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أم كلثوم - Om Kalsoum
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Son année de naissance reste incertaine : 1898, 1902 ou 1908
cependant les registres de la province d'Ad Daqahliyah
indiquent la date du 4 mai1904, pour sa naissance,
décédée le 3 février 1975 au Caire.
Plus de 30 après sa mort elle est toujours surnommée :
l'« Astre d'Orient »
Sa voix puissante et claire aurait fait dire à Maria Callas,
qu'Oum Kalsoum avait une voix incomparable.
Le général de Gaulle l'appelait « La Dame".
En Egypte et au Moyen-Orient, elle est considérée comme
la plus grande chanteuse et musicienne, comme "la quatrième pyramide"
Aujourd'hui encore, elle jouit d'un statut presque mythique parmi les jeunes.
Elle est également très populaire en Israël parmi les juifs et les arabes
et ses disques se vendent encore à environ un million d'exemplaires par an."
Jeunesse
Si l'on ne connait pas avec précision sa date de naissance,
cela vient du fait qu' il n'était pas rare, à cette époque ,
et surtout dans les régions rurales,
d'enregistrer les enfants plusieurs mois ou années après leur naissance.
Oum Kalsoun est issue d'une famille pauvre de trois enfants.
Sa soeur est de dix ans plus agée et son frère de un an.
Sa mère est femme au foyer et son père, est imam.
Afin d'augmenter les revenus de la famille,
il chante régulièrement des chants religieux lors de mariages
ou de divers cérémonies dans son village et aux alentours.
La famille vit dans une petite ville dans le delta du Nil.
C'est en écoutant son père enseigner le chant à son frère aîné
qu'Oum Kalson appris à chanter.
Elle apprenait certaines chansons par cœur
et lorsque son père se rendit compte
de ce qu'elle savait ainsi que de la puissance de sa voix,
il lui demanda de se joindre aux leçons.
Très jeune, la petite fille montre des talents de chanteuse exceptionnels,
au point qu'à 10 ans son père la fait entrer
(déguisée en garçon) dans la petite troupe qu'il dirige.
A 16 ans, elle est remarquée par un chanteur alors très célèbre,
et par un joueur de luth, tous deux l'invitant à les accompagner au Caire.
Elle attendra d'avoir atteint l'âge de 16 ans pour répondre à l'invitation,
et pour se produire (toujours habillée en garçon) dans de petits théâtres,
fuyant soigneusement toute mondanit.
Succès, films et patriotisme
Très vite, deux rencontres déterminent sa vie.
Celle de Ahmed Rami tout d'abord, un poète qui lui écrira 137 chansons
et l'initiera à la littérature française,
Mohamed El Qasabji, ensuite ( virtuose du luth),
lui ouvre le Palais du théâtre arabe,
l'occasion pour Oum Kalthoum de premiers grands succès.
En 1932, sa notoriété est telle qu'elle entame sa première tournée orientale :
Damas, Bagdad, Beyrouth, Tripoli, etc.
Cette célébrité lui permet également, en 1948,
de rencontrer Gamal Abdel Nasser,
qui ne cache rien de son admiration et qui officialise
en quelque sorte l'amour de l'Egypte pour la chanteuse,
amour réciproque puisque Oum Kalsoum donnera
de nombreuses preuves de son patriotisme.
Parallèlement à sa carrière de chanteuse, elle s'essaie au cinéma,
mais délaisse assez vite le septième art,
le face-à-face avec le public lui faisant cruellement défaut.
Vie privée
En 1953, elle épouse un homme qu'elle respecte et admire,
son médecin depuis de nombreuses années.
Ses concerts et sa voix
L’artiste n’a chanté qu’une seule fois en dehors du monde arabe :
c’était à Paris, à l’Olympia, en 1967.
en 1967 dans les jardins du Luxembourg à Paris
et le président Charles de Gaulle lui envoie un télégramme de félicitations.
Oum Kalsoum chante la religion, l'amour et la nation égyptienne.
Amie du président Nasser, elle constitue avec lui,
l'un des symboles les plus forts de l'unité nationale égyptienne.
Peu après la guerre de 1967 avec Israël,
elle donne une série de concerts nationaux et internationaux,
dont elle reverse les bénéfices au gouvernement égyptien.
La diva reste également dans les cœurs comme la "Cantatrice du peuple",
s'investissant dans des œuvres de charité et distribuant son argent aux pauvres.
L'une de ses biographies note qu'elle aurait aidé
plus de deux cents familles de paysans au cours de sa vie.
Revendiquant ses origines paysannes,
la chanteuse a toujours vécu sans ostentation,
souhaitant rester proche de la vie de ses compatriotes.
Il est difficile de mesurer correctement l'étendue de sa voix
car nombre de ses chansons ont été enregistrées en direct
et elle prenait soin de ne pas forcer sa voix
à cause de la durée de ses performances.
Oum Kalsoum a acquis sa technique de chants durant son enfance
lorsqu'elle récitait des versets du Coran,
ce qui lui a permis de développer sa voix car ces récitations
requièrent une sensibilité musicale de l'oreille
et des techniques proches des méthodes utilisées
pour entraîner les chanteurs d'opéra ou de chœurs.
Difficile pour un occidental d’imaginer la ferveur
que provoquait chaque apparition publique d’Oum Kalsoum
et decomprendre de quelle manière elle pouvait provoquer
chez son auditoire le tarab, ce plaisir se rapprochant de l’extase.
Chanteuse avant tout, rien ne la comblait plus
que d’être au contact de son public.
douée d'un timbre très riche et d'une diction parfaite,
elle chantait aussi bien en arabe classique qu'en dialectal.
En 1967, le Figaro avait écrit d’elle :
«La Callas, plus Edith Piaf, plus Mahalia Jackson
et l’on aurait à peine une petite idée de ce que représente Oum Kalsoum.»
Décès
Depuis 1967, Oum Kalsoum souffre de néphrite aiguë.
En Janvier 1973, elle donne son dernier concert
et les examens qu'elle pratiqua montrèrent qu'elle est inopérable.
Aux États-Unis, où son mari la conduit,
elle bénéficie un temps des avancées pharmaceutiques mais en 1975,
rentrée au pays, une crise très importante la contraint à l'hospitalisation.
La population de son petit village natal psalmodie toute la journée le Coran.
Oum Kalsoum meurt d'une crise cardiaque à l'hôpital.
Ses funérailles
Le corps devait initialement être porté jusqu'à un véhicule
qui l'aurait amené à sa dernière demeure
mais face à l'afflux de personnes venues pleurer la chanteuse,
et contrairement à la tradition musulmane,
les autorités ont repoussé les obsèques de deux jours.
Ses funérailles ont déclenché des scènes de détresses collectives
et la foule venue saluer le corps a dépassé le nombre attendu.
Des stars du cinéma, des poètes, des hommes d'affaires, des ambassadeurs,
des ministres ainsi que de nombreux anonymes
ont formé un cortège de plus d'1,5 km
(pour environ trois millions de personnes).
Les Caïrotes se sont emparés du cercueil et l'ont promené pendant trois heures
dans les rues avant de l'amener à la mosquée al-Sayyid Husayn,
une des favorites d'Oum Kalsoum.
Elle a été enterrée auprès de ses parents et de son frère.
En 2001, le gouvernement égyptien a inauguré
le musée Kawkab al-Sharq en mémoire de la chanteuse.
Le musée abrite une série d'effets personnels ayant appartenu à Oum Kalsoum,
dont ses célèbres lunettes de soleil et écharpes mais également des photos.
Un collier adjugé prés d'un million d'euros

lors d'une vente aux enchères à Dubaï..
Le précieux bijou lui avait été offert par feu
le président des Emirats arabes unis.
Une vraie force de la nature, ce petit bout de femme !
Oum Kalsoum, quasi immobile sur scène des heures durant,
bras ouvert et mouchoir blanc dans la main droite,
tout entière d’énergie contenue,
le visage transfiguré et la voix puissante qui déclame le chant ,
c’est l’image qui reste en mémoire.
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BIENVENUE A TOUS LES AMIS DE BRASSENS
Hommage à Brassens
et
coup de projecteur sur les cons
Le mot d'Harmony
Réponse que je fais souvent à certaines personnes
qui pensent que tous les jeunes sont des cons :
"il n'y a pas d'âge, de sexe, ni de race, de religion
pour être un con, quand on est con on est con."
Brassens le dit tellement mieux :
(paroles et musique de Georges Brassens, 1961)
LE TEMPS NE FAIT RIEN A L' AFFAIRE
Quand ils sont tout neufs Qu'ils sortent de l'œuf Du cocon Tous les jeunes blancs-becs Prennent les vieux mecs Pour des cons Quand ils sont d'venus Des têtes chenues Des grisons Tous les vieux fourneaux Prennent les jeunots Pour des cons Moi, qui balance entre deux âges J'leur adresse à tous un message
Le temps ne fait rien à l'affaire Quand on est con, on est con Qu'on ait vingt ans, qu'on soit grand-père Quand on est con, on est con Entre vous, plus de controverses Cons caducs ou cons débutants Petits cons d'la dernière averse Vieux cons des neiges d'antan
Vous, les cons naissants Les cons innocents Les jeun's cons Qui n'le niez pas Prenez les papas Pour des cons Vous, les cons âgés Les cons usagés Les vieux cons Qui, confessez-le Prenez les p'tits bleus Pour des cons Méditez l'impartial message D'un type qui balance entre deux âges
Le temps ne fait rien à l'affaire Quand on est con, on est con Qu'on ait vingt ans, qu'on soit grand-père Quand on est con, on est con Entre vous, plus de controverses Cons caducs ou cons débutants Petits cons d'la dernière averse Vieux cons des neiges d'antan
QUANT ON EST CON ON EST CON.

Renaud parle de Brassens ...
"Il avait l'air gentil..."
"Papa, t'as l'air triste",
me dit parfois ma fille lorqu'elle me voit en photo.
Je ne vais quand même pas lui avouer que c'est parce que
Georges Brassens est toujours mort.
Quoique... Elle, au moins, me croirait et aurait bien raison.
Elle me dirait alors, avec le bon sens énervant des enfants de son âge,
que seuls les dieux sont immortels et que, de toutes façon, elle ne croit pas en Dieu.
Je lui répondrais qu'il n'y a pas de mal à croire,
qu'il faut simplement éviter d'être sûr N'empêche que Brassens,
c'est sûr, c'est un peu comme Dieu, à part les grosses moustaches.
Un Dieu de la chanson qui aurait vraiment existé,
puique je l'ai vraiment rencontré deux fois.
La première fois que, de mes yeux gris-vert émerveillés,
je l'ai vu comme je vous vois, c'était dans un ascenseur.
Il allait au septième étage, j'allais chez moi, au cinquième,
dans cet immeuble rose de la porte d'Orléans où vivait également Marie Dormoy,
l'extravagante secrétaire et maîtresse de Léautaud.
C'est à Mademoiselle Dormoy, précisément,
que Monsieur Brassens rendait visite, en voisin,
puisque nous habitions "à quatre pas de sa maison".
Ce jour-là, dans cette cage en bois et de verre
( notre bel ascenseur n'avait pas encore été remplacé
par l'actuel caisson de métal aux boutons lumineux),
du haut de mes dix ans, j'eus le sentiment de me frotter à un monument,
à un géant de la poésie et de la chanson.
Géant, cet homme l'était aussi par la taille et par les épaules,
ces épaules qu'il avait encore puissantes, en ce début des années 60.
Moi, j'étais un gringalet navrant, plus vraiment enfant,
pas encore jeune homme, et surtout ne soupçonnant pas
qu'un jour je serais comme lui : chanteur.
Pour l'heure j'étais fan, groupie, admirateur, amoureux.
Je me précipitai chez moi, empruntai à mon père le 25cm de cire noire
du "Georges Brassens n°1" au titre désuet de
"Georges Brassens chante les chansons poétiques (et souvent gaillardes ) de Georges Brassens",
montai quatre à quatre les deux étages qui me séparaient de mon idole
et obtins mon premier autographe. Mon père ne revit jamais son disque.
Lorsque je le regarde aujourd'hui,
trônant au-dessus de mon bureau près de trente ans plus tard,
je crois parfois sentir encore la douce odeur du tabac
qu'il fumait dans sa pipe en bois ce jour-là.
C'est lorsque je devins chanteur, un peu par provocation,
que je rencontrai Georges Brassens pour la seconde et dernière fois de ma vie.
Ce fut, cette fois, sur un plateau de télévision.
Après m'avoir timidement approché et chaleureusement encouragé à écrire
et à chanter encore et toujours,
il me fit le plus extraordinaire des compliments,
puisqu'il me déclara qu'il trouvait mes chansons,
je le cite :
"merveilleusement bien construites".
Bien construites... C'était l'homme qui avait écrit La mauvaise réputation,
Le Gorille, Saturne, La Supplique... plus de cent chefs-d'oeuvre -,
c'était cet homme-là qui me disait que mes chansons étaient "bien construites".
Aprés cela, tous les hommages me paraîtraient bien fades.
Aujourd'hui, dix ans après sa mort, Brassens ne m'a jamais autant manqué.
Je l'écoute et le fais écouter plus que jamais, comme si, avec le temps,
son écrasante supériorité sur nous tous, petits chanteurs,
devenait plus évidente, plus éclatante.
Aujourd'hui ma fille a dix ans,
elle connaît par coeur Brave Margot et Hécatombe et Marinette et tant d'autres,
et quand elle voit Tonton Georges en photo, elle dit juste :
"Il avait l'air gentil."
Pas seulement l'air, Lolita, les paroles aussi...
Un petit clic et la vidéo apparait.
MERCI MONSIEUR BRASSENS
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C'est l'histoire d'un mec qui, le 26 septembre 1985, lance l'idée des Restos du Cœur sur Europe 1, en déclarant :
« J'ai une petite idée comme ça, si des fois y a des marques qui m'entendent, je ferai un peu de pub tous les jours.
. Si y a des gens qui sont intéressés pour sponsorer une cantine gratuite qu'on pourrait commencer par faire à Paris. ».
Ce mec a pour nom Michel Colucci plus connu sous le nom de coluche.
"Aujourd'hui, on n'a plus le droit
n'y d'avoir faim n'y d'avoir froid.
Dépassé le chacun pour soi,
quand je pense à moi, je pense à toi.
Je te promets pas le grand soir,
mais juste à manger et à boire
un peu de joie et de chaleur
dans les Restos, les Restos du coeur.
Merci à Jean-Jacques Goldman et à tous les artistes qui répondent présents, chaque année,
ainsi qu'aux bénévoles et vous tous qui achetez CD ou DVD
Cette année,
«Les Enfoirés font leur cinéma »
le Vendredi 6 Mars à 20h50 sur TF1.
L’émission sera retransmise simultanément sur RTL.
Ce sont 40 Artistes qui se sont investi pour faire leur cinéma au Palais Omnisport de Bercy à Paris.
Décors, costumes, chansons et personnages, tous sont là pour là pour revisiter le 7ème Art :
Alizée, Tina Arena, Jean-Louis Aubert, Benabar, Amel Bent, Patrick Bruel, Sébastien Chabal,
Gérard Darmon, Thomas Dutronc, Patrick Fiori, Liane Foly, Garou, Jean-Jacques Goldman,
David Hallyday, Jenifer, Michael Jones, Claire Keim, Lââm, Catherine Lara, Michèle Laroque,
Maxime Leforestier, Nolwenn Leroy, Lorie, Renan Luce, Christophe Maé, Mimie Mathy, Maurane,
Kad Merad, Pascal Obispo, Pierre Palmade, Gérald de Palmas, Natasha St-Pier, Raphaël,
Franck Ribéry, Hélène Segara, MC Solaar, Christophe Willem, Zazie et Julie Zenatti
Dès le lendemain de la diffusion sur TF1, le double CD et le DVD
« Les Enfoirés font leur cinéma »,
avec l'intégralité du concert et de nombreux bonus, seront mis en vente au profit des Restos du Coeur.
Chaque vente permettra à l'association de distribuer 18 repas.
Le single
"Ici les Enfoirés"
ne sera pas vendu en CD 2 titres mais il est présent sur l'album.
Une deuxième partie de soirée est proposée après la diffusion du concert sur TF1 à 23h35.
LES RESTOS DU COEUR :
UNE CHANCE D'ETRE RESPONSABLE...
L’émission sera présentée par Claire Chazal, Laurence Ferrari et Harry Roselmack
avec pour invité Olivier Berthe, président des Restos du Cœur, ainsi que des responsables de l’Association.
A travers 4 reportages, ils évoqueront ensemble différentes facettes de l'action quotidienne de l'association
créée en 1985 par Coluche et de ses 51 500 bénévoles.
- L'emploi - Le logement. - Découverte de " La Petite Ruche ", un organisme Restos bien particulier - Des ateliers d'insertions source le site des Restos et mon premier billet hommage à "Monsieur" Coluche
ACHETEZ le C.D et,
ou le D.V.D des ENFOIRES,
il ne faut jamais les télécharger.
MERCI
Hélas, 20 ans plus tard c'est toujours d'actualité et d'une grande aide pour les oubliés de la vie.
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MERCI MON ADORABLE AUDREY.
Ce n'est pas sur Les Arts que je vais raconter tout ce que je vis
et tout ce qui m'attend dans un futur proche,
mais ton mail-cadeau m'a ému et donné un peu de joie.
Sujet : Spécial Elvis...!!!!!! + Surprise
MAMIE DENISE

