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L'armée de terre cuite : l'une des découvertes archéologiques majeures des cent dernières années

  

 

 
 

 
 
 

Le mot d'Harmony

 

"Lorsque je vous dis que j'ai de nombreux billets en attente, celui d'aujourd'hui n'a pas plusieurs mois, non bien plus, il date de l'exposition qui se déroula du 13 septembre 2007 au 6 avril 2008, au  British Museum de Londres.

Trois ans de négociations avec les autorités chinoises ont été nécessaires pour  cette expo qu'hélas je n'ai visitée que par le biais du net. Je considère cette découverte archéologique comme la plus importante des dernières décennies".

 

 

 

 Le Musée a spécialement aménagé la salle de lecture où Karl Marx a écrit Le Capital.

   

détail de l'armée de terre cuite, in situ


Une vingtaine de soldats d'argile de Qin Shihuang

 et quelques 120 objets retracent l'histoire du premier empire de Chine,

permettant au public de mieux connaître une partie

de ce qui est considérée par de nombreux spécialistes

 comme l'une des découvertes archéologiques majeures des cent dernières années.


Admirablement préservés, les soldats sont parfois accompagnés de leurs chevaux,

avec un chariot, comme une armée en état de marche.

Des scribes et fonctionnaires sont également présentés,

 tout comme des musiciens et acrobates chargés de divertir l'empereur même après sa mort.  

  

palfrenier agenouillé, terre cuite, hauteur : 68cm  

"Ces statues sont à taille humaine, extrêmement réalistes et chacune d'entre elles est unique".  

 

  

"Elles montrent aussi la mixité ethnique de l'armée, le lien avec les tribus nomades de l'Ouest." 

Elles ne doivent être regardées comme des objets,

 mais comme l'accompagnement du défunt dans l'au-delà.

Cette armée silencieuse veille sur l'immortalité de Qin Shi Huangdi, 

premier empereur de Chine.

 

Qui était Qin Shi Huangdi  v. -259 – 210 220 selon les sources

 

 prononcez "Tsin" ou "Chine" 

 

Il fut d'abord le roi de Qin, puis l'unificateur de l'empire de chine.

Son nom de famille était Ying et son prénom Zheng, 

choisi dit-on parce qu'homonyme du mois de sa naissance, le premier de l'année chinoise.

Le nom personnel du souverain n'étant pas, par respect, employé de son vivant,

il était donc pour ses contemporains le "roi de Qin".

 

 

 

Une armée redoutable
 

 Elle était dotée d'armes étonnantes pour l'époque, 

comme une baliste à répétition, qui envoyait deux à trois carreaux de bronze par seconde.

Les généraux qui l'encadraient n'étaient pas issus de la noblesse, mais choisis parmi les soldats.

Qin Shi Huang voulait limiter le pouvoir de la noblesse et avait ainsi créé une "méritocratie".  

 

 

Souverain autoritaire, au règne sanguinaire et à l'ambition démesurée  

   Au prix de millions de victimes, il ordonna une politique d'unification de la Chine,  

et fit protéger son nouvel empire en raccordant les tronçons de murailles existantes

 pour former les 2000 premiers kilomètres de la grande muraille.

Il créa un gigantesque réseau routier à trois voies (la voie centrale lui étant réservée)

surélevées, pour éviter les inondations, qui reliaient la capitale à toutes les provinces de l'empire.

Puis il unifiat les poids et mesures, les langues et l'écriture.    

Quête de l'immortalité  

A la fin de sa vie, obsédé par la mort, il voulait que les médecins

et scientifiques lui trouvent un élixir d'immortalité.

 Il entendit parler d'un peuple "d'immortels"

 vivant sur une montagne à une quarantaine de kilomètres de son palais.

 Ces derniers étaient censés posséder un secret

pouvant se transmettre à une personne telle que lui,

 probablement, selon ses magiciens, sous la forme d'un élixir d'immortalité.

Après bien des tentatives infructueuses pour faire venir les immortels au palais, vexé,

il fit peindre la montagne en rouge (couleur des forçats).

 Mais, non content de la violence de sa vengeance, il fit ni plus ni moins que raser la montagne,

 en causant au passage la mort de 700 000 ouvriers.

 

 

Mort présumée  

L'empereur  fit appel à un magicien, qui lui fabriqua les fameuses "perles rouges" 

de cinabre ( sulfure de mercure) censées lui donner, chacune, six ans de vie.

Faites de mercure, les perles furent probablement la cause de sa mort.

 

 

Funérailles  

Il était courant, en Chine, pour un empereur de se faire enterrer avec ses serviteurs,

 ministres... souvent sacrifiés. Par la suite les statues ont remplacées les hommes.   

Ne voulant pas être seul après la mort, Qin Shi Huang

ordonna que toute son armée soit sculptée en terre et enterrée avec lui.

Il fit donc construire des milliers de soldats, chevaux et chars, tous différents

(physionomie, vêtements, position des bras) et un peu plus grand que nature,

un soldat mesurant entre 1,72m et 2m.

La construction de cet ensemble funéraire a été entreprise en 246 av. J-C,

alors que le roi n'avait que 13 ans... 

 Le site a survécu aux multiples pillages, aux incendies et aux années.

 

 

 

En 1974

 

des paysans trouvèrent ces statues en creusant un puits.  A quelques mètres de profondeur,

 ils voient apparaître une tête en terre cuite, puis le corps du premier soldat.

Ils firent ensuite appel à des archéologues.  

On peut maintenant visiter le mausolée, qui est considéré comme la huitième merveille du monde.

 

L'héritage de Qin Shi Huang 

 

Il a légué à son peuple un empire unifié, tant dans l'administration militaire que dans la politique

 et dans les domaines culturels qui formeront au court des siècles

 ce que l'on nomme aujourd'hui la Chine. Cet empire dura plus de 20 siècles.

   

   

  

 Le site archéologique

   8000 statues découvertes à ce jour, mais nombre de scientifiques estiment

qu'on n'aurait seulement deterré que 30% de la gigantesque armée factice.

Ces statues sont des chefs- d'oeuvre de réalisme,

qui constituent aussi un témoignage historique inestimable.


Le tombeau

 

C'est le premier tombeau impérial dans l'histoire chinoise,

inscrit en 1987 sur la liste du Patrimoine culturel du monde.

 D'après les Mémoires historiques, après être devenu empereur,

il fit construire son tombeau au pied de la colline Lishan.

Lorsque la Chine fut unifiée, il amplifia les travaux, 

en mobilisant quelque 700 000 travailleurs.

L'ensemble des travaux a duré 38 ans.

 Le mausolée de Xi'an qui s'étend sur environ 56 km², il est admis que la tombe de l'empereur

 

est située sous un tumulus haut de 115m à 1,5 kilomètre, recouvrant une fosse

contenant quelque huit mille statues de soldats et de chevaux en terre cuite.

Ces dernières sont rangées en ordre de bataille dans des travées

recouvertes de poutres de bois et protègent l'entrée Est de la sépulture.

 Le tombe présente une forme presque carrée, d'un entonnoir renversé,

 avec une couverture de boue damée par couches successives

Haut de 76 mètres, le tombeau qui contient le cercueil dans son centre

 est entouré de fosses et de plus de 400 tombes.

 Dans les fosses, sont enterrés des chars en bronze, des chevaux et animaux d'espèces rares

ainsi qu'une armée souterraine faite de guerriers et chevaux d'argile cuite.

Depuis des années, on en a déjà exhumé plus de 50 000 pièces.

 En 1980, deux chars et des chevaux peints en bronze ont été déterrés.

Ce sont les chars antiques les plus grands, les plus splendides

et les plus complets découverts jusqu'ici en Chine.

 Ils sont composés chacun de plus de 3 000 pièces détachées,

dont plus de 1 000 pièces d'or ou d'argent.


L'armée souterraine  est disposée dans quatre fosses, 

   

  

Chaque statue a sa propre identité tant dans le visage

  

que dans la coiffure, la taille, la tenue.  

  

Fosse n°1 la plus grande, superficie : 14 260 m2

 

 

   

 c'est la fosse aux 6000 soldats, alignés en ordre sur 11 rangées,

bien conservés et impressionnants de réalisme.

  De forme rectangulaire, elle mesure 230 mètres de long,

 62 mètres de large et 5 mètres de profondeur

couvrant au total une surface de 14 260 mètres carrés.

Les guerriers et les chevaux sont rangés en formation de combat.

A l'extrémité orientale du puits, l'avant-garde des soldats sur trois rangées,

 68 guerriers dans chacune soit 204 soldats qui ont été à l'origine

 équipés d'arcs et de sabres véritables.

 Immédiatement derrière l'avant-garde, le corps principal de la formation de combat :

 

   

 30 chariots dont chacun est équipé de 4 chevaux tenus par des soldats.

 Sur les côtés, face au sud, au nord et à l'ouest,

est placé une rangée de soldats pour garder l'arrière et les côtés.

   

  Fosse n°2 : superficie de 6 000 m2

 

   

Arbaletrier debout,  hauteur 184cm, exhumé en 1979 de la fosse n°2
 
 
 

Faiblement éclairée elle contient plus de 1 300 statues de guerriers, chevaux et 89 chars.  

    

Archer agenouillé, terre cuite, hauteur 122 cm, exhumé en 1977 de la fosse n°2
 

Ce sont des formations militaires composées de fantassins, cavaliers et chars militaires,  

 lesquels représentent la quintessence de l'armée souterraine.  

Fosse n°3 : superficie de 376 m2

 

 

et possède 68 guerriers, notamment des archers et des cavaliers, un char et 4 chevaux,

 

  

Fantassin, terre cuite, hauteur: 181cm, exhumé en 1979 de la fosse n°3
 

  c'est là que se trouve le quartier général de l'armée souterraine.

Quant à la fosse n°4 elle a été découverte récemment.

 

 

 

 

 

 

 

 

Ur : civilisation, cimetière royal et le fameux Etendard d'Ur

 

  

  

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Je n'attends pas que des compliments, bien qu'ils soient notre récompense.

Les critiques justifiées sont toujours constructives.

 

 


 
Le mot d'Harmony
 
"Lorsque nous avons étudié la civilisation Sumérienne beaucoup de sujets ont retenu mon attention,
mais je me suis "éprise" d'un petit objet et du cimetière d'Ur, qui recèle un véritable trésor.
 Il y a des termes, surtout des noms de dynasties, périodes etc....
qui ne vous diraient rien du tout, je vais donc essayer "d'écrémer".
Mais surtout n'oubliez pas en lisant, ou survolant ce billet, que ces oeuvres remontent à 8000 ans...."
 
billet en brouillon depuis avant mon opération....février 2008
 
 
 
 
 
 
tentative de restitution en image de synthèse
 
 
 
 
 
Ur - actuellement Tell el-Mukayyar  :
 
 la cité, les tombes royales, les rites funéraires et l'étendard
 

La ville d'Ur fut fondée  vers la fin du Ve millénaire av. J.-C.

Elle fut très riche durant la période dynastique archaïque comme en témoigne le Cimetière royal d'Ur.

De 2112 à 2004 av. J.C elle s'administre en nommant des gouverneurs interchangables

qui ne dépendent que du roi.

 Des envoyés rendent compte au souverains de tout ce qui se passe en province.

Ce dernier est le chef suprême de l'armée, à son service,

il dispose de toute la démocratie la plus élaborée de l'antiquité.

Toutes les transactions sont controlées quotidiennement,

tandis que la gestion des richesses stockées et redistribuées

procure à l'état  une grande part de ses revenus,

 celui-ci reçoit les contributions volontaires des gouvernements et les taxes.

Tributs et butins enrichissent le trésor, des milliers de journaliers cultivent la terre,

 récoltent et creusent des canaux pour assurer une bonne irrigation.

Un commerce prospère se développe, permettant aux villes et aux temples de s'enrichir.

La ville fut mise à sac vers 2007 avant J.-C., perdant à jamais sa suprématie.

 Elle ne rayonna plus que sur le plan religieux, et  fut abandonnée au IVe siècle av. J.-C.

suite à un changement du cours de l'Euphrate.

 

Tablette portant le texte de la lamentation sur la destruction d'Ur

 

Vie quotidienne à Ur

 

Les habitants les plus pauvres occupaient de modestes maisons,

alors que les plus riches possédaient des maisons avec de nombreuses pièces, 

et parfois même une chapelle privée. L'ameublement semblait assez sommaire :

tabouret, table, coffre en bois. Bien que l'on ait retrouvé des lits,

la plupart des gens dormaient sur des nattes.  L’éclairage se faisait uniquement par les portes.

Les tablettes d’argile gravées nous permettent de bien connaître la vie quotidienne à Ur.

L’organisation sociale est très hiérarchisée et non égalitaire, ni entre les sexes, ni entre les couches sociales.

Le système social étant patriarcal, tous les avantages sont accordés à l’homme :  

Une femme adultérine est mise à mort , un mari peut prendre une seconde femme et lui faire des enfants

Si un homme marié ne veut plus de sa femme, il lui suffit de verser de l’argent,

si une femme mariée veut changer de mari, elle est mise à mort  

Seuls les enfants des familles aisées vont à l’école appelée « maison des tablettes ».

Il leur fallait apprendre les 600 signes qui composent l’écriture cunéiforme sumérienne.


Ils apprenaient également les mathématiques et la grammaire.

Un « chargé du fouet » faisait régner la discipline.

 De ces écoles austères sortaient les futurs scribes,

sur lesquels reposait tout le système administratif et religieux. 

Les enfants des familles plus pauvres travaillent aux champs

 ou des dans les ateliers dès leur plus jeune âge.

 Parfois, les pères les vendaient comme esclaves. Les filles ne bénéficiaient d’aucune scolarité.

Les femmes travaillaient essentiellement dans la filature.

La laine était l’une des plus importantes industries.

Les artisans étaient regroupés par corporation et par quartier.

Ils étaient, pour la plupart, payés mensuellement en ration de nourriture, l’orge par exemple.

Au plus bas de l’échelle sociale se trouvaient les esclaves,

 prisonniers de guerre, enfants vendus ou hommes endettés.


Mais, assez paradoxalement, l’esclave dispose d’un statut :

il a le droit de monter une affaire, de posséder des biens, de racheter sa liberté.

   

Ur, patrie d’Abraham ?

 

«  Térakh engendra Abram ......Aran mourut en présence de Térakh, son père,

dans le pays de sa naissance, à Our des Chaldéens ......et Sarah, sa belle-fille ...

et ils quittèrent ensemble Our des Chaldéens, pour se rendre dans la terre de Canaan...

Des chercheurs découvrirent que certains passages des Ecritures se rapportaient à des évènements

et des lieux ayant existé.

 

Ur, victime du Déluge ?

Dans la mythologie sumérienne, le Déluge est décrit exactement comme dans la Bible.

Seul le nom de l’élu change et Noé devient Outa-napishtim.

Lors de l’excavation du cimetière royal, l’archéologue Wooley mis au jour une couche d’argile épaisse de 3 m.

Elle contenait des débris d’embarcation datant de 4000 ans avant notre ère.


Il y a bien effectivement la preuve d’inondations. Mais s’agit-il du Déluge?

  

 

Ur,ruines avec au premier plan les tombes royales

 

 

Le cimetière royal d’Ur

 

 

ornement félin retrouvé dans une tombe royale 

C'est en 1927, dans les ruines de l'ancienne capitale d'Ur (Our) que des archéologues anglais

font la plus extraordinaire découverte : des tombes royales qui sont remplies d’un véritable trésor.

Ces sépultures nous donnent également de nombreuses précisions

sur les rites funéraires de la Mésopotamie ancienne.

Daté du XXVIe siècle av. J.-C., le cimetière contient plus de 1800 tombes,

dont 16 tombes royales, construites en pierre ou en brique et voûtées en encorbellement,

 recelant de grandes quantités d’objets : vases et coupes d’or et d’argent,

 poignards d’or à pommeau d’argent ou lapis-lazuli, lyres décorées de têtes de taureau,

 

statuette du « bélier pris dans le buisson » en bois plaqué d’or et de lapis-lazuli,

l’étendard d'Ur en nacre sur fond de lapis-lazuli, diadème de feuilles d’or etc...

 

 La tombe de la reine Puabi

 

 

La reine ou prêtresse a été enterrée couchée sur un brancard en bois.  

Elle a été identifié grâce à un cylindre portant son nom placé auprès du corps.

Son corps était recouvert d’une véritable cape,

 ensemble de colliers constituées de perles en lapis-lazuli et en cornaline,

 s’étirant entre ses épaules et sa ceinture. Les doigts des mains étaient couverts d’anneaux.

 Elle portait un peigne en or dans les cheveux et des boucles d’oreille en or en forme de croissant.

Un diadème, composé de perles en lapis-lazuli

et de pendants aux formes animales et végétales était posé sur une table auprès de sa tête.  

Deux « servantes » ont été enterrées avec elle, l’une accroupie auprès de sa tête, l’autre à ses pieds.

Elles-mêmes portaient une coiffure composée de feuilles d’or, des boucles d’oreille d’or,

 des colliers d’or, de lapis-lazulli et de cornaline.

Dans un puits attenant à cette tombe, Woolley a retrouvé un char en bois

tiré par une paire de bœufs accompagné de quatre palefreniers

 et un coffre en bois qui devait servir de garde-robe

comme l’atteste la présence de 12 servantes à ses côtés.

 

 


On y a également retrouvé une harpe ouvragée avec une tête de taureau.

 La tête est faite de feuilles d’or  et la toison est ciselée dans du lapis-lazuli.


Le taureau symbolisait la force et la fécondité.

   

harpe ouvragée

Harpe ouvragée. (British Museum).

On a exhumé des coiffes en lapis-lazuli, ornées de feuilles en or, des poignards en or,

 

 

des tables de jeu faites de carré de coquillages,

 

 

coquillages, os et lapis-lazuli 

 des couronnes de feuilles d’or qui étaient le symbole de la puissance.

