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L'armée de terre cuite : l'une des découvertes archéologiques majeures des cent dernières années
Ur : civilisation, cimetière royal et le fameux Etendard d'Ur
Il était une fois Pompéi
Pétra la mystérieuse![]() Le Monastère
Un site archéologique exceptionnel,
"que j'ai toujours eu envie de visiter, ce qui, hélas, ne se fera pas,
alors je me fais un plaisir personnel avec ce billet
pour lequel j'ai choisi comme guide Françoise Chirot, journaliste au Monde."
"On a beau en avoir entendu parler, l'avoir vu en photo, mais lorsqu'on débouche du Siq
et qu'on se retrouve en face du Trésor (Al-Khazneh), cela fait un choc.
Ville mystérieuse, dangereuse, un temps maudite, Pétra (Jordanie)
fait partie de ces endroits de la planète où l'on rêve d'être allé une fois dans sa vie.
D'immenses falaises de grès rose et jaspé font la majesté de ce paysage
sur lequel l'homme a apposé sa marque".
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Le Trésor est haut de 43 mètres et large de 30 mètres, ce bâtiment de deux étages aux faux airs de temple grec a été sculpté dans la roche, du haut vers le bas. Ce qui représente, selon les architectes et les tailleurs de pierre, une prouesse tant du point de vue de la conception que de l'exécution. Les travaux auraient été réalisés à partir d'une plate-forme qui descendait au fur et à mesure de l'avancement des travaux. Palais ou tombe royale ? On ignore la fonction de cet édifice, construit au début du Ier siècle apr. J.-C., et les fouilles réalisées dans les tombes découvertes sous ce bâtiment n'ont pas permis de percer le mystère. En cheminant de monument en monument et en grimpant dans les chemins caillouteux sur lesquels mieux vaut être confortablement chaussé, on a du mal à imaginer que les rues de Pétra furent bordées de jardins fleuris et cultivés.
Colonnes de la période nabatéenne
Le réseau complexe de barrages, fontaines et canaux que les Nabatéens avaient construit en permettait l'irrigation. Les ânes et les dromadaires étaient sans doute déjà là, portant hommes et marchandises, ou bien couchés, les pattes repliées et ruminant en laissant entrevoir leurs énormes dents. Aujourd'hui, les Bédouins les ont transformés en "taxis" qu'ils proposent aux touristes pour parcourir le site sans fatigue. Contrairement à leurs ancêtres, ces hommes du désert ont été sédentarisés dans un village construit pour eux au-dessus de ce site qui est en quelque sorte devenu leur lieu de travail. Les femmes et les enfants, quelquefois très jeunes, vendent colliers, bagues et autres colifichets. "Ils devraient être à l'école, mais leurs parents les trouvent plus efficaces pour séduire les touristes", grince un Jordanien qui évoque les équipements réalisés pour cette partie de la population.
Depuis une quinzaine d'années,
l'accélération des fouilles permet aux archéologues de mieux décrypter ce qui s'est passé à Pétra il y a plusieurs siècles. "Ces régions ont longtemps été difficiles d'accès et plutôt dangereuses. Et il n'est pas certain que ceux qui s'y sont aventurés aient toujours bien compris et interprété ce qui s'y passait", explique Jacqueline Dentzer-Feydy, chercheur au CNRS-Nanterre. Les Allemands, qui ont été précurseurs au début du XXe siècle, ont beaucoup travaillé sur les systèmes d'hydrologie et sur la restauration des vestiges. Car ce site est victime de son environnement :
le grès est une roche fragile, sensible à l'érosion, et le sable recouvre régulièrement certaines zones au point d'en modifier la configuration. Ainsi le niveau du Siq était probablement beaucoup plus bas et une volée de marches permettait alors d'accéder au Trésor. Les Américains travaillent sur le grand temple nabatéen, sur le Pétra chrétien, et les Français fouillent le sanctuaire de Kasr-al-Bint. Ces travaux, en grande partie financés par l'Etat jordanien, devraient profiter de la manne touristique que représente Pétra. D'autant que le ministère du tourisme et des antiquités a augmenté le prix du billet d'entrée en 1994, Quelque 500 000 visiteurs s'y pressent chaque année, de préférence au printemps. Il est probable que cette zone a été habitée de longue date. Notamment parcequ'un tremblement de terre préhistorique y a transformé la montagne en une gigantesque cachette où s'abritaient les nomades.
C'est d'ailleurs par eux que le géographe et explorateur suisse Johann Ludwig Burckhardt
parvint à découvrir, en 1812, cette cité enfouie sous les sables.
Les grands bâtisseurs de Pétra furent les Nabatéens, des Bédouins,
sans doute originaires d'Arabie et enrichis par les droits de passage
qu'ils percevaient sur la route des épices. Ils ont fini par se sédentariser,
autour de 300 avant notre ère, dans ce lieu de gisements cuprifères
et où l'eau était abondante en raison des fortes pluies de l'hiver
et d'une source qui alimentait une rivière (wadi) qui passait au milieu du site.
C'est par le Siq
ce défilé de 1 200 mètres de long avec des parois hautes de 100 mètres,
qu'on entrait dans la cité. Le passage est parfois si étroit que le soleil n'y pénètre pas
et qu'on apprécie d'avoir pensé à emporter un chandail.
D'autant qu'il faut s'arrêter pour regarder les blocs des djinns (esprits en arabe)
et les tombeaux, puis, tout le long de la paroi rocheuse, des niches,
qui devaient abriter des représentations des divinités nabatéennes.
Une fois passé le Trésor, qu'il faut admirer en fin de matinée,
lorsqu'il est inondé par la lumière du soleil, on découvre sur la droite,
et à condition de grimper un peu,
les cinq tombes dites "royales",
qui impressionnent par leur hauteur et le sublime décor dû à la roche jaspée.
Une décoration naturelle que les habitants de l'époque n'appréciaient manifestement pas.
En effet, les archéologues découvrent régulièrement des traces de stuc,
dont étaient probablement enduits les façades et les murs intérieurs.
En redescendant vers la rue à colonnades, on se trouve dans ce qui a dû être le centre de Pétra,
avec notamment des boutiques.
Le théâtre (Ier siècle apr. J.-C.) pouvait accueillir 3 000 spectateurs.
Du temps de l'occupation romaine, d'immenses statues des empereurs y avaient été édifiées.
Le haut lieu des sacrifices et le monastère sont accessibles après un parcours
par des sentiers rocailleux et des escaliers assez raides.
Si on s'y promène fin mai, début juin,
on a la chance de découvrir les iris noirs, emblèmes de la Jordanie,
et dont la floraison ne dure que vingt-cinq jours.
Du haut de ses collines,
la vue sur l'immense désert montagneux permet de mesurer à quel point ce lieu était protégé
et d'imaginer ce paysage lorsque Pétra était au centre d'un ensemble de plusieurs villes satellites.
Une hypothèse des historiens et des archéologues.
Les nombreux bâtiments, dont les façades monumentales sont directement taillées dans la roche,
en font un monument culturel unique qui, depuis le 6 décembre 1985,
est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.
Mosaïque
La zone autour du site est également, depuis 1993, un parc national archéologique.
Khazneh (le trésor) le plus célèbre des monuments de Pétra.
Deir, (en 1839, vu par David Roberts)
Rome et les Barbares : la naissance d'un nouveau Monde
"La" découverte sur le site de Sagalassos en Turquie, d'une colossale statue de Marc Aurèle![]() ![]() ![]() Le mot d'Harmony
"C'est "la" découverte", tout le monde en parle, même le journal télévisé du soir ce 27 août 2008,
impossible de laisser un billet traîner dans mes brouillons durant des mois, comme à mon habitude.
De suite passionnée, je prends tout ce que je trouve et je vous le livre, peste soit de mes douleurs".
![]() Sur ce site, en Turquie, 12 années de fouilles pluridisciplinaires
sont menées par une équipe internationale de 120 scientifiques,
dirigée par l'archéologue belge Marc Waelkens.
Le plus grand chantier archéologique de la Méditerranée Orientale
Lorsque la mission britannique arrive sur le terrain, c'est la stupéfaction. Les pierres que les archéologues croyaient être les vestiges de fondations s'avèrent, en réalité,
représenter le deuxième étage ou le toit de bâtiments enfouis sous plusieurs mètres de terre.
Marc Waelkens décide alors de fouiller ce site, Sagalassos, situé dans la vallée d'Aglasun.
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détruite par un tremblement de terre au 7ème siècle puis finalement abandonnée par ses habitants puis oubliée.
Sagalassos est une citée de l'ancienne Pisidie située à environ 100 kilomètres au nord de l'actuelle Antalya à une altitude comprise entre 1450 et 1700 mètres.
La Pisidie est une ancienne région de l'Asie Mineure, bordée au nord par la Lycaonie, à l'est par la Cilicie, au sud par la Pamphylie et à l'ouest par la Phrygie.
Ses limites sont mal définies. D'abord jointe à la Pamphylie, elle en fut séparée au IVe siècle pour former deux provinces distinctes du diocèse d'Asie.
Selga et Baris en étaient les villes principales, et Antioche de Pisidie, la capitale.
Elle fut évangélisée par l'apôtre Paul entre 45 et 49. Les premières traces d'occupation humaine remontent à environ 12 000 ans avant notre ère et le site connaît une occupation hittite.
Mais la cité est fondée réellement vers 2000 av. J.-C.
par des tribus pisidiennes qui vivent de l'élevage.
La position de la ville, outre la facilité défensive qu'offre le site,
lui permet de contrôler un col important du Taurus occidental.
En 333 av. J.-C., Alexandre le Grand s'empare de la ville. Sagalassos connaît alors une hellénisation rapide qui se manifestre en particulier
par la construction de nombreux monuments tels une agora, un sénat de 220 places,
un temple dorique de Zeus et une fontaine dont les archéologues eurent la surprise de constater,
après avoir déblayé les débris qui génaient, quelle fonctionnait encore.
Les habitants de Sagalassos et de sa région , dont la tradition guerrière est réputée,
fournissent de nombreux mercenaires aux souverains hellénistiques surtout aux Lagides.
Sous la période romaine Sagalassos devient la véritable capitale de la Pisidie et connaît entre le Ier siècle et le IIIe siècle une prospérité inégalée.
![]() Son industrie potière est réputée.
Auguste fait construire une route qui relie directement Sagalassos au port de Perge
tandis que sous Tibère une porte monumentale est érigée à l'entrée sud de la ville.