"MON ILLY"
C'est superbe Illy
ARIANE
Devinez qui peut envoyez ceci, que vous avez peut-être reçu, avec commentaire
d'une certaine petite bestiole avec carapace et une bonne dose d'humour...
YVETTE
UN MAGNIFIQUE SLIDE DE MA LEA PATOUILLE
que je n'arrive pas à reproduire...
Ma CRICRIV de Belgique
MERCI, BISOUXXXX
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YouTube - Rostropovich plays the Prelude from Bach's Cello Suite No. 1
Rostropovitch en 1978
Mstislav Rostropovich plays the Prelude from Bach's Cello Suite No. 1 in G major, BWV 1007.
Filmed at the Basilique Sainte Madeleine, Vézelay, Yvonne, France in 1991.
Johann Sebastian Bach en 1715
Johann Sebastian Bach
21 mars 1685-1750
Jean-Sébastien Bach
est un compositeur et organiste allemand de l'époque baroque dont il symbolise et personnifie l'apogée.
Il eut une influence majeure et durable; les plus grands compositeurs, tels que Mozart et Beethoven,
reconnurent en lui un maître insurpassable.

Son œuvre est remarquable en tous points :
par sa rigueur et sa richesse harmonique, mélodique ou contrapuntique, sa perfection formelle,
sa maîtrise technique, sa pédagogie, la hauteur de son inspiration et le nombre de ses composition.
Il fut un musicien complet qui maîtrisait la facture des instruments tout autant que la technique instrumentale,
la composition comme l'improvisation, la pédagogie comme la gestion d'une institution musicale.
Reconnu de son vivant comme organiste et improvisateur,
il fut toutefois vite oublié après son décès, passé de mode et son œuvre manuscrite,
à de rares exceptions près, jamais publiée, dispersée et en partie perdue,
fut redécouverte et étudiée par les romantiques.
Il est souvent considéré comme le plus grand compositeur de tous les temps et comme le père de la musique occidentale.
Johann Ambrosius Bach, le père de J.S Bach
La date du 21 mars est celle du calendrier Julien alors en usage à Eisenach,
la date selon le calendrier grégorien serait le 31 mars.
Il est le dernier des huit enfants de Johann Ambrosius Bach, musicien de ville et trompettiste de cour,
et de son épouse Elisabeth née Lämmerhirt. Il est baptisé dans la confession luthérienne.
Son enfance se passe à Eisenach; il reçoit sa première éducation musicale de son père, violoniste de talent.
Il est né dans une famille de musiciens (dont il est le huitième enfant) exerçant depuis des générations comme musiciens de cour,
de ville ou d'église dans la région de Thuringe (Allemagne).
Il se situe à la cinquième génération depuis le premier ancêtre connu,
qui serait venu au XVIe siècle de Hongrie, meunier et musicien amateur.
A sa naissance, les Bach qui pratiquent la musique sont plusieurs dizaines ;
il s'agit de la plus importante famille de musiciens connue dans toute l'histoire de la musique,
initié à la musique religieuse et à l'orgue par un cousin de son père, il fréquente, à partir de ses huit ans, l'école de latin des dominicains.
Son enfance se passe à Eisenach ; il reçoit sa première éducation musicale de son père, violoniste de talent.
Sa famille exerçe depuis des générations comme musiciens de cour, de ville ou d'église dans la région de Thuringe (Allemagne).
Bach fréquente, à partir de ses huit ans, l'école de latin des dominicains.
Sa mère meurt le 3 mai 1694.
Le 27 novembre suivant, son père se remarie, mais il meurt quelques semaines plus tard.
A l'âge de dix ans, orphelin de mère et de père,
il est recueilli par son frère aîné qui a alors vingt-quatre ans, Johann Christoph.
Dans cette ville, Johann Sebastian fréquente le lycée, acquérant une culture plus approfondie que ses aïeux.
Johann Christoph poursuit son éducation musicale et le forme aux instruments à clavier.
Johann Sebastian se montre très doué pour la musique (possédant l'oreille absolue)
et participe aux revenus de la famille en tant que choriste.
Il aime à recopier et étudier les œuvres des compositeurs auxquelles il peut accéder,
parfois même contre la volonté de son aîné.
La passion d'apprendre restera un de ses traits de caractère
et en fera un connaisseur érudit de toutes les cultures musicales européennes.
Le 19 janvier 1700,
son ami Erdmann quitte Ohrdruf pour Lunebourg ; Johann Sebastian Bach le rejoint,
à pied (plus de 300 km), dès le 15 mars suivant :
le désir de le retrouver et d'alléger la charge de son entretien par l'aîné,
qui est marié et père de famille, le décident probablement à ce changement décisif.
Il est admis, avec son ami, dans la manécanterie de la Michaelisschule
qui accueille les jeunes garçons pauvres ayant une belle voix.
Outre la musique, il y apprend la rhétorique, le latin, le grec et le français.
Il fait la connaissance de Georg Böhm, qui l'initie au style musical de l'Allemagne du nord.
Il côtoie aussi à Lunebourg ou à la cour ducale de Cella des musiciens français émigrés,
notamment Thomas de la Selle, élève de Lully : c'est l'approche d'une autre tradition musicale ;
il entame peut-être une correspondance avec François Couperin.
Après la mue de sa voix, il se tourne vers la pratique instrumentale (orgue, clavecin, violon).
Il peut fréquenter la bibliothèque municipale de Lunebourg
et les archives de la Johanniskirche qui recèlent de nombreuses partitions des plus grands musiciens de l'époque.

En 1701,
il se rend à Hambourg et y rencontre Johann Adam Reinken et Vincent Lübeck,
deux grands virtuoses titulaires des plus belles orgues de l'Allemagne du nord.
Eglise saint Boniface d' Arnstadt

En janvier 1703,
fraichement diplômé, Bach prend un poste de musicien de cour dans la chapelle du duc Jean-Ernet de Weimar.
Son rôle y est peu clair, mais semble avoir inclus des fonctions serviles et non-musicales.
Toujours est-il que, durant sa tenure de sept mois à Weimar, il se forge une solide réputation d'organiste.
Il est invité à inspecter et inaugurer le nouvel orgue d'une église, au sud-ouest de Weimar.
En août 1703, il accepte le poste d'organiste de cette église,
qui lui assure des fonctions légères, un salaire relativement généreux, et l'accès à un orgue neuf et moderne.
La famille de Bach avait toujours entretenu des relations étroites dans cette ville.
Mais cette période n'est pas sans tensions :
il n'était apparemment pas satisfait du chœur ; des conflits éclatent (il en vient aux mains avec un bassoniste) ;
il désire sans doute s'éloigner de l'influence familiale ;
de plus, son absence non autorisée d'Arnstadt pendant plusieurs mois en 1705-06, lui est reprochée :
il avait rendu visite à Buxtehude et Abendmusik dans la ville de Lübeck, marchant 400 kilomètres pour s'y rendre.
La durée de sa visite suggère qu'il devait accorder une grande valeur à ses contacts avec le vieil homme,
et que celui-ci dut avoir une grande influence sur son art.
C'est à cette époque que Bach achève d'élaborer son art du contrepoint et sa maitrise des constructions monumentales.
Ajoutons que le jeune homme agrémentait ses accompagnements du service religieux de démonstrations de virtuosité,
ce qu'on lui reprochait ; qu'on l'accusait de profiter des sermons pour s'éclipser et rejoindre la cave à vin ;
et qu'on lui reprochait de jouer de la musique avec une "demoiselle étrangère" (Maria Barbara ?) dans l'église.

Le 1707 à 1708, il est organiste à Mühlhausen.
Il y écrit sa première cantate, prélude à une œuvre liturgique monumentale
à laquelle se rajoutera l'œuvre pour orgue, témoins les plus révélateurs de son génie, et de la profondeur de son inspiration.
Il composera sa vie durant des cantates pour cinq années complètes de cycle liturgique, soit plus de trois cents.
Plusieurs dizaines de ses compositions sont perdues, dont une grande partie date de cette période.
Mühlhausen est alors une petite ville de Thuringe,
récemment dévastée par le feu et Bach peine à trouver à se loger à un prix convenable.
Le 17 octobre 1707 il épouse, sa cousine Maria Barbara dont il admirait le timbre de soprano.
Il doit se battre pour constituer une dot convenable (aidé par l'héritage modeste de son oncle)
et pour donner à sa femme une place dans les représentations
(les femmes n'étant pas admises à la tribune d'honneur jusqu'au XIXe siècle).
Ils auront sept enfants dont quatre atteindront l'âge adulte.
Bach se met vite au travail pour organiser une vie musicale ; il rassemble une bibliothèque de musique allemande,
il fait travailler le chœur et le nouvel orchestre et récolte les fruits de son travail lorsque la cantate
écrite pour l'inauguration du nouveau conseil, en 1708, est donnée dans la Marienkirche.
Le gouvernement de Mühlhausen était tout à fait satisfait du musicien:
il ne fit aucune difficulté lorsqu'il s'agit de rénover à grand frais l'orgue de l'église St Blasius
et lui confie la supervision des travaux ; il édita à ses frais la cantate (la seule œuvre de Bach qui fut éditée de son vivant) ;
et par deux fois il réinvita le compositeur pour la diriger.
Cependant, une controverse naît au sein de la ville :
les luthériens orthodoxes, amoureux de musique, s'opposent aux piétistes, plus puritains, qui s'opposent aux arts.
Bach, dont le supérieur direct est un piétiste, sent que la situation ira en se dégradant,
et accepte une meilleure position à Weimar.

De 1708 à 1717, organiste et premier violon solo à la chapelle du duc de Weimar,
il disposait de l'orgue mais aussi de l'ensemble instrumental et vocal du duc.
Cette période vit la création de la plupart de ses œuvres pour orgue
(dont la plus connue, la célèbre Toccata et Fugue en ré mineur) de ses cantates,
de ses pièces pour clavecin inspirées des grands maîtres italiens et français.
Bach avait la compétence technique et la confiance pour construire des structures de grande échelle,
et synthétiser les influences de l'étranger, italiennes ou françaises.
De la musique des Italiens tels que Vivaldi, Corelli...
il a appris l'écriture d'ouvertures dramatiques et en a adopté les développements ensoleillés,
les motifs rythmiques dynamiques et les arrangements harmoniques décisifs.
Bach a adopté ces aspects stylistiques selon sa méthode habituelle de travail :
la transcription pour le clavecin et l'orgue, des concertos de Vivaldi en l'occurrence.
Il est en particulier attiré par la structure italienne de solo-tutti,
dans laquelle un ou plusieurs instruments solos alternent avec l'orchestre dans tout un mouvement.
Mais il voulait quitter cette ville où il s'ennuyait.
Justement, le prince Léopold, beau-frère du Duc de Weimar, qui avait été très impressionné
par la musique écrite par Bach pour le mariage de sa sœur au co-regent de Weimar,
lui proposa le poste de Kapellmeister (le plus élevé des postes de musiciens).
Bach, qui avait déjà refusé un poste à Dresde (le Duc avait doublé ses appointements pour le garder)
saute sur l'occasion. Le duc apprit la nouvelle et l'emprisonna durant un mois.

De 1717 à 1723,
il est maître de chapelle (Kapellmeister) à la cour du prince Léopold, beau-frère du duc de Weimar.
Le prince, calviniste, est brillant musicien (il joue avec talent du clavecin, du violon et de la viole de gambe).
Son Grand Tour de (1710-1713) le met en contact avec la musique profane italienne
et le convainc de la nécessité de développer la musique profane allemande,
d'autant que ses convictions religieuses lui interdisent la musique d'église.
Une opportunité se présente à lui :
Frédéric-Guillaume Ier de Prusse qui vient d'accéder au pouvoir ne montre aucun intérêt pour les art;
Palais et jardins de Cöthen d'après une gravure de Matthäus Merian de 1650
le prince Leopold peut attirer des musiciens de la cour de Berlin vers celle de Cöthen,
qui dispose rapidement de 18 instrumentistes d'excellent niveau.
La musique engloutit dès lors le quart du budget pourtant limité de la principauté de Anhalt-Cöthen
qui devient un important centre musical.
L'ambiance y est informelle :
le prince traite ses musiciens comme ses égaux,
les emmène même à Carlsbad (maintenant Karlovy Vary en République Tchèque)
"prendre les bains"
et joue souvent avec eux, parfois même chez Bach lorsque sa mère Gisela Agnes
s'irrite de la présence perpétuelle de l'orchestre au palais.
Son poste offre à Bach tout le confort pécuniaire et amical désiré,
le prince Léopold est d'ailleurs le parrain de Leopold Augustus Bach, le dernier enfant de Maria Barbara.
Cette période heureuse de la maturité
est propice à l'écriture de ses plus grandes œuvres instrumentales pour luth,
flûte, violon, clavecin, violoncelle, et les Six concertos brandebourgeois.
Mais un évènement va faire basculer la vie de Bach : la mort de sa femme Maria Barbara.
Il en est d'autant plus bouleversé qu'il n'apprend la mort et l'enterrement de Maria Barbara qu'à son retour de Dresde.
Cet évènement le marque si profondément qu'il attend un an et demi
avant de se remarier avec Anna Magdalena, fille d'un grand musicien et choriste de la cour de Coethen.
Il songe ainsi à quitter cet endroit empli de souvenirs
d'autant qu'il ne pouvait composer de musique sacrée dans une cour calviniste, ce qui peut-être lui manquait.
De plus la deuxième femme du Duc, épousée en 1721,
semble être,selon les dires de Bach, c’est-à-dire peu sensible aux arts en général, et en détourne son mari.
Il faut noter que parallèlement, le prince doit contribuer toujours plus aux dépenses militaires prussiennes.