 

    

Casque-perruque en alliage naturel d'or et d'argent porté par le roi Meskalamdug,lors des batailles.

 Vers 2450 avant notre ère. Musée de Bagdad.

A Ur, le personnel du roi l’accompagne dans l’au-delà :

59 hommes, 19 femmes et deux chariots à 6 bœufs dans la tombe appelée « chambre du roi »,

 2 personnes dans le caveau de la reine Pû-abi et 10 femmes,

5 soldats et un char attelé de 2 bœufs dans le corridor d’accès,  

68 femmes et 6 hommes dans le « grand puits de la mort ».

 Il ne s’agit pas d’exécutions, mais plutôt de suicides collectifs,

 les individus tenant généralement une petite coupe qui a sans doute contenu le poison

qu’ils s’étaient administré eux-mêmes.

C’est sur le corps des êtres humains que les animaux ont été ensuite sacrifiés.

 Ce rite d’accompagnement est pour le moment unique en Mésopotamie.

 
 

L'étendard d'Ur

 

   

La plus grande des sépultures était vide car elle avait été pillée

mais il y restait ce que l’on a appelé « l’étendard d’Ur ».

 

Etendard d'Our

"Etendard d'Ur"  British Museum

Chaque grande face est disposée, sur trois registres, 

une frise de personnages et d'animaux sculptés

dans des plaquettes de coquilles entourées de lapis-lazuli,

le tout incrusté dans une épaisseur de bitume noir 
 

Il s’agit d’une mosaïque composée de coquille marine, de lapis-lazuli et de cornaline,

 incrustée sur un petit coffre de bois de 27 cm de haut et 48 de long.

Ce diptyque composé de deux panneaux représente sur une face la guerre et sur l’autre la paix.

 

étendard d'Our

 

 L'étendard d'Ur date probablement de 2600 av. J.-C.

   

 

L'ensemble reconstitué par l'archéologue anglais Wooley est soutenu par une structure en bois.

 La frise se lit de bas en haut, le lutrin est fermé à chaque extrémité

par une pièce triangulaire de même facture.

Wooley suggère qu'il était transporté sur une hampe, porté comme étendard.

 On a également supposé que c'était la caisse de résonance d'un instrument musical.

(cet avis était partagé par mon prof et je le crois volontiers) 

Cet objet est peut-être la première bande dessinée de l'humanité....

 

La Paix 

 

 

 Panneau dit de la Paix

 

La représentation du banquet est un symbole fort, en Mésopotamie,

compte tenu de ses fonctions sociales et politiques. 


Sur le registre bas

 

 les serviteurs portent à dos les sacs contenant des grains 

 (le port à dos d'homme était courant sur de courtes distances) séparés par des onagres,

animaux de bat par excellence avant l'élevage du cheval.


Le registre du milieu

 

montre le bélier symbolique sacrifié en l'honneur des Dieux, utile procurant la laine, le cuir, la viande;

le bœuf animal commun à cette époque utilisé pour sa viande, sa puissance de travail,

tirant les chariots et la charrue.

 De nombreux serviteurs encadrent les animaux.

Enfin un homme tenant dans sa main un poisson, aliment principal des sumériens

du fait de son abondance dans les fleuves, les canaux.

 Ces deux registres sont relatifs à la préparation du banquet.

 


Le registre haut

présente un personnage important, peut être le roi-prêtre,

 

 revêtu d'une robe d'apparat -le kaunakés- gobelet à la main, entouré de serviteurs,

faisant  face à des convives qui participent à une libation;

à l'extrême droite un harpiste et une chanteuse animent la réunion

à noter la forme de la harpe et la tête de taureau ornant l'avant de l'instrument.


Les trois registres sont encadrés par une frise de pièces géométriques  en coquille et cornaline.

 

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"Paix," détail d'un musicien.  

   

La Guerre

 

 

 

"Guerre" est une des premières représentations d'une armée sumérienne,

engagée dans ce que l'on pense être une escarmouche frontalière et ses conséquences.

 La scène de bataille comprend des chariots à quatre roues, tirés par une espèce d'équidé,

 dont il a été supposé qu'il s'agissait d'Onagres, des soldats portant des vêtements de protection,

et d'autres soldats d'infanterie avec des épées ou des haches.

Le panneau montre également des prisonniers blessés, nus et humiliés, présentés au roi.

 

 

le registre du bas

 

présente de lourds chars à quatre roues pleines utilisés en Mésopotamie au début du III ème millénaire ,

 

conduit par un cochet devant un lancier, à noter l'harnachement des quatre onagres: sur le dos un passe-guide,

les rennes aboutissant aux naseaux de l'animal, à l'avant du chariot un stock de lances de réserve.


Le registre du milieu

 

présente un groupe de fantassins revêtus d'une courte tunique en cuir,

dans la main droite une lance, la tête protégée par un casque de cuivre,

le corps recouvert d'une cape de cuir parsemée de ronds en métal. 

 A droite les soldats poussent devant eux  les prisonniers nus.


Le registre supérieur

 

comprend un char vide d'occupants, le chef de la troupe,

 peut être le roi-prêtre, auquel on présente les vaincus nus,  les coudes liés dans le dos,

d'autres soldats en tenue plus légère tenant dans la main gauche une lance, dans la droite une hache.

 

 

 

 

 Détail représentant des  combattants sur un char tiré par des onagres

qui  piétinent les cadavres nus des vaincus.

 Les sujets sont gravés sur de la coquilles qui se détache particulièrement bien sur un fond de lapis-lazuli.

 

 

 

Quelles significations attribuer à l'Étendard ?

 

 Il n'y a que des hypothèses:


           - la représentation d'un évènement réel,

 la guerre et la victoire de la cité d'Ur conduite par le personnage central.


           - l'évocation d'une scène imaginaire et idéalisée, simple œuvre artistique,


       - dans quel ordre doit-on lire les faces,

 face de la Paix comprenant le banquet rituel en vue d'une prise de décision

quant à la guerre ou bien, le banquet après la victoire,

 la présence de l'objet découvert à coté d'un défunt indique t'elle

qu'il a été sa propriété et dans ce cas où le situer sur la fresque ?

    

  Les marqueteries réalisées sont d'une perfection et d'une valeur artistique inégalées en Mésopotamie. 

 La taille de l'ivoire et des coquillages de nacre est un exemple  de l'habileté des artisans de l'époque.


 

Les matériaux

 
- l'ivoire

 

 

défenses d'éléphants et dents d'hippopotames, travaillé dès le IV ème millénaire en Anatolie et au Levant,


- la coquille de nacre

 obtenue à partir des coquillages marins, extrêmement fragile,

 suppose une sûreté d'exécution sans bavure ni reprise,


- le lapis-lazuli

origine d'Afghanistan, importé dès le début du III ème millénaire, 

poli sert à garnir le fond des panneaux de bitume,

 

 


- la cornaline

 origine de l'Indus, couleur rouge,


- l'albâtre

connu dès la plus haute antiquité,


- le bitume

 mélange de carbure d'hydrogène, sous forme liquide ou solide,

abondant dans le sous-sol mésopotamien , couleur blanche ou noire,


- la turquoise et l'hématite

 

Les artisans

 

 

une tête de taureau dont la marqueterie est sublime

Les tombes du cimetière royal ont livré des objets traduisant le niveau de perfection technique

et artistique atteint par les Sumériens.

 

Les artisans se sont spécialisés, vers la fin du IV ème millénaire  et le début du III ème millénaire

avec la création d'outils propres à chaque activité.

 

Parmi les objets découverts ,

 une lyre en bois constitue l’un des plus anciens instruments de musique connus à ce jour.

Elle est décorée d’une tête de taureau en or et lapis-lazuli,

incrustée d’une plaque représentant des animaux mythiques, exposée au musée de Bagdad,

elle fait partie des objets dont le sort est incertain depuis son pillage en avril 2003.


 

Les outils

 

forêt à archet avec une pointe de pierre dure  ou de métal montée sur un axe en bois ou en os, poinçon,

allène, ciseau, pierre à polir utilisant du sable de différentes granulométrie.

     Les objets décorés à l'aide de cette technique sont très variés:

 

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   ici une table de jeux 

 

caisses de résonance de lyres  incrustées de pièces géométriques  

 disposées de  manière telle que la palette de couleurs rend  la pièce chatoyante,  


     les figurines trouvées représentent des personnages ou des animaux qui,

disposés sur un panneau, illustrent les scènes de la vie quotidienne.

 

 


     Le travail le plus abouti retrouvé à ce jour est l'Étendard d'Ur".

   

   

 

Il était une fois Pompéi

  

  

 

 POMPEI    

 

LES FOUILLES

 

Lors de travaux dans la vallée du Sarno, en 1592, un architecte romain tomba sur des inscriptions latines

et sur quelques peintures, il venait de découvrir une cité antique.

La première vraie fouille archéologique eut lieu 150 ans plus tard,

mais ce n'est qu'en 1703 que la découverte d'une inscription faisant état

 d'une  Respublico pompeinorum donna la confirmation que l'on se trouvait sur l'emplacement de Pompéi.

 Durant la première moitié du XIXème siècle, on mit au jour la plupart des édifices publics et privés.

  En 1860 commencérent des fouilles méticuleuses et modernes.

  Les corps humains, ceux des animaux et les objets en bois furent reconstitués.

A la fin du XIXème siècle on avait mis au jour les thermes centraux, le lupanar, et autres édifices.  

Deux importantes villas furent découvertes : celle des Vetti et celle des Mystères.

 En 1910, ce fut la maison de l'Ara Massima, la Maison des Amours dorés, les Tombes d'Esquilia etc..

En 1978, on découvrit de nombreux objets, surtout en bronze et une statue d'Apollon.

 Actuellement, fouilles et restauration continuent et les découvertes incessantes nous donnent

une connaissance approfondie de la ville, de l'art et de la vie quotidienne de ses habitants.

 

   

 

L' ERUPTION  

 

 Le matin du 24 août 79,vers dix heures

 les habitants de Pompéi entendirent un tremblement sourd provenant du Vésuve

 qui grondait déjà depuis plusieurs jours. 


Pompéi avait déjà connu un séisme 17 ans plus tôt et la reconstruction n’était toujours pas finie.
 

 

 

reconstitution

 

 Le Vésuve se réveille après plus de mille ans de sommeil...

L'éruption dévaste la ville de Pompéi et de Herculanum.

Tout commence par une immense explosion du cratère, avec le jet du bouchon de lave,

 ensuite se forme la colonne éruptive haute de plus de vingt kilomètres,

elle est faite de cendres, de gaz et de pierres ponces.

Les matériaux éruptifs jaillissent du cratère et amenés par un vent fort,

Pompéi est directement attaquée par une pluie de pierres et cela jusqu'au lendemain matin, 

provoquant la chute des toits et faisant énormément de victimes.

 

 Les incendies se déclarent, c'est l'enfer...

 

TinyPic image  

 

La posture des ossements découverts a révèlé l'absence quasi-totale

de gestes de protections ou de signes d'agonie.

Tout s'est produit en une fraction de seconde au contact de la chaleur,

 juste avant qu'un amas de cendre ne vienne, par couches successives, statufier les victimes.

Le lendemain, vers 7h 30, une énorme pluie de gaz et de cendres, s'abat de nouveau sur la ville.

 Deux mille personnes périssent brûlées. Les parties hautes des édifices sont détruits

 et enveloppent les victimes de matériaux éruptifs, qui envelissent Pompéi et ses environs.

Quelques jours après l'éruption, Pompéi et l'ensemble de la vallée apparaissent complétement métamorphosés;

 la cité est recouverte d'une couche volcanique de près de 6m d'épaisseur.

 

 

 

LES PLUS BELLES VILLAS

 

La Maison du Faune

 

  

l'impluvium :  la statuette en bronze ayant donné le nom à la maison

 

Cette maison, découverte en 1830  fut entièrement déblayée ; elle est une des plus vastes,

 et, surtout pour les mosaïques, la plus richement décorée.

 Elle occupe une île entière, formant presque un rectangle régulier de 80 mètres de long sur 35 mètres de large.

 La quantité considérable d'amphores qu'on y a trouvées,

 semblent indiquer que son propriétaire faisait un important commerce de vin.

Les amphores portaient des inscriptions grecques ou latines  

datée du IIème siècle av. J-C.

 La maison du Faune, telle que l'on peut la voir de nos jours,

 est un parfait exemple de construction que se faisaient bâtir les familles de l'époque samnite. 

 L'architecture rappelle le goût hellénistique.  

On peut apercevoir des fresques peintes sur les parois, 

du premier style pompéien,

 bordées de stuc, particulièrement sobres et détaillées.


Le sol des salles était constitué de mosaïques de grande beauté, dont la plus importante représente 

 

 

 la bataille d'Alexandre le Grand contre Darius, roi des Perses.

 

 

 

La maison des Vettii 

 

Témoin très précieux de la peinture pompéienne, cette habitation est l’une des plus belles

 et des plus intéressantes de la ville.

 Son excellent état de conservation permet, à plusieurs siècles de distance,

 d’apprécier la magnificence atteinte par les demeures de la classe sociale la plus aisée de Pompéi

 et d’observer comment la riche bourgeoisie locale tendait à afficher son prestige

et son train de vie en égalant, sinon surpassant, en richesses décoratives les demeures aristocratiques.

La maison des Vettii, qui appartenait à Aulus Vettius Restitutus et à Aulus Vettius Conviva,

 exprimait comme d’autres la situation économique qui fut la leur vers la fin du Ier siècle après J.-C.

 

 

patio reconstitution en 3 D 

 

Découverte en 1894, l’habitation est demeurée pratiquement intacte ou a été minutieusement reconstruite.

 Le jardin, quant à lui, a été reconstitué à partir des empreintes de racines laissées dans le sol

ou d'objets mis au jour lors des fouilles successives.

 De même, un savant travail de reconstitution a fait retrouver au péristyle ses formes originales,

 fusion d’éléments architecturaux, sculpturaux, et picturaux.

La décoration de l’atrium; constituée de deux coffres-forts

où les propriétaires conservaient leurs objets précieux a pour sujet des « Petits Amours » et « Psyché ».

 Le toit a été complètement recréé afin d'offrir une image plus vraie de cette époque.

Les salles qui donnent sur l’atrium sont ornées de peintures avec des scènes mythologiques

dont certaines possèdent un caractère expressif et immédiat.

Le grand triclinium est très célèbre pour ses peintures.

Celles-ci recouvrent presque entièrement les murs (une partie a été perdue) et se découpent sur un fond rouge ;

 les figurations de grandes scènes mythologiques sont insérées dans de faux cadres. 

 

 

La longue frise tout autour des murs représente des « Petits Amours » accomplissant divers métiers,

 d’une facture très raffinée ( Amours atteignant une cible, Amours portant une guirlande de fleurs,

 Amours vendant des parfums, Amours sur des chars, Amours orfèvres, Amours teinturiers,etc..)   

 Dans une salle située dans la partie de la maison se trouvent des bandes décorées de flore et de faune marine.

 Dans une autre pièce du même secteur, des peintures imitent des architectures imaginaires.

Les communs, en particulier la cuisine, permettent de reconstituer la vie domestique.  

 
 

reconstitution d'un mur peint 

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 Lararium de la maison des Vettii,

il se présente comme un petit temple entouré de deux colonnes surmontées d'un fronton triangulaire.

Au centre, l'ancêtre de la famille, vêtu d'une toge, fait une libation,

 entouré des dieux Lares qui dansent en tenant en main un rhyton (corne d'abondance).

 En bas figure un serpent qui représente le génie du propriétaire.

 

 

 

     Villa des Mystères

 

intérieur

 

Elle se trouve à l’extrême périphérie de Pompéi, en dehors de la zone archéologique proprement dite.

Elle a été partiellement découverte entre 1909 et 1910, et successivement mise au jour et restaurée en 1929-1930.

 Grandiose de par ses proportions et célèbre en raison de son superbe cycle de fresque,

elle a suscité l’enthousiasme des spécialistes dès la découverte de ses premières pièces

 aussi bien conservées pour la complexité, la particularité de son architecture

que pour le merveilleux cycle pictural et pour l’interprétation de ce dernier,

 lié aux cultes religieux qui existaient à côté de la religion officielle.

La villa fut construite aux environ du IIe siècle av. J.-C.,

mais elle fut rénovée et embellie à l’époque impériale,

période au cours de laquelle elle acquit la splendeur qui est encore la sienne aujourd’hui,

 bien qu’en partie dépourvue des meubles et des objets précieux

qui furent perdus après le tremblement de terre lorsqu’elle fut abandonnée par son propriétaire.

La villa possède un plan de forme carrée.

Pour s’adapter au terrain qui présente des irrégularités et des dénivellations à cet endroit

 la villa des Mystères prit appui sur une base réalisée expressément 

 de sorte que l’habitation puisse s’étager sur un unique niveau et assumer ainsi un aspect très régulier et équilibré.

 Une longue galerie d’arcades et une série de jardins relient ensuite la maison au milieu environnant,

 créant un ensemble véritablement agréable et harmonieux.

 On accède à la villa par une exèdre, une sorte de véranda lumineuse donnant sur l’extérieur ;

 sur les côtés sont disposés du viridariums (terrasses avec jardin) et des arcades.

 Suivent le tablinum et l’atrium; le premier offre a vision d’une décoration picturale sur fond noir,

avec de délicates miniatures (IIIe style). Les cubicula, c’est-à-dire les salles, situées à côté de l’atrium,

 offrent de splendides décorations du IIe style reproduisant de jolies perspectives.

 Sur la partie située à l’arrière se trouve le péristyle avec seize colonnes doriques.

 Au-delà commencent la cour intérieure et les communs.

La villa est équipée de deux fours et de pièces servant à la vinification.

 Plusieurs salles sont aussi équipées d’installations balnéaires.

