acceptées " en plus du noir, on peut y voir le rouge,
 pourpre, le mauve, lie de vin et même le blanc en petite quantité.
 A moins de rajouter le bleu nuit et le vert forêt très sombre.
 
 
 
 
 Comme matière, le velours est primé ainsi que les dentelles, soies, brocarts,
 lycras, rayonnes et autres matières soyeuses.

L'anti look gothique, un jean bleu avec t-shirt blanc et baskets genre Nike blanches.
 Plus les casquettes et manteaux d'équipes sportives et vous avez le summum de l'anti-gothisme.

Si c'est un style de vie, musique, poésie, littérature, arts graphiques et autres y sont greffés.
 Tout pour créer une atmosphère sombre et romantique.
 
 
 
 
 
 
 Cimetière, croix, crânes et squelettes, cercueils, bref  tout ce qui touche de près ou de loin la mort.

Mais une personne habillée en noir de la tête aux pieds n'est pas necessairement gothique
tout comme un gothique n'est pas obligatoirement tout habillé de noir.
De même, un vampire n'est pas forcement gothique ni un gothique n'est vampire.
 
 Les clichés y sont présents là aussi.
 Tout comme ceux qui croient que les gothiques sont violents
et tuent les gens parce que 2 jeunes ont fusillés des élèves
 dans une école secondaire aux Etats Unis au printemps 1999.
Ce ne sont que des conclusions vites faites par de gens
qui n'y connaissent probablement pas grand chose.

" L'originalite est appréciée dans une certaine mesure, et paradoxalement,
le goth se complait dans les clichés du genre, ambiances sombres et morbides,
 vieux cimetières à la pleine lune, bougies, dandysme et décadence. "
 
"A toi mon Illy d'y ajouter ce qui te semblera utile."
 
 
 

 

 

 

J'ai appris pas mal sur ce "monde" que je cotoie sur ton blog,

 en faisant mes recherches pour ce mini-billet et entre autres

que les gothiques sont des  disciples de Baudelaire, le "poéte maudit".

(il est vrai que tu publies souvent des poèmes de Baudelaire)

 Cela n'a en fait rien d'étonnant car comme lui ils ont un goût certain

 pour la représentation du spleen et les thèmes morbides,

pour la mise en scène de la souffrance et la dramatisation des sentiments. 

 

  Danse macabre

 

Fière, autant qu'un vivant, de sa noble stature,
Avec son gros bouquet, son mouchoir et ses gants,
Elle a la nonchalance et la désinvolture
D'une coquette maigre aux airs extravagants.

Vit-on jamais au bal une taille plus mince ?
Sa robe exagérée, en sa royale ampleur,
S'écroule abondamment sur un pied sec que pince
Un soulier pomponné, joli comme une fleur.

La ruche qui se joue au bord des clavicules,
Comme un ruisseau lascif qui se frotte au rocher,
Défend pudiquement des lazzi ridicules
Les funèbres appas qu'elle tient à cacher.

Ses yeux profonds sont faits de vide et de ténèbres,
Et son crâne, de fleurs artistement coiffé,
Oscille mollement sur ses frêles vertèbres.
O charme d'un néant follement attifé.

Aucuns t'appelleront une caricature,
Qui ne comprennent pas, amants ivres de chair,
L'élégance sans nom de l'humaine armature.
Tu réponds, grand squelette, à mon goût le plus cher !

Viens tu troubler avec ta puissante grimace,
La fête de la Vie ? ou quelque vieux désir,
Eperonnant encore ta vivante carcasse,
Te pousse-t-il, crédule, au sabbat du Plaisir ?

Aux chants des violons, aux flammes des bougies,
Espères-tu chasser ton cauchemar moqueur,
Et viens-tu demander au torrent des orgies
De rafraîchir l'enfer allumé dans ton coeur ?

Inépuisable puits de sottise et de fautes !
De l'antique douleur éternel alambic !
A travers le treillis recourbé de tes côtes
Je vois, errant encor, l'insatiable aspic.

Pour dire vrai, je crains que ta coquetterie
Ne trouve pas un prix digne de ses efforts ;
Qui, de ces coeurs mortels, entend la raillerie ?
Les charmes de l'horreur n'enivrent que les forts !