Au IIe siècle un riche citoyen de la ville, Titus Flavius Neon,
finance la construction d'une grande bibliothèque
à laquelle s'ajoute une superbe mosaïque au IVe siècle.
Cette bibliothèque est aujourd'hui partiellement reconstituée par le travail des archéologues.
![]() Des thermes romains sont aussi construits à l'époque sur une surface de plus de 1000 hectares.
![]() Le théâtre
En 518 elle est partiellement détruite par un tremblement de terre.
Reconstruite elle est alors décimée par une épidémie de peste entre 541 et 543.
La ville de plus est soumise à des raids arabes vers 640.
Un dernier séïsme au VIIe siècle entraîne la dispersion des habitants de la ville
dont beaucoup se réfugient dans la cité voisine (7 kilomètres) d'Aglasun.
Progressivement recouverte par l'érosion Sagalassos est enfouie sous plusieurs mètres de terre
![]() Encore un témoignage de la puissance grecque et du savoir faire héllène!!
Une équipe d'archéologues belges et turcs dirigée par le Professeur Marc Waelkens
de l’Université Catholique de Louvain (Belgique) viennent de faire une très belle découverte
dans les ruines des thermes romains de Salagassos dans l’ouest de la Turquie (actuellement Aglasun)
La découverte, qui date du mercredi 20 août, il s’agit de plusieurs morceaux d’une statue colossale
représentant l’empereur Marc-Aurèle qui a régné sur le monde romain de 161 à 180 après JC.
Parmi les débris, la tête haute de 90 cm et le bras droit tenant un globe dans la main
sont tous les deux en très bon état.
Outre ces deux pièces, les archéologues ont également mis à jour deux jambes appartenant à la statue.
Selon les estimations, la statue devait mesurer 4,5 mètres.
Les morceaux de cette oeuvre ont été pris en charge par le conservateur du musée de Burdur.
C’est la seconde statue impériale, après celle d’Hadrien,
qui a été exhumée sur le site de Sagalassos détruit par un tremblement de terre au 7ème siècle de notre ère
et qui s'est enfoncée ensuite dans l'oubli.
Marc Waelkens et Philippe Axell à Sagalassos. Le professeur Waelkens mène depuis 1985 des recherches dans cete ancienne cité riche en découvertes. La même équipe d'archéologues avait déjà découvert sur ce site une autre statue colossale, celle de la tête, le tibia et un pied d'une statue de l'empereur Hadrien qui régna de 117 à 138 après Jésus-Christ.
Les jeux olympiques dans l'antiquité Site d'Olympie
Course à pied, sur amphore panathénaïque du peintre de Cléophradès, vers 500 av J.C, musée du Louvre
Le mot d'harmony
"Encore un billet sur la Grèce, penserons les anciens!!!
Oui, après vous avoir si souvent promené dans ce pays si riche en site :
Delphes, Corinthe, l'Acropole, Mycènes,vous avoir parlé de la cuisine, de la religion,
ces jeux olympiques 2008 sont une occasion trop belle....
Seulement là vous n'aurez pas mes souvenirs de voyage et pour cause,
mais par l'adaptation d'un article de Wikipédia.
Je vous indique parfois entre parenthèses qui est la personne citée,
si pour d'autres vous l'ignorez, cherchez un peu......"
![]() ![]() JEUX OLYMPIQUES ANTIQUES
Il s'agissait d'un concours sportif pentétérique (qui a lieu tous les quatre ans) organisé entre les cités grecques antiques en l'honneur de Zeus Olympien. Les premiers jeux eurent lieu en 776 av. J.-C. et perdurèrent pendant plus de mille ans. On fixe traditionnellement les derniers jeux en 393 ap. J.-C.,peu après l'édit de Théodose (premier empereur chrérien d'orient) ordonnant l'abandon des lieux de cultes de la religion grecque.
Les Grecs expliquent l'origine des jeux Olympiques par deux mythes concurrents.
Dans le premier,
Pélops et Hippodamie,
conté pour la première fois par Pindare, (l'un des plus célèbres poètes lyriques grecs)
les Jeux sont fondés par le héros Pélops (ancêtre des Atrides à Mycènes, il donna son nom au Péloponnèse).
Parvenu à l'âge adulte, il demande la main d'Hippodamie, fille du roi Œnomaos.
Celui-ci a l'habitude d'organiser une course de chars l'opposant aux prétendants de sa fille ; les vaincus sont tués.
Treize candidats ont déjà échoué quand Pélops fait sa demande.
Le héros fait appel à Poséidon, son ancien éraste
( homme adulte engagé dans un couple pédérastique avec un adolescent),
qui lui confie un char en or et des coursiers ailés :
Pélops remporte la victoire et la main de la jeune fille.
Phérécyde (alors là il en existe deux, de qui s'agit il ?) précise qu'Hippodamie, éprise du jeune homme,
fait saboter le char de son père, qui se brise pendant la course et cause la mort d'Œnomaos.
Pélops institue alors les jeux Olympiques pour expier le crime.
Dans le second mythe,
également cité par l'oracle de Delphes, Héraclès ( fils de Zeus et d’une mortelle)
institue les Jeux en l'honneur de Pélops, son arrière-grand-père.
Clément d'Alexandrie écrit ainsi au IIIe siècle ap. J.-C. que
"ce sont les libations répandues en l'honneur de Pélops que s'approprie,
sous le nom de jeux Olympiques, le Zeus de Phidias."
Palestre d'Olympie
HISTORIQUEMENT PARLANT
Les premiers jeux Olympiques sont réputés avoir pris place en 776 av. J.-C.
Ils ne comportent qu'une épreuve de course à pied (le stadion),
remportée par un certain Coroebos, cuisinier de son état.
En réalité, il est vraisemblable que les Jeux aient été encore plus anciens,
compte-tenu de l'abondance des offrandes retrouvées à Olympie.
Les jeux Olympiques sont la première manifestation
des jeux panhelléniques qui se déroulent régulièrement en Grèce, avec des cycles de deux ou quatre ans.
A partir du VIe siècle av. J.-C. sont créés trois autres concours,l'ensemble constituant la "période" :
les jeux Isthmiques à Corinthe
les jeux Néméens à Némée
les jeux Pythiques à Delphes
(voir le billet sur ce site extraordinaire qui m'a fait écrire "Delphes se mérite.")
Ruines du temple de Zeus à Olympie
LES PREPARATIFS Dix mois avant le début des festivités, les instances qui supervisent les Jeux sont mises en place. Les magistrats les plus importants sont les hellanodices, au nombre de 10 à partir de 348 av. J.-C. Vêtus de pourpre, ils sont chargés de surveiller les épreuves et se répartissent en trois collèges, l'un chargé des épreuves hippiques, l'autre des différentes courses à pied et le dernier des autres épreuves. Leurs décisions peuvent être contestées devant le sénat olympique constitué de 50 membres. Les hellanodices sont formés à leur tâche par des "gardiens des lois", probablement d'anciens vainqueurs olympiques. Ils sont tenus par serment de refuser les pots-de-vin. Parallèlement, la trêve olympique d'un mois est proclamée par des hérauts qui parcourent toute la Grèce, dans le but d'assurer la sécurité des athlètes et des visiteurs qui se rendent à Olympie. Les contrevenants sont sévèrement punis. L'annonce sert également de convocation pour les athlètes, qui sont tenus d'arriver à Olympie au moins un mois avant les Jeux : un athlète en retard doit prouver qu'il a été retenu par la maladie, les pirates ou un naufrage, faute de quoi il est frappé d'une amende. Le mois avant les Jeux est obligatoirement consacré à l'entraînement, les athlètes se mesurant les uns aux autres.
Vue de l'ancien stade d'Olympie
INSTALLATIONS SPORTIVES Pausanias, lors de sa visite de la ville mentionne un gymnase comportant une piste de compétition et une piste d'entraînement, tous deux ombragés de platanes,ainsi qu'un endroit appelé pléthrion, qui sert aux hellanodices à examiner les athlètes et à effectuer les tirages au sort. Un deuxième gymnase, plus petit, est appelé "tétragone" (carré) en raison de sa forme ; il est réservé à l'entraînement des athlètes. Un troisième accueille le sénat des Éléens ; il est relié aux thermes et à l'agora, qui porte le nom d'hippodrome, parce que les Éléens ont l'habitude d'y entraîner leurs chevaux. Le bâtiment des hellanodices se trouve sur la rue qui va du portique sud à l'agora. Olympie est une ville consacrée aux jeux. Pour autant, elle n'est pas déserte hors des compétitions : les sanctuaires accueillent des touristes et des pélerins. Un personnel spécialisé : sacrificateur, joueur de flûte, danseurs, cuisinier, préposé au bois est en permanence à la disposition de ces derniers pour les sacrifices. De la main d'œuvre supplémentaire est embauchée pour les jeux, en particulier pour remettre en état les installations : le stade sert de pâturage ou de terre de labour hors saison ; il faut l'aménager pour les épreuves, nettoyer la ligne de départ, constituée en pierre légèrement surélevée et creusée de deux sillons pour caler la pointe des pieds. Le dispositif de départ à proprement parler est une sorte de barrière en corde abaissée au moment du signal du départ ; son installation est temporaire. La bálbis sert probablement aussi de planche pour le saut en longueur et de base pour les lancers, disque et javelot. Le stade comporte également à chaque extrémité un poteau unique autour duquel les coureurs doivent tourner dans les courses longues. Au nord, une tribune rectangulaire en pierre accueille les hellanodices à l'ouest, un tunnel voûté, que Pausanias appelle l'« entrée Cachée ", permet aux athlètes d'entrer dans le stade. La piste à proprement parler est retournée, arrosée puis damée à l'aide de rouleaux compresseurs, avant d'être blanchie à la chaux. La piste du saut en longueur est également ameublie.
Ruines du bouleutérion d'Olympie
CEREMONIES D' OUVERTURE
Trois jours avant l'ouverture des Jeux, les athlètes, leur entourage et les magistrats se rendent en procession à Olympie. Les hellanodices se livrent peu avant l'arrivée à une purification rituelle, puis le cortège se rend au bois de l'Altis, emplacement du sanctuaire de Zeus, pour une hécatombe accompagnée de chants sacrés, puis de musique et de danse. Les spectateurs sont déjà présents en nombre, formant un véritable village de tentes autour de l'enceinte sacrée. Les Jeux sont en effet l'occasion d'une sorte de foire où les spectateurs peuvent se faire prédire l'avenir, acheter des babioles, admirer des tours de magie et des acrobaties. Le public peut également contempler les œuvres de peintres et sculpteurs venus dans l'espoir de trouver des commanditaires, et écouter l'un des nombreux sophistes ou écrivains venant déclamer leurs dernières œuvres.