 

 

Mégalographie 

 

La villa des Mystères doit son nom à la frise de vastes dimensions

qui représente les moments principaux d'un rite d'initiation aux mystères dionysiaques.

 L'interprétation des scènes est incertaine car ces rites sont peu connus.

Propriété d'une famille de richissimes affranchis,

cette maison est la représentation type du train de vie des classes aisées de Pompéi

 vers le milieu du 1er siècle après J.C.  

L'entrée donne sur un vestibule dont les murs sont peints de décorations un rien légères...


On y voit un combat de coq, une brebis avec des attributs dionysiaques et

 un Priape pesant son phallus gigantesque dans une balance à plateaux.


Ce

genre de peinture était, dit-on, destiné à éloigner les mauvais esprits!

 Ses multiples salles sont décorées de peintures d'un grand niveau artistique. 

 

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La Flagellée, fresques de la villa des Mystères 

 
Elle fut successivement ag
randie et restaurée:

cette demeure particulière construite sur le schéma d'une maison citadine

connut son époque de splendeur sous Auguste. C'est alors qu'elle devient propriété impériale.

  

 

 

 

LE FORUM

 

 

C’était le centre de la ville,

centre religieux, (où s’élevaient les principaux temples comme celui de Jupiter, d’Apollon et des Lares)

et centre politique, dans la mesure où c’était là que s’exerçait la justice,

 et que les institutions publiques municipales avaient leur siège.

 Enfin, c’était aussi le centre économique, de la cité,

l’endroit où s’effectuaient les tractations et les échanges commerciaux.

Le forum était un vaste domaine situé en un point central.

 

   

 

 
L' AMPHITHEATRE
 
 
 
 
  
 
L'édifice est adossé en partie aux murs de l'enceinte de la cité.
 
 Cet amphithéâtre, à la différence d'autres constructions semblables de l'époque impériale,
 
n'avait pas de souterrains sous le sol de l'arène ainsi appelée car couverte de sable, en latin "arena".
 
 
 
 
 La cavea est divisée en trois étages de gradins dont le dernier devait être reservé aux femmes.
 
Ce monument mesure environ 135 m x 104 et peut contenir plus de 20 000 spectateurs.
 
Il était exclusivement consacré aux sports et aux spectacles avec combats de gladiateurs,
 
aux chasses et aux combats de bêtes féroces.
 
Les combats de gladiateurs  étaient les plus chers et les plus appréciés.
 
 Les gladiateurs étaient souvent des condamnés ou des esclaves,
 
des prisonniers de guerre ou parfois même des professionnels entraînés dans des écoles spéciales.
 
 Les gladiateurs vainqueurs étaient adulés par les femmes, gagnaient de grosses sommes, parfois affranchis.
 
 
 
 
 
LA CASERNE DES GLADIATEURS 
 
 
 A Pompéi, on a dégagé deux lieux occupés par des gladiateurs, mais le plus important
 
 est un vaste portique situé derrière le théâtre et connu sous le nom de "caserne des gladiateurs".
 
Ils s'y sont sans doute installés à la suite du tremblement de terre de 62 apr. J.-C.
 
 On y a aménagé des cellules au rez-de-chaussée, une cuisine,
 
une salle de réunion et un appartement pour le laniste à l'étage.
 
La cour servait de terrain d'entraînement.
 
 
 
 
 
Casque en bronze, très richement décoré
 
 
Lors des fouilles de 1766, on y a découvert 15 casques, des jambières et des épaulières.
 
 
 
 
 
 
 
LES THERMES
 
 Thermes du forum
 
 
 
 
 
  
 
Tepidarium (salle tiède)
 
 
 
Le caldarium salle froide
 
Pompéi comptait trois établissements de bains, situés dans les quartiers les plus fréquentés.
  
 
 
 
 
Thermes de Stabies
 
 
 

 

 
 
 
LE TEMPLE D APOLLON
 
 
 
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La grande palestre
 
 
 
 

Le grand gymnase, aussi appelé palestre fut construit sous Auguste, il mesure 142 par 107 mètres.

 Il était utilisé aussi bien de stade de sport que de marché aux esclaves.

Derrière ses 118 colonnes était aussi donné l'enseignement à la jeunesse pompéienne.

 A la différence d'un gymnase de l'époque grecque, la palestre ne disposait pas de piste de course ;

en revanche, en son centre était creusée une piscine (natatio)

 dont l'écoulement était aussi utilisé pour nettoyer les latrines proches. 

 
 

 
 
 
LES RUES DE POMPEI
 
 
 
 
 
 
 
Vue l'étroitesse des rues, elles sont à sens unique,
 
 les hautes pierres qui émergent du pavé servent à la fois de passage protégé et de gué.
 
 
 
La porte Marina
 
s'ouvre en direction de la mer, du côté gauche de la colline sur laquelle Pompéi a été bâtie.
C'est la plus récente des portes de la ville,
 elle comprenait deux galeries voûtées en berceau
et servant de passage; l'une était destinée aux piétons et l'autre aux véhicules et aux animaux.
A une époque postérieure les deux passages ont été réunis en un seul,
 voûté lui aussi
.
Pendant le I siècle av. J.-C. des villas ont été bâties sur ce versant,
 près des murs car de là , la vue sur la côte est tout simplement superbe.
 
 
 
 
 
 
 
Lupanar 
 
 
 
 
 

Le plus grand  dans la ruelle du Lupanar.

 C'est le seul bâtiment de Pompéi exclusivement dévolu à la prostitution.

D'habitude, les maisons de plaisirs se situent au premier étage des auberges,

 tavernes ou dans une chambre donnant directement sur la rue.

Le terme de lupanar a pour origine le cri de la louve en chaleur qui ressemblerait à l'appel des prostituées.

Deux entrées existent au rez-de-chaussée du bâtiment.

Ces deux entrées donnent sur une petite salle où s'ouvrent cinq chambres avec des lits maçonnés.

 On plaçait sans doute un matelas sur la maçonnerie.

 Des latrines sont aménagées sur le côté ouest de la salle, derrière un muret.

 Les parois des chambres sont couvertes de graffiti.

Plus de 120 inscriptions sont lisibles (vantardises, satisfactions, jalousies, regrets, etc.).

 L'intérieur a sans doute été réaménagé peu avant l'éruption de 79.

 Le crépi d'une des chambres conserve l'empreinte d'une monnaie postérieure à 72 av. J.-C.

Les parois de la salle d'entrée sont décorées d'encadrements et de guirlandes stylisées sur un fonds blanc.

Des tableaux à scènes érotiques sont peints au-dessus des portes.  

 

 

peinture romaine typique de Pompéi représentant Phidias
 

On accède à l'étage par un escalier dont la porte donne sur la ruelle menant au Forum.

Une fenêtre ponctue l'escalier.

La prostitution était une profession infamante au même titre que les professions d'acteur et d'usurier.

Beaucoup de femmes portaient des noms grecs et orientaux, réputés pour leur exotisme.

 Le tarif d'une rencontre était très bas, en moyenne l'équivalent de deux coupes de vin.

Ces établissements étaient fréquentés par des couches sociales défavorisées et les esclaves,

d'où le prix peu élevé. Caligula avait créé un impôt sur la prostitution équivalent à un client par jour.

 

 

  

 
Parmi les boutiques de Pompéi
 
 
 
 
La boulangerie de Modeste
 
 
 
 
 
 

L’épaisse chape de cendres produite par l’éruption a préservé pendant des siècles,

 une boulangerie complète, avec ses équipements :

 les meules, constituées de deux éléments en lave volcanique, capable de travailler l’une à l’intérieur de l’autre,

 les comptoirs pour le pétrissage du pain et le four pour la cuisson.

   

  

Ce billet de janvier 2008, est un des billets qui est dans mes brouillons depuis le plus longtemps,

avant mon opération et  je suis loin d'avoir montrer tout ce que je souhaitais sur Pompéi,

 mais je vais quand même le publier...

 

 

 

Permettez moi de vous suggérer, si ce n'est déjà fait de "jeter un oeil" sur le billet Tanagra,

 un peu plus bas. 

 

 

 

Pétra la mystérieuse

 
 
 Le Monastère
 
 
 
 
 
Un site archéologique exceptionnel,
 
 
"que j'ai toujours eu envie de visiter, ce qui, hélas, ne se fera pas,
alors je me fais un plaisir personnel avec ce billet
pour lequel j'ai choisi comme guide Françoise Chirot, journaliste au Monde."
 
 
  
 "On a beau en avoir entendu parler, l'avoir vu en photo, mais lorsqu'on débouche du Siq
et qu'on se retrouve en face du Trésor (Al-Khazneh), cela fait un choc.
Ville mystérieuse, dangereuse, un temps maudite, Pétra (Jordanie)
fait partie de ces endroits de la planète où l'on rêve d'être allé une fois dans sa vie.
D'immenses falaises de grès rose et jaspé font la majesté de ce paysage
sur lequel l'homme a apposé sa marque".
 
 
 
 
 
 
 

Le Trésor est  haut de 43 mètres et large de 30 mètres,

 ce bâtiment de deux étages aux faux airs de temple grec a été sculpté dans la roche, du haut vers le bas.

 Ce qui représente, selon les architectes et les tailleurs de pierre,

une prouesse tant du point de vue de la conception que de l'exécution.

 Les travaux auraient été réalisés à partir d'une plate-forme

qui descendait au fur et à mesure de l'avancement des travaux.

 Palais ou tombe royale ? On ignore la fonction de cet édifice,

 construit au début du Ier siècle apr. J.-C.,

et les fouilles réalisées dans les tombes découvertes sous ce bâtiment

 n'ont pas permis de percer le mystère. 

En cheminant de monument en monument et en grimpant dans les chemins caillouteux

sur lesquels mieux vaut être confortablement chaussé,

 on a du mal à imaginer que les rues de Pétra furent bordées de jardins fleuris et cultivés.

 

Colonnes de la période nabatéenne

 

 Le réseau complexe de barrages, fontaines et canaux que les Nabatéens

 avaient construit en permettait l'irrigation.

Les ânes et les dromadaires étaient sans doute déjà là, portant hommes et marchandises,

 ou bien couchés, les pattes repliées et ruminant en laissant entrevoir leurs énormes dents.

 Aujourd'hui, les Bédouins les ont transformés en "taxis"

qu'ils proposent aux touristes pour parcourir le site sans fatigue.

Contrairement à leurs ancêtres,

 ces hommes du désert ont été sédentarisés dans un village construit pour eux

au-dessus de ce site qui est en quelque sorte devenu leur lieu de travail.

 Les femmes et les enfants, quelquefois très jeunes, vendent colliers, bagues et autres colifichets.

"Ils devraient être à l'école, mais leurs parents les trouvent plus efficaces pour séduire les touristes",

grince un Jordanien qui évoque les équipements réalisés pour cette partie de la population.

 

Depuis une quinzaine d'années,

 

 l'accélération des fouilles permet aux archéologues de mieux décrypter

 ce qui s'est passé à Pétra il y a plusieurs siècles.

"Ces régions ont longtemps été difficiles d'accès et plutôt dangereuses.

Et il n'est pas certain que ceux qui s'y sont aventurés aient toujours bien compris

 et interprété ce qui s'y passait",

 explique Jacqueline Dentzer-Feydy, chercheur au CNRS-Nanterre.

Les Allemands, qui ont été précurseurs au début du XXe siècle,

ont beaucoup travaillé sur les systèmes d'hydrologie et sur la restauration des vestiges.

Car ce site est victime de son environnement :

 

 

 le grès est une roche fragile, sensible à l'érosion,

et le sable recouvre régulièrement certaines zones au point d'en modifier la configuration.

 Ainsi le niveau du Siq était probablement beaucoup plus bas

 et une volée de marches permettait alors d'accéder au Trésor.  

 Les Américains travaillent sur le grand temple nabatéen, sur le Pétra chrétien,  

et les Français fouillent le sanctuaire de Kasr-al-Bint.

 Ces travaux, en grande partie financés par l'Etat jordanien,

devraient profiter de la manne touristique que représente Pétra.

 D'autant que le ministère du tourisme et des antiquités

a augmenté le prix du billet d'entrée en 1994,

Quelque 500 000 visiteurs s'y pressent chaque année, de préférence au printemps.

Il est probable que cette zone a été habitée de longue date.

Notamment parcequ'un tremblement de terre préhistorique y a transformé la montagne

 en une gigantesque cachette où s'abritaient les nomades.

 

 

 

C'est d'ailleurs par eux que le géographe et explorateur suisse Johann Ludwig Burckhardt

 parvint à découvrir, en 1812, cette cité enfouie sous les sables.

Les grands bâtisseurs de Pétra furent les Nabatéens, des Bédouins,

sans doute originaires d'Arabie et enrichis par les droits de passage

qu'ils percevaient sur la route des épices. Ils ont fini par se sédentariser,

 autour de 300 avant notre ère, dans ce lieu de gisements cuprifères

et où l'eau était abondante en raison des fortes pluies de l'hiver

et d'une source qui alimentait une rivière (wadi) qui passait au milieu du site.

   

C'est par le Siq

 

 

 

 ce défilé de 1 200 mètres de long avec des parois hautes de 100 mètres,

qu'on entrait dans la cité. Le passage est parfois si étroit que le soleil n'y pénètre pas

et qu'on apprécie d'avoir pensé à emporter un chandail.

D'autant qu'il faut s'arrêter pour regarder les blocs des djinns (esprits en arabe)

 et les tombeaux, puis, tout le long de la paroi rocheuse, des niches,

 qui devaient abriter des représentations des divinités nabatéennes.

 

 

 

Une fois passé le Trésor, qu'il faut admirer en fin de matinée,

 lorsqu'il est inondé par la lumière du soleil, on découvre sur la droite,

 et à condition de grimper un peu,

 

 

 

 les cinq tombes dites "royales",

 qui impressionnent par leur hauteur et le sublime décor dû à la roche jaspée.

 Une décoration naturelle que les habitants de l'époque n'appréciaient manifestement pas.

En effet, les archéologues découvrent régulièrement des traces de stuc,

dont étaient probablement enduits les façades et les murs intérieurs.

En redescendant vers la rue à colonnades, on se trouve dans ce qui a dû être le centre de Pétra,

 avec notamment des boutiques.

 

 

Le théâtre (Ier siècle apr. J.-C.) pouvait accueillir 3 000 spectateurs.

 Du temps de l'occupation romaine, d'immenses statues des empereurs y avaient été édifiées.  

 Le haut lieu des sacrifices et le monastère sont accessibles après un parcours

par des sentiers rocailleux et des escaliers assez raides.

Si on s'y promène fin mai, début juin,

 on a la chance de découvrir les iris noirs, emblèmes de la Jordanie,

 et dont la floraison ne dure que vingt-cinq jours.

Du haut de ses collines,

 la vue sur l'immense désert montagneux permet de mesurer à quel point ce lieu était protégé

et d'imaginer ce paysage lorsque Pétra était au centre d'un ensemble de plusieurs villes satellites.

Une hypothèse des historiens et des archéologues.

Les nombreux bâtiments, dont les façades monumentales sont directement taillées dans la roche,

en font un monument culturel unique qui, depuis le 6 décembre 1985,

est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

 

  

Mosaïque

 

La zone autour du site est également, depuis 1993, un parc national archéologique.

 

Quelques monuments 

 

 Khazneh  (le trésor) le plus célèbre des monuments de Pétra.

   

 

 

Deir, (en 1839, vu par David Roberts)  

 

 
 
 
 
Les tombes royale, en 1845, par Bartlett
 
 
Après le passage de mon amie Illyria et son com, je réouvre ce billet,
 
car elle me dit que les photos sont de travers, de plus je constate que tout n'apparait pas.....

 

 


 

Rome et les Barbares : la naissance d'un nouveau Monde

 

 

 

   

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le mot d'Harmony
 
"Si le terme barbare signifie dans notre langage un être féroce, cruel,
 grossier il n'en était pas de même à l'origine.
 Ce terme, emprunté en 1308 au latin barbarys,
lui même pris au grec barbaros (étranger),
 était un mot utilisé par les anciens Grecs pour désigner
 d'autres peuples n'appartenant pas à la civilisation grecque,
dont ils ne parvenaient pas à comprendre le langage.
Barbaros n’a à l’origine, aucune nuance péjorative,
il signifie simplement
 
 « non grec »
 
ou plus largement toute personne dont les Grecs ne comprennent pas la langue."
 
 
 
 

 

 
 
 
 
ROME LIVREE AUX "BARBARES"
 

La coexistence pacifique

 

Après l'explication ci-dessus,

il serait inexact de se représenter des mondes romains et barbares

 comme deux mondes hermétiquement séparés en temps de paix.

 A toutes les époques,

Rome a su accepter l'installation de peuples barbares à l'intérieur de ses frontières.

 Dès la fin du IIIe siècle,

les empereurs romains ont accueilli de plus en plus de mercenaires barbares comme soldats :

Francs, Goths, Saxons, Alamans viennent grossir les rangs de l'armée

tandis que les Romains d'origine se désintéressent de la guerre.

 Ces soldats offrent évidemment une faible barrière de protection

contre les incursions des autres tribus barbares,

 qui pénètrent de plus en plus dans l'Empire.

 En outre,

Rome concède de plus en plus de territoires à des Germains alliés à des fins de colonisation.

Mais graduellement, ces derniers fondent des royaumes souverains sur le sol de l'Empire.

 

Le heurt de deux mondes

 

Influencé par la coexistence avec les tribus barbares,

 l'Empire romain n'en conserve pas moins son originalité.

Pour son élite intellectuelle, ces deux mondes s'opposent.

 Il y a, d'un côté,

 le citoyen romain, vivant libre dans un Etat policé,

 sous l'autorité d'un prince conscient de son rôle d'organisateur,

dans un certain confort matériel et intellectuel.