Le gouffre de tes yeux, plein d'horribles pensées,
Exhale le vertige, et les danseurs prudents
Ne contempleront pas sans d'amères nausées
Le sourire éternel de tes trente-deux dents.

Pourtant, qui n'a serré dans ses bras un squelette,
Et qui ne s'est nourri des choses du tombeau ?
Qu'importe le parfum, l'habit ou la toilette ?
Qui fait le dégoûté montre qu'il se croît beau.

Bayadère sans nez, irrésistible gouge,
Dis donc à ces danseurs qui font les offusqués :
« Fiers mignons malgré l'art des poudres et du rouge,
Vous sentez tous la mort ! O squelettes musqués,

Antinoüs flétris, dandys à face glabre,
Cadavres vernissés, lovelaces chenus,
Le branle universel de la danse macabre
Vous entraîne en des lieux qui ne sont pas connus !

Des quais froids de la Seine aux bords brûlants du Gange,
Le troupeau mortel saute et se pâme, sans voir
Dans un trou du plafond la trompette de l'Ange,
Sinistrement béante ainsi qu'un tromblon noir.

En tout climat, sous tout soleil, la Mort t'admire
En tes contorsions, risible Humanité,
Et souvent, comme toi, se parfumant de myrrhe,
Mêle son ironie à ton insanité ! »

Charles Baudelaire (1821- 1867)

 

... 

 

 

Permets moi mon Illy de t'offrir cette rose pourpre

 

 

 

et ce collier

 

 

Ton amie Harmony/Nicole

 

Une vie, une oeuvre tourmentées : Vincent van Gogh

Arles, septembre 1888 

 "Nuit étoilée sur le Rhône",

 

  

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Vincent van Gogh

 

  Peintre et dessinateur néerlandais

 30 mars 1853 à Groot-Zundert aux Pays-Bas - 29 juillet 1890 à Auvers-sur-Oise

 

 

Autoportrait,1887

  

Sa vie, son oeuvre

 

Vincent est le fils d'un pasteur calviniste, il naît dans un petit village néerlandais

 dans l'ouest du Brabant-Septentrional.

 Sa mère, Anna-Cornélia Carbentus, est la fille d'un relieur de la cour.

 La famille van Gogh est d'ancienne bourgeoisie, déjà notable au XVIe siècle et XVIIe siècle. 

 

   

Maison natale

Vincent est l'aîné de six enfants, Il naît un an, jour pour jour, 

après le décès de son frère aîné qui est mort-né;

par tradition familiale, il porte le même prénom que son défunt frère.

 Il resta jusqu’à la mort un tourmenté, un isolé,

un incompris et sa vie fut un échec total sur les plans de l’amour,

de la famille et des contacts humains.

 Seul son frère Théo de quatre ans son cadet,

l’aida moralement et financièrement sans jamais se lasser

 et lui permit ainsi d’accomplir son œuvre.

Les 652 lettres que Vincent lui écrivit en font foi.

Tout jeune Vincent montre un intérêt extraordinaire pour tout ce qui l'entoure,

 et surtout pour la nature, d'un naturel peu sociable, il vagabonde seul dans la campagne.

Cependant il emmène parfois Théodore, Théo, c'est déjà l'ami, le confident.

A l'âge de douze ans, Vincent est mis en pension, il ne reviendra à la maison que l'été.

Il entre dans la vie à seize ans grâce à son oncle, ancien négociant en objets d'art,

 le directeur de la succursale à La Haye, de la maison Goupil le prend avec lui. 

Comme nombre de van Gogh du temps passé, le voici dans le commerce des tableaux.

En 1974, Vincent est tombé amoureux d'Ursule, la fille de madame Loyer,

qui tient la pension où il vit. Elle s'est laissée courtiser,

il l'a demandée en mariage, et il a été éconduit.

Il est blessé profondément et regagne la Hollande, sombre et tourmenté.

Vincent veut être peintre,

mais il faut vivre et il s'engage comme répétiteur dans une école anglaise.

 Il est de plus en plus inquiet, que devenir ? Vincent écrit à Théo :

 "Je me sens attiré vers la Religion. Je veux consoler les humbles......"

 van Gogh obtient une mission d'évangéliste en Belgique, auprès des mineurs du Borinage

et devient un prédicateur solidaire des luttes contre le patronat.  