Vue de l'exèdre où se tiennent les hellanodices pour surveiller le stade
Après le sacrifice, les athlètes prêtent le serment olympique devant la statue de Zeus Horkios. Ils jurent "qu'ils ne violeront en rien l'ordre établi, qu'ils se sont exercés avec le plus grand soin durant dix mois sans interruption" Ils sont ensuite classés par tranche d'âge par les hellanodices : de 17 à 19 ans la catégorie des garçons , ceux qui sont âgés de 20 ans et plus celle des hommes . Les juges s'appuient dans leur choix sur le témoignage de l'athlète, de son entraîneur et de ses parents ; suivent ensuite les premières épreuves, qui visent à choisir le meilleur trompette et le meilleur héraut. Ils seront chargés, respectivement, de faire taire la foule par une sonnerie, puis de faire les annonces publiques : épreuve à venir, nom des concurrents, etc. La veille des Jeux, une procession se rend du prytanée, au foyer d'Hestia. De nouveaux sacrifices ont lieu, puis le héraut annonce au public le nom du propriétaire des chevaux et des athlètes qui prendront part aux concours, ainsi que celui de leur père et de leur cité de naissance. Le public doit vérifier que les concurrents ont bien la capacité de prendre part aux épreuves : ils doivent être grecs, citoyens à part entière (et non en exil), et ne pas être accusés de meurtre ou de sacrilège. Les Jeux débutent toujours à la deuxième pleine lune qui suit le solstice d'été. Ils durent sept jours.
LES EPREUVES
Quadrige passant la borne à l'extrémité de la piste sur amphore
Les épreuves sportives commencent par les courses de chevaux. La première est la course de quadriges, durant laquelle l'attelage doit parcourir 12 tours de piste, soit environ 14 000 mètres. La compétition n'est pas très sportive puisque, à quelques exceptions près, tous les propriétaires font courir un jockey (le plus souvent un esclave) à leur place : la victoire démontre que le propriétaire a la faveur des dieux, qu'il est assez riche pour se payer des chevaux de course, et suffisamment perspicace pour engager un bon jockey. Les épreuves hippiques comprennent également une course de chars à deux chevaux, elle comporte huit tours de piste, soit 9 500 mètres environ. La course montée est plus ancienne.
Scène de pancrace : un arbitre punit avec un fouet un athlère qui tente de crever l'oeil de son adversaires, peintre de la Fonderie, v. 490-480 av. J.-C. British Museum
Athlète nouant le bandeau de la victoire, le Diadumène Farnèse, Bristish Museum
Les autres épreuves sont qualifiées de "gymniques" c'est-à-dire, au sens propre, « nues », parce que les athlètes y concourent complètement nus, y compris la tête et les pieds. Les athlètes se frictionnent tous d'huile, il s'agit très probablement d'échauffer les muscles avant l'effort. La première des épreuves gymniques est le pentathlon, qui se déroule sur le stade. La discipline en regroupe cinq, dans l'ordre : la course à pied, le lancer du disque, le saut en longueur, le lancer du javelot et la lutte. Toutes les épreuves ont lieu durant la même journée. Nous ignorons comment le vainqueur est déterminé, même s'il est certain que le vainqueur de trois des épreuves remporte l'ensemble et que les candidats qui d'emblée se révèlent les plus faibles sont exclus de l'épreuve finale. Le soir de cette première épreuve, nuit de pleine lune, une hécatombe est offerte sur l'autel de Zeus, entièrement constitué des cendres et restes calcinés des sacrifices de l'année. La première course est une course de fond que l'on retrouve dans toutes les compétitions sportives. A Olympie, elle est longue de 24 stades, soit 4200 à 4500 mètres. Elle est suivie d'une épreuve particulière aux jeux Olympiques, le stádion qui, comme son nom l'indique, est longue d'un stade, celui d'Olympie mesure 192 mètres. C'est la course la plus courte du sport grec. Elle est l'épreuve reine des jeux : le vainqueur donne son nom à l'olympiade. Selon Pausanias, les concurrents sont parfois si nombreux qu'il est nécessaire de procéder à deux courses éliminatoires. Le stadion est suivi par une course longue de deux stades. Après les courses, on passe aux épreuves dites « lourdes », pour lesquelles est nécessaire une aire spéciale, dont la terre a été ameublie. La première est usuellement la lutte, sport très populaire qui a donné son nom à la palestre , c'est-à-dire le complexe d'installations sportives dont chaque cité est dotée. Le but est de projeter son adversaire au sol sans y être entraîné soi-même ; le match se dispute en trois manches. Suit ensuite le pugilat, qui s'apparente à la boxe anglaise du XVIIIe siècle. Elle consiste à mettre KO l'adversaire (ou à le faire abandonner) en un round unique ; les coups sont portés presque uniquement à la tête, ce qui favorise la garde haute,bras tendu. La dernière épreuve est le pancrace, un sport très brutal qui recherche également la mise hors de combat de l'adversaire, sans autre interdiction que de mettre les doigts dans les yeux de l'adversaire.
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La course en armes clôt les jeux Olympiques. Les coureurs portent un bouclier au bras gauche, un casque et, jusqu'en 450 av. J.-C., des cnémides ; ils parcourent deux stades. Elle apparaît relativement tard, en 520 av. J.-C., soit un siècle après les autres épreuves gymniques, ce qui ne s'accorde guère avec l'hypothèse selon laquelle elle serait un vestige d'un temps où l'athlétisme préparerait à la guerre.
HONNEURS ET RECOMPENSES
Les premiers honneurs sont décernés après chaque épreuve. Le nom du vainqueur est proclamé par le héros en même temps que le nom de son père et celui de la ville pour laquelle il concourt. Il reçoit le bandeau de la victoire et une palme, suite à quoi il effectue un tour d'honneur sur la piste, tandis que la foule l'acclame et lui jette des fleurs. Seul le premier a droit aux honneurs ; les Grecs n'accordent aucune distinction aux athlètes arrivées deuxième et troisième. Le véritable prix est remis le dernier jour des Jeux, devant le temple de Zeus : les athlètes vainqueurs ou « olympioniques » reçoivent une couronne d'olivier sauvage . Les branches proviennent des oliviers sacrés du temple et ont été coupées avec une faucille en or par un jeune garçon dont les deux parents sont encore en vie. La cité d'Élis offre ensuite un banquet au prytanée à l'ensemble des vainqueurs. Comme pour tous les jeux grecs, les athlètes victorieux (et fortunés) peuvent commander à un poète une ode de victoire ou épinicie, célébrant son exploit, qui sera chantée par un chœur durant le banquet. Chacun des vainqueurs, revenu dans sa cité, reçoit une récompense monétaire. Chacun des vainqueurs, revenu dans sa cité, reçoit une récompense monétaire, une rente ou des exemptions diverses. Par exemple à Athènes, le vainqueur olympique est entretenu jusqu'à la fin de ses jours. La gloire que s'attire une cité qui peut s'enorgueillir d'un ou plusieurs champions olympiques est considérable. Le chauvinisme sportif pousse parfois à des manœuvres douteuses : il arrive qu'un athlète soit débauché par une cité autre que celle dont il est originaire. Il arrive également que les athlètes se laissent corrompre malgré le serment qu'ils ont prêté. Ceux qui sont convaincus de corruption sont condamnés à payer une amende. Pausanias mentionne deux groupes de six statues de Zeus en bronze, financées par ce moyen ; elles se situent près du stade, sur le trajet des athlètes, et sont chargées de leur rappeler que « ce n'est pas à prix d'argent, mais par la légèreté des pieds et la vigueur du corps qu'on doit mériter la victoire à Olympie. »
Bases des Zanes, statues de Zeus financées par les amendes payées par les athtlètes
Que ceci ne vous empêche pas de penser à notre petite Shanna, lire le flash info spécial, merci
LES 7 MERVEILLES DU MONDE
LES THERMES DE CARACALLACaracalla fut empereur en 212 après J.C.
L'eau, si précieuse et onéreuse de nos jours, est abondante et gratuite à Rome. Chaque personne peut disposer de 1000 litres par jour, le double de nos besoins...
Un tiers est réservé pour les bains publics et les 1352 fontaines publiques, un quart pour l'empereur et le reste pour les particuliers privilégiés de Rome, qui ont l'eau chez eux. L'approvisitionnement se fait : grâce aux sources, citernes, puits, mais parfois on va la chercher très loin, par des systèmes souterrains ou par des aqueducs. Le rôle des thermes : C'est un lieu public essentiel dans la vie quotidienne du Romain, lieu de bain mais ou l'on peut pratiquer le sport, se promener dans les jardins, se réunir comme dans un "club", lire dans la bibliothèque, pafois ils servent de musée, par des expositions de statues, etc... Les thermes servent la propagande de l'empereur, comme les théâtres, par leur gratuité. L'empereur ne lésine donc pas sur les fonds destinés au bien public. Dans les thermes, on recherche le contraste entre le froid et le chaud.
Glossaire : thermes, thermae = bains palestre, palaestra = gymnase frigidarium = salle froide tépidarium = salle tiède laconicum ou sudatio = sauna apodyterium = vestiaire natatio, piscina = piscine nymphaeum = nymphée: fontaine monumentale, ornée de sculptures
Rituel :
- on se change dans l'apodyterium - on s'échauffe, lutte, balle, cerceau, escrime....dans la palestre _ ou l'on va se faire masser, épiler... dans le tepidarium - puis l'on passe en salle surchauffée : caldarium, où l'on s'asperge d'eau chaude à de grands lavabos ou dans des baignoires, seul ou à plusieurs. - avant ou après, il y a le choix entre le laconium (sec) ou le sudatio (humide), l'idée est de transpirer et l'on se nettoie avec un strigile en bronze, afin de se racler la peau. - on se rince et on peut nager dans la piscine.