De l'autre,

 on trouve des sujets vivant en tribus, soumis aux caprices d'un chef tout-puissant,

 sans lois écrites ni idéal commun, et de surcroît illettrés.

Mais ces deux civilisations n'apparaissent

 comme irréductiblement séparées que pour une élite minoritaire :

pour le reste de la population, rurale et inculte, la différence est-elle si claire ?

Les informations manquent quant aux couches populaires,

 mais nul doute que le nœud du problème réside

dans cette masse de la population de l'Occident romain,

 inconsciente de son appartenance à une romanité qu'elle pourrait défendre.

 

Les invasions barbares

 

 

Alaric, reproduction photographique de 1894 d'une peinture de Ludwig Thiersch

 
Il n'y a pas eu "invasion" mais plutôt "installation" des Barbares.

Néanmoins, au IVe et Ve siècles,

 l'avancée a pris la forme d'attaques qui sont allées en s'intensifiant.

 Après la mort de Théodose en 395,

 l'Empire romain est réparti entre ses deux fils, Honorius et Arcadius,

 et laissé à la régence des généralissimes barbares Stilicon et Rufin.

 Dans le même temps,

 le Wisigoth Alaric mène une guerre personnelle contre l'empire romain d'Orient.

 Il parvient à obtenir le commandement de l'Illyrie (actuels Balkans) en 397.

Véritable seigneur de la guerre, il prélève l'impôt sur le territoire romain pour son propre compte.

En 401, il décide d'attaquer l'Occident, et notamment l'Italie.

 Stilicon contient ses assauts,

mais après l'assassinat du généralissime, en 408, Alaric a la voie libre.

En 410, à sa troisième tentative de siège, il pille Rome,

ce qui n'était pas arrivé depuis l'invasion gauloise de 390 avant J.C.

 

"Le sac de Rome par les Barbares en 410" par Joseph-Noël Sylvestre, en 1890?

huile sur toile, 197 cm x 130 cm, musée Paul-Valéry, Sète, France

 

 Le sac de la "Ville éternelle" a un immense retentissement.

 

 

 Le sac de Rome, miniature française du XVe siècle

Ces guerres dans la péninsule italienne

 obligent l'Empire à dégarnir la frontière du Rhin pour obtenir des renforts.

En conséquence, en décembre 406, le Rhin est franchi par des bandes de Vandales,

de Suèves et d'Alains qui dévastent la Gaule avant d'occuper l'Espagne.

Derrière eux, les Francs et les Burgondes envahissent la Gaule.

Vers 412, Athaulf, successeur d'Alaric,

se réconcilie avec l'empereur d'Occident Honorius, dont il épouse la sœur,

après l'avoir prise en otage, et s'institue protecteur des Romains.

 Installé en Gaule Narbonnaise puis en Aquitaine,

 il fonde un royaume wisigothique au cœur de l'Empire romain.

Après sa mort, en 415,

le gouvernement impérial romain choisit d'intégrer les Barbares à ses propres troupes.

Contre les agressions extérieures,

 l'Empire utilise des cavaliers huns et installe de nouveaux fédérés,

 Francs saliens mais aussi Burgondes, en Gaule.

Lorsqu'en 451, Attila, roi des Huns, investit la Gaule,

 le généralissime Aétius unit les communautés barbares installées en Gaule

aux dernières troupes régulières.

Après la victoire contre Attila, les fédérés mènent une politique indépendante de l'Empire.

Les terres qu'ils ont reçues en protection deviennent des principautés barbares.

 L'Empire d'Occident se délite de l'intérieur.

Les Francs confirment leur installation sur le territoire de la Belgique et des Pays-Bas actuels,

puis s’étendent jusqu'à la Somme.

 Quant aux Burgondes, longtemps cantonnés autour du Lac de Genève,

ils étendent leur territoire jusqu'à Lyon et Langres dès 457.

 Enfin, les Wisigoths s'assurent la domination de toute la Méditerranée occidentale.

Rome est encore pillée deux fois en 20 ans.

 L'empereur n'est bientôt plus qu'un fantoche entre les mains des rois barbares.

 En 476, le dernier empereur romain d’Occident, Romulus Augustule,

 qui porte, ironie de l'Histoire, le nom du fondateur mythique de Rome,

est déposé à Ravenne par Odoacre,

 Barbare et chef de l’armée d’Italie du nord.

 

L’empire romain d’Occident cesse d’exister

et laisse la place à une mosaïque de royaumes romano-barbares.

 

Exposition au Palazzo Grassi à Venise,

jusqu'au 20 juillet 2008.

126 spécialistes pour commenter 1700 pièces

 

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Plaques de ceinture du trésor dit de "Koudiet Zaaeur" découvertes en 1915 à Carthage

 et datant du début VIIe siècle. 

 

"cela donne à réfléchir sur le sens profond de cette histoire,

 si déterminante pour l'émergence de notre idendité européenne

et qui nous projette dans le temps présent".

 

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Casque romain trouvé à Deurne, en argent doré et fer, datant de 320 apr.J.-C 

 

"Rome et les Barbares,

 la naissance d'un nouveau monde"

 

Les archéologues ont constitué un trésor qui démontre une vitalité méconnue :

dix siècles d'Histoire, des débuts du christianisme à l'apothéose de Charlemagne

puis à la naissance de royaumes qui formeront l'Europe.

Sculptures, croix et reliquaires, manuscrits enluminés, bijoux,

armes richement ornées viennent de 24 pays, de la Tamise au Danube,

du Tage au Rhin et même de Carthage.

 

Croix votive wisighotique, or et pierre précieuses, Guarraraz, VIIe siècle

 

"La ligne barbare, toujours en mouvement, investit la figuration romaine;

nous ne sommes plus dans les forêts teutonnes ni dans les ateliers de la Rome antique,

mais dans un lieu nouveau, animé d'un nouvel imaginaire".

Monique Veaute, directrice générale du Palazzo Grassi

 
 
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Coffret de Teuderic, or, pâte de verre, filets d'or, cabochon, camées antique,
date, milieu du VIIe siècle.
 
 
 
 
 
Fibule à tête d'oignon, or et niello, cuivre, argent, plomb et soufre, IVe siècle. 
 
 
 
 
 
 
Calice des patriarches, sardoine, argent doré, émail cloisonné avec or, perles, pierres précieuses et cabochons de cristal de roche, Xe siècle. 
 
 
 

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Buste de prince, verre, fin du IIIe siècle.

 

 

  

Prisonnier gaulois, marbre, fin Ier siècle. La défaite des Barbares est un théme souvent traité.

 

 

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Pied colossal 

 

 

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source : La vraie chute de Rome par Gille Martin-Chauffier 

 

 

 

d'Harmony, encore une fois à Maryse

http://sapho60.spaces.live.com  

qui apprécie mes billets et particulièrement sur le mélange des cultures

et me laisse toujours des commentaires très pertinents. 

 

 

 

Pour toi la rose d'or de l'amitié 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 
 
 
 
 
 

"La" découverte sur le site de Sagalassos en Turquie, d'une colossale statue de Marc Aurèle

 
 
 
 
 
 
 
Le mot d'Harmony
 
 
"C'est "la" découverte", tout le monde en parle, même le journal télévisé du soir ce 27 août 2008,
 
impossible de laisser un billet traîner dans mes brouillons durant des mois, comme à mon habitude.
 
De suite passionnée, je prends tout ce que je trouve et je vous le livre, peste soit de mes douleurs".
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Sur ce site, en Turquie, 12 années de fouilles pluridisciplinaires
 
sont menées par une équipe internationale de 120 scientifiques,
 
 dirigée par l'archéologue belge Marc Waelkens.
 
 Le plus grand chantier archéologique de la Méditerranée Orientale

Lorsque la mission britannique arrive sur le terrain, c'est la stupéfaction.
 
Les pierres que les archéologues croyaient être les vestiges de fondations s'avèrent, en réalité,
 
représenter le deuxième étage ou le toit de bâtiments enfouis sous plusieurs mètres de terre.
 
Marc Waelkens décide alors de fouiller ce site, Sagalassos, situé dans la vallée d'Aglasun.
 
 
 
 
 
 



L’histoire de cette cité prospère, capitale de la Pisidie, est tour à tour grecque, romaine puis byzantine,

 
détruite par un tremblement de terre au 7ème siècle puis finalement abandonnée par ses habitants puis oubliée.

Sagalassos est une citée de l'ancienne Pisidie située à environ 100 kilomètres au nord de l'actuelle Antalya
 
 à une altitude comprise entre 1450 et 1700 mètres.

La Pisidie est une ancienne région de l'Asie Mineure, bordée au nord par la Lycaonie,
 
 à l'est par la Cilicie, au sud par la Pamphylie et à l'ouest par la Phrygie.

Ses limites sont mal définies. D'abord jointe à la Pamphylie,
 
elle en fut séparée au IVe siècle pour former deux provinces distinctes du diocèse d'Asie.
 
Selga et Baris en étaient les villes principales, et Antioche de Pisidie, la capitale.

Elle fut évangélisée par l'apôtre Paul entre 45 et 49.



Les premières traces d'occupation humaine remontent à environ 12 000 ans avant notre ère
 
 et le site connaît une occupation hittite.
 
 Mais la cité est fondée réellement vers 2000 av. J.-C.
 
 par des tribus pisidiennes qui vivent de l'élevage.
 
 La position de la ville, outre la facilité défensive qu'offre le site,
 
 lui permet de contrôler un col important du Taurus occidental.

En 333 av. J.-C., Alexandre le Grand s'empare de la ville.
 
Sagalassos connaît alors une hellénisation rapide qui se manifestre en particulier
 
 par la construction de nombreux monuments tels une agora, un sénat de 220 places,
 
 un temple dorique de Zeus et une fontaine dont les archéologues eurent la surprise de constater,
 
après avoir déblayé les débris qui génaient, quelle fonctionnait encore.
 
 Les habitants de Sagalassos et de sa région , dont la tradition guerrière est réputée,
 
 fournissent de nombreux mercenaires aux souverains hellénistiques surtout aux Lagides.

Sous la période romaine Sagalassos devient la véritable capitale de la Pisidie
 
et connaît entre le Ier siècle et le IIIe siècle une prospérité inégalée.
 
 
 
 
 
 
Son industrie potière est réputée.
 
 Auguste fait construire une route qui relie directement Sagalassos au port de Perge
 
 tandis que sous Tibère une porte monumentale est érigée à l'entrée sud de la ville.
 
Au IIe siècle un riche citoyen de la ville, Titus Flavius Neon,
 
 finance la construction d'une grande bibliothèque
 
à laquelle s'ajoute une superbe mosaïque au IVe siècle.
 
Cette bibliothèque est aujourd'hui partiellement reconstituée par le travail des archéologues.
 
 
 
 
 
 Des thermes romains sont aussi construits à l'époque sur une surface de plus de 1000 hectares.
 
 
 
Le théâtre



A partir du VIe siècle la ville est touchée par une série de calamités.

 
 En 518 elle est partiellement détruite par un tremblement de terre.
 
Reconstruite elle est alors décimée par une épidémie de peste entre 541 et 543.
 
La ville de plus est soumise à des raids arabes vers 640.
 
Un dernier séïsme au VIIe siècle entraîne la dispersion des habitants de la ville
 
dont beaucoup se réfugient dans la cité voisine (7 kilomètres) d'Aglasun.
 
 Progressivement recouverte par l'érosion Sagalassos est enfouie sous plusieurs mètres de terre
 
 
 
 

 
 

 

Encore un témoignage de la puissance grecque et du savoir faire héllène!!   

 

  

Une équipe d'archéologues belges et turcs dirigée par le Professeur Marc Waelkens

 de l’Université Catholique de Louvain (Belgique) viennent de faire une très belle découverte

 dans les ruines des thermes romains de Salagassos dans l’ouest de la Turquie (actuellement Aglasun)

La découverte, qui date du mercredi 20 août, il s’agit de plusieurs morceaux d’une statue colossale

 représentant l’empereur Marc-Aurèle qui a régné sur le monde romain de 161 à 180 après JC.

Parmi les débris, la tête haute de 90 cm et le bras droit tenant un globe dans la main

 sont tous les deux en très bon état.

 

 

Outre ces deux pièces, les archéologues ont également mis à jour deux jambes appartenant à la statue.

Selon les estimations, la statue devait mesurer 4,5 mètres.

Les morceaux de cette oeuvre ont été pris en charge par le conservateur du musée de Burdur.

C’est la seconde statue impériale, après celle d’Hadrien,

 qui a été exhumée sur le site de Sagalassos détruit par un tremblement de terre au 7ème siècle de notre ère

  et qui s'est enfoncée ensuite dans l'oubli.

 

 

 

 

 

Marc Waelkens et Philippe Axell à Sagalassos.

 Le professeur Waelkens mène depuis 1985 des recherches dans cete ancienne cité riche en découvertes.

La même équipe d'archéologues avait déjà découvert sur ce site une autre statue colossale,

 celle de la tête, le tibia et un pied d'une statue de l'empereur Hadrien

qui régna de 117 à 138 après Jésus-Christ. 

 

 

 

YouTube - Sagalassos, la cité oubliée
                                               

 

 

 

 

Pourquoi ne pas allier deux passions et faire également un peu d'histoire?
 
QUI FUT MARC AURELE
 

Marcus Annius Verus , initialement Marcus Catilius Severus

26 avril 121 à Rome - 17 mars 180,

 était un empereur romain ainsi qu'un philosophe stoïcien

 « qui cultiva pendant toute sa vie la lecture,

et l'emporta sur tous les empereurs par la pureté de ses mœurs,

était fils d'Annius Vérus, lequel mourut préteur ». (Julius Capitolinus, Histoire Auguste)

 Dès l'enfance, il montra de rares qualités morales,

et sous son règne l'esclave reçut des garanties nouvelles;

 les lois pénales; la puissance du père de famille furent atténuées,

les villes furent protégées par la multiplication des curateur chargés de l'administration financière,

 et les mineurs, par la création d'un préteur à tutelle;

le droit successoral tint compte de la parenté naturelle;

l'Institution alimentaire se développa; les registres de l'état civil furent créés.

 Contre les chrétiens, Marc-Aurèle fit rigoureusement appliquer, sous la pression du peuple,

les lois existantes, et les massacres de Lyon (saint Pothin, sainte Blandine)

 et d'Afrique restent une tache sur son règne.

 

 

 

Tête de l'empereur Marc-Aurèle, découverte en 2005 au centre de Pétra,   

 dans les fouilles menées par la Mission archéologique française

près du temple nabatéen du Qasr al-Bint.

Pour mémoire Pétra dont un billet est en préparation) 

est une cité antique qui se trouve dans l'actuelle Jordanie,

 capitale des Nabatéens, un peuple arabe, elle fut conquise par les Romains en 106  apr. J.-C.

qui en firent une partie de la province romaine d'Arabie.

Il n'est donc pas étonnant que l'on ait retrouvé un fragment de statue d'un empereur romain.

Cette tête de Marc Aurèle, exposée à Amman depuis mai 2005,

a été présentée au musée du Louvre après une restauration

organisée par les départements des Antiquités orientales

et des Antiquités grecques, étrusques et romaines dans le cadre

 de la coopération entre le musée du Louvre et le département des Antiquités de Jordanie.

 

 "Bien, je suis infernale, complétement en marmelade depuis hier soir,

sur ce billet il me faut m'arrêter ici, bien à regret.

La recherche est devenue une drogue depuis ma maîtrise, et puis je n'ai envie de rien, vraiment rien,

que de rester en djellaba devant mon écran.

Les autres photos trouvées, figureront dans un album, ce qui est plus facile ". 

 

           

 

 

 

Les jeux olympiques dans l'antiquité

 
 
 Site d'Olympie
 
 
 

 

Course à pied, sur amphore panathénaïque du peintre de Cléophradès, vers 500 av J.C, musée du Louvre

 

 

 

  
Le mot d'harmony
 
 
"Encore un billet sur la Grèce, penserons les anciens!!!
Oui, après vous avoir si souvent promené dans ce pays si riche en site :
Delphes, Corinthe, l'Acropole, Mycènes,vous avoir parlé de la cuisine, de la religion,
ces jeux olympiques 2008 sont une occasion trop belle....
Seulement là vous n'aurez pas mes souvenirs de voyage et pour cause,
mais par l'adaptation d'un article de Wikipédia.
Je vous indique parfois entre parenthèses qui est la personne citée,
si pour d'autres vous l'ignorez, cherchez un peu......"
 
 
 
 
JEUX OLYMPIQUES ANTIQUES
 
 

Il s'agissait d'un concours sportif pentétérique (qui a lieu tous les quatre ans)

organisé entre les cités grecques antiques en l'honneur de Zeus Olympien.

Les premiers jeux eurent lieu en 776 av. J.-C. et perdurèrent pendant plus de mille ans.

 On fixe traditionnellement les derniers jeux en 393 ap. J.-C.,peu après l'édit de Théodose

(premier empereur chrérien d'orient) ordonnant l'abandon des lieux de cultes de la religion grecque.

 

 

 

UNE ORIGINE MYTHIQUE
 
 

Les Grecs expliquent l'origine des jeux Olympiques par deux mythes concurrents.

Dans le premier,

 

 

Pélops et Hippodamie,

conté pour la première fois par Pindare, (l'un des plus célèbres poètes lyriques grecs)

  les Jeux sont fondés par le héros Pélops (ancêtre des Atrides à Mycènes, il donna son nom au Péloponnèse).

Parvenu à l'âge adulte, il demande la main d'Hippodamie, fille du roi Œnomaos.

Celui-ci a l'habitude d'organiser une course de chars l'opposant aux prétendants de sa fille ; les vaincus sont tués.

Treize candidats ont déjà échoué quand Pélops fait sa demande.