 Vincent consacre tout aux mineurs et à leur famille,

 il va même jusqu'à descendre à 700 mètres dans les fosses.

 Lors d'un coup de grisou, il sauve un mineur

cependant ses activités ne tardent pas à être désapprouvées,

on n'accepte pas sa fonction de « prêtre ouvrier », cela le choque.

 Accusé d'être un meneur, van Gogh échoue mais il gardera l'image de la misère humaine

et une partie de son œuvre montre la condition des plus humbles.

Il commence son apprentissage de peintre en copiant des lithographies 

 et des gravures sur bois en s’inspirant des œuvres de Millet,

artiste pour lequel il conserva jusqu’à la fin une véritable vénération.

 Il est soutenu matériellement par Théo.

En 1881, à Etten, où ses parents résident, il dessine des portraits, 

des sujets paysans d’après nature mais surtout des paysages

 d’une grande richesse calligraphique et dignes de la tradition extrême-orientale.

 Il étudie le dessin à Anvers et commence la peinture à l'huile, en 1882.

En conflit familial avec son père qui finit par le chasser de sa maison,

 et victime d’un second échec sentimental,

 Vincent s’installe un temps à La Haye ou Il reçoit des leçons de peinture de son cousin

et pratique alors essentiellement l’aquarelle et étudie la perspective.

Les vingt mois qu'il passe à La Haye semblent décisifs pour l’artiste,

où il réalise sa volonté de rompre avec les conventions morales de son milieu social,

et son impossibilité de mener une existence normale.

 De nombreuses lectures, Honoré de Balzac, Victor Hugo,

 Émile Zola ou encore Charles Dickens,

viennent enrichir sa vision du monde, et le renforcent dans ses convictions sociales.

De septembre à décembre 1883,

Vincent séjourne en solitaire dans la province de Drenthe, au nord des Pays-Bas,

 où il s'acharne à travailler pour accomplir sa destinée de peintre.

 C'est l'unique remède qu’il trouve à un profond sentiment de détresse.

 Au terme de cette nouvelle expérience,

il décide de rejoindre sa famille installée depuis peu à Nuenen, dans le presbytère paternel.

C'est dans ce petit village du Brabant que le talent de van Gogh va définitivement se révéler,

de puissantes études de paysans au travail à la pierre noire,

mais également quelque deux cents tableaux à la palette sombre,

 et aux coups de brosse expressifs,

viennent alors confirmer son talent de dessinateur et de peintre,

 

"Mangeurs de pommes de terre" 

œuvre majeure qui révèle sa sensibilité inquiète et véhémente.

 Techniquement son œuvre présente encore bien des maladresses,

néanmoins la période de Nuenen est rachetée par une inspiration sincère

 et sa volonté d'un témoignage humain exemplaire,

 révélateurs des idéaux de van Gogh et de sa problématique intérieure.

A Anvers de nouveau (de novembre 1885 à février 1886),

il est impressionné par les Rubens et à la révélation des estampes japonaises,

 qu’il commence à collectionner dans cette ville.

 C’est aussi dans la capitale flamande que l'artiste inaugure sa fameuse série d’autoportraits,

 sur le registre de l’humour macabre.

 

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van Gogh à Paris

Seule la connaissance du milieu artistique parisien pouvait véritablement permettre à van Gogh

 de renouveler et d'enrichir sa vision, ce qui motive son installation à Paris en 1886.

 Cette année là est celle de la dernière exposition impressionniste,

et en 1887 devait avoir lieu la première rétrospective de l’œuvre de Millet.

 

Jean-François Millet "La Méridienne", 1866, crayon noir et pastel sur papier vergé, Boston, Museum of Fine Arts

 

Vincent van Gogh, "La sieste", huile sur toile, 1889-90, Paris, musée d'Orsay

Une des nombreuses oeuvres de Millet que van Gogh, reproduisit à sa manière.

 Pour lui Millet était

"le père, le guide, le conseiller en tout, pour les jeunes peintres..."

 Il s'installe à proximité de son frère Théo qui dirige la succursale parisienne de Goupil depuis 1880.

A Paris dans les années 1886 - 1887,

 il fréquente un moment l’académie du peintre Cormon,

où il fait la connaissance de Henri de Toulouse-Lautrec,

de Louis Anquetin et d’Émile Bernard.