Bach cherche un poste :
il se donne en un concert très remarqué à la Jacobikirche de Hamburg et se voit presque proposer un poste.
Il rassemble, de plus, un recueil de ses meilleures œuvres concertantes et les envoie au margrave de brandebourg
qui lui avait marqué un certain intérêt deux ans auparavant. Enfin, il postule à Leipzig, où le poste de Cantor est vacant
et lui permet une plus grande renommée en Saint Empire mais aussi en Pologne et en France.
Il obtient le poste de Cantor de Leipzig et compose la Passion selon Saint Jean.
Leipzig, photographie de l'extérieur de l'appartement de Bach à l'extrémité de l'école de st Thomas,
prise avant sa démolition en 1902. Trois marchent mènent à la porte.

De 1723 à 1750,
soit plus de vingt-cinq ans à Leipzig, Bach succède à Johann Kuhnau, comme cantor de l'église luthérienne saint Thomas.
Le poste ayant été précédemment refusé, le conseil tente de débaucher d'autres compositeurs.
Le Docteur Platz, membre du conseil, révèle dans sa correspondance les raisons du choix qu'ils se résolurent a faire :
Pour des raisons importantes, la situation est délicate et puisque l'on ne peut avoir les meilleurs,
il faut donc prendre les médiocres(.....) et Bach est choisi le 22 avril 1723.
Il s'y installe avec sa deuxième femme. Il enseigne la musique,
le catéchisme et le latin dans les deux écoles ecclésiastiques de la ville :
Saint Thomas pour les "pauvres" et Saint Nicolas pour les "riches",
mais doit aussi fournir de très nombreuses partitions pour les églises,
une cantate pour chaque dimanche et jour de fête. Il n'y a qu'une seule répétition pour les Cantates,
mais le Cantor bénéficie de solistes instrumentaux brillants (les trompettistes) ou d'excellent niveau,
solistes de passage et étudiants du Collegium Musicum.
Les chœurs, dont on ne connaît pas l'effectif exact, sont apparemment capables de chanter
des parties difficiles après la formation que lui réserve Bach.
Bach se heurte souvent à la jalousie de ses confrères qui forcent notamment les élèves à boycotter ses leçons de musique.
Il mène une vie riche en connaissances, constituant une bibliothèque spécialisée en bibliologie, théologie et mystique.
Sa femme l'aide beaucoup dans sa fonction en recopiant toutes ses partitions.
Sa fonction lui permet d'assister à des réunions musicales organisées au Café Zimmermann
pour des bourgeois amateurs de musique et de participer aux débats à l'Université.
Il ne manque pas une occasion d'aller à l'opéra de Dresde où son fils est organiste.

C'est à Leipzig qu'il compose la majorité de ses œuvres sacrées.
Il écrit plus de 200 cantates à ce poste, dont 126 nous sont parvenues.
Leipzig en 1736
A Leipzig, il écrit également les chefs-d'œuvre que sont la Klavier-Uebung,
l'Offrande Musicale, l'Art de la Fugue, laissé légèrement inachevé, un colossal corpus pour orgue,
mais également 4 Passions, un Magnificat, 3 oratorios, et son Testament musical, écrit de 1723 à 1749:
la Grande Messe en si mineur.
Il commence à perdre la vue en 1745 et bientôt ne peut plus travailler.
En hiver 1749-50, il confie par deux fois ses yeux à John Taylor, "ophtamiatre" réputé
(celui là même qui fera perdre la vue à Haendel, dix ans plus tard) sans autre résultat que de perdre complètement la vue.
Affaibli par ces opérations de la cataracte, il ne survit pas plus d'un an.
Le 18 juillet, il retrouve soudainement la vue, mais quelques heures plus tard il subit une attaque d'apoplexie.
Il meurt le 28 juillet 1750.
Anna Magdalena, elle, survit 10 ans,
vivant de subsides et de mendicité à l’entrée de la cathédrale Saint Thomas.
Bach eut vingt enfants de ses deux mariages successifs.
De sa première épouse il eut sept enfants, puis il épouse en secondes noces,
une chanteuse de cour, fille cadette d'un trompettiste, Anna Magdalena Wilcke dont il eut treize enfants.
Les fils qu'il a formés Wilhelm Friedemann, Carl Philipp Emanuel, Johann Christoph Friedrich,
Johann Christian vont suivre des chemins différents que Bach avait déjà devinés en disant
« Carl Philipp Emmanuel est comme le bleu de Prusse, il sera connu mais s'évaporera vite."
Seul Wilhelm Friedeman réussira à percer durablement même s'il mettra du temps avant de réussir ».
Se basant sur l'excellente éducation musicale inculquée par leur père,
les quatre fils se lanceront vite sur la voie du courant pré-classique qui prend alors le pas sur le Baroque.

L'héritage musical
Avec Johann Sebastian, la musique baroque atteint à la fois son apogée et son aboutissement.
Dès sa disparition, le musicien génial est quasiment oublié parce que passé de mode,
comme le contrepoint qu'il a porté à une perfection inégalée.
Le corpus, très largement non publié, des œuvres de Bach passe à ses fils.
La part d'héritage que Carl Phillip Emanuel recoit est conservée avec ferveur,
et après sa mort passe à d'aussi illustres mains que celles d'Abraham Mendelssohn-Bartholdy,
Carl Friedrich Zelter, Georg Pölchau, la princesse Anne Amelia de Prusse.
Celle de Wilhelm Friedemann est en revanche dispersée.

Bach est alors passé de mode.
De son vivant, il semble qu'il passait pour un virtuose du clavier et comme un excellent autodidacte de l'écriture.
En tant que diplomate, le baron Gottfried van Swieten se rend à Berlin en 1770
et fréquente la cour de Frédéric II ; au travers de l'enseignement qu'il recoit de Marpurg et Kirnberger,
il découvre et s'intéresse à Carl Phillip Emanuel.
« Entre autres choses, me parle de la musique et d'un grand organiste nommé Bach,
resté pendant un certain temps à Berlin. Cet artiste est doté d'immenses talents,
supérieurs à ce que je n'ai jamais entendu ou imaginé,
pour ce qui est de la profondeur de la connaissance de l'harmonie et de la puissance de l'interprétation.
Néanmoins, ceux qui ont connu son père pensent que son fils ne l'égale pas" ; le roi s'accorde avec ce jugement.
Gottfried van Swieten Wolfgang Amadeus Mozart lui-même ne faisait pas exception,
jusqu'en 1782 (il a alors 26 ans) où les rencontres musicales organisées
par le baron Gottfried van Swieten lui font découvrir une partie de l'œuvre de Bach et les oratorios de Haendel.

Mozart assimila cet immense héritage, son écriture en fut changée, et les connaissances acquises se retrouvent dans son œuvre.
Ludwig van Beethoven connaissait très bien l'œuvre pour clavecin de Bach et, jeune, il en jouait une grande partie par cœur.
Il a pris exemple sur les Variations Goldberg pour composer ses Variations Diabelli pour piano.
Vers la fin de sa vie, Beethoven étudia aussi la grande Messe en si mineur du Cantor de Leipzig.
Ainsi, Beethoven s'inspirera de l'art du contrepoint de Bach pour composer sa Missa Solemnis,
œuvre dont il parlait comme étant « sa plus grande ».

Mendelssohn
Ce n'est qu'en 1829 que Mendelssohn, l'un des successeurs de Bach à Saint Thomas de Leipzig,
fit rejouer la Passion selon Saint Matthieu à l'église Saint Thomas.
Il permit ainsi de redécouvrir, au XIXe siècle, le génie du compositeur oublié.
Les romantiques, d'abord allemands, ont alors repris cet héritage,
en l'adaptant aux goûts du XIXe siècle, et particulièrement Brahms à Vienne.
Bach repose sous une plaque tombale en bronre dans l'église-halle gothique de Saint-Thomas
ou il travailla en effet de 1723 à sa mort en 1750.
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Lola Montez
de son vrai nom
Maria Dolores Eliza Rosanna Gilbert
née à Limerick 17 février 1821 et morte le 17 janvier 1861,
est une aventurière, danseuse exotique, actrice et courtisane d'origine irlandaise,
célèbre pour avoir été la maîtresse du Louis Ier de Bavière.
Son enfance
Elle est née d'un père écossais et d'une mère créole.
En 1823 la famille Gilbert émigre en Inde.
Peu de temps après leur arrivée, le père meurt du choléra.
Sa mère se remarie l'année suivante
et envoie Eliza vivre chez des parents de son beau-père en Grande-Bretagne.
En 1837, âgée de 16 ans, Eliza s'enfuit avec le lieutenant Thomas James.
Le couple se sépare cinq ans après et
elle devient danseuse exotique sous le nom de Lola Montez.
Ses débuts à Londres en tant que
« Lola Montez, la danseuse espagnole »
(Lola Montez, the Spanish dancer)
en juin 1843 sont perturbés quand elle est reconnue comme la femme de Thomas James.
Cette notoriété ne nuit pas à sa carrière et elle devient rapidement célèbre pour sa
« tarentelle »
et son expression :
« Ce que Lola veut, Lola l'obtient »
(Whatever Lola wants, Lola gets).
C'est à cette époque qu'elle devient courtisane.
Sa vie de courtisane
C'est durant ses dernières années d'adolescence que Lola prend conscience
des gains financiers qu'elle peut engranger comme courtisane
auprès d'hommes puissants et riches.
Parmi ses amants et bienfaiteurs, on trouve Franz Liszt et Alexandre Dumas fils.
C'est Liszt qui l'introduit dans l'entourage de George Sand,
un des cercles les plus sophistiqués et avancés dans la société européenne.
C'est lors d'un voyage en 1846 à Munich que Louis Ier de Bavière la remarque
et elle devient rapidement sa maîtresse.
Elle commence à user de son influence auprès du roi,
ce qui la rend impopulaire auprès de la population locale,
en particulier après que des documents rendus publics
montrent qu'elle espérait devenir citoyenne bavaroise et être anoblie.
En dépit de l'opposition,
Ludwig la fait comtesse de Landsfeld le 25 août 1847, jour de son anniversaire.
Il est très probable que cela a largement contribué à la disgrâce du roi.
En 1848, sous la pression du mouvement révolutionnaire,
Louis abdique et Lola s'enfuit de Bavière pour les États-Unis,
mettant un point final à sa carrière de courtisane.
De 1851 à 1853,
elle se produit comme danseuse et actrice dans l'est des États-Unis,
puis se rend à San Francisco en mai 1853.
Elle épouse Patrick Hull au mois de juillet
et s'installe à Grass Valley en Californie au mois d'août.
Au milieu des années 1850, son mariage capote.
Lola s'installe alors en Australie dans l'État du Victoria,
faisant fortune en divertissant les mineurs de la ruée vers l'or des années 1850.
C'est en 1855, selon l'historien Michael Cannon,
qu'elle met en scène sa danse érotique de l'araignée (Spider Dance)
au Théâtre royal de Melbourne,
levant ses jupons tellement haut que l'assistance pouvait constater
qu'elle ne portait aucun sous-vêtement.
Le lendemain,
l'Argus stigmatisait son exhibition
« tout à fait subversive pour la moralité publique ».
Les notables cessèrent alors de fréquenter le théâtre, qui subit dès lors de lourdes pertes.
Elle passe presque quatre ans dans l'État du Victoria.
A Castlemaine, en avril 1856, elle est
« bissée avec frénésie »
après sa danse de l'araignée devant 400 mineurs
(y compris des membres du conseil municipal qui avaient levé la séance plus tôt
pour pouvoir assister à la représentation),
mais elle soulève la colère des spectateurs en les insultant suite à un léger chahut.
Elle gagne encore en notoriété lorsqu'à Ballarat,
après une mauvaise critique dans
The Ballarat Times,
elle poursuit avec un fouet Henry Seekamp, le rédacteur en chef.
Lola Montes Polka,
composée par Albert Denning,
a été inspirée par cet événement.
Après cela, elle déménage pour New York.
La fin de sa vie
Le 30 juin 1860,
elle est victime d'un accident vasculaire cérébral
et reste partiellement paralysée pendant un temps.
Mi-décembre, elle est assez rétablie pour pouvoir marcher,
malgré une légère claudication.
Sa vie de courtisane est alors terminée et elle se retrouve sans argent.
Lola cherche alors à se rapprocher de Dieu.
Elle passe ses derniers jours auprès d'un prêtre,
s'étant préalablement assurée qu'il n'était pas jésuite,
car elle éprouvait pour cet ordre religieux de la rancune.
Elle contracte une pneumonie avant de mourir peu avant son quarantième anniversaire.
Elle est inhumée dans le cimetière de Greenwood, dans le district de Brooklyn à New York.
Lola Montez dans la fiction
Nous retiendrons le film réalisé en 1955, par Max Ophüls
ou Lola Montez était incarnée par Martine Carol, la Brigitte Bardot de l'époque.
"Ce billet est prêt depuis février, je publie en tapant de la main gauche,
aussi je ne puis remonter la page d'acceuil ni la gazette,
merci de les lire et de voter pour Petit Panda.
Je fais un
tout particulier à deux amies :
ILLY et MARYSE
qui ont toujours pour moi :
et merci à tous les autres ami(es)

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Reprise d'un très ancien billet qui n'était pas imagé,
car j'avais fait un album de photos et que je n'étais pas encore "expérimentée" comme à présent...
DEGAS
Hilaire Germain Edgar de Gas
(il enlèvera la particule pour devenir Degas)
19 juillet 1834 - 27 septembre
"auto portrait au chapeau mou" 1857- 58
peintre et sculpteur français, considéré comme l'un des représentants majeurs de l'impressionnisme
grâce à sa composition novatrice et à son analyse perspective du mouvement.
Il fut aussi l'un des plus actifs organisateurs du mouvement impressionniste,
même si ses conceptions artistiques étaient distinctes de celles de ses amis impressionnistes.
Degas est issu d'une famille très aisée, son grand père était de noblesse bretonne,
son père directeur de banque, quant' à sa mère elle était d'origine créole,
de la Nouvelle Orléans.Le père de l'artiste est un homme cultivé,
qui emmène son fils aux concerts, aux spectacles,
il est aussi un grand collectionneur et fera l'éducation artistique du jeune Degas.
Monsieur Degas père allait au Louvre avec le futur artiste
qui y exécuta de nombreuses copies.
C'est dans ce musée qu'il rencontrera Ingres qui lui dit :
"faîtes des lignes....beaucoup de lignes,
soit d'après le souvenir, soit d'après nature",
conseil que Degas n'oubliera jamais.
Il prendra d'ailleurs en 1854, des leçons chez Lamothe, disciple d'Ingres.
L'année suivante Degas entre aux Beaux Arts, où il a pour camarades :
Bonnard, Fantin Latour etc...,
mais il se lasse vite de l'enseignement académique.
En 1857, lors d'un long séjour à Rome, il fréqente la Villa Médicis,
puis il s'installe à Florence, chez son oncle et entame sa période portraits.
Lors de son retour en France, en 1862,
Degas fait la connaissance de Manet.
"La fièvre du ballet romantique s'empare du tout Paris."
L'artiste ayant un goût très prononçé pour la musique a pour ami un contrebassiste de l'Opéra,
Désiré Dihau, qui l'introduit dans le milieu.
Avec "L'orchestre de l'Opéra" - 1868-69, musée d'Orsay
photo Harmony
(son ami Dihau occupe le premier plan)
Degas signe encore une composition très novatrice, avec en plans superposés vus du premier rang,
la fosse aux musiciens, et la scène avec les danseuses de ballet décapitées
formant un tourbillon de jambes et de tutus.
Degas devient un assidu de l'Opéra de la rue Peletier
et réalise le tiers de son oeuvre autour du thème des ballerines.
Contrairement à la plupart des artistes, Degas n'a pas à vendre ses tableaux pour vivre,
ce qui lui permet de travailler sur ses thèmes favoris, dont le monde du spectacle.
N'Dans ce dernier, il va de plus en plus s'intéresser au ballet,
qui va devenir pour lui le sujet artistique dominant.
Il voit dans le ballet, en dehors de la magie qu'il exerce sur lui,
un sujet idéal d'observation du mouvement rapide, et une vaste possibilité de composition spatiale,
offerte par toute la surface de la scène.
Degas sera sensible, à travers ses observations des artistes dans les coulisses lors de leur travail :
exercices, répétitions , au décalage existant entre la féerie des costumes
et des spectacles et la situation sociale misérable des danseurs.
Pour Degas, le microcosme du théâtre, de la musique et de la danse,
qui focalise l'attention de la riche société qui peut s'offrir le luxe des spectacles,
va devenir un lieu d'observation privilégié des rapports humains et des rapports contradictoires entre l'art,
le travail et les affaires.
"La classe de danse", 1871, 19,5 X 27 cm, Métropolitan Muséum de New York.
Photo Harmony
Avec un grand réalisme l'artiste peint l'antique salle de danse aux murs vétustes
et au milieu de la pièce se déroule une leçon
La lumière est dorée mais sourde et les couleurs ternes : .vert, beige, ocre
sont relevées par le blanc des tutus, le rose des chaussons et des ceintures.
Au centre du tableau, une ballerine passe devant le maître que le spectateur ne voit pas..
Degas est également attentif aux autres danseuses qui attendent dans des attitudes différentes :
l'une fait un exercice à la barre, une autre est accoudée au piano
L'artiste peint des dos, des profils, le violoniste avec son étui posé sur le sol
et pour la première fois, l'arrosoir, présent dans tous les cours de danse.
L'observation est scrupuleuse, fine, tout est là, parfaitement restitué.
"Le foyer de la danse à l'opéra, rue Le Peletier",
1872, huile sur toile, 32 X 46 cm, musée d'Orsay, Paris
La danseuse à l'arrêt sur la gauche est mademoiselle Hugues,
Degas peint un moment de relâchement qui lui donne l'occasion
de nous livrer une galerie d'attitudes de danseuses.
Tout de blanc vêtu, Louis François Mérante, professeur et ultérieurement maître de ballet,
donne des directives que la dizaine de ballerines doivent exécuter.
Dans la mesure ou elles ne sont pas occupées à leurs propres exercices,
elles se concentrent toutes sur la ballerine en train de danser devant le professeur.
L'opposition entre la figure isolée et le groupe, organise le tableau où domine les tons bleus,
gris et jaunes, animés par les rubans colorés.
LE FOYER
Il a une "réputation de salle de rendez-vous.
En effet , la clientèle masculins distinguée est autorisée a pénétrer dans le foyer
et d'assister aux répétitions. Degas s'y est souvent rendu, assis dans un coin
il a dessiné la salle aux frises dorées, bordant le planfond, aux fausses colonnes de marbre,
dotée d'un grand miroir, ainsi que d'une barre pour les exercices.