Le héros fait appel à Poséidon, son ancien éraste

( homme adulte engagé dans un couple pédérastique avec un adolescent),

qui lui confie un char en or et des coursiers ailés :

Pélops remporte la victoire et la main de la jeune fille.

Phérécyde (alors là il en existe deux, de qui s'agit il ?) précise qu'Hippodamie, éprise du jeune homme,

fait saboter le char de son père, qui se brise pendant la course et cause la mort d'Œnomaos.

Pélops institue alors les jeux Olympiques pour expier le crime.

Dans le second mythe,

également cité par l'oracle de Delphes, Héraclès ( fils de Zeus et d’une mortelle)

institue les Jeux en l'honneur de Pélops, son arrière-grand-père.

 

Clément d'Alexandrie écrit ainsi au IIIe siècle ap. J.-C. que 

"ce sont les libations répandues en l'honneur de Pélops que s'approprie,

sous le nom de jeux Olympiques, le Zeus de Phidias."

 

   

Palestre d'Olympie

 

 

 

HISTORIQUEMENT PARLANT

 

Les premiers jeux Olympiques sont réputés avoir pris place en 776 av. J.-C.

 Ils ne comportent qu'une épreuve de course à pied (le stadion),

remportée par un certain Coroebos, cuisinier de son état.

En réalité, il est vraisemblable que les Jeux aient été encore plus anciens,

compte-tenu de l'abondance des offrandes retrouvées à Olympie.

Les jeux Olympiques sont la première manifestation

des jeux panhelléniques qui se déroulent régulièrement en Grèce, avec des cycles de deux ou quatre ans. 

A partir du VIe siècle av. J.-C. sont créés trois autres concours,l'ensemble constituant la "période" :

les jeux Isthmiques à Corinthe 

les jeux Néméens à Némée 

les jeux Pythiques à Delphes

(voir le billet sur ce site extraordinaire qui m'a fait écrire "Delphes se mérite.")

 

Ruines du temple de Zeus à Olympie

 

   

 

LES PREPARATIFS

Dix mois avant le début des festivités, les instances qui supervisent les Jeux sont mises en place.

Les magistrats les plus importants sont les hellanodices, au nombre de 10 à partir de 348 av. J.-C.

Vêtus de pourpre, ils sont chargés de surveiller les épreuves et se répartissent en trois collèges,

l'un chargé des épreuves hippiques, l'autre des différentes courses à pied et le dernier des autres épreuves.

Leurs décisions peuvent être contestées devant le sénat olympique constitué de 50 membres.

Les hellanodices sont formés à leur tâche par des "gardiens des lois",

probablement d'anciens vainqueurs olympiques.

Ils sont tenus par serment de refuser les pots-de-vin.

Parallèlement, la trêve olympique d'un mois est proclamée par des hérauts qui parcourent toute la Grèce,

dans le but d'assurer la sécurité des athlètes et des visiteurs qui se rendent à Olympie.

Les contrevenants sont sévèrement punis.

L'annonce sert également de convocation pour les athlètes,

qui sont tenus d'arriver à Olympie au moins un mois avant les Jeux :

un athlète en retard doit prouver qu'il a été retenu par la maladie,

les pirates ou un naufrage, faute de quoi il est frappé d'une amende.

Le mois avant les Jeux est obligatoirement consacré à l'entraînement,

les athlètes se mesurant les uns aux autres.

 

Vue de l'ancien stade d'Olympie

 

 

 

 INSTALLATIONS SPORTIVES

 

Pausanias, lors de sa visite de la ville mentionne un gymnase comportant une piste de compétition

et une piste d'entraînement, tous deux ombragés de platanes,ainsi qu'un endroit appelé pléthrion,

qui sert aux hellanodices à examiner les athlètes et à effectuer les tirages au sort.

Un deuxième gymnase, plus petit, est appelé  "tétragone" (carré) en raison de sa forme ;

il est réservé à l'entraînement des athlètes.

Un troisième accueille le sénat des Éléens ; il est relié aux thermes et à l'agora,

 qui porte le nom d'hippodrome, parce que les Éléens ont l'habitude d'y entraîner leurs chevaux.

Le bâtiment des hellanodices se trouve sur la rue qui va du portique sud à l'agora.

Olympie est une ville consacrée aux jeux.

Pour autant, elle n'est pas déserte hors des compétitions :

les sanctuaires accueillent des touristes et des pélerins.

Un personnel spécialisé :

sacrificateur, joueur de flûte, danseurs, cuisinier, préposé au bois est en permanence

 à la disposition de ces derniers pour les sacrifices.

De la main d'œuvre supplémentaire est embauchée pour les jeux,

en particulier pour remettre en état les installations :

le stade sert de pâturage ou de terre de labour hors saison ;

il faut l'aménager pour les épreuves, nettoyer la ligne de départ,

constituée en pierre légèrement surélevée et creusée de deux sillons pour caler la pointe des pieds.

Le dispositif de départ à proprement parler est

une sorte de barrière en corde abaissée au moment du signal du départ ;

son installation est temporaire.

La bálbis sert probablement aussi de planche pour le saut en longueur

et de base pour les lancers, disque et javelot.

Le stade comporte également à chaque extrémité un poteau unique

autour duquel les coureurs doivent tourner dans les courses longues.

Au nord, une tribune rectangulaire en pierre accueille les hellanodices à l'ouest, un tunnel voûté,

 que Pausanias appelle l'« entrée Cachée ", permet aux athlètes d'entrer dans le stade.

La piste à proprement parler est retournée, arrosée puis damée à l'aide de rouleaux compresseurs,

avant d'être blanchie à la chaux. La piste du saut en longueur est également ameublie.

 

Ruines du bouleutérion d'Olympie

 

 

 

CEREMONIES D' OUVERTURE

 

Trois jours avant l'ouverture des Jeux,

les athlètes, leur entourage et les magistrats se rendent en procession à Olympie.

Les hellanodices se livrent peu avant l'arrivée à une purification rituelle,

puis le cortège se rend au bois de l'Altis, emplacement du sanctuaire de Zeus,

pour une hécatombe accompagnée de chants sacrés, puis de musique et de danse.

Les spectateurs sont déjà présents en nombre,

formant un véritable village de tentes autour de l'enceinte sacrée.

Les Jeux sont en effet l'occasion d'une sorte de foire

où les spectateurs peuvent se faire prédire l'avenir, acheter des babioles,

admirer des tours de magie et des acrobaties.

Le public peut également contempler les œuvres de peintres et sculpteurs

venus dans l'espoir de trouver des commanditaires, et écouter l'un des nombreux sophistes

ou écrivains venant déclamer leurs dernières œuvres.

  

 

Vue de l'exèdre où se tiennent les hellanodices pour surveiller le stade

 

Après le sacrifice,

les athlètes prêtent le serment olympique devant la statue de Zeus Horkios.

Ils jurent "qu'ils ne violeront en rien l'ordre établi,

qu'ils se sont exercés avec le plus grand soin

durant dix mois sans interruption"

Ils sont ensuite classés par tranche d'âge par les hellanodices :

de 17 à 19 ans la catégorie des garçons ,

ceux qui sont âgés de 20 ans et plus celle des hommes .

Les juges s'appuient dans leur choix sur le témoignage de l'athlète,

de son entraîneur et de ses parents ; suivent ensuite les premières épreuves,

qui visent à choisir le meilleur trompette et le meilleur héraut.

Ils seront chargés, respectivement, de faire taire la foule par une sonnerie,

puis de faire les annonces publiques : épreuve à venir, nom des concurrents, etc.

La veille des Jeux,

une procession se rend du prytanée, au foyer d'Hestia.

De nouveaux sacrifices ont lieu, puis le héraut annonce au public le nom du propriétaire des chevaux

et des athlètes qui prendront part aux concours, ainsi que celui de leur père et de leur cité de naissance.

Le public doit vérifier que les concurrents ont bien la capacité de prendre part aux épreuves :

ils doivent être grecs, citoyens à part entière (et non en exil),

et ne pas être accusés de meurtre ou de sacrilège.

Les Jeux débutent toujours à la deuxième pleine lune qui suit le solstice d'été.

Ils durent sept jours.

 

 

 

LES EPREUVES

 

  

Quadrige passant la borne à l'extrémité de la piste sur amphore

  

Les épreuves sportives commencent par les courses de chevaux.

La première est la course de quadriges,

durant laquelle l'attelage doit parcourir 12 tours de piste,

soit environ 14 000 mètres. La compétition n'est pas très sportive puisque,

à quelques exceptions près, tous les propriétaires font courir un jockey

(le plus souvent un esclave) à leur place :

la victoire démontre que le propriétaire a la faveur des dieux,

qu'il est assez riche pour se payer des chevaux de course,

et suffisamment perspicace pour engager un bon jockey.

Les épreuves hippiques comprennent également une course de chars à deux chevaux,

elle comporte huit tours de piste, soit 9 500 mètres environ.

La course montée est plus ancienne.

 

 

Scène de pancrace : un arbitre punit avec un fouet un athlère qui tente de crever l'oeil de son adversaires,

 peintre de la Fonderie, v. 490-480 av. J.-C. British Museum

 

 Athlète nouant le bandeau de la victoire, le Diadumène Farnèse, Bristish Museum

 

Les autres épreuves sont qualifiées de "gymniques" c'est-à-dire, au sens propre, « nues »,

parce que les athlètes y concourent complètement nus, y compris la tête et les pieds.

Les athlètes se frictionnent tous d'huile, il s'agit très probablement d'échauffer les muscles avant l'effort.

La première des épreuves gymniques est le pentathlon, qui se déroule sur le stade.

La discipline en regroupe cinq, dans l'ordre :

la course à pied, le lancer du disque, le saut en longueur, le lancer du javelot et la lutte.

Toutes les épreuves ont lieu durant la même journée.

Nous ignorons comment le vainqueur est déterminé,

même s'il est certain que le vainqueur de trois des épreuves remporte l'ensemble

 et que les candidats qui d'emblée se révèlent les plus faibles sont exclus de l'épreuve finale.

Le soir de cette première épreuve, nuit de pleine lune, une hécatombe est offerte sur l'autel de Zeus,

entièrement constitué des cendres et restes calcinés des sacrifices de l'année.

La première course est une course de fond que l'on retrouve dans toutes les compétitions sportives.

A Olympie, elle est longue de 24 stades, soit 4200 à 4500 mètres.

Elle est suivie d'une épreuve particulière aux jeux Olympiques, le stádion qui,

comme son nom l'indique, est longue d'un stade, celui d'Olympie mesure 192 mètres.

C'est la course la plus courte du sport grec. Elle est l'épreuve reine des jeux :

le vainqueur donne son nom à l'olympiade.

Selon Pausanias, les concurrents sont parfois si nombreux

qu'il est nécessaire de procéder à deux courses éliminatoires.

Le stadion est suivi par une course longue de deux stades.

Après les courses, on passe aux épreuves dites « lourdes »,

pour lesquelles est nécessaire une aire spéciale, dont la terre a été ameublie.

La première est usuellement la lutte, sport très populaire qui a donné son nom à la palestre ,

c'est-à-dire le complexe d'installations sportives dont chaque cité est dotée.

Le but est de projeter son adversaire au sol sans y être entraîné soi-même ;

le match se dispute en trois manches.

Suit ensuite le pugilat, qui s'apparente à la boxe anglaise du XVIIIe siècle.

Elle consiste à mettre KO l'adversaire (ou à le faire abandonner) en un round unique ;

les coups sont portés presque uniquement à la tête, ce qui favorise la garde haute,bras tendu.

La dernière épreuve est le pancrace, un sport très brutal

qui recherche également la mise hors de combat de l'adversaire,

sans autre interdiction que de mettre les doigts dans les yeux de l'adversaire.

 

 

 

La course en armes clôt les jeux Olympiques.

Les coureurs portent un bouclier au bras gauche, un casque et, jusqu'en 450 av. J.-C., des cnémides ;

ils parcourent deux stades.

Elle apparaît relativement tard, en 520 av. J.-C., soit un siècle après les autres épreuves gymniques,

ce qui ne s'accorde guère avec l'hypothèse selon laquelle

elle serait un vestige d'un temps où l'athlétisme préparerait à la guerre.

 

 

HONNEURS ET RECOMPENSES

 

Les premiers honneurs sont décernés après chaque épreuve.

Le nom du vainqueur est proclamé par le héros en même temps que le nom de son père

et celui de la ville pour laquelle il concourt.

Il reçoit le bandeau de la victoire et une palme,

suite à quoi il effectue un tour d'honneur sur la piste,

 tandis que la foule l'acclame et lui jette des fleurs.

Seul le premier a droit aux honneurs ;

les Grecs n'accordent aucune distinction aux athlètes arrivées deuxième et troisième.

Le véritable prix est remis le dernier jour des Jeux, devant le temple de Zeus :

les athlètes vainqueurs ou « olympioniques » reçoivent une couronne d'olivier sauvage .

Les branches proviennent des oliviers sacrés du temple

et ont été coupées avec une faucille en or par un jeune garçon

dont les deux parents sont encore en vie.

La cité d'Élis offre ensuite un banquet au prytanée à l'ensemble des vainqueurs.

Comme pour tous les jeux grecs, les athlètes victorieux (et fortunés)

peuvent commander à un poète une ode de victoire ou épinicie, célébrant son exploit,

qui sera chantée par un chœur durant le banquet.

Chacun des vainqueurs, revenu dans sa cité, reçoit une récompense monétaire.

Chacun des vainqueurs, revenu dans sa cité, reçoit une récompense monétaire,

une rente ou des exemptions diverses.

 Par exemple à Athènes, le vainqueur olympique est entretenu jusqu'à la fin de ses jours.

La gloire que s'attire une cité qui peut s'enorgueillir

d'un ou plusieurs champions olympiques est considérable.

Le chauvinisme sportif pousse parfois à des manœuvres douteuses :

il arrive qu'un athlète soit débauché par une cité autre que celle dont il est originaire.

Il arrive également que les athlètes se laissent corrompre malgré le serment qu'ils ont prêté.

Ceux qui sont convaincus de corruption sont condamnés à payer une amende.

Pausanias mentionne deux groupes de six statues de Zeus en bronze, financées par ce moyen ;

elles se situent près du stade, sur le trajet des athlètes, et sont chargées de leur rappeler que

« ce n'est pas à prix d'argent, mais par la légèreté des pieds et la vigueur du corps

qu'on doit mériter la victoire à Olympie. »

 

 Bases des Zanes, statues de Zeus financées par les amendes payées par les athtlètes

 

 

Que ceci ne vous empêche pas de penser à notre petite Shanna, lire le flash info spécial, merci 

 

 

 
 

LES 7 MERVEILLES DU MONDE


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LES 7 MERVEILLES DU MONDE

 

 

 

 

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Les Sept Merveilles du monde sont les œuvres d'art considérées

par les Anciens comme les plus remarquables.

Cette énumération est due à Philon de Byzance au IIIe siècle av. J.-C..

 Ce sont

 les pyramides de Gizeh,

les jardins suspendus de Babylone,

 la statue de Zeus à Olympie,

le colosse de Rhodes,

le temple d'Artémis à Éphèse,

 le Mausolée d'Halicarnasse

et

 le phare d'Alexandrie.


Cette classification est l'un des derniers témoignages de

 l'unité du monde antique avant l'époque romaine.

 

 

 

 Le phare d'Alexandrie

  

 

Il se situe en Egypte sur l'île de Pharaos (qui a donné le mot «phare»)

située face à la ville d'Alexandrie.


Il a été localisé en 1995 dans le port même d'Alexandrie par l'archéologue

 français Jean-Yves Empereur et son équipe de plongeurs.

(lors de mes études d'archéologie, je suis passionée, J.Y Empereur est venu faire une conférence à la fac, que je n'ai naturellement pas manquée. L'archéologie sou-marine m'attire particulièrement et si j'avais été jeune, j'aurais choisi cette spécialisation.)


L'île de Pharaos fut au cours des siècles reliée à la terre ferme par les alluvions du Nil, sur lesquelles on construisit une chaussée et un pont.

Le phare, bâti sur l'île, fut commencé sous Ptolémée II Philadelphe et terminé vers 290 av. J.-C. Bâti par Sostrate de Cnide, il était destiné à protéger les navigateurs. Il fut peut-être détruit par un séisme vers le XIVe siècle.


Selon les descriptions d'auteurs arabes comme Idrisi (1153), le phare comptait trois étages: le premier était carré, le second octogonal et le troisième cylindrique. L'ensemble en marbre blanc mesurait environ 135 m (440 pieds) de haut d'où l'on voyait les navires à 100 miles soit 160 kilomètres en mer.

 Les angles étaient ornés de tritons de bronze qui servaient soit à avertir de l'approche de l'ennemi par des sons terrifiants, soit à porter des miroirs qui, la nuit, réfléchissaient la lumière d'un feu dont la fumée, le jour, signalait aux bateaux l'entrée du port.


C'est l'un des monuments antiques les plus connus et le plus souvent

représentés .

 On a ainsi trouvé jusqu'en Afghanistan  des objets souvenirs avec des

 reproductions de l'image du phare.

 

 

 

   

Le mausolée d'halicarnasse

 

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Le mausolée était situé dans la ville de Bodrum (sud-ouest de la Turquie).

(j'ai pu lors de mon séjour en Turquie, mon hôtel étant proche de Bodrum, visiter la forteresse)


Ce tombeau, fut élevé par Artémise, la soeur de Mausole qui était également son épouse, satrape de Carie, après la mort de celui-ci en 353 av. J.-C.

 Elle appela pour ce travail les artistes les plus connus de son temps: pour l'architecture Satyros et Pythéos; pour la sculpture Scopas, Timothéos, Bryaxis et Léocharès.

 Le tombeau ne fut achevé qu'après la mort d'Artémise (350 av. J.-C.). D'une hauteur totale de près de 43 m, il était entouré de trente-six colonnes et surmonté d'une pyramide ornée d'un quadrige de marbre.