 Il rencontre également, presque tous les impressionnistes,

en particulier Georges Seurat et Camille Pissarro, ainsi que Paul Gauguin.

Dans la boutique du Père Tanguy, il devient l'ami de Paul Signac.

 Sous l’influence des estampes japonaises,

ses compositions acquièrent peu à peu davantage de liberté et d’aisance,

tandis qu’il s’essaie à la technique de l’aplat coloré.

 Pissarro l’initie également aux théories nouvelles sur la lumière

et au traitement divisionniste des tons.

 La palette de l'artiste s’enrichit alors de couleurs vives et sa touche s’anime et se fragmente,

 ceci grâce également à Signac avec qui il travaille en 1887.

C'est une période très fertile où son art s'oriente vers l'impressionnisme

 mais l'absinthe et la fatigue aggravent son état mental.

Le 2 février 1888, 

il s'installe à Arles sur les conseils de Toulouse-Lautrec

qui lui parle de la luminosité des paysages méridionaux.

 van Gogh commençe en effet à prendre ses distances vis-à-vis de l'impressionnisme,

 trop allusif à son goût, pour retrouver l’unité structurelle de l’image

et se concentrer sur l'expression et le symbolisme de la forme et de la couleur.

 Le prochain mariage de son frère Théo, qu'il ressent comme un abandon,

semble bien être néanmoins une des raisons profondes qui décide van Gogh à quitter Paris.

Bien qu'il arrive dans la cité avec un temps de neige,

une nouvelle page de son œuvre va s'ouvrir avec la découverte de la lumière provençale.

 

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van Gogh en Arles

 

 

 La chambre de Vincent à Arles est l'une des oeuvres les plus connues du peintre.

 Cette toile était aussi la préférée de Van Gogh qui en a peint cinq versions :

 trois huiles et deux croquis.

 

 

A partir de la célèbre toile, un scénographe et un décorateur de théâtre

sont parvenus à recréer l'ambiance exacte de la chambre où Vincent Van Gogh

a peint ses oeuvres les plus marquantes.

Le moindre détail a été minutieusement reproduit, dans une maison d'époque

 à quelques dizaines de mètres de la

"Maison jaune" qu'il habitait, hélas détruite par un bombardement.

  

 Il parcourt à pied la région et peint des paysages, des scènes de moissons et des portraits.

Au début du mois de juin 1888, ayant reçu un billet de cent francs de son frère Théodore, 

 il se rend en diligence aux Saintes-Maries-de-la-Mer pour un court séjour de cinq jours.

 Il y peint la fameuse barque « Amitié » et le village regroupé autour de l'église forteresse.

 

"La maison jaune", Arles, septembre 1888

Parallèlement, Vincent qui habite la « maison jaune »,

 rêve d'une communauté d'artistes unissant fraternellement

leurs expériences et leurs recherches :

 Paul Gauguin vient le rejoindre dans ce but en octobre 1888

 et ils commencent à travailler ensemble.

 Mais les deux hommes s'entendent mal : 

 la tension et l’exaltation permanentes qu’impliquent leur démarche créatrice

et une telle urgence de peindre débouchent sur une crise : 

 le 24 décembre 1888, à la suite d'une dispute plus violente que les autres,

 

Auto-portrait "L'homme à l'oreille coupée" peint en 1889

 van Gogh, en proie au délire tente de tuer son compagnon, puis, pour s’auto-punir,

 se mutile l'oreille gauche avant d'aller l'offrir à une prostituée.

 Hanté par l’idée du suicide mais pleinement conscient du mal qui le ronge, il quitte Arles,

 

  

 Il est soigné par le docteur Rey dont il peint à cette époque le portrait. (janvier 1885)

Son état varie de la dépression profonde aux phases de rémission et d’activité intense,

qui entraînent de nouvelles modifications de son style :

 le graphisme et la touche dont les traits discontinus et sinueux donnent aux champs de blé,

 

 

 aux oliviers et à la voûte céleste des Alpilles

et des Baux-de-Provence les mouvements mêmes de sa pathologie. .

Van Gogh commence également à sortir de son anonymat :

 en janvier 1890 un article d’Albert Aurier dans le Mercure de France,

 souligne pour la première fois l’importance de ses recherches.