Système de chauffage : très astucieux, par hypocauste
La chaleur est diffusée pendant de longues heures
LES THERMES DE CARACALLA
étaient connus dans l'Antiquité sous le nom de Thermae Antoninianae, ils furent inaugurés en 216 et sont un exemple parfait de thermes impériaux gigantesques, 2,5 hectares.
maquette de reconstitution, des boutiques bordent l'enclos rectangulaire, l'édifice comprend deux étages, ce sont des thermes luxueux, avec des décors de marbre, mosaïque au sol, plafons peints et possédant une monumentale statue d'Hercule (l'empereur aimant se comparer à Hercule).
architecture intérieure possible
reconstitution d'un plan ou l'on peut voir la piscine découverte, les jardins, la rotonde... restitution de la natatio, avec le nymphée monumental à gauche.
ils se visitent
LE MOIS DE JUILLETJUILLET : nous vient de Julius (Jules), en effet avant la mort de Jules César, le mois de juillet se nommait quintillis (cinquième), puisque dans l'année romaine il occupait la cinquième place. En 44 av. J.C., l'année de la mort de Jules César, Marc Antoine souhaita lui rendre hommage
et fit remplacer le nom de quintillis par julius, dont nous avons fait juillet.
Dans le calendrier républicain, le 19 juillet termine Messidor et commence Thermidor.
C'est en juillet que commencent les jours caniculaires et que les journées diminuent.
Les "Panathénées", les plus grandes fêtes des Grecs étaient célébrées en juillet, en l'honneur de Minerve,
déesse des arts, de la sagesse....ils l'adoraient sous le nom d'Athéné.
e était représentée "debout, ayant une pique à la main, un bouclier à ses pieds, une tête de méduse sur l'estomac,
et tenant dans sa main droite une statue de la victoire.
A Rome, on célébrait les "Apollinaires", fêtes qui duraient huit jours et se déroulaient dans le colossal circus Maximus, qui contenait 16 000 spectateurs.
L'ange du mois : Verchiel
Histoire des spectacles et Lieux où ils se déroulent dans l'Antiquité AMPHITHEATRE et CIRQUE
Les gladiateurs, chez les Etrusques, auraient remplaçés,
lors des funérailles de personnages importants, les sacrifices de prisonniers de guerre.
Bien qu'horribles, ces combats ont représentés un progrès puisqu'ils se sont substitués,
à l'origine, aux sacrifices humains.
C'est entre 300 et 25O av. J.C, que ces combats sanglants,
auraient été introduits à Rome. Dès la fin du second siècle av. J.C, ils deviennent un spectacle.
Puis ils servent les ambitions des hommes politiques, qui y engloutissent des sommes énormes,
pour satisfaire un public de plus en plus exigeant. Le spectacle devient de plus en plus grandiose.
A l'origine, c'est sur le Forum que se déroulaient les combats,
les spectateurs ne disposaient pas de places assises.
Au premier siècle av. J.C. furent construits les premiers amphithéatres, en bois démontables.
Le Colisée :
Sa construction commença sous le règne de Vespasien aux alentours de l'an 70
et fut terminée par son fils Titus, en 80.
Il a été construit sur un site, prés de la Domus Auréa, palais de Néron.
Il pouvait acceuillir de 45 000 à 50 000 spectateurs.
De forme elliptique, sa circonférence est de 527 m pour 188 m de long et 156 m de large.
De nos jours, les quatre étages culminent à 48,5 m.
L'arène mesure 86 m x 54 m. L'édifice est constitué de blocs de travertin,
liés par des crampons métalliques. Le Colisée présente les différents ordres architecturaux antiques :
dorique, ionique et corinthien sur ses trois étages d'arcades.
Il pouvait recevoir des jeux spectaculaires, comme les "venationes", combats entre animaux,
et des "munera", combats de gladiateurs.
On pouvait y organiser des "naumachies", combats navals, car l'arène,
composée d'un plancher de bois, recouvert de sable, était située au-dessus d'une vaste machinerie,
pouvant inonder l'ensemble.
L'empereur Titus, lors de l'inauguration donna des jeux qui durèrent 100 jours,
2000 gladiateurs y moururent, ainsi que 9 000 animaux.
La conception ingénieuse du Colisée inspira de nombreux architectes
pour la construction de salles de spectacle ou de stade.
- 1er niveau, le "podium": réservé aux sénateurs romains ou se trouvait aussi la loge impériale.
- 2éme niveau, le "moenianum primum", réservé aux aristocrates qui ne faisaient pas partie du Sénat.
- 3éme niveau, le "moenianum secundum " se divisaient en trois sections.
Dans la partie inférieure, le "immum" se trouvaient les riches citoyens,
alors que les pauvres avaient la partie supérieure le "summum".
Domitien fit ajouter une nouvelle section le "maenianum secundum in lignis",
faite d'une structure en bois, situé tout en haut du bâtiment.
Elle était destinée aux femmes de basse classe et l'on y trouvait que des places debout.
Le velum, toile mobile,protège les spectateurs.
Les gladiateurs:
pour la grande majorité, sont recrutés parmi les prisonniers de guerre, les criminels, esclaves...,
ils sont formés dans des écoles spéciales :
les casernes, et ont beaucoup de succès auprès de la gente féminine romaine.
"A une extrémité du grand axe s'ouvre une porte par laquelle entrent les gladiateurs,
au cours d'un défilé pompeux qui précède le combat, à l'opposé la porte Libitinaire,
par laquelle on évacue les morts (la déesse Libitina préside aux funérailles).
Les ouvertures, d'où sortent les fauves, le plus souvent en hésitant
parce que le passage brusque de l'ombre à la lumière, l'espace,
les rumeurs de la foule les effraient (dans ce cas des employés les poussent dehors
avec des torches allumées), les dispositifs ingénieux qui protègent le public et le personnel
(par exemple celui-ci trouve refuge dans de petites cabanes quand les fauves se retournent contre lui,
comme dans les corridas), font partie des aménagements visibles.
Ce que le public ne voit pas, ce sont les installations intérieures, en particulier,
les souterrains où on parque, dans des cages dont on s'est servi pour les transporter,
les bêtes avant le spectacle. Des monte-charge les amèneront au niveau de l'arène
dans des loges ouvrant sur celle-ci."
Le Cirque :
Circus Maximus
désigne l'espace construit dans lequel se déroulent les jeux dits du cirque.
Le plus important cirque de Rome est le "Circus Maximus".
Avant le spectacle, une procession, sous la conduite du préteur,
part du champ de Mars et traverse la ville, on sacrifie des boeufs,
le spectacle dure une journée entière.
Selon les Anciens, le cirque était l'endroit consacré à la divinité, le cirque est à l'image du ciel.
"Les douzes portes d'où s'élancent les chars, représentent les douze mois
et les douze constellations que traverse dans sa course l'astre aux rayons d'or".
Dés l'Empire, les jeux du cirque où se déroulaient les courses de chars,
eurent la préférence des foules et déchainaient des passions.
"Déjà la victoire ou la défaite de tel ou tel cocher appartenant à telle ou telle faction,
prenait des proportions de triomphe national ou de catastrophe publique.
Les cochers, recrutés principalement parmi les esclaves étaient des vedettes bien payées et adulées,
ils espéraient de leur succés, l'affranchissement. Ils n'étaient pas contrairement et malgré leur origine,
frappés d'infamie, comme les acteurs et les gladiateurs.
Les vainqueurs étaient récompensés par des palmes et des couronnes honorifiques
et d'importantes sommes d'argent.
Certains empereurs comme Néron, Caligula
ou Caracalla ne dédaignaient pas de participer comme auriges (cocher) à des courses de chars.
Le Circus Maximus :
mesurait 670 m de long sur 215 m de large et pouvait contenir plus de 380 000 spectateurs.
Sous l'Empire, il existait quatre factions principales, les blancs, les bleus,
les verts et les rouges.Chaque classe sociale avait adopté une couleur,
le peuple était pour les verts, le Sénat et l'aristocratie plutôt pour les bleus.
Mais l'on vit des empereurs, comme Néron soutenir les verts.
Suétone évoque l'engouement de Néron pour le cirque
"pour les chevaux il eut dès son plus jeune âge,
une passion particuliièrement vive, et la plupart de ses conversations roulaient,
quoiqu'on le lui défendit, sur les jeux du cirque;
un jour il s'apitoyait au milieu de ses condisciples sur un cocher
du parti vert traîné par ses chevaux..."
Mosaique représentant un quadrige.
Virgile, dans l'Enéide écrit :
"Les chevaux ne sont pas plus rapides accouplés dans la course des chars,
quand ils se précipitent hors des loges et qu'ils dévorent l'espace,
ni les cochers plus ardents quand, leurs attelages lancés,
ils secouent les rênes flottantes et se penchent tout le corps en avant pour les fouetter.
Les applaudissements, les cris des spectateurs,
les voeux des partis enthousiastes se répercutent dans toute l'arène, roulent ..."
Déroulement de la course :
elle comprend sept tours (environ 7kms1/2),
en l'honneur des septs jours de la semaine et des septs planétes (connues à l'époque).
A chaque tour, on ôte un des sept oeufs placés sur la spina
(petit mur qui sépare en deux parties le cirque, sur toute sa longueur),
pour en faciliter la compréhension.
Dés que le magistrat chargé de présider les jeux donne le signal,
en jetant d'un balcon, la "mappa", une écharpe blanche, les chars s'élancent pour sept tours.
Pour remporter la palme, chaque aurige s'efforce de serrer au plus près, l'intérieur du parcours,
mais il risque de heurter les bornes de la spina.
Le dernier oeuf enlevé, le dernier tour donne lieu à une âpre rivalité
et c'est alors que les passions se déchaînent pour soutenir les factions.
Les "naufrages", accidents, sont nombreux et généralement la chute d'un cocher en entraîne d'autres.
LIEUX DE SPECTACLE : le THEATRELes Etrusques auraient développé, à l'occasion des fêtes populaires qui rytment l'année,
des spectacles que l'on pourrait apparenter à la farce.
Il s'agissait de manifestations grossières, voire obscènes, sous la forme de chants, danses, satires,
pour manifester la joie de vivre des participants.
Sous l'influence des Grecs,
s'y sont substituées les pièces de théâtre, les tragédies et les comédies.
Mais si l'on en croit Titlive, "les premiers jeux scéniques auraient été introduits en 364 av. J.-C.
Au cours d'une épidémie de peste, afin d'apaiser la colère des Dieux."
On fit alors venir d'Etrurie des musiciens et des danseurs.
Les Romains prirent goût à ces représentations et les imitèrent.
De cette union entre la poésie populaire et la danse sacrée, naquit la "satura (pot-pourri)",
spectacle dramatique avec accompagnement musical. L'ébauche du théâtre venait de naître.