 La chambre funéraire contenait sans doute les tombes de Mausole et d'Artémise. On attribue une grande partie de la frise représentant un combat des Grecs contre les Amazones et les Centaures au sculpteur Scopas.


Ce monument ne fut détruit, par un séisme, que vers le XIVe siècle.

Au 15ème sciècle, les chevaliers de l'ordre de Malte envahissent la région, et décident de construire une forteresse. A partir de 1494, ils commencent à prendre les pierres du mausolée, et en 1522 il n'en reste plus une seule pierre. La forteresse existe toujours à Bodrum, et on peur voir dans ses murs des pierres sculptées et du marbre provenant du mausolée .

 Des fouilles systématiques entreprises par les Anglais en 1857 ont permis de dégager des fragments importants que l'on peut voir de nos jours au British Museum.

 

 

 

  Le temple d'Artemis à Ephèse

 

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Il se situe en Turquie, dans l'ancienne ville d'Ephèse. aujour'hui Selcuk, située à 50 km environ au sud d'Izmir.

(Ephèse est constitué par deux sites :

la maison de la Vierge, ou elle aurait terminé sa vie, (voir mon billet)

et le site archéologique (billet également)

un haut lieu de l'archéologie, je m'y suis "régalée",

 à part le fait que certains édifices ont été remontés n'importe comment,

 à l'envers dans certain cas et que les Turcs, ennemis jurés des Grecs,

vous disent que tout est romain, ce qui est totalement faux, tout est Grec...


Le temple d'Artémis (ou Artemision) à Éphèse était l'un des sanctuaires pan-helléniques les plus sacrés.
Les vestiges les plus anciens mis au jour remontent au milieu du VIIIe siècle av. J.-C, mais il est certain que le site a servi de sanctuaire bien avant l'époque à laquelle les fouilles permettent de remonter.
Sur l'emplacement d'un petit temple primitif (8 colonnes sur 4), datant du milieu du VIIIe siècle av. J.-C., et sans doute incendié lors des invasions cimmériennes de 640 av. J.-C., fut édifié au VIIe siècle un nouveau temple, beaucoup plus vaste.

Vers le milieu du VIe siècle, le roi Crésus fit raser la multitude de constructions qui s'étaient peu à peu agglomérées autour du sanctuaire et fit élever un nouveau temple.

La construction en fut confiée aux architectes Chersiphron, Métagenète et Théodorôs de Samos : sur un soubassement de 155 m sur 60, fut élevé un temple unique dont les 127 colonnes portaient des reliefs sculptés.

Ce temple fut incendié le 6 juillet 356, la nuit où naquit Alexandre le Grand :

ce qui fit dire à un historien grec « qu'il ne fallait pas s'étonner que ce temple magnifique, consacré à Diane, eût été brûlé la nuit même qu'Alexandre vint au monde ; parce que la déesse ayant voulu assister aux couches d'Olympiae, fut si occupée, qu'elle ne put éteindre le feu. »


Le feu fut mit au temple de Diane par un certain Erostrate, citoyen obscur d'Ephèse, un malade mental voulant rendre son nom célèbre.

 Reconstruit sur l'ordre d'Alexandre le Grand, le nouveau temple, qui fut compté par les Anciens parmi les Sept Merveilles du monde, avait des proportions encore plus gigantesques que le précédent: ses colonnes ioniques, parées d'or, s'élançaient à plus de 18 m de hauteur.

 Sur leur partie inférieure, des scènes à caractère mythologique avaient été sculptées par les plus grands artistes.


Le temple renfermait un grand nombre d'œuvres de sculpteurs célèbres, soit contemporains tels Scopas et Praxitèle, soit du siècle précédent comme Phidias et Polyclète.

 L'une des plus admirables était une statue de Zeus par Myron

 (vers 450 av. J.-C),

 mais la plus vénérée était évidemment la statue d'Artémis :

 la déesse était représentée la tête entourée d'une sorte de panier; son corps était recouvert de divers symboles de la fertilité et son torse, en forme de faîne, était orné de plusieurs rangées de mamelles.

Ce modèle fut reproduit à de multiples exemplaires dans la statuaire de l'Antiquité; on en conserve quelques exemples dans les musées de Naples, du Vatican, du Louvre, etc.


Le temple, qui fut achevé vers le milieu du IIIe siècle av. J.-C., se retrouva isolé après que Lysimaque, en 287 av. J.-C, eut décidé de transférer la ville plus au sud.


Néron, le premier, commença d'en piller les trésors; puis, le sanctuaire fut de nouveau mis à sac par les Goths sous le règne de Gallien (253-268); enfin, il fut définitivement détruit en 399 de notre ère, comme tous les autres temples païens, sous les règnes des empereurs Arcadius et Honorius : transformé en une énorme carrière, ses pierres furent sans doute utilisées pour la construction de plusieurs églises, dont, peut-être, au moins en partie, Sainte-Sophie de Constantinople.

 

 

 

Le colosse de Rhodes

 

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Cette statue de bronze représentant Hélios, dieu du Soleil fut édifiée par Charès de Lindos, élève de Lysippe, au prix de douze ans de travail.

 Charès de Lindos se suicida lorsqu'il découvrit une erreur dans ses calculs; erreur que dut corriger l'un de ses assistants.


Elle se trouvait dans le port de Rhodes, peut-être à l'extrémité de l'actuel môle Saint-Nicolas. On a en effet retrouvé dans les murs du fort Saint-Nicolas des blocs de marbre qui auraient pu être utilisés pour le socle de la statue.

Faite de bronze, la statue dédiée au dieu du soleil Apollon mesurait de la tête aux pieds 32 m, soit 14 m de moins que la statue de la liberté de New-York.

 De son bras levé, il tenait un flambeau tandis que son autre bras s'appuyait sur une lance.


Vers 225 av. J.C., un tremblement de terre le brisa aux genoux.

Le Colosse, glorieux témoin des prouesses militaires rhodiennes, s'effondra. L'oracle de Delphes ayant signifié à la population de ne pas redresser la statue, elle demeura gisante et brisée autour de sa base pendant huit siècles.

 Au milieu du VII siècle de notre ère, les Arabes, sous le commandement de Mohabiah, pillèrent Rhodes et vendirent les débris de bronze à un marchand juif d'Ephèse. Ces déchets, représentait, dit-on, 20 tonnes de bronze. Selon la légende 900 chameaux furent utilisés pour transporter tout ce bronze.

 

 

 

La statue de Zeus à Olympie

 

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La statue de Zeus se trouvait à Olympia sur la côte ouest de la Grèce, dans un temple qui se situe dans la vieille ville.


Cette œuvre, avait été commandée au sculpteur athénien Phidias par les habitants d'Olympie, pour être placée dans le temple de Zeus. Achevée vers 430 av. J.-C., cette statue colossale du dieu assis mesurait 12 m de haut, sur un piédestal de 2 m.

 La base de la statue fait 6,05m et 1m de hauteur. Le tour de la statue fait 13m. En étant assis il touche presque le plafond du temple.


On la connaît aujourd'hui par des descriptions et des représentations sur des monnaies.

Zeus tenait dans sa main droite une statuette de victoire faite en ivoire et en or . Dans l'autre main, il tient un sceptre décoré avec tous les métaux, et au dessus, il y a un aigle. Le visage, les bras, le torse et les pieds étaient en ivoire, tandis que la chevelure, la barbe, les sandales et la draperie qui enveloppait son corps étaient en or. Le trône était d'ivoire et d'ébène sertis d'or et de pierreries.


Au deuxième siècle avant Jésus-Christ, la statue doit être refaite.

 Au cinquième siècle, lorsque le temple brûle , la statue est à Constantinople.
Cette magnifique statue fut détruite lors de l'incendie qui ravagea le temple en 462.

 

 

 

 

Les jardins suspendus de Babylone

 

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Mésopotamie (VIe s. av. J.-C.).

Les jardins suspendus de Babylone étaient situés à Babylone, en Irak.


Ce fut Nabuchodonosor II qui fit aménager ces magnifiques jardins en l'honneur de son épouse Amytis, fille d'Astyage, roi des Mèdes, au VIe siècle avant J.-C., et non, comme le disent les Anciens, pour la reine mythique Sémiramis. Il aurait fait aménager ces jardins pour qu'ils rappellent à son épouse la végétation des montagnes de son pays d'origine.
Leur construction date de 600 av. J-C.

Aucun historien grec n'a vu les jardins suspendus, il s'agit en fait de récits ou d'histoires racontées par les soldats.


Ces jardins étaient composés de plusieurs étages en terrasses, soutenus par des voûtes et des piliers de brique. Un immense escalier de marbre reliait ces terrasses, où l'eau, par des vis hydrauliques, était amenée depuis l'Euphrate. C'était un véritable jardin botanique où l'on cultivait les plantes et les arbres de Mésopotamie et ceux des montagnes de Médie. Les fouilles ont révélé les assises du jardin et ses voûtes puissantes dominant le fleuve.


Le mur d'enceinte de Babylone, célèbre par ses deux cent cinquante tours et ses neuf portes de bronze, fut élevé par le père de Nabuchodonosor II, mais il fut achevé par ses successeurs.
La date de leur destruction est inconnue.

 

 

 

 

Les pyramides d'Egypte

 

Aux portes de la ville du Caire se dresse la plus ancienne et la seule survivante des sept merveilles du monde antique:

 les trois pyramides de Gizeh.

 

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KHEOPS, KHEPHREN et MYKERINOS

 

Témoignage extraordinaire du génie humain cet ensemble fut élevé par des pharaons en quête d'éternité.Les pyramides sont situées à Gizeh près du Caire, en Egypte.

 Ces merveilles étaient des monuments funéraires pour les pharaons, elles renfermaient leur tombeau.

Leur construction a duré des générations et nécessité la main d'oeuvre de dizaines de milliers d'ouvriers maçons.

 Elles étaient déjà considérées comme des monuments antiques au moment où Hérodote les a visitées plusieurs siècles avant J.-C.

(je n'ai vu aucune pyramide en Egypte, ma croisière sur le Nil, dont vous avez billet et album photo, partant de Louxor à Abou Simbel, mais ce fut une découverte extraordiaire. L'Egypte fascine et Abou Simbel est un joyau, heureusement sauvé par l'UNESCO, lors de la construction du barrage d'Assouan qui, sans cette aide, aurait tout englouti sous les eaux.   

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

       

 

         

 

 

 
 

LES THERMES DE CARACALLA

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Caracalla fut empereur en 212 après J.C.

 

L'eau, si précieuse et onéreuse de nos jours, est abondante et gratuite à Rome.

Chaque personne peut disposer de 1000 litres par jour, le double de nos besoins...

 

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Un tiers est réservé pour les bains publics et les 1352 fontaines publiques,

 un quart pour l'empereur et le reste pour les particuliers privilégiés de Rome, qui ont l'eau chez eux.

L'approvisitionnement se fait :

grâce aux sources, citernes, puits, mais parfois on va la chercher très loin,

par des systèmes souterrains ou par des aqueducs.

Le rôle des thermes  :

C'est un lieu public essentiel dans la vie quotidienne du Romain,

 lieu de bain mais ou l'on peut pratiquer le sport, se promener dans les jardins,

se réunir comme dans un "club",

 lire dans la bibliothèque, pafois ils servent de musée, par des expositions de statues, etc...

Les thermes servent la propagande de l'empereur, comme les théâtres, par leur gratuité.

 L'empereur ne lésine donc pas sur les fonds destinés au bien public.

Dans les thermes, on recherche le contraste entre le froid et le chaud.

 

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Glossaire :

thermes, thermae = bains

palestre, palaestra = gymnase

frigidarium = salle froide

tépidarium = salle tiède

laconicum ou sudatio = sauna

apodyterium = vestiaire

natatio, piscina = piscine

nymphaeum = nymphée: fontaine monumentale, ornée de sculptures

 

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Rituel :

 

- on se change dans l'apodyterium

- on s'échauffe, lutte, balle, cerceau, escrime....dans la palestre

_ ou l'on va se faire masser, épiler... dans le tepidarium

- puis l'on passe en salle surchauffée : caldarium, où l'on s'asperge d'eau chaude à de grands lavabos

ou dans des baignoires, seul ou à plusieurs.

- avant ou après, il y a le choix entre le laconium (sec) ou le sudatio (humide),

 l'idée est de transpirer et l'on se nettoie avec un strigile en bronze, afin de se racler la peau.

- on se rince et on peut nager dans la piscine.

 

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Système de chauffage :

très astucieux, par hypocauste

 

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La chaleur est diffusée pendant de longues heures  

 

 

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LES THERMES DE CARACALLA

 

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étaient connus dans l'Antiquité sous le nom de Thermae Antoninianae,

 ils furent inaugurés en 216 et sont un exemple parfait de thermes impériaux gigantesques, 2,5 hectares.

 

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maquette de reconstitution, des boutiques bordent l'enclos rectangulaire, l'édifice comprend deux étages,

ce sont des thermes luxueux, avec des décors de marbre, mosaïque au sol, plafons peints

et possédant une monumentale statue d'Hercule (l'empereur aimant se comparer à Hercule).

 

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architecture intérieure possible 

 

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reconstitution d'un plan ou l'on peut voir la piscine découverte, les jardins, la rotonde... 

 

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restitution de la natatio, avec le nymphée monumental à gauche.

 

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ils se visitent

 

    

 

LE MOIS DE JUILLET

 

JUILLET :

 nous vient de Julius (Jules), en effet avant la mort de Jules César, le mois de juillet se nommait quintillis (cinquième),

puisque dans l'année romaine il occupait la cinquième place.

 
En 44 av. J.C., l'année de la mort de Jules César, Marc Antoine souhaita lui rendre hommage
et fit remplacer le nom de quintillis par julius, dont nous avons fait juillet. 
 
 
 

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Dans le calendrier républicain, le 19 juillet termine Messidor et commence Thermidor.
 
C'est en juillet que commencent les jours caniculaires et que les journées diminuent.
 
Les "Panathénées", les plus grandes fêtes des Grecs étaient célébrées en juillet, en l'honneur de Minerve,
 déesse des arts, de la sagesse....ils l'adoraient sous le nom d'Athéné.
 
e était représentée "debout, ayant une pique à la main, un bouclier à ses pieds, une tête de méduse sur l'estomac,
 et tenant dans sa main droite une statue de la victoire.
 
 

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A Rome, on célébrait les "Apollinaires", fêtes qui duraient huit jours et se déroulaient dans le colossal circus Maximus,

qui contenait 16 000 spectateurs.

   

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L'ange du mois : Verchiel

 

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Histoire des spectacles et Lieux où ils se déroulent dans l'Antiquité AMPHITHEATRE et CIRQUE

 

 

 

Les gladiateurs, chez les Etrusques, auraient remplaçés,
 lors des funérailles de personnages importants, les sacrifices de prisonniers de guerre.
Bien qu'horribles, ces combats ont représentés un progrès puisqu'ils se sont substitués,
à l'origine, aux sacrifices humains.
   
  

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C'est entre 300 et 25O av. J.C, que ces combats sanglants,
auraient été introduits à Rome. Dès la fin du second siècle av. J.C, ils deviennent un spectacle.  
Puis ils servent les ambitions des hommes politiques, qui y engloutissent des sommes énormes,
 pour satisfaire un public de plus en plus exigeant. Le spectacle devient de plus en plus grandiose. 
  
 
A l'origine, c'est sur le Forum que se déroulaient les combats,
les spectateurs ne disposaient pas de places assises.
 Au premier siècle av. J.C. furent construits les premiers amphithéatres, en bois démontables.
 

 
 
Le Colisée : 
 
Sa construction commença sous le règne de Vespasien aux alentours de l'an 70
et fut terminée par son fils Titus, en 80.
 Il a été construit sur un site, prés de la Domus Auréa, palais de Néron.
 
 
 
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Il pouvait acceuillir de 45 000 à 50 000 spectateurs.
De forme elliptique, sa circonférence est de 527 m pour 188 m de long et 156 m de large.
 De nos jours, les quatre étages culminent à 48,5 m.
 L'arène mesure 86 m x 54 m. L'édifice est constitué de blocs de travertin,
 liés par des crampons métalliques. Le Colisée présente les différents ordres architecturaux antiques :
 dorique, ionique et corinthien sur ses trois étages d'arcades.
Il pouvait recevoir des jeux spectaculaires, comme les "venationes", combats entre animaux,
 et des "munera", combats de gladiateurs.
On pouvait y organiser des "naumachies", combats navals, car l'arène,
 composée d'un plancher de bois, recouvert de sable, était située au-dessus d'une vaste machinerie,
pouvant inonder l'ensemble.
 
 

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L'empereur Titus, lors de l'inauguration  donna des jeux qui durèrent 100 jours,
 2000 gladiateurs y moururent, ainsi que 9 000 animaux.
 
La conception ingénieuse du Colisée inspira de nombreux architectes
pour la construction de salles de spectacle ou de stade.
  
 
 

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- 1er niveau, le "podium": réservé aux sénateurs romains ou se trouvait aussi la loge impériale.
- 2éme niveau, le "moenianum primum", réservé aux aristocrates qui ne faisaient pas partie du Sénat.
- 3éme niveau, le "moenianum secundum " se divisaient en trois sections.
Dans la partie inférieure, le "immum" se trouvaient les riches citoyens,
alors que les pauvres avaient la partie supérieure le "summum".
 
 
Domitien fit ajouter une nouvelle section le "maenianum secundum in lignis",
faite d'une structure en bois, situé tout en haut du bâtiment.
 Elle était destinée aux femmes de basse classe et l'on y trouvait que des places debout.
 
Le velum, toile mobile,protège les spectateurs.
 
   
 
Les gladiateurs: 
 
 pour la grande majorité,  sont recrutés parmi les prisonniers de guerre, les criminels, esclaves...,
 ils sont formés dans des écoles spéciales :
 les casernes, et  ont beaucoup de succès auprès de la gente féminine romaine.
 