Le foyer est ouvert durant les entractes et après la reprèsentation,
aux mères des danseuses et aux abonnés masculins,
ce qui en dit long sur l'usage du lieu.
ANECDOTE
Le duc de Berry, fils du prétendant au trône fut assassiné devant l'Opéra Richelieu,
celui qui précédé l'opéra Peletier, il fut transporté à l'intérieur de l'opéra mais l'évêque appelé à son chevet n'accepta d'entrer dans ce lieu qu'à la condition qu'il fut détruit après, ce qui fut fait.
"Répétition d'un ballet sur scène", 1874, 64X81 cm
Dans cette oeuvre, le peintre s'interesse à l'atmospère.L'éclairage de la rampe
contraste vivement avec les ombres variées de la scène, sombre,
car pour Degas :
"le piquant n'est pas de montrer toujours la source de lumière, mais l'effet de la lumière".
Peut être que le clair-obscur fait consciemment allusion à la nouvelle forme d'image
que donne la photographie. Nadar et les détails de la photo en 1870,
marquèrent des peintres comme Degas, Manet...
Degas dessinait des croquis à partir de l'une des premières loges,
mais il peignait en atelier.
Encore une "classe de danse" 1874
Il s'agit peut-être de l'opéra Peletier avant l'incendie et la construction du nouvel opéra Garnier.
Cette oeuvre nous montre fort bien la nouvelle tenue des ballerines du XIXème siècle,
libérée de tout ce qui pesait dans leurs vêtements, leurs chaussures, pour pouvoir s'envoler sur scène.
Les chaussures ont perdu leur talon, le costume se réduit à un maillot sans manche,
ici avec un corsage largement échancré et un jupon de mousseline,
fine et blanche qui se déploie en corolle jusqu'aux dessous des genoux.
Il révèle de plus en plus leur corps, tout en élargissant les possibilités artistiques.
Degas regroupe dans cette toile plus de 20 danseuses,
autour du célèbre professeur Jules Perrot et de sa puissante baguette.
Malgré l'enchaînement scènique, le peintre s'attarde sur toutes les ballerines,
les figures demeurent individuelles.Pendant que les unes rajustent un ruban autour du cou,
une autre se gratte le dos.Les gestes individuels n'empêchent pas de donner
une impression d'ensemble de la classe de danse.
On porte un coup sensible à la bienséance, car durant ce siècle,
il est indescent qu'une femme montre ses jambes.
L'attraction de ces messieurs pour les danseuses était plus que chorégraphique..
et les coups d'oeil égrillards.
"Danseuse au repos" vers 1879, 30 X 43 cm, collection particulière
Au tournoiement et aux élans des ballerines sous les feux des projecteurs,
Degas préfère désormais l'étude des moments qui précèdent ou qui suivent le ballet :
instants d'efforts, de tension, d'ennui, de détente...
L'artiste dévoile l'envers du décor, ici la danseuse au repos est une étude pour
"Deux danseuses assises sur une banquette".
LE PARCOURS DES DANSEUSES
Elles sont issues de milieux modestes, leur parcours :
6 - 8 ans, école de danse de l'Opéra à l'Académie royale
14 - 15 ans, premiers pas sur scène
20, elles se retirent.
Si elles n'ont pas la "chance" d'avoir attiré l'attention d'un monsieur fortuné
ou si elles n'intègrent pas le corps de ballet, elles vivent alors dans de sombres réduits
et ne gagnent guère plus qu'une couturière.
EXEMPLE DE LA DANSEUSE EMMA
Cette danseuse n'avait aucun succès, mais devenue la maîtresse d'un baron,
ce dernier usa de son influence, harcela le directeur de ballet,
négocia l' engagement dans le corps de ballet de sa maitresse.
A l'âge de 16 ans elle remporta un grand succès en 1858, dans "Sylphide",
elle mourut à 21 ans, son jupon ayant pris feu dans les coulisses, lorqu'elle frôla un bec de gaz.
"Danseuse au bouquet saluant"
Degas peignit plusieurs versions d'une danseuse au bouquet saluant.
Dans celle-çi, l'arrière plan présente une frise humaine de ballerines,
la touche de la danseuse saluant est vaporeuse.
"Grande danseuse habillée" ou "Danseuse de quatorze ans"
1880, 99cm,Orsay. photo Harmony
Il s'agit de Marie Van Goethem, élève de l'école de danse en 1865,
puis du quadrille dans le ballet de l'Opéra.
Elle posa plusieurs fois pour Degas et lui inspira cette oeuvre.
"Dès que je pouvais me rendre à Paris,
j'allais au musée d'Orsay qui est sans doute mon musée parisien préféré,
combien de fois en ais je fais le tour?? admirée sous toutes les coutures, photographiée??"
C'est une statuette en cire, couleur terre cuite,dont on connait deux versions en plâtre,
quelques épreuves en bronze ont été estampillées.
Degas a choisi pour cette oeuvre l'ensemble des accessoires très réalistes qui l'ornent :
cheveux de crin noirâtre,noués d'un ruban de soie rose,
d'un corsage de toile cirée jaune,tutu de tulle blanc, chaussons cirés ont des lacets jaunes,
l'artiste avait projeté dit-on de lui peindre le visage...
le haut des bras est fendillé.
L'oeuvre est tout à fait novatrice,
elle fut exposée au salon de 1881, n'étant pas terminée pour celui de 1880.
Degas décèda, là ou il était né et fut inhumé au cimetière de Montmartre.
Notre incursion à l'Opéra, dans le monde des danseuses du XIX ème,
si souvent peintes par Degas s'achève. Si comme moi vous aimez les ballets
(mes deux filles ont été des danseuses, l'une au conservatoire de danse de Toulouse, l'autre dans une troupe)
j'espère que vous aurez passé un agréable moment.
"Il y a un long moment que je n'ai pas dédié le
d'Harmony,
et la personne à qui je l'adresse ne sais sans doute pas ce dont il s'agit.
Elle m'a écrit et invitée, après m'être rendue sur son blog j'ai accepté.
Si vous aimez la danse, vous pouvez lui rendre une petite visite :
Opéra Garnier à Paris
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Bonjour,
C'est volontairement que je reprends le premier billet du cycle :
URGENCE : SAUVONS LA PLANETE
(paru en janvier 2007)
Yannick Noah : Aux arbres citoyens !
Un très beau clip !
http://www.yannicknoah.com
un clic et vous aurez une belle surprise
(cadeau pour vous)
Le ciment dans les plaines Coule jusqu'aux montagnes Poison dans les fontaines, Dans nos campagnes
De cyclones en rafales Notre histoire prend l'eau Reste notre idéal "Faire les beaux"
S'acheter de l'air en barre Remplir la balance : Quelques pétrodollars Contre l'existence
De l'équateur aux pôles, Ce poids sur nos épaules De squatters éphémeres... Maintenant c'est plus drôle
Puisqu'il faut changer les choses Aux arbres citoyens ! Il est grand temps qu'on propose Un monde pour demain !
Aux arbres citoyens Quelques baffes à prendre La veille est pour demain Des baffes à rendre
Faire tenir debout Une armée de roseaux Plus personne à genoux Fais passer le mot
C'est vrai la terre est ronde Mais qui viendra nous dire Qu'elle l'est pour tout le monde... Et les autres à venir...
Puisqu'il faut changer les choses Aux arbres citoyens ! Il est grand temps qu'on propose Un monde pour demain !
Puisqu'il faut changer les choses Aux arbres citoyens ! Il est grand temps qu'on s'oppose Un monde pour demain !
Plus le temps de savoir à qui la faute De compter la chance ou les autres Maintenant on se bat Avec toi moi j'y crois
Puisqu'il faut changer les choses Aux arbres citoyens ! Il est grand temps qu'on propose Un monde pour demain !
(Je suis heureuse que cette chanson que je venais de découvrir soit devenu un succès.)
pour donner un troisième coup de chapeau à Yannick.
Le deuxième coup de chapeau a été publié sur Main dans la main
http://harmonyavecvous.chezblog.com
le 14 février 2007 dans la catégorie :
LES RESTO DU COEUR
Chapeau Yannick
Yannick Noah s'insurge contre les Enfoirés
Le chanteur, qui participe comme chaque année au spectable des Enfoirés,
a déclaré qu'il jugeait déplacés les frais débloqués pour les participants.
Yannick Noah, qui fait partie de la troupe des Enfoirés,
en concert du 24 au 29 janvier 2007 au nouveau Zénith de Nantes,
a été le seul à dénoncer les frais déboursés pour loger et nourrir les célébrités.
Il a déclaré au magazine le Point :
"Je viens chanter bénévolement pour les Restos du Coeur,
je ne vais tout de même pas en profiter
pour me faire héberger dans un palace de milliardaires."
Il logera donc à l'hôtel Mercure de Nantes,
tandis que le reste de la troupe résidera au très chic hôtel l'Hermitage de la Beaule.
Voila déjà de bonnes raisons d'aimer Yannick.
billet repris tout doucement
pour publication à l'occasion de la fête de la musique
Yannick il est d'abord, mais la jeune génération s'en souvient-elle?
un joueur de tennis qui nous a fait vibrer, éclater de joie et pleurer lorsqu'il
remporta les Internationaux de France de Roland-Garros en 1983.
L'image où il se précipite dans les bras de son père,
qui est venu sur le cours dès la balle de match gagnée, reste dans tous les esprits.
Biographie sur Wikipédia
Yannick Noah est né à Sedan fils de Zacharie Noah,
joueur de football professionnel, et de Marie-Claire Perrier, enseignante.
Son grand-père maternel, Marcel Perrier a publié une demi-douzaine
de recueils de poèmes à Sedan.
Lorsqu'il a trois ans, la famille Noah s’installe à Yaoundé, capitale du Cameroun
dont son père est originaire, où il découvre rapidement le tennis.
En 1971, il se fait remarquer par Arthur Ashe,
premier joueur noir à remporter un tournoi du Grand Chelem,
qui lui offre une raquette.
Yannick c'est aussi un papa attentif à ses 5 enfants :
d'un premier mariage en 1984 avec Cécilia Rhodes,
ancien mannequin de l'Agence Elite, et Miss Suède 78,
naissent
Joakim Noah en 1985
(aujourd'hui célèbre joueur de basket aux États-Unis)
et
Yéléna en 1986.
Après un divorce, il se remarie en 1995 avec la mannequin Heather Stewart-Whyte,
dont il aura deux filles : Elyjah née en 1996 et Jénayé née en 1997.
Ils divorcent en 2001.
Depuis 2003, Yannick Noah partage sa vie avec Isabelle Camus,
qui donna naissance à Joalukas en 2004.
Depuis son retour en France Yannick Noah vit avec sa famille à Feucherolles,
commune résidentielle des Yvelines, où il joue souvent au golf.
Cependant il songe a passer une année aux Etats Unis
pour se rapprocher de plusieurs de ses enfants.
Yannick c'est aussi des actions caritatives
Il s'implique toujours médiatiquement dans différentes associations caritatives :
"Les Enfants de la Terre"
que sa mère a créé en 1988 et dont il est le parrain,
mais aussi
"Fête le Mur"
association d'éducation par le tennis et d'insertion sociale dans les quartiers,
qu'il crée en 1996 et préside toujours aujourd'hui.
Il parraine également l'opération
"l'Appel des Enfants pour l'Environnement,"
initiée par WWF.
Enfin, il chante avec l"es Enfoirés
pour les Restos du Cœur
et a été le grand parrain du Téléthon 2005.
Il arrive en tête des personnalités préférées des français.
Yannick c'est aussi un homme engagé,
qui ne pratique pas la langue de bois.
Au Cameroun,
Yannick Noah a accepté des postes honorifiques
offerts par le régime de Paul Biya.
Ainsi, en 2005, il rejoint l'équipe du Cameroun de football en tant que conseiller,
poste honorifique, puisqu'il maintient sa résidence
et ses activités hors du Cameroun.
Le RDPC, parti au pouvoir depuis l'indépendance,
le présente comme l'un des soutiens du régime.
Il soutient aussi la Fondation Chantal Biya (épouse du président Paul Biya)
par le biais du collectif
"Unis pour vaincre".
Son engagement politique s'intensifie en France,
marqué surtout par son hostilité à l'égard de l'UMP.
Ainsi, en décembre 2005,
lors d'une interview accordé à l'hebdomadaire Paris Match,
évoquant la crise des banlieues, il aurait déclaré :
« une chose est sûre : si jamais Sarkozy passe, je me casse ! »
(propos non publiés dans l'hebdomadaire), mais pris au mot,
il déclare dans le Parisien du 13 octobre 2006,
avoir
« dit ça sur le coup »
et ajoute
« en fait, je crois qu'il vaut mieux rester ».
Le désormais chanteur déclare qu'il serait
« vraiment profondément déçu »
en cas de victoire de Nicolas Sarkozy.
« Déçu pour moi, pour tous les travailleurs immigrés
et pour tous les gens qui sont obligés au quotidien de prouver qu'ils sont français
même pour ceux qui, comme moi, sont nés en France ».
Pas question pour autant de s'exiler si ce cas de figure s'avérait.
« Je ne pars pas. Il faut résister. J'opte pour la résistance »,
a-t-il lancé.
(alors Yannick nous sommes des millions de résistants)
Yannick Noah se produit à la
Fête de l'Humanité.
Il chante certains titres qui se veulent porteurs de messages politiques
(Aux Arbres Citoyens).
Enfin, en 2007,
il intègre le comité de soutien de la candidate socialiste à l'élection présidentielle Ségolène Royal et participe à son grand meeting du 1er mai au stade Charléty.
Yannick c'est aussi un chanteur populaire

il se tourne en 1990 vers sa seconde passion :
la musique.
Sa première chanson Saga Africa devient le tube de l'été 1991.
Sa carrière a pris depuis 2000 un grand tournant,
le succès est au rendez-vous dès son troisième album
écrit par Erick Benzi et Robert Goldman.
Les tournées et les Olympia se sont succédé depuis.
Yannick reprend sur disque comme sur scène des chansons de Bob Marley
et de ses amis de Téléphone.
En 2007, le succès de son album Charango
l'amène à préparer une tournée d'un an.
Albums
1990 : Saga Africa (1er 45 tours )
1991 : Black & What
1993 :Urban Tribu
1998 :Zam Zam
2000 :Yannick Noah
2003 :Pokhara
2004 :La Voix des sages
2005 : Métisse
2006 :Charango
Yannick à Bercy en octobre 2004
Yannick chante avec Grégory,
le petit prince à la voix d'ange qui allait nous quitter bien trop tôt
Yannick un bel homme dans sa pleine maturité
Pourquoi ce nouveau coup de chapeau à Yannick ?
parce que c'est un homme vrai qui donne et se donne à fond,
dans tout ce qu'il entreprend et j'aime toutes ses chansons.
MERCI YANNICK
et
BONNE FETE DE LA MUSIQUE A TOUS