C'est un grec, qui écrivit la première pièce dotée d'une intrigue,
une forme de théâtre plus artistique et plus sérieux.
Petit à petit, des poétes produisirent une floraison de comédies.
Sans allusions politiques, elles charmaient le public populaire car elles mettaient en scéne des types humains : courtisanes, marchands enrichis, jeunes gens avides de la fortune paternelle, esclaves malicieux...
C'est pièces étaient connues sous le nom de "fabulae", fabula étant le mot latin qui désigne une pièce.
Les types les plus fréquents :
Fabula atellana : la farce, où évolue quatre personnages, Pappus le veillard;
Dossenus le bossu; Bucco le joufflu et Maccus le goinfre...
Fabula crepidata : tragédie romaine sur un thème grec.
Fabula palliada : pièce en costumes grecs.
Fabula praextexta : pièce sérieuse sur un sujet historique romain.
Fabula togata : pièces en costumes romains.
Le mime :
à Rome, il s'agissait d'une représentation plutôt dramatique "dans laquelle les acteurs,
aussi bien hommes que femmes (c'est le seul genre de spectacle où se produisaient des actrices,
souvent dans le rôle de prostituées), jouaient pieds nus et sans masques ,
des scènes quotidiennes ou romanesques, parlées ou en prose.
" Le dialogue était rudimentaire, l'essentiel reposant sur la gesticulation, la danse.
La pantomime :
succéda au mime, un acteur unique mimait une histoire dans un spectacle sans paroles.
A lui seul il jouait tous les personnages.
L'acteur portait un beau costume et un masque aux lèvres fermées.
Les spectacles se donnaient en plein air ,sur des estrades provisoires.
Peu à peu les Romains aspirèrent à l'édification de théâtres permanents,
mais devant l'opposition du Sénat qui prétextait que cela aurait favorisé la corruption des moeurs,
il fallut attendre 56 av. J.-C. Pour que Rome se dote d'un théâtre permanent sur le Champ de Mars,
comprenant 2700 places assises.
Différence entre Théâtre et Odéon :
Au théâtre on représentent des tragédies,pantomimes ou comédies, à l'Odéon, qui est plus petit,
se tiennent les spectacles lyriques ou les lectures de poésies, avec accompagnement musical.
En général l'Odéon est fermé alors que le théâtre est à ciel ouvert.
La troupe :
Le dominus gregis, chef de la troupe, achéte la pièce à jouer, au magistrat responsable,
ses acteurs sont généralement cinq, des affranchis ou des esclaves, plus des flûtistes, chanteurs, musiciens, figurants et machinistes.Il faut y ajouter, les couturières, décorateurs...
La mise en scène d'un spectacle est très coûteuse, même avec la contribution de l'Etat.
En principe, être acteur est interdit aux citoyens Romains, mais Néron se produisit sur scène
et y fit monter des sénateurs et des magistrats. Méprisés à l'origine, lorsque s'imposèrent de grands acteurs,
les musiciens et acteurs s'enrichirent progressivement et furent socialement acceptés.
Les acteurs sont chaussés, pour les tragédiens, de "cothurnes",
chaussures à semelle très haute qui rehaussent leur taille.
Les comédiens portent des sandales d'origine grecque, des "crepidae" ou des "socci".
L'acteur a des accessoires distinctifs, perruques blanches pour simuler les vieillards,
blondes ou brunes pour les ingénues et rousses pour les esclaves.
Le châle jaune désigne la prostituée, la cape militaire un soldat
et le manteau haut en couleur, pour le proxénéte.
Très important
LE MASQUE :
Il peut être en toile, cuir, bois,mais colorié et avec une ouverture pour la bouche, il sert de porte-voix,
mais surtout, pour les masques tragiques, il est de forme allongée et traduit émotion et violence.
Le masque comique reproduit fidélement les traits du visage humain, il vise surtout à amuser.
Masque comique La représentation a lieu au début de l'après midi, vers quinze, seize heures.
Le spectacle est gratuit et tout le monde, hommes, femmes, enfants et esclaves y a accès.
Plan d'un théâtre
La cavea est l'ensemble des gradins, la maenianum est une rangée de bancs,
s'élevant les uns au-dessus des autres en cercles concentriques.
Le vomitoire est le couloir qui méne aux gradins
Certainement le mieux conservé et qui sert toujours
LE VETEMENT ROMAIN pour hommeL'amictus (vêtement drapé) :
Le principal est la "toge", vêtement officiel porté par les Romains, à l'origine il vient de Gréce.
C'était initialement le vêtement unique, rectangulaire, qui, jeté sur le lit le soir, servait de couverture.
Taillée en 1/2 cercle, la toge romaine dès premiers siècles était étroite :
elle enveloppait les deux épaules, le bras droit étant serré contre la poitrine
par l'étoffe qui ne laissait libre que la main.
A la fin de la République et aux premiers siècles de l'Empire,
elle devint très ample et d'un ajustement compliqué et malaisé,
si bien qu'on ne pouvait s'en vêtir qu'avec l'aide de son épouse ou d'un esclave.
Pour une hauteur de 2,5O m environ, son diamètre pouvait aller jusqu'à 6,50 m ou 7 m.
Un tiers de l'étoffe étant placé sur l'épaule gauche,
on ramenait le reste sur le bras droit en formant un pli en 1/2 cercle, le "sinus".
Après avoir enveloppé la poitrine, en créant une sorte de baudrier (balteus ou praecinctura),
l'exédent d'étoffe était rejeté sur l'épaule droite.
L"umbo" était obtenu en ramenant, sur le "balteus",
le bord supérieur du pan de la toge revêtant l'épaule guche.
Il était aussi possible de se couvrir la tête grâce au pli formé par le sinus,
pour se défendre de la pluie ou du soleit, ou dans l'exercice des fonctions religieuses, l'extrémité de la toge, roulée à la main gauche tenant lieu de protection dans les bagarres du forum.
Les Romains portaient aussi le manteau "pallium",
simple pièce d'étoffe que l'on jette sur les épaules ou que l'on peut ramener comme pélerine.
De nos jours le "pallium" est devenu une sorte de large collier de tissu de laine, bénite le jour de Ste Agnès,
à deux bandes pendantes, marquées de six croix,
que le pape porte sur ses épaules pendant les célébrations liturgiques.
Les chaussures :
Là encore, les formes romaines succédèrent aux formes grecques.
Mais, à Rome, certaines chaussures devinrent la marque distincte des classes sociales.
- la "carbatina" :
est faite d'une semelle en peau de boeuf relevée sur les orteils et les côtés,
et attachée sur le coup de pied ; c'est les modèle le plus commun.
- le "caclceus"
est un soulier à semelle de cuir et aux courroies entrecroisées enserrant le pied et le mollet ;
il est commun aux hommes et aux femmes. Les esclaves n'y avaient pas droit.
- les "gallicae",
d'origine gauloise semblent avoir été des chaussures entièrement fermées.
- les "soleae" et "crépidae"
sont des sandales utilisées dans les demeures, genre d'espadrilles de cuir lacées.
LES DEMEURES D’ETERNITE- 5ème partie
- 5ème partie LES TOMBES DE LA DYNASTIE DES MOCHICAS
Développée sur la côte nord du Pérou, la culture Mochica ou moche se situe, chronologiquement dans la première période de notre ère, environ 200 à 600. Cette société semble avoir été fortement hiérarchisée et la religion a dû contribuer au contrôle économique et social. Les Moche ont construit plusieurs centres cérémoniels; l’un des plus renommés, est situé dans la vallée et se compose des pyramides du soleil et de la lune.
Au XVIème siècle, lorsqu’ils débarquent, les chroniqueurs qui accompagnent les conquistadores espagnols témoignent de l’étonnement qu’ils éprouvent devant cette organisation politique et sociale ainsi que de cette pensée magique-religieuse, complexe et capable de s’opposer au christianisme.
Les dépouilles des empereurs Incas font l’objet d’un culte particulier, comme si leur pouvoir se perpétuait au-delà de la mort. Terres, palais, offrandes, etc… leurs sont consacrés. En 1987, une équipe d’archéologues a eu la chance d’exhumer une tombe encore intacte, appartenant à un notable mochica. La tombe de cet illustre défunt se situe dans le secteur central d’une pyramide étagée, haute de douze mètres et qui contient des objets d’une rare beauté, fruit d’un travail d’orfèvrerie très élaboré, et les effets du Seigneur de Sipan, mort depuis 1600 ans. La poursuite des fouilles, à l’intérieur de la plate-forme a permis de découvrir un ensemble de douze autres tombes de diverses époques. Il s’agit certainement d’un mausolée destiné à la plus haute noblesse et à son entourage.
Dans la sépulture d’un prêtre, on mis au jour des parures et des ornements étroitement liés à son activité religieuse.
Une tombe dite du « Vieux Seigneur », recelait une miniature en or, argent et turquoise représentant un souverain Mochica avec ses armes et son diadème en forme de hibou, aux ailes déployées. Dans cette tombe on découvrit également une divinité féline, anthropomorphe, en cuivre doré avec des incrustations de coquillages et de turquoise.
Au Mexique, la turquoise, en aztèque : xihuitl, faisait partie des pierres les plus appréciées, dont la valeur n’était surpassée que par le jade. Des turquoises ornaient le diadème des rois ainsi que leur bouclier de parade. Le Dieu du feu Xiuhtecultli se nommait : le Maître de la turquoise. La turquoise bleu ciel symbolisait l’unité du feu céleste et du feu terrestre. Dans les ouvrages illustrés du Mexique ancien, le turquoise et l’eau étaient rendus par un bleu-vert-clair. Cette turquoise, cet azur, sont dans la pensée Aztèque la couleur du soleil, qu’ils appelaient : Prince de Turquoise. Il symbolisait l’incendie, la sécheresse, la famine et la mort. Mais cette pierre orne également la robe de la déesse du renouveau.
Lorsqu’un prince Aztèque mourait, on mettait à la place de son cœur, une de ces pierres avant de l’incinérer. On raconte que seul le roi Aztèque avait le droit de porter la turquoise de son vivant. Fixée à son nez,, elle était l’insigne de son pouvoir. La cérémonie de la perforation de la narine a d’ailleurs, semble-t-il, tenue de sacre.
Dans la tombe du Seigneur de Sipan, outre les offrandes votives et les restes du Seigneur, presque en poussière, on remarque les emblèmes du commandement, les plus significatifs : les orejeras d’or et de turquoise et les nargueras (pour les oreilles et le nez).