 

"La Vigne rouge" est une peinture à l'huile exécuté en novembre 1888.

 C'est le seul tableau qu'il ait vendu de son vivant

après avoir été exposé pour la première fois

 à l'exposition annuelle du groupe des XX en 1890 à Bruxelles.

 Elle est vendue pour 400 francs (ce qui correspondrait 800 ou 850 € aujourd'hui) à Anna Boch,

 un peintre impressionniste membre du groupe des XX et mecène d'art en Belgique.  

En mai 1890,

 l'artiste quitte le Midi et rejoint son frère Théo à Paris qui l'installe à Auvers-sur-Oise

dans la modeste auberge Ravoux où il loue une petite chambre, sous les toits, pour 3,50 francs par jour.

  "Auvers est bien beau " "Beaucoup de vieux chaumes - entre autres - ce qui devient rare. " 

 " Auvers... c'est gravement beau; c'est de la pleine campagne, caractéristique et pittoresque."

van Gogh

 

 

"Portrait du docteur Gachet" en juin 1890

sous la surveillance du docteur Paul Gachet, ami de Paul Cézanne et des peintres impressionnistes, 

et lui-même peintre amateur.

 

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van Gogh à Auvers sur Oise

 

 

Photo prise l'année de l'arrivée de Vincent, Adeline la fille de l'aubergiste, se tient debout devant la porte.

Elle est âgée de 13ans, en 1954, elle se souvient :

"Chez nous, il était estimé. On l'appelait familièrement "Monsieur Vincent" (..)

Il rentrait vers midi pour déjeuner (...) Le menu était celui qu'on servait à l'époque dans les restaurants :

viande, légumes, salade, dessert. Jamais il n'a fait rapporter un plat. Il était très accomodant"

 

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L'église d'Auvers  

 

Sa touche demeure mouvementée et fébrile, mais son coloris acquiert,

 sous la lumière d’Île-de-France, un regain de vivacité et de fraîcheur.

 Dans ce calme village, proche de la capitale, son activité artistique est intense,

il produit pendant deux mois plus de soixante-dix tableaux.

 Cependant le répit est de courte durée :

lorsque Théo lui fait part de son désir de retourner en Hollande, 

Vincent se sent de nouveau abandonné.

Le 27 juillet 1890, dans un champ où il peignait une ultime toile,

 il se tire un coup de revolver dans la poitrine.

 

 

 Ramené mourant à l'auberge Ravoux, il meurt deux jours plus tard,

 soutenu par son frère Théo et toujours inconnu du grand public.

 

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certainement une des dernières images du monde extérieur que Vincent van Gogh emporta,

 vue d'une fenêtre de l'auberge Ravoux

 « Mon travail à moi, j'y risque ma vie, et ma raison y a sombré à moitié… »

lit-on dans la dernière lettre à destination de son frère que Vincent portait sur lui le 29 juillet fatal.

Vincent Van Gogh a emprunté et préparé tous les sentiers de l'art moderne,

de l'impressionnisme à l'expressionnisme.

Ce peintre mort tragiquement, dans le dénuement n'a vendu qu'une seule toile; 

aujourd'hui ses tableaux sont parmi les plus chers du monde.

 

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La santé de van Gogh

 

A plusieurs reprises, il a connu de réels problèmes mentaux,

 ou, tout au moins, n'était pas autorisé à le faire.

Au fil des ans, il a beaucoup été question de l'origine de la maladie mentale de Van Gogh

 et de ses répercussions sur son travail.

Plus de 150 psychiatres ont tenté d'identifier sa maladie,

 et quelques 30 diagnostics différents ont été suggérés.

Parmi  les diagnostics qui ont été avancées on trouve la schizophrénie, le trouble bipolaire, la syphilis,

l'intoxication par ingestion de peintures, l'épilepsie du lobe temporal et la porphyrie aiguëintermittente.

 Chacune de ces maladies pourrait être responsable de ses troubles

et aurait été aggravée par la malnutrition, le surmenage, l'insomnie,

et un penchant pour l'alcool, en particulier l'absinthe.

Certaines théories médicales ont même suggéré que le goût de Van Gogh

pour l'utilisation de la couleur jaune  pourrait être liée à son amour de l'absinthe.