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Le mot d'Harmony
"La danse, encore une passion, hélas, lorsque j'étais enfant mes parents n'avaient pas les moyens de me payer des cours de danse.
La fille de la patronne de ma mère était mon amie, elle n'aimait pas suivre sa mère lors de ses sorties chez les antiquaires ou aux spectacles, alors c'est moi qui en profitais. Je dois beaucoup à cette femme qui m'a fait aimer le beau et la danse.
Le premier ballet que j'ai vu avec elle était donné par la compagnie du Marquis de Cuevas, Géraldine Chaplin y dansait. Merci Madame.
Par la suite, j'ai eu la chance d'avoir deux filles qui aimaient la danse et qui en ont fait à un bon niveau, Stéphy, deux ans au Conservatoire de danse de Toulouse et Nathalie dans une troupe de jazz.
Mes petites filles en font également, j'assistent à leurs spectacles et je me régale.
Tout cela pour en arriver à la marque Repetto à qui j'ai laissé pas mal d'argent et dont je vais vous parler aujourd'hui, à l'occasion des 60 ans de cette célèbre maison."
REPETTO : 60 ans de pointe
Des débuts triomphants
Mais avant de devenir un accessoire de mode,
la ballerine Repetto était un véritable équipement de pro.
Le rideau se lève en 1947, à Paris, rue de la Paix. Sur les conseils de son fils, le danseur et chorégraphe Roland Petit, Rose Repetto crée premières pointes dans un atelier près de l’Opéra National de Paris.
En 1959, Rose Repetto ouvre sa première boutique au 22 Rue de la Paix, à Paris. De nombreux danseurs viennent s’y fournir : Maurice Béjart, Rudolf Noureev, Mikhaïl Barychnikov, Carolyn Carlson, le Kirov, les Folies Bergères, tous les artistes s’y fournissent rapidement. Le conte de fée se poursuit en 1956 lorsque, Rose Repetto conçoit une chaussure aussi légère et agréable qu’un chausson de danse, mais beaucoup plus sexy:
les ballerines Cendrillon qu’elle dédie à Brigitte Bardot.
La ballerine Cendrillon, rebaptisée plus tard B.B.,devient une star en apparaissant dans
"Et Dieu créa la femme".
Une légende est née devenant alors l’attribut de vedettes comme Catherine Deneuve.

Le gage de qualité et d’authenticité de la marque ?
La technique de fabrication dite du "cousu-retourné". "Les chaussons sont cousus et montés à l’envers avant d’être retournés à la manière d’un gant", explique Jean-Marc Gaucher.
"Les peausseries sont sélectionnées avec soin pour apporter toute la souplesse et le confort nécessaire, ajoute Sophie Tréoré, responsable marketing de la marque. On mise sur l’esthétique, la souplesse, le chic, l’élégance, la simplicité et le bien-allé."
Une technique apparemment parfaite, puisqu’elle permet d’épouser le pied
tout en garantissant souplesse et bien-être.
Mais certains danseurs ne partagent pas cet avis :
"Les coutures ne tiennent pas sur la durée et le cuir est trop fin,"
s’insurge ainsi un professeur de danse. Ce qui n’empêche pas l’Opéra national de Paris, l’Opéra de Lyon, les Ballets de Marseille et de Bordeaux, le Ballet de Champagne, auxquels s’ajoutent tous les passionnés de danse, de continuer à se chausser et à s’habiller chez Repetto.

Repetto à bout de souffle
Mais la maison n’a pas toujours été sous les feux de la rampe.
En 1999, quand Jean-Marc Gaucher, après 17 ans chez Reebok France, rachète Repetto, la marque est à bout de souffle. Depuis les années 80 et surtout depuis la mort de sa fondatrice, Repetto est passée de main en main, délaissant ses codes et son originalité.
"Rose Repetto était proche des danseurs, raconte un professeur de danse. Sans le sou, on parvenait à peine à s’acheter des chaussons. Alors, elle faisait toujours un geste en offrant un justaucorps, par exemple."
Une démarche généreuse, une parfaite connaissance de l’univers de la danse, autant de qualités abandonnées durant la crise.
L’image est alors vieillissante.
Les ballerines sexy ont laissé la place à des souliers pour pieds sensibles, destinés à un public de dames âgées. Ressusciter l’image de la marque n’a donc pas été une mince affaire.
"C’est la mise en avant du savoir-faire à la française, le rapprochement des produits avec l’univers de la danse, l’intervention d’une équipe de stylistes et, surtout, la communication autour de la marque dans le monde qui a permis la renaissance de Repetto"
, détaille Jean-Marc Gaucher.
"Mais le temple de la danse s’est transformé en temple du marketing",
regrette une professeur de danse croisée devant la boutique.
Une deuxième jeunesse
La technique du "cousu-retournée"
remise au goût du jour, la B.B., la Zizi ou encore la Molly
retrouvent une nouvelle jeunesse.
Jean-Marc Gaucher décrète la fin des contreforts et de toutes les matières rigides pour renouer avec une souplesse proche de la danse. Mais, surtout, il met en place un studio de création, la clé d’une renaissance réussie. Désormais, au-dessus de la boutique de la rue de la Paix, une équipe de stylistes dessine les collections saisonnières. Tweed, cuir irisé, toile pailletée, gros-grain, cuir verni… toutes les matières sont utilisées pour réinventer les modèles qui ont fait l’histoire de la marque.
"Les stylistes ont une certaine liberté de ton dans l’interprétation des collections, explique Sophie Tréoré. La ligne directrice de la marque ? Raconter une histoire en lien avec la danse."
Une initiative qui réussit plutôt bien à la maison, puisque les ventes ne cessent de croître.
"Pour faire face à la demande croissante, j’ai embauché 70 personnes sur nos chaînes de production en un an et demi",
se félicite Jean-Marc Gaucher. Et, en 2005, l’atelier de fabrication artisanale, située dans le Périgord, a produit la millionième paire de ballerines.
Mais la stratégie est plus pointue encore.
Dès 2001, des créateurs comme Issey Miyake, Yohji Yamamoto, Comme des Garçons, E2, Charles Anastase ou Catherine Malandrino sont invités à réinterpréter les modèles phares.
"Ces opérations de co-branding nous permettent de conserver une certaine crédibilité dans le monde de la mode et de partager des compétences et des technologies",
explique Sophie Tréoré. Chaque saison voit ainsi naître son édition limitée. En été 2006, la B.B. connaît sa version python ultra souple et teintée rose pâle. Puis, en automne, apparaît la déclinaison léopard gris-noir et marron. Cette année, le modèle zèbre en vente chez Colette fait déjà des émules. Et pour la collection printemps-été 2008 ? Les stylistes travaillent sur un thème salsa avec des chaussures à talon de 4 cm, une ligne de bagagerie en tissu et de maroquinerie en cuir. Pas question de perdre le rythme…
Le 24/09/2007.
Kate Moss, Charlotte Gainsbourg, Vanessa Paradis, Matthieu Chedid, Benjamin Biolay… les vedettes se les arrachent. De la ballerine B.B. aux derbys Zizi, les chaussons Repetto sont redevenus les stars du bitume. A l’occasion des 60 ans de la marque, Elle.fr revient sur l’histoire de la griffe mythique.
Dossier réalisé par Linda Degand.