AUGUSTE et la dynastie Julio-Claudienne, les physiques et les caractères.
et sera le premier empereur romain.
Jeune homme disgracieux, au teint maladif, froid comme un serpent,
perpétuellement engonçé dans des lainages à la propreté douteuse, Octave, petit-neveu de Jules César,
n'avait rien pour émouvoir les foules.
Il a fallu tout le génie du grand Jules César, pour discerner en lui le caractère d'un fondateur d'Empire.
Pourtant, durant son règne de 41 ans, il établi un gouvernement stable,
ramena la sécurité et la prospérité dans ce qui deviendra l'Empire Romain.
Auguste augmenta territorialement l'Empire; à l'intérieur, il réorganisa la société et les finances
et favorisa les Arts. Il fit érigé des monuments, comme l'Ara Pacis (autel de la Paix).
L'architecture augustéenne s'inspire directement de celle d'Athènes
et les Arts connurent un brillant essor durant son règne.
Après Auguste :
la dynatie JULIO-CLAUDIENNE :
de 14 à 69 ap.J.C
physiquement il est gros et robuste, le caractère est soupçonneux,
ce qui aménera la multiplication des procès politiques,
ou les sénateurs se déchireront à coup de dénonciations.
Il a 56 ans à la mort d'Auguste et a été sur tous les fronts militaires menacés, il connait parfaitement l'Empire.
C'est un homme cultivé, républicain par tradition,
mais il ne sera pas populaire ni auprès du peuple ni auprès du Sénat.
Il finira haï, et Tacite le présente comme un tyran.
Il poursuivra cependant la politique d'Auguste.
CALIGULA : 37-41
il avait les tendances de son milieu, à la cruauté et au despotisme, ainsi qu'un mépris total de la bienséance ,
par ses railleries, ses menaces et son agitation.
Après la mort de sa soeur qu'il adorait et qui savait le modérer, il sombra dans l'incohérence.
Pourtant, à l'âge de 25 ans, lorsqu'il devint empereur, il bénéficia de la sympathie de l'opinion,
due à la grande popularité de son père Germanicus,
et de sa petite enfance passée avec ses parents au milieu des soldats qui l'avaient surnommé : petite godasse.
Finalement, ses familiers le firent assassiner par la garde prétorienne, alors qu'il n'avait que 29 ans.
Il aurait pris pour maxime :
"Qu'ils me haïssent pourvu qu'ils me craignent".
Non seulement il ne fut pas regretté, mais fut frappé de la damnation memoriae
(son nom sur tous les édifices fut martelé).
ses défauts physiques le rendaient ridicule, il marchait mal, bégayait et s'endormait durant les banquets.
Suétone et Sénèque, le traitent de tyran sanguinaire ou de monstre dégénéré...
Cependant il s'appliqua dans son "métier" d'empereur,
veilla au bon approvisionnement de Rome en améliorant notablement le port d'Ostie,
assainissant la monnaie et faisant donner de grands spectacles.
Son action dans l'Empire est incontestable, il du faire excécuter son épouse Messaline,
devenue dangereuse pour le régime et épousa sa nièce, Agrippine dite la jeune, dont il adopta le fils, Néron.
Il mourut empoissoné, sans doute par elle.
NERON : 54-68
Sa mère, Aggripine fait revenir Sénèque d'exil et avec un préfet du prétoire,
il devient le précepteur du jeune prince. Il n'a que 16 ans lorsqu'il devient empereur,
et les cinq premières années de son règne s'annoncent comme celles d'un philosophe,
ami des arts, esthète et pacifique.
Mais après, tout change, il fait assassiné Britannicus, fils de Claude,
et commet un matricide en faisant tuer sa mère Agrippine.
Néron cherche à imposer le néronisme, avec une politique de spectacles, ceux du cirque auxquels il participe. Très féru d'hellénisme, il part concourir en Gréce et décide que les Grecs ne paieront pas d'impôts.
Il rédige et déclame des poëmes.
Après l'incendie de Rome, il veut transformer la ville en Néropolis, il se fait construire un somptueux palais,
la Domus Auréa, ou il fait installer à l'entrée, un colosse. Néron se prend pour Hercule.
Les historiens se posent encore la question de savoir s'il n'était pas fou?
Son ancien précepteur, Sénèque, sera compromis dans une conspiration contre lui et se suicidera.
En 68, déclaré ennemi public, il s'enfuit en laissant les caisses vides
et à sa mort ce sera la guerre civile et la fin de la dynastie Julio-Claudienne.
PLANETES ET MYTHES
Héra se promenait avec Zeus, son mari, quand elle vit, dans un champ de pierres," près de Thèbes, un nouveau-né abandonné. Emplie d'amour maternel, elle donna le sein à ce jeune bébé vigoureux, qui s'en empara avec tant de force que la déesse lâcha l'enfant. Mais Héraclès, car il s'agit bien de lui, avait eu le temps de boire le précieux breuvage. Et du même coup, il avait fait jaillir du sein d'Héra une traînée de lait qui devint la Voie lactée. Ainsi naquit notre galaxie."
LES DIEUX ET LES PLANETES
Chez les grecs, Apollon est un jeune homme aux cheveux d'or, dont personne,
hormis le juste, ne peut soutenir le regard aveuglant. Il symbolise la lumière et la vérité,
sa clarté pénètre les recoins les plus obscurs du monde et de l'homme.
Apollon est dieu de la divination et de ces moments aveuglants de vérité, qui peuvent changer une vie.
Il est le Dieu Soleil, la divinité suprême.
La déesse lunaire est née de l'union de Zeus et de Léto. Lorsque Héra, la femme de Zeus,
apprit que Léto était enceinte, furieuse, elle jura que jamais Léto ne pourrait accoucher en aucun lieu éclairé par le soleil.
C'est au nord de l'île de Délos,que Léto mit au monde Artémis,
qui neuf jours plus tard aida sa mère à accoucher d'Apollon, son frère jumeau.
Artémis devint la déesse des femmes en couches et protégea les naissances, les petits enfants et les jeunes animaux.
La lune représente la personnalité extérieure chez la femme, et chez l'homme la féminité inconsciente.
Zeus, toujours lui, s'accoupla à Maîa, la fille du géant Atlas, de leur union est né Hermés.
Maïa emmaillota aussitôt son bébé de langes, mais dès qu'elle eut tourné le dos,
Hermès grandit d'un coup, se déroba à ses regards et parti à l'aventure. Il vola les génisses du dieu Apollon,
il en tua deux et avec leurs boyaux, il fabriqua une lyre qu'il échangea à Apollon contre son troupeau.
Ingénieux, Hermés inventa ensuite une flûte à l'aide d'un roseau, contre laquelle il reçut la houlette de berger d'Apollon.
Quand Hermés, tout jeune, arriva à l'Olympe, Zeus lui attribua ses fonctions :
dieu des échanges, du commerce, des artisans, des voyageurs, mais aussi des voleurs.
Il était tenu par les Grecs, pour le plus avisé de tous les dieux, sachant prendre mille formes et parler toutes les langues,
il fut l'intermédiaire entre les hommes et les dieux. Mercure est un facteur d'unité.
La naissance de Vénus, l'Aphrodite grecque reste un mystère, peut-être naquit elle de l'écume des flots,
formée autour du membre coupé d'Ouranos, tombé à la mer après avoir été châtré par Cronos?
Le vent Zéphyr la posa délicatement dans une conque de nacre et l'emmena sur l'île de Chypre.
Dès qu'elle y posa les pieds, les fleurs poussèrent sous ses pas. Depuis elle a le pouvoir de fertiliser les champs.
Le jour où elle parut à l'Olympe, tous les dieux l'admirèrent,
elle devint le déesse de la beauté et de l'amour et par conséquent de l'art et de la volupté.
Touchant aussi bien les dieux que les mortels, Vénus régna sur l'amour, et sut insuffler les caprices,
la sensualité et le désir en tout être vivant.
Il est fils de Zeus et Héra, Arès comme l'appelent les Grecs, à un caratère intraitable, c'est le dieu de la guerre,
il préside aux combats et passe pour un dieu cruel et sanguinaire.
Il s'attire la haine de tous les dieux de l' Olympe,à l'exception du terrible Hadès, dieu des enfers et de la mort.
Vénus lui apporta aussi le repos du guerrier...
"Jaloux, bagarreur, volage, Mars peut toutefois revêtir un aspect plus sympathique :
en tant que dieu agraire, il symbolise la fougue du printemps et on le considère comme le protecteur des moissons.
Les enfants qu'il eut de différentes femmes ne furent que des brigands, des bandits, des voleurs et des êtres violents."
Au pôle martien se rattachent : la haine, la sexualité sadomasochiste et les tendances agressives.
Après avoir détrôné Saturne, son père, il domine l'univers en tant que dieu de la lumière et de la foudre.
Les emblèmes de ce colosse barbu sont les éclairs, pour les Grecs il est le maître de l'Olympe.
"Législateur, à l'origine de l'organisation des cités, de la famille et du destin des hommes, Jupiter était tout-puissant.
Il pouvait prononcer des oracles : il savait tout, le passé, le présent et l'avenir."
Ses nombreux voyages lui firent vivre de multiples aventures et engendrer de nombreus héros,
en trompant sa légitime épouse, Héra.
Son nom est l'équivalent de Dieu-père, il est donc considéré comme le père de tous les dieux et des hommes,
il est la réprésentation sublimée de l'image parternelle.
Pour l'astrologue, Jupiter représente la sagesse qui illumine le monde et le désir de se dépasser,
tant sur le plan matériel que spirituel, c'est pourquoi il est associé à la philosophie, la religion, la justice,
aussi bien qu'au prestige social. Lorsqu'il occupe une position de force dans la carte du ciel,
il fait des chefs, des présidents, des rois etc...
Le dieu, Chronos ou Saturne, régnait autrefois sur le monde comme dieu du temps,
avant que Jupiter, son fils ne s'empart du trône.
"Dernier-né de Gaïa et d'Ouranos, le ciel étoilé, il voulut un jour gouverner l'univers.
Sa mère avait encouragé son projet, car elle était lasse de voir tous ses enfants, les Cyclopes et les Titans,
se faire enfermer au fond des enfers au Tartare, sous prétexte qu'Ouranos détestait les enfants.