En effet, cet alcool contient une neurotoxine appelée Thujone qui, à forte dose,

peut causer la Xanthopsie, c'est-à-dire un trouble de la vision amenant à voir les objets en jaune.

 Toutefois, une étude réalisée en 1991,

a mis en évidence qu'un consommateur d'absinthe tomberait inconscient

 en raison de la teneur en alcool avant d'avoir pu ingérer suffisamment de Thujone.

 Une autre théorie suggère que le docteur Gachet aurait prescrit de la digitaline

à Van Gogh pour traiter l'épilepsie, substance qui pourrait entrainer une vision teintée de jaune

et des changements dans la perception de la couleur d'ensemble.

Toutefois, il n'existe aucune preuve directe que Van Gogh ait pris de la digitaline,

 même si l'on remarque sur le tableau portrait du Dr Gachet avec branche de digitale

la présence de quelques tiges de digitale pourpre,plante à partir de laquelle la digitaline est fabriquée.

 Il a récemment été avancé que la maladie de Van Gogh serait liée à une intoxication par le plomb

car il utilisait des peintures à base de plomb et parce que l'un des symptômes

 de l'intoxication par le plomb  est un gonflement de la rétine

 qui peut conduire à l'apparition d'un effet de Halo

qui apparait d'ailleurs dans plusieurs tableaux de Van Gogh.

  

 

 

 

Vincent repose auprès de son frère Théo, celui qui, jamais ne l'abandonna, 

 

 

  au cimetière d'Auvers-sur-Oise

 

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Lettre que Vincent portait sur lui ce 29 juillet 1890

 

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Mon cher frère,

Merci de ta bonne lettre et du billet de 50 francs qu'elle contenait.

 Puisque cela va bien, ce qui est le principal,

pourquoi insisterais-je sur des choses de moindre importance, ma foi,

avant qu'il y ait chance de causer affaires à tête plus reposée, il y aura probablement loin.

Les autres peintres, quoiqu'ils en pensent,

instinctivement se tiennent à distance des discussions sur le commerce actuel.

Eh bien, vraiment, nous ne pouvons faire parler que nos tableaux.

Mais pourtant mon cher frère, il y a ceci que toujours je t'ai dit et je le redis encore une fois

 avec toute la gravité que puisse donner les efforts de pensée assidûment fixée

 pour chercher à faire aussi bien qu'on peut -

je te le redis encore que je considérerai toujours que tu es autre chose qu'un simple marchand de Corot,

que par mon intermédiaire tu as ta part à la production même de certaines toiles,

 qui même dans la débâcle gardent leur calme.

Car là nous en sommes et c'est là tout ou au moins le principal que je puisse avoir à te dire

 dans un moment de crise relative.

Dans un moment où les choses sont fort tendues

 entre marchands de tableaux d'artistes morts et d'artistes vivants.

Eh bien, mon travail à moi, j'y risque ma vie et ma raison y a fondu à moitié - bon -

 mais tu n'es pas dans les marchands d'hommes pour autant que je sache,

et tu peux prendre parti, je le trouve, agissant réellement avec humanité, mais que veux-tu ? 

 

 

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Vincent peintre des fleurs, oui, aussi.... 

 

juin 1888 "Les tournesols" 

"Gauguin me disait l'autre jour qu'il avait vu de Claude Monet

un tableau de tournesols dans un grand vase japonais très beau,

mais - il aime mieux les miens. Je ne suis pas de cet avis."

Cette confidence poignante, Vincent Van Gogh la fait à son frère Théo.

 On est saisi par l'extrême modestie et le doute qu'elle exprime.

 

 

 

Bouquet de soleils, Claude Monet 1881, huile sur toile 101 x 81.5 cm,
 Metropolitan Museum of Art, New York Etats-Unis.

Van Gogh avait-il vu le Bouquet de soleils dans un vase peint sept ans plus tôt par Monet ?

Ou n'est-il "pas de cet avis" simplement parce qu'il admire Monet

et qu'il n'est pas satisfait de sa propre peinture ?

 

 Version la moins connue de "Les iris", peinte à Saint-Rémy en janvier 1885. 

 

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Billet terminé le 6 novembre 2007, 

des nouvelles d'Harmony suivent....