"A une extrémité du grand axe s'ouvre une porte par laquelle entrent les gladiateurs,
au cours d'un défilé pompeux qui précède le combat, à l'opposé la porte Libitinaire,
 par laquelle on évacue les morts (la déesse Libitina préside aux funérailles).
Les ouvertures, d'où sortent les fauves, le plus souvent en hésitant
parce que le passage brusque de l'ombre à la lumière, l'espace,
 les rumeurs de la foule les effraient (dans ce cas des employés les poussent dehors
 avec des torches allumées), les dispositifs ingénieux qui protègent le public et le personnel
(par exemple celui-ci trouve refuge dans de petites cabanes quand les fauves se retournent contre lui,
 comme dans les corridas), font partie des aménagements visibles.
Ce que le public ne voit pas, ce sont les installations intérieures, en particulier,
 les souterrains où on parque, dans des cages dont on s'est servi pour les transporter,
les bêtes avant le spectacle. Des monte-charge les amèneront au niveau de l'arène
dans des loges ouvrant sur celle-ci."
 
 

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Le Cirque :
 
 
 

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                                     Circus Maximus
 
 
désigne l'espace construit dans lequel se déroulent les jeux dits du cirque.
Le plus important cirque de Rome est le "Circus Maximus".
 

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Avant le spectacle, une procession, sous la conduite du préteur,
 part du champ de Mars et traverse la ville, on sacrifie des boeufs,
le spectacle dure une journée entière.
 
Selon les Anciens, le cirque était l'endroit consacré à la divinité, le cirque est à l'image du ciel.
"Les douzes portes d'où s'élancent les chars, représentent les douze mois
et les douze constellations que traverse dans sa course l'astre aux rayons d'or".
 
Dés l'Empire, les jeux du cirque où se déroulaient les courses de chars,
eurent la préférence des foules et déchainaient des passions.
"Déjà la victoire ou la défaite de tel ou tel cocher appartenant à telle ou telle faction,
prenait des proportions de triomphe national ou de catastrophe publique. 
 
 

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Les cochers, recrutés principalement parmi les esclaves étaient des vedettes bien payées et adulées,
 ils espéraient de leur succés, l'affranchissement. Ils n'étaient pas contrairement et malgré leur origine,
 frappés d'infamie, comme les acteurs et les gladiateurs.
Les vainqueurs étaient récompensés par des palmes et des couronnes honorifiques
et d'importantes sommes d'argent.
Certains empereurs comme Néron, Caligula
ou Caracalla ne dédaignaient pas de participer comme auriges (cocher) à des courses de chars.  
 
 

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Le Circus Maximus :
 
mesurait 670 m de long sur 215 m de large et pouvait contenir plus de 380 000 spectateurs.  
       
 

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Sous l'Empire, il existait quatre factions principales, les blancs, les bleus,
 les verts et les rouges.Chaque classe sociale avait adopté une couleur,
le peuple était pour les verts, le Sénat et l'aristocratie plutôt pour les bleus.
 Mais l'on vit des empereurs, comme Néron soutenir les verts.
 
Suétone évoque l'engouement de Néron pour le cirque
"pour les chevaux il eut dès son plus jeune âge,
 une passion particuliièrement vive, et la plupart de ses conversations roulaient,
 quoiqu'on le lui défendit, sur les jeux du cirque;
un jour il s'apitoyait au milieu de ses condisciples sur un cocher
du parti vert traîné par ses chevaux..."
 
 

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                           Mosaique représentant un quadrige.
  
 
 
Virgile, dans l'Enéide écrit :
 
"Les chevaux ne sont pas plus rapides accouplés dans la course des chars,
quand ils se précipitent hors des loges et qu'ils dévorent l'espace,
ni les cochers plus ardents quand, leurs attelages lancés,
ils secouent les rênes flottantes et se penchent tout le corps en avant pour les fouetter.
Les applaudissements, les cris des spectateurs,
 les voeux des partis enthousiastes se répercutent dans toute l'arène, roulent ..."
 
 
 

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 Déroulement de la course :
 
 
elle comprend sept tours (environ 7kms1/2),
en l'honneur des septs jours de la semaine et des septs planétes (connues à l'époque).
 A chaque tour, on ôte un des sept oeufs placés sur la spina
(petit mur qui sépare en deux parties le cirque, sur toute sa longueur),
 pour en faciliter la compréhension.
Dés que le magistrat chargé de présider les jeux  donne le signal,
 en jetant d'un balcon, la "mappa", une écharpe blanche, les chars s'élancent pour sept tours.
Pour remporter la palme, chaque aurige s'efforce de serrer au plus près, l'intérieur du parcours,
 mais il risque de heurter les bornes de la spina.
 Le dernier oeuf enlevé, le dernier tour donne lieu à une âpre rivalité
 et c'est alors que les passions se déchaînent pour soutenir les factions.
Les "naufrages", accidents, sont nombreux et généralement la chute d'un cocher en entraîne d'autres. 
 
 

 
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LIEUX DE SPECTACLE : le THEATRE

 
 
Les Etrusques auraient développé, à l'occasion des fêtes populaires qui rytment l'année,
 des spectacles que l'on pourrait apparenter à la farce.
 Il s'agissait de manifestations grossières, voire obscènes, sous la forme de chants, danses, satires,
 pour manifester la joie de vivre des participants.

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Sous l'influence des Grecs,
s'y sont substituées les pièces de théâtre, les tragédies et les comédies.
Mais si l'on en croit Titlive, "les premiers jeux scéniques auraient été introduits en 364 av. J.-C.
Au cours d'une épidémie de peste, afin d'apaiser la colère des Dieux."
On fit alors venir d'Etrurie des musiciens et des danseurs.
Les Romains prirent goût à ces représentations et les imitèrent.
 
De cette union entre la poésie populaire et la danse sacrée, naquit la "satura (pot-pourri)",
spectacle dramatique avec accompagnement musical. L'ébauche du théâtre venait de naître. 
 
 
 
C'est un grec, qui écrivit la première pièce dotée d'une intrigue,
une forme de théâtre plus artistique et plus sérieux.
Petit à petit, des poétes produisirent une floraison de comédies.
 Sans allusions politiques, elles charmaient le public populaire car elles mettaient en scéne des types humains : courtisanes, marchands enrichis, jeunes gens avides de la fortune paternelle, esclaves malicieux...
C'est pièces étaient connues sous le nom de "fabulae", fabula étant le mot latin qui désigne une pièce.
 
Les types les plus fréquents :
 
Fabula atellana : la farce, où évolue quatre personnages, Pappus le veillard;
Dossenus le bossu; Bucco le joufflu et Maccus le goinfre...                                             
 
 
Fabula crepidata : tragédie romaine sur un thème grec.
 
Fabula palliada : pièce en costumes grecs.
 
Fabula praextexta : pièce sérieuse sur un sujet historique romain.
 
Fabula togata : pièces en costumes romains.
 
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Le mime :
 
 à Rome, il s'agissait d'une représentation plutôt dramatique "dans laquelle les acteurs,
 aussi bien hommes que femmes (c'est le seul genre de spectacle où se produisaient des actrices,
 souvent dans le rôle de prostituées), jouaient pieds nus et sans masques ,
 des scènes quotidiennes ou romanesques, parlées ou en prose.
" Le dialogue était rudimentaire, l'essentiel reposant sur la gesticulation, la danse.
 
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La pantomime :
 
 succéda au mime, un acteur unique mimait une histoire dans un spectacle sans paroles.
 A lui seul il jouait tous les personnages.
L'acteur portait un beau costume et un masque aux lèvres fermées.
 
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Les spectacles se donnaient en plein air ,sur des estrades provisoires. 
Peu à peu les Romains aspirèrent à l'édification de théâtres permanents,
 mais devant l'opposition du Sénat qui prétextait que cela aurait favorisé la corruption des moeurs,
 il fallut attendre 56 av. J.-C. Pour que Rome se dote d'un théâtre permanent sur le Champ de Mars,
 comprenant 2700 places assises. 
 
 

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Différence entre Théâtre et Odéon :
 
Au théâtre on représentent des tragédies,pantomimes ou comédies, à l'Odéon, qui est plus petit,
 se tiennent les spectacles lyriques ou les lectures de poésies, avec accompagnement musical.
 En général l'Odéon est fermé alors que le théâtre est à ciel ouvert.
 
 

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La troupe :
 
Le dominus gregis, chef de la troupe, achéte la pièce à jouer, au magistrat responsable,
 ses acteurs sont généralement cinq, des affranchis ou des esclaves, plus des flûtistes, chanteurs, musiciens, figurants et machinistes.Il faut y ajouter, les couturières, décorateurs...
La mise en scène d'un spectacle est très coûteuse, même avec la contribution de l'Etat.
En principe, être acteur est interdit aux citoyens Romains, mais Néron se produisit sur scène
et y fit monter des sénateurs et des magistrats. Méprisés à l'origine, lorsque s'imposèrent de grands acteurs,
 les musiciens et acteurs s'enrichirent progressivement et furent socialement acceptés.
 
Les acteurs sont chaussés, pour les tragédiens, de "cothurnes",
chaussures à semelle très haute qui rehaussent leur taille.
Les comédiens portent des sandales d'origine grecque, des "crepidae" ou des "socci".
L'acteur a des accessoires distinctifs, perruques blanches pour simuler les vieillards,
 blondes ou brunes pour les ingénues et rousses pour les esclaves.
 Le châle jaune désigne la prostituée, la cape militaire un soldat
 et le manteau haut en couleur, pour le proxénéte.
 
 
 
Très important
 
 LE MASQUE :
 
 
 
Il peut être en toile, cuir, bois,mais colorié et avec une ouverture pour la bouche, il sert de porte-voix,
 mais surtout, pour les masques tragiques, il est de forme allongée et traduit émotion et violence.
 Le masque comique reproduit fidélement les traits du visage humain, il vise surtout à amuser.
                                       

 

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                                                     Masque comique                

          
 
 
La représentation a lieu au début de l'après midi, vers quinze, seize heures.
 Le spectacle est gratuit et tout le monde, hommes, femmes, enfants et esclaves y a accès.
 
 
 
 
 
 
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Plan d'un théâtre
 
 
 
La cavea est l'ensemble des gradins, la maenianum est une rangée de bancs,
s'élevant les uns au-dessus des autres en cercles concentriques.
 Le vomitoire est le couloir qui méne aux gradins
 
 
 
 
 
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Certainement le mieux conservé et qui sert toujours
 
 
 

LE VETEMENT ROMAIN pour homme

 
 
L'amictus (vêtement drapé) :
 
Le principal est la "toge", vêtement officiel porté par les Romains, à l'origine il vient de Gréce.
C'était initialement le vêtement unique, rectangulaire, qui, jeté sur le lit le soir, servait de couverture.
 Taillée en 1/2 cercle, la toge romaine dès premiers siècles était étroite :
elle enveloppait les deux épaules, le bras droit étant serré contre la poitrine
 par l'étoffe qui ne laissait libre que la main.
 
 
 
 
A la fin de la République et aux premiers siècles de l'Empire,
 
 elle devint très ample et d'un ajustement compliqué et malaisé,
si bien qu'on ne pouvait s'en vêtir qu'avec l'aide de son épouse ou d'un esclave.
Pour une hauteur de 2,5O m environ, son diamètre pouvait aller jusqu'à 6,50 m ou 7 m.
Un tiers de l'étoffe étant placé sur l'épaule gauche,
on ramenait le reste sur le bras droit en formant un pli en 1/2 cercle, le "sinus".
Après avoir enveloppé la poitrine, en créant une sorte de baudrier (balteus ou praecinctura),
l'exédent d'étoffe était rejeté sur l'épaule droite.

L"umbo" était obtenu en ramenant, sur le "balteus",
 
le bord supérieur du pan de la toge revêtant l'épaule guche.
 Il était aussi possible de se couvrir la tête grâce au pli formé par le sinus,
 pour se défendre de la pluie ou du soleit, ou dans l'exercice des fonctions religieuses, l'extrémité de la toge, roulée à la main gauche tenant lieu de protection dans les bagarres du forum.
 
 
 
Les Romains portaient aussi le manteau "pallium",
 
 simple pièce d'étoffe que l'on jette sur les épaules ou que l'on peut ramener comme pélerine.
 
De nos jours le "pallium" est devenu une sorte de large collier de tissu de laine, bénite le jour de Ste Agnès,
à deux bandes pendantes, marquées de six croix,
 que le pape porte sur ses épaules pendant les célébrations liturgiques.
 
  
 
Les chaussures :
  
 
Là encore, les formes romaines succédèrent aux formes grecques.
Mais, à Rome, certaines chaussures devinrent la marque distincte des classes sociales.
 
- la "carbatina" :
 
est faite d'une semelle en peau de boeuf relevée sur les orteils et les côtés,
et attachée sur le coup de pied ; c'est les modèle le plus commun.
 
 

 

 
 
- le "caclceus"
 
est un soulier à semelle de cuir et aux courroies entrecroisées enserrant le pied et le mollet ;
 il est commun aux hommes et aux femmes. Les esclaves n'y avaient pas droit.
 
 
- les "gallicae",
 
d'origine gauloise semblent avoir été des chaussures entièrement fermées.
 
- les "soleae" et "crépidae"
 
sont des sandales utilisées dans les demeures, genre d'espadrilles de cuir lacées.
 
 
 
 
 
 

LES DEMEURES D’ETERNITE- 5ème partie

 

- 5ème partie LES TOMBES DE LA DYNASTIE DES MOCHICAS

 

Développée sur la côte nord du Pérou, la culture Mochica ou moche se situe,

chronologiquement dans la première période de notre ère, environ 200 à 600.

Cette société semble avoir été fortement hiérarchisée

et la religion a dû contribuer au contrôle économique et social.

Les Moche ont construit plusieurs centres cérémoniels;

l’un des plus renommés, est situé dans la vallée

et se compose des pyramides du soleil et de la lune.

Au XVIème siècle, lorsqu’ils débarquent,

les chroniqueurs qui accompagnent les conquistadores espagnols témoignent

de l’étonnement qu’ils éprouvent devant cette organisation politique et sociale

 ainsi que de cette pensée magique-religieuse,

 complexe et capable de s’opposer au christianisme.

Les dépouilles des empereurs Incas font l’objet d’un culte particulier,

 comme si leur pouvoir se perpétuait au-delà de la mort.

 Terres, palais, offrandes, etc… leurs sont consacrés.

En 1987,

 une équipe d’archéologues a eu la chance d’exhumer une tombe encore intacte,

 appartenant à un notable mochica.

 La tombe de cet illustre défunt se situe dans le secteur central d’une pyramide étagée,

 haute de douze mètres et qui contient des objets d’une rare beauté,

fruit d’un travail d’orfèvrerie très élaboré, et les effets du Seigneur de Sipan,

mort depuis 1600 ans.

La poursuite des fouilles, à l’intérieur de la plate-forme a permis de découvrir

 un ensemble de douze autres tombes de diverses époques.

 Il s’agit certainement d’un mausolée destiné à la plus haute noblesse et à son entourage.

Dans la sépulture d’un prêtre, on mis au jour des parures

 et des ornements étroitement liés à son activité religieuse.

Une tombe dite du « Vieux Seigneur », recelait une miniature en or,

argent et turquoise représentant un souverain Mochica avec ses armes

 et son diadème en forme de hibou, aux ailes déployées.

Dans cette tombe on découvrit également une divinité féline, anthropomorphe,

 en cuivre doré avec des incrustations de coquillages et de turquoise.

Au Mexique, la turquoise, en aztèque : xihuitl, faisait partie des pierres les plus appréciées,

 dont la valeur n’était surpassée que par le jade.

Des turquoises ornaient le diadème des rois ainsi que leur bouclier de parade.

Le Dieu du feu Xiuhtecultli se nommait : le Maître de la turquoise.

La turquoise bleu ciel symbolisait l’unité du feu céleste et du feu terrestre.

 Dans les ouvrages illustrés du Mexique ancien,

 le turquoise et l’eau étaient rendus par un bleu-vert-clair.

Cette turquoise, cet azur, sont dans la pensée Aztèque la couleur du soleil,

qu’ils appelaient : Prince de Turquoise.

Il symbolisait l’incendie, la sécheresse, la famine et la mort.

 Mais cette pierre orne également la robe de la déesse du renouveau.

Lorsqu’un prince Aztèque mourait, on mettait à la place de son cœur,

 une de ces pierres avant de l’incinérer.

 On raconte que seul le roi Aztèque avait le droit de porter la turquoise de son vivant.

Fixée à son nez,, elle était l’insigne de son pouvoir.

La cérémonie de la perforation de la narine a d’ailleurs, semble-t-il, tenue de sacre.

Dans la tombe du Seigneur de Sipan, outre les offrandes votives et les restes du Seigneur,

 presque en poussière, on remarque les emblèmes du commandement, les plus significatifs :

les orejeras d’or et de turquoise et les nargueras (pour les oreilles et le nez).

 

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AUGUSTE et la dynastie Julio-Claudienne, les physiques et les caractères.

 

 

 

 
Octave deviendra AUGUSTE ,( 63 av J.C - 14 après J.C):
 
 et sera le premier empereur romain.
 
Jeune homme disgracieux, au teint maladif, froid comme un serpent,
 perpétuellement engonçé dans des lainages à la propreté douteuse, Octave, petit-neveu de Jules César,
 n'avait rien pour émouvoir les foules.
Il a fallu tout le génie du grand Jules César, pour discerner en lui le caractère d'un fondateur d'Empire.
 