Un anniversaire en grandes pompes
On peut vendre des chaussons et ne pas être pantouflard.
C’est le cas de la maison Repetto et de son PDG, Jean-Marc Gaucher. L’homme, en reprenant la marque mythique d’accessoires de danse en 1999, avait pour ambition de la remettre sur le devant de la scène. Aujourd’hui, il peut se frotter les mains. A 60 ans, après des hauts et des bas, la griffe retrouve une nouvelle jeunesse. Et fête son anniversaire en grandes pompes avec 60 artistes invités à revisiter ses produits phares. Catherine Deneuve, Andrée Putman, Jean Paul Gaultier, Aurélie Dupont, Chantal Thomass ou encore Charlotte Gainsbourg exposeront leurs créations à la boutique parisienne, rue de la Paix, dès le 27 septembre 2007. Tutus, ballerines et autres produits de la griffe se muent ainsi en véritables œuvres d’art qui seront vendues aux enchères pour soutenir des écoles de danse dans le monde.
De son côté, la boutique Colette rend aussi hommage à Repetto en proposant,
la mythique ballerine B.B.
Réinterprétée par Brigitte Bardot elle-même, dans une version vichy rouge et blanche, elle est éditée à seulement soixante exemplaires numérotés. Parions que le ballet des fashionistas devant le concept-store de la rue Saint-Honoré à Paris n’est pas prêt de s’essouffler.
Prix de vente 190 €.........
Repetto ne fait pas que dans la danseuse.
La marque propose aussi des souliers pour la vie urbaine inspirés des chaussures de danse.
Dans les années 70, Serge Gainsbourg devient ambassadeur de la marque en portant ses fameuses chaussures de jazz, baptisées "Zizi",blanches à lacets. Zizi Jeanmaire est la femme de Roland Petit, fils de Rose Repetto.
Johnny Hallyday choisi aussi la chaussure "Zizi". La marque reste fidèle aux couleurs initiales, le blanc et le noir, mais joue sur les matières
Dans les années 2000,
Repetto signe des partenariats avec diverses marques : Issey Miyake en 2000, Yohji Yamamoto en 2002, Comme des Garçons en 2004.
En 2006, Repetto lance sa première campagne internationale de publicité.
La marque Repetto se positionne désormais comme une référence non seulement dans le monde de la danse mais également dans la confection de chaussures de ville.
Elle produit principalement des ballerines mais également des bottes, des mocassins et des escarpins, tirant leur inspiration de différents types de danses.
La marque est désormais distribuée dans la monde entier grâce à de nombreux points de vente.
billet terminé le 28 septembre 2007
Kikou,
Quel bonheur, enfin, un ami m'a ramené chez moi ce samedi vers 11heures et passera demain en fin d'après-midi, pour un retour à la clinique. Hélas, avec toutes les complications, le médecin ne parle pas encore d'hôpital de jour, il faut dire que je souffre encore pas mal et que la rééducation est longue, surtout qu'une kyné remplacante pour un mois, m'a "cassée"......
Vous vous doutez quel plaisir j'ai pris à vous lire, à vous retrouver, avec vos gentils geste d'amitiès.
MERCI A TOUS ET TOUTES
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*-._.-* *-._.-*Bisouxx d'Harmony*-._.-* *-._.-*
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AU REVOIR CARLOS
Le chanteur Carlos est mort ce jeudi 17 novembre, à 09h45 à l'hôpital Beaujon, à Clichy (Hauts-de-Seine)
d'un cancer "foudroyant",
à l'âge de 64 ans, a-t-on appris auprès de sa soeur Catherine Dolto-Tolitch.
"Il a été très courageux", a souligné sa soeur.
Les obsèques de Carlos auront lieu "sans doute mardi",
a- t- elle ajouté, sans autre précision.
L'auteur de Tout nu et tout bronzé, avait appris,
il y a deux mois, qu'il souffrait d'un cancer.
Barbe fleurie, silhouette de bon vivant enveloppée dans
des chemises à fleurs et des salopettes amples,
il a enchaîné les tubes populaires et drôles dans les années1970-80,
parmi lesquels Tout nu, tout bronzé (1973), Rosalie"(1978),
Papayou (1983), T'as l'bonjour d'Albert (1985) ou Le tirelipimpon (1989).
Le site officiel du chanteur, indique qu'Yvan-Chrysostome Dolto,
est né 20 février 1943, à midi. Il est le fils de Françoise Dolto, née Marette,
spécialiste réputée de psychologie des enfants et de Boris Dolto,
émigré russe et professeur de kinésithérapie.
Il passe une enfance heureuse à Paris.
En 1958,
ses amis noctambules et lui désirent s'attribuer
de nouveaux patronymes artistiques".
Yvan-Chrysostome Dolto est alors rebaptisé Carlos,
en hommage au percussionniste Carlos Patato-Valdes, qui le fascine.
Diplômé de l'école de kinésithérapie fondée par son père,
il opte définitivement pour le show-biz en 1962,
en remplaçant au pied levé Lucien Morisse à Europe 1.
DES CHEMISES A FLEURS A LA TÉLÉVISION
Quelques mois plus tard, à la demande du Johnny Hallyday,
qu'il a rencontré pour la première fois en 1959,
il accompagne Sylvie Vartan dans tous ses déplacements professionnels
et devient ainsi son assistant. Il le restera pendant 10 ans.
En 1967, il donne la répartie à Sylvie Vartan sur
"2 minutes 35 de bonheur".
Deux ans plus tard, il enregistre un premier 45 tours,
"La vie est belle"
et obtient en 1970 un premier disque d'or avec
"Y' a des indiens partout".
Au début de la décennie 70,
il troque les chemises et polos stricts des années
"mods"
pour des liquettes bariolées d'éternel campeur.
Infatigable chanteur, il multiplie les galas-camping.
En 1973, il enregistre le premier album-concept français :
Une journée de Monsieur Chose,
avec Joe Dassin, Alice Donna et Joëlle du groupe Il était une fois.
En 1975, il triomphe avec Séñor Météo, puis en 1977 avec le Big Bisou,
en 1978, c'est Rosalie, qu'il interprète déguisé en Doudou.
Après le succès du "Big Bisou" en 1977, sa carrière de chanteur s'essouffle.
En 1980, il devient l'emblème du jus de fruits Oasis,
pour la promotion duquel la chanson Rosalie est rebaptisée
Oasis, Oasis, c' est beau, c' est bon !.
Cette collaboraiton va durer 12 ans.
Au milieu des années 1980, il participe à la création des Restos du coeur.
En 1989, il revient à la musique avec
Le Tirelipimpon.
Depuis la fin des années 1980,
il multpilie les apparations à la télévision,
présentant des émissions pour TF1, devenant le héros de la série Le J.A.P.
(Juge d' application des peines).
De la couleur, pour dire
AU REVOIR CARLOS
et
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BIG BISOU
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Johannes Chrysostomus Wolfgang Theophilus Mozart,
plus connu sous le nom de
Wolfgang Amadeus Mozart
Salzbourg, le 27 janvier 1756 - Vienne le 5 décembre 1791
La famille Mozart
En 1747 , Leopold Mozart épouse la fille d'un haut foncfonctionnaire d’Autriche,
Anna-Maria Pertl
Le plus beau couple de Salzbourg s’installe dans un appartement au troisième étage sur la Getreidgasse.
Leopold est un excellent violoniste, il occupe le poste de second violon dans l'orchestre
de la cour du prince archevêque de Salzbourg. Il est également compositeur et auteur d’une méthode de violon.
Bien qu’il ne lui soit accordé aucun génie, ses aptitudes pédagogiques sont reconnues.
Anna-Maria se révèle être une douce et tendre épouse, toujours d’humeur égale, attentive aux souhaits de son mari.
Le premier enfant naît en 1751.
En hommage à la jeune accouchée, l’enfant est baptisée Maria-Anna puis surnommée plus tard Nannerl.
Elle révèle très tôt ses prodiges au clavecin, et ravive la fierté de son père.
Le 27 janvier 1756 à 20 heures dans l’appartement de Salzbourg,
Nannerl se penche sur le berceau de celui qui va bientôt la pousser dans l’ombre :
son frère Wolfgang est né. Septième enfant de Léopold et Anna-Maria Mozart,
il est le second qui survit aux soins précaires dispensés aux nourrissons de l’époque.
Nannerl et Wolfgang seront les seuls enfants vivants du paisible couple Mozart.
Dès le lendemain de sa naissance, on inscrit son nom sur le registre de baptême
Le bébé, futur maître absolu de l’harmonie des sons, est déjà appelé Wolfgang par sa famille,
parfois même Wolfgangerl ou encore Wolferl. Plus tard, en Italie, il se fera appeler Amadeus,
traduction latine de son prénom Theophilus et Gottlieb en Allemagne.
Pour nous, il demeure à jamais MOZART
L'enfant prodige
Wolfgang Amadeus Mozart à l'âge de 6 ans
Mozart révèle des dons prodigieux pour la musique dès l'âge de trois ans :
il a l'oreille absolue et certainement une mémoire eidétique
(à quatorze ans, il aurait parfaitement retranscrit le Miserere de Gregorio Allegri,
morceau qui dure environ 15 minutes, en ne l'écoutant qu'une seule fois).
Ses facultés déconcertent son entourage,
et incitent son père à lui apprendre le clavecin dès sa cinquième année.
Le jeune Mozart apprend par la suite le violon, l'orgue et la composition.
Il sait déchiffrer une partition et jouer en mesure avant même de savoir lire, écrire ou compter.
A l'âge de six ans, il compose déjà ses premières oeuvres. Mozart joue et son père transpose sur papier.
Les tournées
Le jeune garçon montre de telles aptitudes précoces que son père obtient, en janvier 1762,
un congé de trois semaines de son maître afin de
"montrer ce miracle au monde".
Les Mozart s’exhibent donc à Munich où les deux enfants jouent du clavecin devant l'électeur de Bavière,
puis ensuite se rendent à Vienne pour jouer devant la cour. La tournée des Mozart est longue,
mais l’enfant adore les voyages et joue inlassablement lorsque l’auditoire lui semble admiratif.
Léopold et les deux enfants prodiges parcourent presque toute l’Europe en revenant parfois à Salzbourg.
Pourtant, Wolfgang ne passera jamais une année entière dans sa ville natale.
Les tournées dureront 9 ans.
Au total sur ces neuf années d'enfance ( entre 6 et 15 ans), Mozart voyage pendant plus de sept ans.
La rencontre de Jean-Chrétien Bach (dernier fils du grand Jean-Sébastien),
au cours de sa tournée, sera déterminante, il le mettra en contact avec l’Italie.
Mozart adulte
Au service du prince-archevêque Colloredo (1773-1781)
Mozart en 1789, portrait exécuté à la pointe d'argent par Doris Stock.
Cette représentation de Mozart est l'une des rares qui lui ressemblait vraiement.
Mozart est malheureux dans sa ville natale.
Son nouvel employeur n'aime pas le voir partir en voyage,
et lui impose la forme des pièces qu'il doit écrire pour les cérémonies religieuses.
A dix-sept ans, il a du mal à accepter ces contraintes,
et ses relations avec le prince-archevêque se dégradent au cours des trois années qui suivent.
Il fait la connaissance à Vienne de Joseph Haydn avec qui il entretiendra une correspondance
et une amitié teintée d'admiration réciproque, tout au long de sa vie :
« Je vous le dis devant Dieu, en honnête homme,
votre fils est le plus grand compositeur que je connaisse,
en personne ou de nom, il a du goût,
et en outre la plus grande science de la composition.
Joseph Haydn à Leopold Mozart
« Lui seul a le secret de me faire rire et de me toucher au plus profond de mon âme. »
En 1776, Mozart a vingt ans, et décide de quitter Salzbourg, toutefois,
le prince-archevêque refuse de laisser partir son père,
et lui impose de démissionner de son poste de maître de concert.
Après une année de préparatifs, il part avec sa mère, tout d'abord à Munich,
où il n'obtient pas de poste, puis à Augsbourg et enfin à Mannheim
où il se lie d'amitié avec de nombreux musiciens.
Toutefois, ses démarches pour obtenir un poste restent là aussi infructueuses.
C'est à Mannheim également qu'il tombe éperdument amoureux de la cantatrice Aloysia Weber,
ce qui déclenche la colère de son père qui lui demande de ne pas oublier sa carrière.
Couvert de dettes, Mozart comprend qu'il doit reprendre ses recherches
et part pour Paris au mois de mars 1778. Il espère trouver de l'aide auprès de Melchior Grimm,
qui s'était occupé de sa tournée lorsqu'il avait sept ans, mais sans succès.
Il ne trouve pas de poste, et a même du mal à se faire payer ses œuvres dans une France en crise.
Sa mère tombe malade durant ce séjour, et meurt le 3 juillet. Mozart rentre alors à Salzbourg,
où son père a convaincu le prince-archevêque de le reprendre à son service.
Nannerl, Wolfgang et Leopold Mozart par G. Nepomeceno della Croce en 1780-1781
Novembre 1780, il reçoit une commande pour l'opéra de Munich, et il part comme son contrat l'y autorise.
La création, le 29 janvier 1781 d' « Idoménée, roi de Crète »
est accueillie triomphalement par le public.
De retour à Salzbourg, Mozart doit suivre son employeur à Vienne,
où le prince-archevêque le traite publiquement de « voyou » et de « crétin » avant de le congédier.
Mozart s'installe alors dans la capitale autrichienne comme compositeur indépendant,
dans la pension de madame Weber.
Vienne (1782-1791) L'indépendance
Mozart peut enfin composer plus librement, débarrassé de l'autorité de son père et de son employeur.
En 1782, l'empereur Joseph II lui commande un opéra.
Ce sera L'Enlèvement au sérail, en langue allemande,
qui incitera Gluck, compositeur et directeur des concerts publics à Vienne, à féliciter Mozart.
Mozart a fait la connaissance de la troisième fille de madame Weber, Constanze,
et décide de l'épouser sans attendre le consentement écrit de son père.
Le mariage est célébré le 4 août 1782, dans la cathédrale Saint-Étienne.
Peu après, le baron von Svieten lui fait découvrir deux compositeurs qui deviendront célèbres
mais complètement inconnus à cette époque, Bach et Haendel.
Mozart, homme de théâtre, tout comme Haendel, admire les effets musicaux créés par ce dernier
pour accentuer le caractère dramatique de ses œuvres.
Il est en outre fasciné par l'art du contrepoint de Bach, qui influence directement sa
Grande messe en ut mineur, et nombre de ses œuvres par la suite.
La même année, il commence une série de six quatuors dédiés à son ami Joseph Haydn,
qui se terminera en 1785.
En 1784, Mozart entre dans la franc-maçonnerie,
et gravit rapidement les échelons pour devenir Maître en avril 1785.
Il écrit plusieurs œuvres pour ses frères maçons.
En 1786, Mozart fait la connaissance du librettiste Lorenzo da Ponte, poète officiel du théâtre de Vienne.
Ce dernier convainc l'empereur d'autoriser la création d'un opéra basé sur
Le Mariage de Figaro de Beaumarchais, alors que l'empereur a interdit la pièce, jugée subversive.
Mozart met en musique le livret de Lorenzo da Ponte,
et la première de Le nozze di Figaro (Les Noces de Figaro) a lieu le 1er mai 1786 à Vienne.
Son succès n'empêche pas son retrait rapide de l'affiche.
Mozart part alors à Prague où Le nozze connaît un succès phénoménal.
Il reçoit alors du directeur du théâtre de Prague la commande d'un opéra pour la saison suivante.
Mozart fait à nouveau appel à Lorenzo da Ponte pour créer le livret de Don Giovanni.
Le 28 mai 1787, son père Leopold meurt. Ce décès bouleverse Mozart,
et va influencer la composition de son opéra alors en chantier Don Giovanni
est créé au théâtre des États de Prague le 28 octobre 1787 avec un grand succès,
qui ne se confirmera pas à Vienne.
Mozart peint par Lange en 1789
Les difficultés, la maladie, la fin prématurée
Le 14 décembre 1790, Mozart dit adieu à son ami Joseph Haydn qui part en tournée.
Une frisson glacé l’envahit déjà, en mars, Wolfgang donne son dernier concert public.
Mozart obtient une nouvelle commande au cours de cette même période.
L’acteur et directeur de théâtre Schikaneder (ami et frère-maçon) lui demande d’écrire un opéra pour un
théâtre de banlieue de Vienne. Ce sera la Flûte enchantée.
Mozart doit aussi composer dans un bref délai un opéra pour célébrer le couronnement de Léopold II.
Le 26 juillet 1791 naît le sixième enfant de Wolfgang et Constanze, le deuxième qui survivra ;
Franz Xaver Wolfgang fit une carrière de musicien, mais qui resta toujours dans l’obscurité,
bien qu’il se permit de signer quelques œuvres du nom de son illustre père.
A la fin août, la famille part pour Prague ou Wolfgang donne une représentation de Don Giovanni,
Mozart peu après dirige la première de La Flûte enchantée. Ce dernier opéra obtient un énorme succès,
Mozart dont la santé se dégrade n’est nullement déprimé, ni convaincu que son Requiem est écrit pour lui.
Sa joie et son bonheur sont parfois lisibles dans les lettres destinées à sa femme, en cure à Baden.
Le 18 novembre 1791, Mozart tombe gravement malade, il s’alite le 20 novembre.
Le 4 décembre, Mozart parait avoir repris quelques forces et se remet à composer son Requiem
qu’il souhaite absolument terminer. A la fin de cette même journée, son état s’aggrave brutalement.
C’est sa femme et sa belle-sœur Sophie qui le veillent.
Wolfgang fond en larmes et s’inquiète de ne jamais terminer son Requiem.
Le 5 décembre 1791, vers 23h00, Wolfgang tombe dans le coma ;
le médecin que l’on avait appelé tarde, à 0h55, Wolfgang Amadeus Mozart rend son dernier souffle.