Révolté contre son esclavage et désireux d'obtenir la toute-puissance,
Saturne trancha les parties génitales de son père à l'aide d'une faucille que sa mère lui avait donnée.
Ouranos fut ainsi réduit à l'impuissance et Chronos pris sa succession pour régner."
"Mais comme Chronos avait appris de son propre père que l'un de ses enfants le détrônerait,
il les dévorait l'un après l'autre, sitôt nés. Sa femme Rhéa était furieuse,
et lorsqu'elle donna naissance à son sixième enfant, Zeus,
elle le remplaça par une pierre emmaillotée dans un linge pour le donner à manger à son mari.
Ce dernier finit par ce rendre compte du subterfuge, mais jamais il ne put trouver où son fils était caché.
Quand Zeus atteignit l'âge adulte, il fit boire à son père un breuvage vomitif qui restitua tous ses frères et soeurs
d'un séjour prolongé dans le noir. Il devint ainsi le maître de l'univers."
Sur le plan astrologique, Saturne signifie, pauvreté, et avarice, Jupiter n'est pas mesquin mais Saturne l'est toujours.
Il est aux yeux du sage, le dieu de l'expérience, même si sa faux moissonne les générations elle débarrasse aussi de l'inutile.
Gaïa, la Terre-mère surgit du chaos, est à l'origine du monde, c'est en dormant qu'elle engendra le ciel par son fils Ouranos.
Du haut des montagnes il regardait tendrement sa mère, la terre, et il fit tomber sur elle une pluie fertile.
Aussitôt Gaïa donna naissance à l'herbe, aux arbres, aux fleurs, aux oiseaux et autres animaux.
Les mers et les lacs se formèrent et les rivières se mirent à couler.
De l'étreinte qu'il perpétrait avec sa mère, naissait des monstres, Titans et Cyclopes, qu'il reléguait dans les enfers,
car il n'aimait pas les enfants. Mais il était trop fécond et Gaïa demanda à son dernier-né Chronos de castrer son père,
il le fit de la main gauche, qui depuis est maudite, alors le ciel se trouva séparé de la terre.
Dans l'Antiquité, il n'était pas attaché à un corps céleste, son nom fut donné à un astre par des chrétiens au XIXè siècle.
Au niveau astrologique, Uranus représente l'énergie créatrice il pousse à l'originalité, à la liberté et à la rébellion.
Les Grecs nomment Neptune, Poséidon, qui est le fils ainé de Chronos et de Rhéa et le frère de Jupiter et Pluton.
Il régne sur l'empire des océans et des mers, ainsi que sur les cavaliers et les chevaux. Il a le pouvoir de soulever les flots,
de fendre les montagnes, de faire jaillir les sources, former les îles et d'ébranler la terre.
Il habite avec sa femme Amphitrite, au fond des mers, dans un palais d'or, il posséde des chevaux, des chars.
Ambitieux et jaloux il entre sans arrêt en conflit avec les autres dieux.
Ce dieu des mers est le maître de l'inconscient et les tempêtes qu'il soulève correspondent aux mouvements incontrôlables
et violents qui se manifestent au-dessous des limites du conscient.
Historiquement l'océan est le milieu dont la vie est sortie, la mer est donc psychologiquement la matrice de la conscience.
Astrologiquement, l'influence de cette planète peut conduire des êtres égarés
ou mal préparés à un approfondissement du savoir et à l'usage de l'alcool ou de la drogue,
avec l'espoir illusoire de satisfaire leurs aspirations spirituelles.
Pluton, l'Hadès des Grecs, règne sur les ténèbres du royaume des morts,
aux enfers et tous les jours il fait sa visite et gère de son trône les affaires courantes.
Il juge les âmes, qu'il aiguille ensuite vers le châtiment du Tartare ou les délices des Champs Elysées.
Hadès est un dieu cruel, jaloux et sur terre lorsqu'il porte son masque, il est invisible des hommes.
C'est aux enfers qu'on le voit tel qu'il est. Hadès est le gardien des métaux rares cachés sous terre et des pierres précieuses.
"Les astrologues prêtent à la planéte Pluton une puissante influence :
elle présiderait à des changements radicaux affectant des populations entières,
mais aussi au mystère le plus profond....qui pèse sur l'homme, celui de la mort, de la résurrection et de la transformation.
CROYANCES BIJOUX ET PIERRES PRECIEUSES
Les anciens croyaient que chaque pierre précieuse s'était cristallisée autour d'une entité
et que cette entité avait la possibilité d'aider, par ses conseils et sa protection occulte,
les personnes qui possédaient la dite pierre.
Depuis la nuit des temps,la croyance veut que les bijoux et les pierres précieuses aient une origine divine
et possèdent des pouvoirs mystérieux qui transforment la vie de ceux qui les portent en dispensant santé et bonheur.
Ce sont donc de précieux talismans, et chaque gemme dégage des vertus particulières.
La pureté, le jeu de lumière, la splendeur ont suggérés aux hommes de l'antiquité
que les gemmes avaient des pouvoirs surnaturels.
L'artiste orfèvre en mettant son âme dans la création d'un bijou en pierres précieuses,
active et accroît les pouvoirs de la matière et des sentiments.
C'est pourquoi le bijou reste un objet magique,
il capture pour l'éternité les couleurs merveilleuses de la nature et émet des vibrations bienfaisantes,
il reste le plus beau des cadeaux.
![]() est le talisman des amoureux, elle assure le bonheur.
elle apporte la richesse, éloigne les tempêtes et les foudres et accroit le courage de ceux qui la portent.
Pline parle de cette pierre comme ayant des facultés prodigieuses.
Entres autres, il considère qu'elle est très efficace contre les morsures d'araignées et des scorpions.
cette résine fossile de couleur jaune ou jaune brun, qui parfume l'air lorsqu'elle est brûlée, est un puissant porte-bonheur.
Elle relie l'âme individuelle à l'énergie universelle.
pierre bénéfique, symbole de l'humanité et de la tempérance, elle contrôle les mauvaises pensées et affine l'esprit.
L'améthyste aide à vaincre la peur et les phobies, donne un tempérament gai et un beau teint.
Elle protège de la malchance, du cafard et de l'ivresse. En grec, son nom amuthustein, avait le sens de "ne pas être ivre".
du latin citrus qui signifie citron, car sa couleur naturelle est effectivement celle du citron,
elle évite les douleurs abdominales.
est un talisman contre les maléfices et par son contact, on diagnostique les maladies et les empoisonnements.
au Moyen-Age, elle protège contre les pensées impures, la sorcellerie, les foudres et les névralgies.
En Chine, on croyait qu'elle avait le pouvoir de transformer les personnes timides en excellents orateurs.
elle symbolise la limpidité, la divination, la sagesse.
Si elle est taillée en sphère, elle aide les devins à y lire le présent, le passé et le futur.
Ce gemme assure la protection contre les tempêtes
et les dangers rencontrés par les personnes qui sillonnent les mers,
et éloigne la maladie.
pureté, éternité, force, il est le talisman des vainqueur, en grec "Adamai", signifiant "l'indomptable".
Le diamant est considéré comme la pierre précieuse par excellence, le plus magique des gemmes, donnant la force et la chance. Une tradition d'Europe occidentale veut qu'il tienne à distance les animaux sauvages, les fantômes,
les sorcières et toutes les terrifiantes présences de la nuit.
Prodigieux antidote contre tous les poisons, dans le septième chakra,
le diamant donne confiance en soi et apporte de l'énergie.
perfection, immortalité, pour les Chinois il est la panacée capable de guérir tous les maux
et capable d'apporter le succès en amour.
cette pierre protège les audacieux et accroît leur courage.
Les anciens lui attribuaient des pouvoirs médicamentaux contre la morsure du serpent et pour la protection de la vue.
bleue, parsemée de veines dorées, cette pierre résoud les doutes et les soucis avec une sagesse mystérieuse,
elle est indispensable pour prendre la bonne décision.
cette pierre a le pouvoir de ranimer les forces vitales, de renforcer l'amitié
et de garantir la fidélité dans le mariage.
Autrefois les médecins suggéraient aux patients de la porter pour dormir tranquillement.
au Moyen-Age, on croyait qu'elle pouvait rendre invisible,
en médecine on la considère comme efficace contre l'insomnie.
Elle est le porte-bonheur des faibles et des infidèles et chasse la tristesse en apportant la joie.
elle a comme la turquoise la vertu de protéger ceux qui la porte des dangers de la guerre et des voyages.
Cette pierre est considérée comme l'emblème de l'espoir, elle donne la santé et le succès dans le commerce et le jeu de dès.
symbolisant la féminité par excellence, la perle posséde des vertus magiques, elle donne de l'amour,
de la santé et est un élixir de longue vie ainsi qu'un excellent aphrodisiaque.
Au XIIIé siècle, les médecins orientaux la suggéraient pour le soin des yeux et comme reconstituant.
il est la pierre de la passion, du sang qui coule...celui qui le possède vivra en paix avec tous les hommes,
ne perdra jamais ses richesses et verra sa maison, ses fruits et ses vignes protégés.
Le rubis est considéré comme l'emblème du bonheur.
Pline pensait que grâce à sa couleur verte,
il était suffisant de la regarder fixement afin que les yeux fatigués redeviennent frais et reposés.
Elle est la pierre de la connaissance secréte et a le pouvoir de révéler le futur.
Elle aide ainsi les amoureux en révélant la vérité ou la fausseté des serments d'amour.
son nom viendrait d'une île de la Mer Rouge "Topazos" et signifirait "feu".
Au Moyen-Age, une topaze portée dans un bracelet, au bras gauche, protégeait du mauvais oeil.
"emblème de dualité et perfection, le corps et l'âme, le ciel et la terre.
La tourmaline a le pouvoir de soulager n'importe quel chagrin à condition qu'elle soit portée avec de l'or et jamais enlevée.
Elle donne de la santé et de la beauté."
pour les Egyptiens, et dans tout le monde arabe, c'est le talisman par excellence.
Pour les Aztèques elle était associée au soleil,
et pour les Indiens d'Amérique elle était indispensable à la magie des sorciers.
Si elle change de couleur, il faut se mettre en garde d'un danger imminent.
en grec, signifie "bleu", le nom indiquait les différents types de pierres de couleur bleue.
Le saphir change de couleur selon la luminosité et son lieu d'origine, il donne depuis toujours, classe et élégance.
Cette pierre est souvent offerte en bague de fiancailles, car elle doit être portée par une personne fidèle en amour.