Il est âgé seulement de 35 ans. Hystérique de douleur,
Constanze s’allonge aux côté du cadavre de son tendre mari, pour
" mourir avec lui par contamination de son mal".
Wolfgang bénéficie d’un enterrement de troisième classe,
c’est à dire que son corps est déposé dans une fosse qui contiendra plus tard 16 corps en tout.
Sa dépouille aura droit à une très courte messe à l’extérieur de la cathédrale Saint - Etienne, sans musique!
On ignore qui se trouvait dans l’assistance, cependant l’absence de Constanze est une certitude.
L’emplacement de la tombe n’a pu être déterminé avec précision
car personne n'a suivi le cortège jusqu’au cimetière Saint–Marx, telle était la tradition d’alors en Autriche.
De plus, le cimetière est situé à plusieurs kilomètres de la ville,
il n’est pas dans les usages de suivre le cercueil jusque là.
Son transfert selon la réglementation ne peut s’effectuer qu’après six heures du soir,
lorsque la nuit approche. La tombe est donc restée anonyme.
Le cénotaphe que le public peut aujourd’hui aller honorer
correspond aux indications que les fossoyeurs ont données à Constanze.
On peut s’étonner du fait que Constanze ne se soit pas inquiétée de la tombe de son défunt mari
bien des années plus tard, cependant quelques éléments sont à noter :
En qualité de franc-maçon très converti,
Mozart n’accordait aucune importance aux corps des défunts et aux tombes,
puisqu’il pensait qu’une autre vie se déroulait ailleurs.
L’urgence pour Constanze était sa propre survie et celle de ses enfants, car elle croulait sous les dettes.
Si Mozart était mort deux ans plus tard, ses succès auraient été tels que ses funérailles eussent été nationales.
Exceptée Constanze, seul Joseph Haydn pleurer en apprenant la mort de son jeune ami.
Dans la semaine qui suivit, une messe commémorative fut célébrée a Prague où il était adoré.
Plus de 4000 personnes assistèrent à la cérémonie.
Sa statue à Vienne
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MAURICE BEJART
En hommage à Molière,
il a pris comme pseudonyme le patronyme de l'épouse de ce dernier, Armande Béjart.
Son vrai nom
Maurice-Jean Berger
Marseille le 1er janvier 1927 – Lausanne le 22 novembre 2007
photo de 1984
Il est le fils du philosophe Gaston Berger, sa mère décède lorsqu'il a 7 ans.
Il prend alors des cours de danse sur les conseils d'un médecin pour se fortifier
et rêve de devenir toréro.
Il faut parallèlement ses études secondaires et universitaires et obtient une licence de philosophie.
Fasciné par un récital de Serge Lifar,
il décide de se consacrer entièrement à la danse.
Il entre à quatorze ans à l'Opéra de Paris et suit les cours de Lioubov Egorova
avec qui il acquiert l'essentiel de son bagage classique, qu'il étrenne à Vichy en 1946,
puis auprès des danseuses Janine Charrat et
Yvette Chauviré,
puis avec Roland Petit à partir de 1948, et surtout, à Londres au sein de l'International Ballet.
Une tournée en Suède avec le Ballet Cullberg en 1949,
lui fait découvrir les ressources de l'expressionnisme chorégraphique,
puis un contrat pour un film suédois le confronte une première fois avec Stravinski.
1951
il collabore avec Birgit Cullberg et crée son premier ballet,
"L’Inconnu"
à Stockholm puis règle
"L’Oiseau de feu".
1955, il crée
"Symphonie pour un homme seul"
avec sa première compagnie fondée en 1953, les Ballets de l'Etoile,
qui lui vaut les honneurs de la presse et du public.
Un
Photographie : Hervochon (1955)
"pas de deux"
de Maurice BEJART dans l'atelier de Nicolas Schöffer à la Villa des Arts,
avec Claude Bessy.
1959
n'obtenant pas l'aide de l'Etat français pour établir sa troupe dans un théâtre,
il quitte la France pour la Belgique, où il travaillera durant 27 ans.
Le nouveau directeur du Théâtre Royal de la Monnaie,
il règle un triomphal
"Sacre du printemps"
et c'est la fondation du Ballet du Xxe siècle, en 1960,
une compagnie internationale avec laquelle Béjart sillonne le monde entier,
et initier un vaste public à la danse moderne.
L'année même de la création de la compagnie, il monte avec la danseuse Duska Sifnios le
"Boléro" de Maurice Ravel,
qui devient une de ses chorégraphies emblématiques.
D'autres danseuses reprient le rôle,
mais je garde à jamais dans ma mémoire
l'interprétation qu'en fit l'inoubliable Jorge Donn.
lien pour une vidéo a regarder en plein écran
http://www.dailymotion.com/video/xhutv_bolero-de-ravel_creation
Jorge Donn est un danseur argentin né à San Juan le 25 février 1947
et mort du sida à Lausanne le 30 novembre 1992.
Le rôle sera alors dansé par un homme ou par une femme.
Un goût marqué pour le cosmopolitisme culturel l'amène
à s'attacher à l'expression de diverses civilisations
comme à l'utilisationd'un riche répertoire musical (de Boulez à Wagner).
Sa fibre pédagogique le pousse à créer l'école Mudra, à Bruxelles, puis à Dakar,
Michel Gascard, directeur du Rudra Béjart
et l'école-atelier Rudra à Lausanne.
2002
il crée une nouvelle troupe, destinée aux jeunes danseurs,
la "Compagnie M"
et, pour elle, son nouveau ballet,
"Mère Teresa et les enfants du monde"
avec la participation de Marcia Haydé, qui a fait le tour du monde
et dont la première a eu lieu à Lausanne le au Théâtre de Beaulieu.
Tant au Ballet du XXe siècle qu'à Lausanne,
Béjart accueille des danseurs de haut niveau, de toutes nationalités.
S'attachant à réhabiliter la danse masculine,
il exige de ses interprètes une parfaite maîtrise de la danse académique
et une grande faculté d'adaptation aux courants néoclassiques.
Adepte d'un spectacle total, il mêle les univers musicaux, lyriques,
théâtraux et chorégraphiques, mettant en valeur les qualités individuelles de ses solistes,
tout en étant très exigeant pour les mouvements d'ensembles.
Les thématiques qu'il aborde sont souvent universelles
et il n'hésite pas à mettre en scène les grandes questions de l'actualité,
comme le sida ou l'écologie.
M. Béjart 60 ans
2003
il rend hommage à Fellini pour les dix ans de sa mort dans
"Ciao Federico".
Il reçoit des mains de l'ambassadeur de France en Suisse,
l'insigne de commandeur de l'Ordre des Arts et Lettres.
2004
est l’année où il fête cinquante ans de direction de Compagnie. Il créé
"l’Art d’être grand-père"
en collaboration avec les jeunes danseurs de la troupe.
2005
"L’Amour-la Danse"
, spectacle comportant plus d’une dizaine d’extraits de ses plus fameux ballets.
S’y ajoute en décembre
"Zarathoustra"
"le Chant de la danse"
sa plus récente grande création mondiale.
A l’aube de ses quatre-vingt printemps,
le chorégraphe donne naissance
à
"La Vie du danseur racontée par Zig et Puce".
Malade depuis plusieurs années, il est hospitalisé à l'Hôpital universitaire de Lausanne,
en novembre 2007
pour des affections cardiaques et rénales.
Malgré tout, il suit les répétitions de son dernier spectacle
"Le tour du monde en 80 minutes"
spectacle dont il ne verra pas la première.
Il meurt dans la nuit du 22 novembre 2007
en présence notamment du poète François Weyergans.
Incinéré, ses cendres seront dispersées à sa demande sur les plages d'Ostende en Belgique,
son pays d'adoption.
Toute l'oeuvre de Maurice Béjart aura été inspirée
par les tourments de l'âme
et par sa fascination pour la mort.
Son style fut aussi profondément nourri
par son goût pour les danses du monde.
Si dans ses ballets on retrouve une base classique,
l'esthétique Béjartienne innove par le refus des costumes
et la modernité des décors.
"Bel oiseau"
"Le boléro"
Monsieur BEJART
fond http://sergiolelion.spaces.live.com/default.aspx
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Si 2007 a révelé des talents,
n'oublions pas que le rideau est définitivement tombé sur des artites,
dont certains étaient des «monuments» :
Luciano Pavarotti, Michel Serraul, Jean-Claude Brialy, Marcel Marceau, ou Maurice Béjart...
Décembre
Le légendaire pianiste de jazz Oscar Peterson
dont le jeu a magnétisé les mélomanes du monde entier, est décédé à l'âge de 82 ans.
Peterson, d'origine montréalaise, avait joué avec les plus grands noms de l'histoire du jazz :
Louis Armstrong, Count Basie, Charlie Parker, Roy Eldridge, Nat King Cole...
Le chanteur et guitariste américain Ike Turner
ex-mari de la chanteuse Tina Turner, est mort à l'âge de 76 ans.
Turner était guitariste, chanteur, compositeur, arrangeur et producteur.
Il était notamment connu pour sa collaboration avec sa femme Tina - dont il a divorcé en 1976.
A l'instar de James Brown ou Otis Redding, le couple Turner a popularisé à la fin des années 60 la soul music,
aux États-Unis puis en Europe.
Novembre
Le guitariste Fred Chichin
des Rita Mitsouko meurt des suites d'un cancer fulgurant, il était âgé de 53 ans.
Le premier album éponyme du groupe avait été lancé en 1984.
Les chansons «Marcia Baïla», «Andy» et «C'est comme ça» comptent parmi les tubes du duo français.
Octobre
Deborah Kerr
L'actrice britannique, qui souffrait de la maladie de Parkinson,
à l'âge de 86 ans. Elle était notamment célèbre pour son rôle dans
"Tant qu'il y aura des hommes",
qui marquera l'histoire du cinéma grâce au baiser qu'elle y échangeait avec Burt Lancaster.
Septembre
Le célèbre mime français Marcel Marceau
artiste mime au rayonnement international, décédé à 84 ans, a fait l'objet d'une publication.
Jacques Martin,
comédien, journaliste, animateur de radio et télévision français décède à Biarritz
des suites d'un cancer à l'âge de 74 ans.
Il avait notamment présenté des émissions comme «L'École des fans»,
«Thé dansant» et «Le Monde est à vous».
Luciano Pavarotti
considéré comme le plus grand ténor depuis le décès de Caruso en 1921,
perd sa bataille contre la cancer du pancréas.
En plus de quarante ans de carrière, il a contribué à populariser la musique classique
au cours de nombreux concerts télévisés, particulièrement lors des séries de représentations
des Trois Ténors
(avec Plácido Domingo et José Carreras).
Il a aussi collaboré avec des artistes pop ou rock comme U2, Sting, Elton John...
Juillet
Le réalisateur suédois Ingmar Bergman
est décédé à l'âge de 89 ans.
Il s'était imposé comme l'un des plus grands réalisateurs de l'histoire du cinéma,
avec plus de 50 films,
en proposant une oeuvre s'attachant à des thèmes métaphysiques,
à l'introspection psychologique ou familiale et à l'analyse des comportements du couple.
Il a réalisé entre autres «Cris et chuchotements», «Fanny et Alexandre»
et «Scènes de la vie conjugale».
Le réalisateur italien Michelangelo Antonioni
est décédé à l'âge de 94 ans à Rome.
On lui doit notamment «Blow Up» ou «L'Aventura»
L' acteur Michel Serrault
l'interprète de Zaza Napoli dans «La Cage aux folle», rend l'âme.
Il est mort chez lui des suites d'un cancer.
Il est le seul comédien à avoir obtenu trois César du meilleur acteur.
Au moment de sa mort, il terminait la rédaction d'une autobiographie intitulée
"A bientôt".
Mai
Le comédien Jean-Claude Brialy
rend l'âme à l'âge de 74 ans à son domicile parisien.
Jean-Claude Brialy avait tourné avec les plus grands réalisateurs,
de Claude Chabrol à François Truffaut, en passant par Jean-Luc Godard...
tout au long d'une carrière entamée au cinéma en 1956.
C'est par la Nouvelle vague qu'il avait connu la célébrité.
Avril
Le comédien français Jean-Pierre Cassel
est mort des suites d'un cancer à l'âge de 74 ans,
il avait notamment tourné dans «Paris brûle-t-il?»,
«L'armée des ombres» et «L'ours et la poupée».
L'acteur a joué dans près de 200 films et séries télévisées.
Janvier
Le producteur italien Carlo Ponti
l'époux de Sophia Loren est mort, âgé de 94 ans.
Ponti a travaillé avec les plus grands réalisateurs dont Federico Fellini...
Parmi ses productions on trouve notamment «Docteur Jivago»
mais également des films tels que «Blow Up».
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Maria Callas dans " Médéé"
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LA SCALA SE SOUVIENT
Maria Callas mourrait il y a 30 ans
La Scala, célèbre opéra de Milan,
souligne le 30e anniversaire de la mort de Maria Callas avec un livre,
des expositions de photographies et de costumes,
de même que la présentation d'un film sur sa vie.
Callas, célèbre pour sa voix de soprano et son tempérament bouillant,
est décédée à Paris, dans son appartement parisien le 16 septembre 1977, à l'âge de 53 ans.
Elle était née à New York, le 2 décembre 1923.
La Scala a expliqué dans un communiqué, rendre un hommage spécial à la cantatrice
parce que sa carrière était inextricablement liée à l'opéra milanais.
Maria Callas a fait ses débuts à La Scala, en décembre 1951,
dans
Les Vêpres siciliennes.
Au fil des ans, elle y a interprété plusieurs oeuvres spécialement créées pour elle.
Avec Luciano Pavarotti et Herbert von Karajan,
elle était l'une des seules interprètes du répertoire classique
à avoir conquis une véritable popularité.
Depuis plusieurs années, elle menait une vie solitaire, loin des scènes,
sa dernière représentation remontait à juillet 1965,
ultime incarnation de
« Tosca »
de Puccini au Covent Garden de Londres,
en présence de la reine Elizabeth II et,
depuis la fin de sa tournée avec le ténor Giuseppe Di Stefano, en 1974,
elle ne s'était plus produite en public.
Ses admirateurs, pourtant, espéraient un retour de plus en plus improbable.
Ses moyens vocaux la trahissaient et, surtout,
comme elle le disait, elle n'avait plus
« les nerfs ».
Ses enregistrements, en revanche, continuaient à remporter un vif succès
- trente millions de disques auraient été vendus -
et, dans le coeur des mélomanes, elle occupait toujours une place de favorite.
Une passion qui, aujourd'hui encore, est intacte.
Admirateurs et détracteurs
Et pourtant... rarement cantatrice n'avait suscité autant de controverses.
Elle avait ses admirateurs,
zélés et excessifs comme le peuvent être les passionnés de chant,
sensibles à son génie d'interprète.
Elle avait ses détracteurs,
aussi virulents, qui n'étaient guère charmés par cette voix difficile, au timbre sombre,
aux sonorités étranges, mais dont, à force de travail, elle faisait ce qu'elle voulait.
Une parcelle de vérité se trouverait-elle entre les deux ?
Callas n'a pas réinventé l'opéra, mais on ne peut nier qu'il y ait un
« avant » et un « après » Callas.
D'autres avaient compris que l'opéra c'est de la musique mais aussi du théâtre ;
combien avaient su réaliser ce fragile équilibre ?
L'une des premières leçons données par Maria Callas est simple :
ne jamais oublier de chanter, y compris dans les moments les plus intensément dramatiques.
Un personnage ne se crée pas avec des effets dignes d'un histrion :
tout est dans la partition, il suffit de faire confiance au compositeur.
L'intégrité de la ligne mélodique, la pureté du phrasé, la dynamique du son,
du plus doux au plus fort, les nuances : telles sont les armes de l'interprète,
dans le droit-fil de la grande tradition du bel canto que lui avait enseigné son professeur,
Elvira de Hidalgo.
Ce même bel canto que la diva se fit un devoir de faire renaître.
En remettant à l'honneur Vincenzo Bellini et Gaetano Donizetti,
elle ouvrit la voie à ses consoeurs, Joan Sutherland, Leyla Gencer, Montserrat Caballé,
et elle incita les mélomanes à prêter l'oreille à des ouvrages délaissés :
« Poliuto »
ou
« Anna Bolena »
de Donizetti,
« Le Pirate »
de Bellini lui sont éternellement redevables.
Michel Parouty
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La Grèce honore Maria Callas
à
Athènes,
un concert exceptionnel a commémoré le 30ème anniversaire
de la disparition de la cantatrice
L'hommage a eu lieu sur la colline de la Pnyx, face à l'Acropole,
en présence de centaines de personnes venues écouter les arias de Verdi,
Puccini et Bellini que la diva immortalisa.
Née américaine, Maria Kalogeropoulos se fera naturalisée grecque à 43 ans.
Se réapproprier l'icône grecque
A Athènes, le maire de la capitale, Nikitas Kaklamanis, a loué une
"grande compatriote qui a révolutionné la scène lyrique mondiale".
La chanteuse fit toute sa carrière hors des terres de ses ancêtres.
Bien plus tard, en 1966, désireuse d'affirmer ses origines,
Maria Callas adopta à 43 ans la nationalité de ses ascendants.
A sa mort elle fut incinérée à Paris,
mais ses cendres furent dispersées dans le golfe Saronique,
au sud d'Athènes, conformément à ses voeux.
La Grèce célèbre une Année Callas
pour commémorer le trentième anniversaire de sa disparition.
Quelque 160 chanteurs grecs et étrangers ont donné 70 récitals à Athènes.
Divers hommages ont également été intégrés aux programmes
de différents festivals de musique et de cinéma.
Cet anniversaire leur donne l'occasion de tenter
de se réapproprier une star devenue universelle.