Le saphir favorise le receuillement et la dévotion, protège de l'envie et attire la faveur divine.
LES DEMEURES D’ETERNITE : LA GRECE
LA GRECE :
avec les tombes royales de Macédoine, à VERGHINA ET LEFKADIA
Verghina est le nom moderne du petit village, proche de la nécropole, qui fut la capitale du royaume de Macédoine. Tous les monuments dont on admire l’architecture, la sculpture, mais également la blanche pureté étaient peints et d’une chromatique violente, les bleus étaient denses, sombres et profonds. Ils étaient principalement utilisés pour les fonds de scène et les triglyphes.
Des témoignages archéologiques directs concernant la peinture murale proviennent des tombes royales de Macédoine. A Verghina, vers 340 av. J.C. la façade d’une tombe est ornée d’une frise peinte au-dessus de l’entablement dorique. La scène est remarquable et se détache sur un fond bleu, les triglyphes sont bleu vif et la porte bleu clair. On pense qu’il s’agirait de la tombe de Philippe II.
« La grande tombe » de Leucadia, est datée du début du IIIème siècle av. J.C. La façade proprement dite, d ‘une hauteur de 8,20 mètres, aux formes architecturales et sculpturales à la fois moulées et peintes, fut exécutée en stuc, sur des pierres de taille en calcaire. Couronnée d’un fronton, elle était divisée en quatre registres horizontaux, superposant les ordres dorique et ionique. Sous le fronton se dressaient des demi-colonnes ioniques alternant avec de fausses portes (trompe l’œil) à panneaux, une architrave, une frise denticulée et une frise ionique continue, en relief peint, une représentation d’Amazonomachie.
La partie inférieure dorique, de la façade était couronnée d’une architrave et d’une frise de métopes peintes, représentant des Lapithes luttant contre des Centaures. Cette façade élaborée fut construite pour un seul événement, des funérailles, avant d’être dissimulée sous un énorme tumulus de terre.
2ème partie LA MESOPOTAMIE
- 2ème partie LA MESOPOTAMIE :
LE CIMETIERE ROYAL D’UR
En Mésopotamie, nous resterons dans le bleu, puisque l’on disait la voûte céleste faite de lapis-lazulite. De cette pierre est extrait le bleu outremer naturel, le bleu le plus solide et le plus brillant. Les objets taillés dans cette pierre dure passent pour porter bonheur, mais ils sont de petite taille à cause du prix, de la difficulté de la taille et de la rareté de cette pierre.
La Mésopotamie fut un très brillant foyer de civilisation, dont l’histoire peut se diviser en quatre grandes périodes : sumérienne, akkadienne, babylonienne et assyrienne.
Dynasties sumériennes archaïques : UR
Patrie d’Abraham, selon la Bible, UR née vers 3000 avant J.C. était l’une des cités-états de Sumer, la partie méridionale de la Basse Mésopotamie. UR connue plusieurs périodes de prospérité, entre autre sous la IIIème dynastie. L’archéologue, sir Léonard Wooley, au début de 1927, commença des fouilles dans ce qu’il appela le cimetière royal et qui contenait environ 2000 sépultures ordinaires et 16 tombes royales. La plupart étaient de simples fosses, les morts étant enveloppés dans une natte ou un cercueil de bois avec leurs objets personnels. Les tombes royales se situaient dans un caveau voûté, auquel on accédait par un plan incliné. La découverte, outre les révélations bouleversantes sur les sites funéraires inconnus dans d’autres régions de la Mésopotamie, (Irak actuel) apporta le témoignage d’une extraordinaire maîtrise artistique, avec une énorme quantités d’objets précieux.
Définition de Ziggourat : pyramide à étages.
Dans une des sépultures, on a découvert entouré de vaisselle et de bijoux, le corps d’un homme dont la tête était coiffé d’une parure faite de milliers de perles en lapis-lazulite. A côté de lui fut retrouva « l’étendard d’Ur », un des vestiges les plus intéressants de la nécropole. L. Wooley relate comment il fit cette précieuse découverte alors qu’il avait abandonné tout espoir de mettre au jour de nouveaux éléments. Dans un coin de la dernière chambre, le contremaître trouva un fragment de coquille et en grattant délicatement le sol, mis à nu un coin de mosaïque de lapis-lazulite. (nom issu du latin lapis qui signifie pierre et de lagunaire, bleu en persan.) Wolley fit dégager la surface et découvrit un curieux objet, qui pose encore des questions, « l’Etendard d’Ur ». Il s’agit des des vestiges les plus intéressants de la nécropole. Wooley trouva deux panneaux principaux de forme rectangulaire de 55cmx22cm, et deux éléments triangulaires. Les premiers étaient posés l’un sur l’autre , à la manière d’une tente et les triangles refermaient les extrémités, donnant à l’ensemble une forme de lutrin. Le tout étant fixé au bout d’une hampe. On pense à une lyre, dont l’un des côtés aurait pour thème, la guerre, et l’autre la paix.
Dans la sépulture d’une dame PUABI, certainement une personne importante, peut-être même une reine,
il découvrit un char équipé à l’arrière de coquilles et de lapis-lazulite.
Le tombeau de la reine PUABI, fut une découverte tout à fait exceptionnelle:
nous sommes en présence d’un suicide collectif.
Près de la reine reposent 10 femmes, 5 soldats et 1 char attelé de 2 bœufs.
68 femmes reposaient dans le corridor d’accès et 6 hommes dans le puit de la mort.
Les individus tenaient à la main une coupe,
qui a sans doute contenu le poison qu’ils se sont eux mêmes administrés.
Les animaux on été sacrifiés ensuite, sur les corps des humains.
D’autres tombes renfermaient des objets fabriqués avec cette pierre.
Le pays était dépourvu de pierres, métaux, or, argent, cuivre, lapis-lazulite, cornaline, tout était importé.
Ur était un grand port,
il est probable que cette cité tirait sa richesse d’un commerce de transit avec le reste de la Mésopotamie,
la Syrie, l’Anatolie et la Perse.
LES DEMEURES D’ETERNITE
LES DEMEURES D’ETERNITE
Ce billet sera l’occasion de parler également de la couleur bleue que l’on a cru longtemps, à tord, non utilisée sous l’Antiquité.
EGYPTE :
Trois mille ans avant J.C., au début de l’histoire de l’Egypte, bâtisseurs, sculpteurs, orfèvres, dessinateurs et peintres, éternisaient la silhouette de l’homme, les mille formes de la nature et de la vie, en une surabondance d’objets et d’images que cinq millénaires plus tard, nous ne nous lassons pas d’admirer.
Son milieu géographique semblait prédestiner l’Egypte aux travaux des artisans, tant était grande sa richesse en matériaux variés. Les pierres précieuses, à profusion : malachite, turquoise… venaient des mines orientales; cornaline, jaspe des territoires de Nubie; le lapis lazulite était le tribut de l’Asie.
Pourquoi cette surabondance de monuments, d’objets, d’images? C’est la pensée religieuse qui générait la création d’un art. Statues et bas-reliefs étaient peints, aux franches couleurs de la vie, à partir d’un dessin initial.
La peinture pure (sur enduit sec, la technique de la fresque n’existait pas en Egypte) n’est présente , sous l’Ancien Empire, que dans un très petit nombre d’œuvres : « Les Oies de Meïdoum .»
Ce chef d’œuvre de la peinture (sur stuc) en Égypte a été obtenu grâce aux pigments d’origine minérale ou végétale, dont se sont servi les peintres, ils les mélangeaient à du blanc d’œuf et à de l’eau.
- des composés à base de cuivre pour : bleu et vert - de calcaire pour : blanc - de charbon de bois : noir
La peinture est la dernière étape de la décoration, elle est étroitement liée au travail du bas-relief, qu’elle vient compléter. Lorsque la pierre est de mauvaise qualité, on l’enduit pour obtenir une surface plane, qui est parfois gravée, mais le plus souvent peinte.
Les tons bleus, dans la peinture funéraire égyptienne, sont variés mais servent essentiellement de couleur de fond. Ils offrent de belles surfaces, évoquant l’eau du Nil.
Pour les égyptiens, comme pour d’autres peuple du Proche et Moyen Orient, le bleu est la couleur bénéfique qui éloigne les forces du mal, il est tout naturellement associé aux rituels funéraires et à la mort, pour protéger le défunt dans l’au-delà.
Le bleu est aussi la couleur du ciel et en Egypte il est associé au Dieu du ciel AMUN. Dans le symbolisme du bleu, on peut entrevoir de la profondeur, une gravité solennelle supra-terrestre. Cette gravité appelle l’idée de la mort : les murs des nécropoles égyptiennes, sur lesquels se détachaient en ocre rouge les scènes du jugement des âmes, étaient généralement recouverts d’un enduit bleu clair. On dit aussi que les égyptiens considéraient le bleu comme la couleur de la vérité. La vérité, la mort et les dieux vont ensemble, c’est pourquoi le bleu céleste est aussi le seuil qui sépare l’homme de l’au-delà.
LA VALLEE DES ROIS ET LE TRESOR DE TOUTANKHAMON
Telle la « caverne d’Ali-Baba », la nouvelle sépulture livra, après d’interminables travaux, des objets d’une valeur et d’une variété inimaginables, toutes les pièces d’un fabuleux trésor, inviolé.
L’anglais, Carter découvrit un sarcophage en quartzite rose, puis un autre anthropoïde et encore un autre similaire où le jeune roi est montré sous les traits d’Osiris, en bois doré, incrusté de pâte de verre polychrome, bleu, rouge et vert, composant une sorte de plumage, le plus bel exemple connu de cette technique particulière appelée : cloisonné égyptien. Cette technique consistait à insérer des éléments de pâte de verre dans des compartiments formés de filament d’or soudés, procédé qui requérait une maîtrise et une précision parfaites. Vous en aurez deux exemples avec « l’œil sacré » et un « pendentif en forme de faucon. »
Le sarcophage intermédiaire en renfermait un troisième, en or massif, ou gisait la momie royale, recouverte d’un splendide masque en or. Son corps, entouré de bandelettes de lin, était protégé par cent quarante amulettes dont : une partie d’un pectoral en forme d’œil oudjat (c’est à dire qui représente l’œil d’Osiris, blessé par Seth et guéri par Thot. ( On trouva également sur la momie un pendentif en forme de faucon, évocation du dieu (Ré-Horakhty).
Masque funéraire du jeune pharaon, de face et de dos.
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