"La Callas est une très grande figure que nous n'avons pas honorée suffisamment,
nous devons la revendiquer et souligner qu'elle était grecque à cent pour cent",
avait souligné le ministre de la Culture Georges Voulgarakis en lançant l'Année Maria Callas.
Il avait alors déploré que
"certains, en Italie",
où la diva fit l'essentiel de sa carrière,
"prétendent qu'elle leur appartient".
"Oui, Maria Callas est grecque, elle est dans le coeur des Grecs et elle le sera toujours",
a insisté à l'AFP Louli Psychouli,
directrice du centre artistique grec Athenaeum voué à la mémoire de la soprano,
qui organise un prix annuel dédié à la Callas des ateliers de musique et de chant.
"Nous voulons honorer une Grecque qui a honoré la Grèce",
a donc clamé le maire d'Athènes Nikitas Kaklamanis,
lors de l'hommage organisé sur la colline de la Pnyx.
De fait, Maria Callas, la Grecque la plus célèbre du monde,
conserve une place particulière dans le coeur de ses compatriotes.
Elle les émeut et les fascine par son parcours de fille d'immigrés partis vivre aux Etats-Unis,
sa gloire universelle, son charisme, ses amours avec Aristote Onassis,
un autre Grec très célèbre, et son destin... digne d'une tragédie grecque.
http://musique.france2.fr/musique-classique/info/33960227-fr.php
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Maria Callas
Une vie mouvementée
Maria Callas en grec Μαρία Κάλλας,
mais de son vrai nom
Μαρία Καλογεροπούλου / María Kalogeropoúlou),
est une cantatrice d’opéra américaine d'origine grecque.
La Callas marqua profondement l'opéra au XXe siècle.
Anna María Kekilía Sofía Kalogeropoúlou
(Άννα Μαρία Καικιλία Σοφία Καλογεροπούλου)
naît à New York d'un couple grec émigré, le 2 décembre 1923.
En 1929, ses parents simplifient leur nom en Cállas.
Bien que son père dirige une pharmacie dans le quartier grec de Manhattan,
la famille mène une vie modeste,
ce qui n'empêche pas sa mère de rêver
à l'établissement de ses filles comme de grandes artistes.
En 1937, après sa séparation avec le père de Maria,
celle-ci et ses deux filles retournent en Grèce et partent habiter à Athènes.
Bien que trop jeune pour entrer au Conservatoire National
(elle n'a que 14 ans à cette époque),
María y étudie le piano, puis le chant.
Elle est l'élève de Maria Trivela puis de Elvira de Hidalgo,
qui sera également sa confidente, au Conservatoire d'Athènes.
Elle débute à 17 ans dans
Boccace
de Franz von Suppé.
En 1945, elle part retrouver son père à New York à la recherhe d'un contrat.
Sa carrière prend un tournant décisif lorsque
la basse Nicola Rossi-Lemeni la présente au ténor Giovanni Zenattelo (1876-1949)
venu aux États-Unis à la recherche d'une soprano pour chanter
la Gioconda
de Ponchielli aux arènes de Vérone en 1947.
Emballé, il l'engage séance tenante.
Le chef d'orchestre italien Tullio Serafin dirige l'ouvrage et peu à peu,
décèle les extraordinaires possibilités de la jeune diva ;
c'est lui qui fera de Maria
« La Callas ».
dans la Norma, avant que Maria ne commence un régime drastique,
(elle modela son physique, peu flatteur au départ)
qu'elle continua tout au long de sa vie
et qui pour certains modifia sa voix, qui en pâtie.
Le 21 avril 1949,
elle épouse, à Vérone, le patron d'une entreprise de briques et féru d'opéra,
Giovanni Battista Meneghini.
En juin 1959, elle rencontre l'homme qui bouleversera toute sa vie,
Aristote Onássis, homme d'affaire fortuné.
C'est en 1959 qu'elle deviendra sa maîtresse et c'est pour vivre pleinement ce nouvel amour
qu'elle divorcera d'avec son époux avec grand fracas en octobre de la même année.
Malheureusement pour elle,
Onássis épousera Jacqueline Kennedy le 20 octobre 1968,
ce que María considérera comme une trahison.
Un enfant, Omerio Langrini, naîtra de leur liaison :
né prématurément à Milan, il mourra quelques heures après sa naissance.
Entourée des plus remarquables artistes du siècle
(Mario Del Monaco, Giuseppe Di Stefano, Boris Christoff, Georges Prêtre, etc.),
María Callas se produit sur les plus grandes scènes du monde
(New York, Londres, Paris, Milan, Venise, Rome, Buenos Aires, Mexico)
mais fait aussi la une des journaux tant par son caractère difficile
que par sa rivalité mémorable avec Renata Tebaldi
et ses querelles avec des directeurs d'opéra, dont celui de la Scala,
Ghiringelli, ce qui lui vaudra d'être écartée de la Scala de Milan.
Retirée de la scène à partir de 1965, elle se consacre à l'enseignement et aux récitals,
subissant de nombreux ennuis de santé.
En 1971-1972,
elle se consacre ainsi à la direction de Master classes de chant
à la Juilliard School de New York au cours desquelles elle prend soin d'expliquer,
de détailler et de raisonner tous les rôles abordés par ses étudiants.
En 1973,
Giuseppe Di Stefano
(célèbre ténor, bien plus qu'un simple ami à cette époque)
lui propose de faire une tournée internationale de récitals
dont le but est de collecter de l'argent pour financer le traitement médical de la fille du chanteur.
La tournée est un succès sur le plan personnel, mais un échec sur le plan artistique.
A partir de 1974,
elle s'enferme dans son appartement parisien, au 36 avenue Georges-Mandel,
s'enfonçant dans la solitude et écoutant inlassablement ses enregistrements.
La mort d'Aristote Onassis en 1975 achève de la murer dans sa solitude.
Epuisée moralement et physiquement, elle meurt d'une crise cardiaque.
Certains ont parlé d'un suicide (prise de médicaments).
Artiste maudite ?
De tessiture soprano,
elle a abordé une large gamme de rôles allant du soprano lyrique
voire léger aux rôles de soprano dramatique et reste dans les mémoires
comme l'une des plus grandes cantatrices du XXe siècle,
à la fois par le timbre très particulier de sa voix,
son extrême virtuosité alliée à un phrasé comme à un goût parfaits
et sa capacité à animer les personnages qu'elle jouait.
Si
« la Callas »
demeure sans nul doute la cantatrice la plus célèbre de la seconde moitié du XXe siècle,
sa renommée tient en partie à de mauvaises raisons.
Sa vie privée, sa liaison avec Aristote Onassis,
entre autres, ont fait la une des journaux à scandale
à une époque où sa carrière était pratiquement terminée.
Au-delà d'anecdotes sans intérêt,
on oubliait tout ce qu'elle avait apporté à l'art lyrique
à une époque où le public commençait
à se détourner de spectacles conventionnels et routiniers.
Sa technique transcendante lui permit d'aborder des styles aussi différents que ceux de :
Giuseppe Verdi (Nabucco, Macbeth, Rigoletto, Il Trovatore, La Traviata,
Un Ballo in Maschera, I Vespri Siciliani, La Forza del Destino, Aida, Don Carlo),
Gioacchino Rossini (Il turco in Italia, Il Barbiere di Siviglia, Armida),
Amilcare Ponchielli (La Gioconda),
Gaspare Spontini (La Vestale),
Vincenzo Bellini (Norma, I Puritani, La sonnambula, Il Pirata),
Luigi Cherubini (Medea - qu'elle incarna dans le film de Pasolini),
Donizetti (Lucia di Lammermoor, Poliuto, Anna Bolena) ,
Giacomo Puccini (Tosca, Turandot, La Bohème, Manon Lescaut
les deux derniers uniquement en enregistrements studios)),
Madame Butterfly,
Richard Wagner (Tristan und Isolde, Parsifal, Die Walküre),
Umberto Giordano (Andréa Chénier, Fedora).
Une tragédienne qui réveille le jeu d'acteur à l'opéra
Elle fut la Lucia di Lammermoor,
la Traviata, (lors d'une représentation à Paris)
Bijou porté par la Callas dans la Traviata
la Norma, la Tosca de sa génération, révélant,
au-delà de vocalises maîtrisées avec insolence,
les multiples facettes d'un personnage troublant,
ce qui ne l'empêcha pas d'incarner Isolde avec la même ardeur.
Pas de virtuosité gratuite ou d'hédonisme inconsidéré dans ses interprétations mais
le souci constant de rendre la musique plus expressive
et de restituer à une partition sa vérité musicale et sa vraisemblance dramatique
en utilisant qualités et défauts d'un timbre de voix
dont la pureté n'était pas la qualité première.
Elle fut l'une des premières à montrer qu'à l'opéra on pouvait jouer
comme au théâtre ou au cinéma et se servir de son physique et de son corps.
De ces rôles qu'elle a marqués à jamais, elle fit de véritables incarnations.
Tout cela grâce à une intuition artistique sans faille, soutenue par un travail incessant.
Cantatrice libérée des conventions,
osant remettre à l'honneur des ouvrages négligés, modèle de rigueur et d'exigence,
María Callas a légué à ses successeurs une leçon qui n'a pas toujours été suivie.
d'après Wikipédia
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"LA" VOIX DU GRAND TENOR ITALIEN,
LUCIANO PAVAROTTI S'EST ETEINTE.
DERNIÈRE MINUTE 07h13 :
Luciano Pavarotti est mort
Le Monde - Il y a 36 minutes
Un an après que fut pratiquée sur lui l'ablation d'une " masse pancréatique maligne " pendant l'été 2006.
Luciano Pavarotti
ténor italien né à Modène le 12 octobre 1935 et mort le 6 septembre 2007,
est l'un des chanteurs classiques les plus connus et appréciés du monde.
Reconnu pour ses performances, il possèdait une des plus belles voix que l'opéra ait jamais connues.
Il est issu d'une famille d'un milieu modeste, d'un père et d'une mère boulangers.
Il a quatre filles, trois avec sa première femme Auda, et une avec sa deuxième épouse Nicoletta Mantovani.
Il est aussi devenu grand-père en 2002. Luciano Pavarotti a une sœur.
Années 1960-1970
Sa carrière à l'opéra débute concrètement le 29 avril 1961 avec le rôle de Rodolfo dans La Bohème,
en Émilie-Romagne. Dès ce triomphe, Luciano Pavarotti commence à se faire un nom dans toute l'Europe.
Les choses évoluent très vite lorsque, un certain soir de 1963,
on lui propose de remplacer à pied levé le ténor Giuseppe Di Stefano:
le public du Covent Garden de Londres est sous le choc.
Luciano Pavarotti a relevé le défi de main de maître.
La Scala de Milan lui ouvre ses portes en 1965 grâce
au majestueux chef d'orchestre Herbert von Karajan à qui il dit tout devoir.
Il fait ses débuts en Amérique en février 1965 avec le Great Miami Opera aux côtés de Joan Sutherland.
Peu de temps après, le 28 avril, il fait ses débuts à la Scala de Milan dans La Bohème
mais aussi dans Rigoletto un opéra où il campe le Duc de Mantoue,
grand séducteur de femmes, rôle qu'il reprendra à de nombreuses reprises durant sa carrière.
Après une tournée élargie jusqu'en Australie, il retourne à la Scala où il ajoute Tebaldo à son répertoire,
le 26 mars 1966, avec Giacomo Aragall en Roméo. Son premier Tonio prend place au Covent Garden,
le 2 juin 1966. Le 20 novembre 1969, il triomphe dans I Lombardi à Rome:
c'est aussi son premier opéra enregistré et mis en vente par la suite,
il comprend aussi des airs de Donizetti et Verdi. Sa notoriété éclate aux États-Unis le 17 février 1972,
avec La Fille du régiment, au Metropolitan Opera de New York.
Le maestro parvient à enchaîner avec une facilité déconcertante les neuf contre-uts de l'air
« Ah! mes amis, quel jour de fête! ».
Cette interprétation lui valut 17 rappels, ce qui est exceptionnel dans le monde lyrique.
Dès lors, ce succès au Metropolitan Opera est une référence dans la carrière de Luciano Pavarotti.
Années 1980-1990
et l'opéra est de nombreuses fois retransmis par la télévision.
Ainsi sa diffusion, en mars 1977,
dans "Live from the Met telecat" crée la plus grosse audience jamais obtenue pour un opéra télévisé.
Pavarotti gagne, parallèlement à ce succès, de nombreux Grammy Awards et disques d'or.
Années 1980-1990
Au début des années 80, il crée
"The Pavarotti International Voice Competition"
pour les jeunes chanteurs, et, à l'issue de chaque concours un récital où il chante avec les gagnants.
Ainsi, en 1982, il chante sur des extraits de La Bohème et Un ballo in Maschera.
Pour célébrer ses 25 ans de carrière,
il invite les gagnants des concours en Italie pour un récital où il interprète des airs tirés de La Bohème,
à Modena et à Gênes et ensuite, en Chine, il termine cette tournée au Great Hall of the people
devant 10 000 personnes et reçoit un standing ovation pour les neuf contre-ut effectués avec aisance.
Le troisième concours, en 1989, s'effectue sur des airs de l'Elisir d'Amore et un ballo in maschera.
Le vainqueur du cinquième concours accompagne Pavarotti dans un récital à Philadelphie en 1997.
Pour Luciano Pavarotti, l'année 1990 représente un tournant de sa reconnaissance internationale,
cela débute lors de la coupe du monde de football en 1990 en Italie,
l'air « Nessun dorma » de l'opéra Turandot de Puccini devient l'air officiel du championnat mondial.
Tout au long des années 90, Pavarotti se produit dans de nombreux concerts "en plein air",
ainsi, le concert de Hyde Park à Londres attire une audience record de 150 000 spectateurs.
En juin 1993, plus de 500 000 spectateurs et plus d'un million de télespectateurs
assistent au spectacle du maestro en direct de Central Park à New York.
Cependant, l'ascension de Luciano Pavarotti vers la célébrité n'est pas sans difficultés.
Il gagne très vite dans le monde de l'opéra, le sobriquet de "roi des annulations":
en effet, de par sa santé relativement fragile, Luciano Pavarotti est amené a décommander certains opéras.
Cela provoque des problèmes avec certaines maisons d'opéra,
comme le Lyric Opéra of Chicago avec lequel il entretient de très mauvaises relations.
Années 2000
En 2002 Pavarotti se sépare de celui qui a été son manager pendant 36 ans, Herbert Breslin.
La séparation, virulente, est suivie, en 2004, de la publication d'un livre de Breslin intitulé "Le Roi et Moi",
vu par beaucoup comme une œuvre en grande partie critiquable.
Son habileté à lire la musique et à apprendre les rôles, sa conduite personnelle sont remises en question.
Dans une interview en 2005 avec Jeremy Paxman sur la BBC,
Luciano Pavarotti rejette l'idée selon laquelle il ne pourrait pas "déchiffrer" la musique,
bien qu'il reconnaisse qu'il a parfois des difficultés à suivre les orchestres lorsqu'il interprète des rôles.
Il reçoit le Kennedy Center Honors en 2001 et détient actuellement deux records Guinness:
un pour avoir reçu le plus de rappels (soit 165)
et le deuxième, pour les meilleures ventes mondiales d'album classique
(concert des trois ténors/record
partagé avec Placido Domingo et José Carreras).
Plus récemment, il s'est marié avec son assistante, Nicoletta Mantovani, qui lui a donné des jumelles.
Suite aux complications au moment de la naissance, l'une d'elles seulement, Alice, a survécu.
Pavarotti commence sa tournée d'adieu en 2004, à l'âge de 69 ans, en chantant,
pour la dernière fois à travers le monde, les airs les plus connus et précieux de l'opéra .
Pavarotti donne sa dernière performance à l'opéra au Metropolitan Opera le 13 mars 2004 :
il reçoit 12 minutes d'ovation dans le rôle du peintre Mario Cavaradossi (Tosca de Giacomo Puccini).
Le 1er décembre 2004, il détermine les 40 villes dans lesquelles il effectuera sa tournée.
Le 10 février 2006,
Pavarotti interprète Nessun Dorma
à la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques d'hiver 2006 à Turin en Italie.
L'acte final de la cérémonie d'ouverture lui est réservé,
sa performance reçoit ainsi la plus longue et la plus importante ovation de la nuit,
par un public venu du monde entier.
Cependant, notons que l'air avait dû être transposé un ton plus bas, vu son âge.
Source Wikipédia
Rendez vous chez l'amie Ghis, moi je suis nulle en technique, chez elle vous entendrez l'AVE MARIA,
par Luciano Pavarotti, un pur moment de bonheur, merci Ghis. (lien ci-dessous)
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Paroles de la chanson :
TOUT LE BONHEUR DU MONDE.
On vous souhaite tout le bonheur du monde
Et que quelqu'un vous tende la main
Que votre chemin évite les bombes
Qu'il mène vers de calmes jardins.
On vous souhaite tout le bonheur du monde
Pour aujourd'hui comme pour demain
Que votre soleil éclaircisse l'ombre
Qu'il brille d'amour au quotidien
Puisque l'avenir vous appartient
Puisqu'on n'contrôle pas votre destin
Que votre envol est pour demain
Comme tout c'qu'on a à vous offrir
Ne saurait toujours vous suffir
Dans cette liberté à venir
Puisque on sera pas toujours là
Comme on le fut aux premiers pas
Toute une vie s'offre devant vous
Tant de rêves à vivre jusqu'au bout
Surement plein de joie au rendez-vous
Libre de faire vos propres choix
De choisir qu'elle sera votre voie
Et où celle-çi vous emmenera
J'espère juste que vous prendrez le temps
De profiter de chaque instant.
Ché pas quel monde on vous laissera
On fait d'notre mieux, seulement parfois,
J'ose espérer que c'la suffira
Pas à sauver votre insoucience
Mais à apaiser notre conscience
Aurais-je le droit de vous faire confiance...
Le groupe SINSEMILIA interpréte cette chanson dans l'album intitulé :
Debout, les yeux ouverts.
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