Pourtant, durant son règne de 41 ans, il établi un gouvernement stable,
 ramena la sécurité et la prospérité dans ce qui deviendra l'Empire Romain.
 Auguste augmenta territorialement l'Empire; à l'intérieur, il réorganisa la société et les finances
et favorisa les Arts. Il fit érigé des monuments, comme l'Ara Pacis (autel de la Paix).
L'architecture augustéenne s'inspire directement de celle d'Athènes
et les Arts connurent un brillant essor durant son règne.
 
 
 
Après Auguste :
 
 la dynatie JULIO-CLAUDIENNE :
 
 de 14 à 69 ap.J.C
 

 

 

TIBERE : 14-37
 
physiquement il est gros et robuste, le caractère est soupçonneux,
 ce qui aménera la multiplication des procès politiques,
ou les sénateurs se déchireront à coup de dénonciations.
Il a 56 ans à la mort d'Auguste et a été sur tous les fronts militaires menacés, il connait parfaitement l'Empire.
C'est un homme cultivé, républicain par tradition,
 mais il ne sera pas populaire ni auprès du peuple ni auprès du Sénat.
Il finira haï, et Tacite le présente comme un tyran.
Il poursuivra cependant la politique d'Auguste.
 
 

 
 
CALIGULA : 37-41
 
il avait les tendances de son milieu, à la cruauté et au despotisme, ainsi qu'un mépris total de la bienséance ,
 par ses railleries, ses menaces et son agitation.
 Après la mort de sa soeur qu'il adorait et qui savait le modérer, il sombra dans l'incohérence.
Pourtant, à l'âge de 25 ans, lorsqu'il devint empereur, il bénéficia de la sympathie de l'opinion,
 due à la grande popularité de son père Germanicus,
et de sa petite enfance passée avec ses parents au milieu des soldats qui l'avaient surnommé : petite godasse.
Finalement, ses familiers le firent assassiner par la garde prétorienne, alors qu'il n'avait que 29 ans.
Il aurait pris pour maxime :
 
"Qu'ils me haïssent pourvu qu'ils me craignent".
 
Non seulement il ne fut pas regretté, mais fut frappé de la damnation memoriae
 (son nom sur tous les édifices fut martelé).
 

 

CLAUDE : 41-54
 
ses défauts physiques le rendaient ridicule, il marchait mal, bégayait et s'endormait durant les banquets.
Suétone et Sénèque, le traitent de tyran sanguinaire ou de monstre dégénéré...
Cependant il s'appliqua dans son "métier" d'empereur,
veilla au bon approvisionnement de Rome en améliorant notablement le port d'Ostie,
assainissant la monnaie et faisant donner de grands spectacles.
 Son action dans l'Empire est incontestable, il du faire excécuter son épouse Messaline,
devenue dangereuse pour le régime et épousa sa nièce, Agrippine dite la jeune, dont il adopta le fils, Néron.
Il mourut empoissoné, sans doute par elle.
 
 

 
 
NERON : 54-68
 
Sa mère, Aggripine fait revenir Sénèque d'exil et avec un préfet du prétoire,
 il devient le précepteur du jeune prince. Il n'a que 16 ans lorsqu'il devient empereur,
 et les cinq premières années de son règne s'annoncent comme celles d'un philosophe,
ami des arts, esthète et pacifique.
Mais après, tout change, il fait assassiné Britannicus, fils de Claude,
et commet un matricide en faisant tuer sa mère Agrippine.
Néron cherche à imposer le néronisme, avec une politique de spectacles, ceux du cirque auxquels il participe. Très féru d'hellénisme, il part concourir en Gréce et décide que les Grecs ne paieront pas d'impôts.
Il rédige et déclame des poëmes.
Après l'incendie de Rome, il veut transformer la ville en Néropolis, il se fait construire un somptueux palais,
 la Domus Auréa, ou il fait installer à l'entrée, un colosse. Néron se prend pour Hercule.
Les historiens se posent encore la question de savoir s'il n'était pas fou?
Son ancien précepteur, Sénèque, sera compromis dans une conspiration contre lui et se suicidera.
En 68, déclaré ennemi public, il s'enfuit en laissant les caisses vides
 et à sa mort ce sera la guerre civile et la fin de la dynastie Julio-Claudienne.
 
 
 
 

 

PLANETES ET MYTHES

 

 
Naissance de la VOIE LACTEE :
 
Héra se promenait avec Zeus, son mari, quand elle vit, dans un champ de pierres," près de Thèbes, un nouveau-né abandonné. Emplie d'amour maternel, elle donna le sein à ce jeune bébé vigoureux, qui s'en empara avec tant de force que la déesse lâcha l'enfant. Mais Héraclès, car il s'agit bien de lui, avait eu le temps de boire le précieux breuvage. Et du même coup, il avait fait jaillir du sein d'Héra une traînée de lait qui devint la Voie lactée. Ainsi naquit notre galaxie."
 
 

 
                         LES DIEUX ET LES PLANETES 
 
 
APPOLON et le Soleil :
 
Chez les grecs, Apollon est un jeune homme aux cheveux d'or, dont personne,
hormis le juste, ne peut soutenir le regard aveuglant. Il symbolise la lumière et la vérité,
 sa clarté pénètre les recoins les plus obscurs du monde et de l'homme.
Apollon est dieu de la divination et de ces moments aveuglants de vérité, qui peuvent changer une vie.
Il est le Dieu Soleil, la divinité suprême.
 

 
ARTEMIS et la Lune :
 
La déesse lunaire est née de l'union de Zeus et de Léto. Lorsque Héra, la femme de Zeus,
 apprit que Léto était enceinte, furieuse, elle jura que jamais Léto ne pourrait accoucher en aucun lieu éclairé par le soleil.
C'est au nord de l'île de Délos,que Léto mit au monde Artémis,
 qui neuf jours plus tard aida sa mère à accoucher d'Apollon, son frère jumeau.
Artémis devint la déesse des femmes en couches et protégea les naissances, les petits enfants et les jeunes animaux.
La lune représente la personnalité extérieure chez la femme, et chez l'homme la féminité inconsciente.
 

 
HERMES et Mercure :
 
Zeus, toujours lui, s'accoupla à Maîa, la fille du géant Atlas, de leur union est né Hermés.
Maïa emmaillota aussitôt son bébé de langes, mais dès qu'elle eut tourné le dos,
 Hermès grandit d'un coup, se déroba à ses regards et parti à l'aventure. Il vola les génisses du dieu Apollon,
 il en tua deux et avec leurs boyaux, il fabriqua une lyre qu'il échangea à Apollon contre son troupeau.
 Ingénieux, Hermés inventa ensuite une flûte à l'aide d'un roseau, contre laquelle il reçut la houlette de berger d'Apollon.
Quand Hermés, tout jeune, arriva à l'Olympe, Zeus lui attribua ses fonctions :
dieu des échanges, du commerce, des artisans, des voyageurs, mais aussi des voleurs.
Il était tenu par les Grecs, pour le plus avisé de tous les dieux, sachant prendre mille formes et parler toutes les langues,
il fut l'intermédiaire entre les hommes et les dieux. Mercure est un facteur d'unité.
 

 
APHRODITE et Vénus :
 
La naissance de Vénus, l'Aphrodite grecque reste un mystère, peut-être naquit elle de l'écume des flots,
formée autour du membre coupé d'Ouranos, tombé à la mer après avoir été châtré par Cronos?
Le vent Zéphyr la posa délicatement dans une conque de nacre et l'emmena sur l'île de Chypre.
 Dès qu'elle y posa les pieds, les fleurs poussèrent sous ses pas. Depuis elle a le pouvoir de fertiliser les champs.
Le jour où elle parut à l'Olympe, tous les dieux l'admirèrent,
elle devint le déesse de la beauté et de l'amour et par conséquent de l'art et de la volupté.
Touchant aussi bien les dieux que les mortels, Vénus régna sur l'amour, et sut insuffler les caprices,
 la sensualité et le désir en tout être vivant.
 
 

ARES et Mars :
 
Il est fils de Zeus et Héra, Arès comme l'appelent les Grecs, à un caratère intraitable, c'est le dieu de la guerre,
 il préside aux combats et passe pour un dieu cruel et sanguinaire.
Il s'attire la haine de tous les dieux de l' Olympe,à l'exception du terrible Hadès, dieu des enfers et de la mort.
Vénus lui apporta aussi le repos du guerrier...
"Jaloux, bagarreur, volage, Mars peut toutefois revêtir un aspect plus sympathique :
en tant que dieu agraire, il symbolise la fougue du printemps et on le considère comme le protecteur des moissons.
Les enfants qu'il eut de différentes femmes ne furent que des brigands, des bandits, des voleurs et des êtres violents."
Au pôle martien se rattachent : la haine, la sexualité sadomasochiste et les tendances agressives.
 

 
ZEUS et Jupiter :
 
Après avoir détrôné Saturne, son père, il domine l'univers en tant que dieu de la lumière et de la foudre.
 Les emblèmes de ce colosse barbu sont les éclairs, pour les Grecs il est le maître de l'Olympe.
"Législateur, à l'origine de l'organisation des cités, de la famille et du destin des hommes, Jupiter était tout-puissant.
Il pouvait prononcer des oracles : il savait tout, le passé, le présent et l'avenir."
Ses nombreux voyages lui firent vivre de multiples aventures et engendrer de nombreus héros,
 en trompant sa légitime épouse, Héra.
Son nom est l'équivalent de Dieu-père, il est donc considéré comme le père de tous les dieux et des hommes,
il est la réprésentation sublimée de l'image parternelle.
Pour l'astrologue, Jupiter représente la sagesse qui illumine le monde et le désir de se dépasser,
tant sur le plan matériel que spirituel, c'est pourquoi il est associé à la philosophie, la religion, la justice,
aussi bien qu'au prestige social. Lorsqu'il occupe une position de force dans la carte du ciel,
il fait des chefs, des présidents, des rois etc...
 

 
CHRONOS et Saturne :
 
Le dieu, Chronos ou Saturne, régnait autrefois sur le monde comme dieu du temps,
avant que Jupiter, son fils ne s'empart du trône.
"Dernier-né de Gaïa et d'Ouranos, le ciel étoilé, il voulut un jour gouverner l'univers.
Sa mère avait encouragé son projet, car elle était lasse de voir tous ses enfants, les Cyclopes et les Titans,
se faire enfermer au fond des enfers au Tartare, sous prétexte qu'Ouranos détestait les enfants.
Révolté contre son esclavage et désireux d'obtenir la toute-puissance,
 Saturne trancha les parties génitales de son père à l'aide d'une faucille que sa mère lui avait donnée.
Ouranos fut ainsi réduit à l'impuissance et Chronos pris sa succession pour régner."
"Mais comme Chronos avait appris de son propre père que l'un de ses enfants le détrônerait,
il les dévorait l'un après l'autre, sitôt nés. Sa femme Rhéa était furieuse,
et lorsqu'elle donna naissance à son sixième enfant, Zeus,
elle le remplaça par une pierre emmaillotée dans un linge pour le donner à manger à son mari.
 Ce dernier finit par ce rendre compte du subterfuge, mais jamais il ne put trouver où son fils était caché.
Quand Zeus atteignit l'âge adulte, il fit boire à son père un breuvage vomitif qui restitua tous ses frères et soeurs
d'un séjour prolongé dans le noir. Il devint ainsi le maître de l'univers."
 
Sur le plan astrologique, Saturne signifie, pauvreté, et avarice, Jupiter n'est pas mesquin mais Saturne l'est toujours.
Il est aux yeux du sage, le dieu de l'expérience, même si sa faux moissonne les générations elle débarrasse aussi de l'inutile.
 

 
OURANOS et Uranus :
 
Gaïa, la Terre-mère surgit du chaos, est à l'origine du monde, c'est en dormant qu'elle engendra le ciel par son fils Ouranos.
 Du haut des montagnes il regardait tendrement sa mère, la terre, et il fit tomber sur elle une pluie fertile.
Aussitôt Gaïa donna naissance à l'herbe, aux arbres, aux fleurs, aux oiseaux et autres animaux.
 Les mers et les lacs se formèrent et les rivières se  mirent à couler.
De l'étreinte qu'il perpétrait avec sa mère, naissait des monstres, Titans et Cyclopes, qu'il reléguait dans les enfers,
car il n'aimait pas les enfants. Mais il était trop fécond et Gaïa demanda à son dernier-né Chronos de castrer son père,
il le fit de la main gauche, qui depuis est maudite, alors le ciel se trouva séparé de la terre.
Dans l'Antiquité, il n'était pas attaché à un corps céleste, son nom fut donné à un astre par des chrétiens au XIXè siècle.
Au niveau astrologique, Uranus représente l'énergie créatrice il pousse à l'originalité, à la liberté et à la rébellion.
 
 

POSEIDON et Neptune :
 
Les Grecs nomment Neptune, Poséidon, qui est le fils ainé de Chronos et de Rhéa et le frère de Jupiter et Pluton.
 Il régne sur l'empire des océans et des mers, ainsi que sur les cavaliers et les chevaux. Il a le pouvoir de soulever les flots,
de fendre les montagnes, de faire jaillir les sources, former les îles et d'ébranler la terre.
Il habite avec sa femme Amphitrite, au fond des mers, dans un palais d'or, il posséde des chevaux, des chars.
 Ambitieux et jaloux il entre sans arrêt en conflit avec les autres dieux.
Ce dieu des mers est le maître de l'inconscient et les tempêtes qu'il soulève correspondent aux mouvements incontrôlables
et violents qui se manifestent au-dessous des limites du conscient.
Historiquement l'océan est le milieu dont la vie est sortie, la mer est donc psychologiquement la matrice de la conscience.
Astrologiquement, l'influence de cette planète peut conduire des êtres égarés
ou mal préparés à un approfondissement du savoir et à l'usage de l'alcool ou de la drogue,
avec l'espoir illusoire de satisfaire leurs aspirations spirituelles.
 
 

HADES et Pluton :
 
Pluton, l'Hadès des Grecs, règne sur les ténèbres du royaume des morts,
 aux enfers et tous les jours il fait sa visite et gère de son trône les affaires courantes.
Il juge les âmes, qu'il aiguille ensuite vers le châtiment du Tartare ou les délices des Champs Elysées.
Hadès est un dieu cruel, jaloux et sur terre lorsqu'il porte son masque, il est invisible des hommes.
 C'est aux enfers qu'on le voit tel qu'il est. Hadès est le gardien des métaux rares cachés sous terre et des pierres précieuses.
"Les astrologues prêtent à la planéte Pluton une puissante influence :
elle présiderait à des changements radicaux affectant des populations entières,
 mais aussi au mystère le plus profond....qui pèse sur l'homme, celui de la mort, de la résurrection et de la transformation.
 
 
 
 
 
 

CROYANCES BIJOUX ET PIERRES PRECIEUSES

 
 

 
Les anciens croyaient que chaque pierre précieuse s'était cristallisée autour d'une entité
et que cette entité avait la possibilité d'aider, par ses conseils et sa protection occulte,
 les personnes qui possédaient la dite pierre.
 Depuis la nuit des temps,la croyance veut que les bijoux et les pierres précieuses aient une origine divine
et possèdent des pouvoirs mystérieux qui transforment la vie de ceux qui les portent en dispensant santé et bonheur.
Ce sont donc de précieux talismans, et chaque gemme dégage des vertus particulières.
La pureté, le jeu de lumière, la splendeur ont suggérés aux hommes de l'antiquité
que les gemmes avaient des pouvoirs surnaturels.
 
L'artiste orfèvre en mettant son âme dans la création d'un bijou en pierres précieuses,
active et accroît les pouvoirs de la matière et des sentiments.
C'est pourquoi le bijou reste un objet magique,
 il capture pour l'éternité les couleurs merveilleuses de la nature et émet des vibrations bienfaisantes,
il reste le plus beau des cadeaux.
 
 
 
- Aigue-marine :
 
est le talisman des amoureux, elle assure le bonheur.
 
- Agate :
 
elle apporte la richesse, éloigne les tempêtes et les foudres et accroit le courage de ceux qui la portent.
Pline parle de cette pierre comme ayant des facultés prodigieuses.
 Entres autres, il considère qu'elle est très efficace contre les morsures d'araignées et des scorpions.
 
- Ambre :
 
 cette résine fossile de couleur jaune ou jaune brun, qui parfume l'air lorsqu'elle est brûlée, est un puissant porte-bonheur.
 Elle relie l'âme individuelle à l'énergie universelle.
 
- Améthyste :
 
 pierre bénéfique, symbole de l'humanité et de la tempérance, elle contrôle les mauvaises pensées et affine l'esprit.
L'améthyste aide à vaincre la peur et les phobies, donne un tempérament gai et un beau teint.
Elle protège de la malchance, du cafard et de l'ivresse. En grec, son nom amuthustein, avait le sens de "ne pas être ivre".
 
- Citrine :
 
du latin citrus qui signifie citron, car sa couleur naturelle est effectivement celle du citron,
elle évite les douleurs abdominales.
 
- Corail :
 
est un talisman contre les maléfices et par son contact, on diagnostique les maladies et les empoisonnements.
 
- Cornaline :
 
 au Moyen-Age, elle protège contre les pensées impures, la sorcellerie, les foudres et les névralgies.
 En Chine, on croyait qu'elle avait le pouvoir de transformer les personnes timides en excellents orateurs.
 
- Cristal de roche :
 
 elle symbolise la limpidité, la divination, la sagesse.
Si elle est taillée en sphère, elle aide les devins à y lire le présent, le passé et le futur.
Ce gemme assure la protection contre les tempêtes
et les dangers rencontrés par les personnes qui sillonnent les mers,
et éloigne la maladie.
 
- Diamant :
 
 pureté, éternité, force, il est le talisman des vainqueur, en grec "Adamai", signifiant "l'indomptable".
 Le diamant est considéré comme la pierre précieuse par excellence, le plus magique des gemmes, donnant la force et la chance. Une tradition d'Europe occidentale veut qu'il tienne à distance les animaux sauvages, les fantômes,
les sorcières et toutes les terrifiantes présences de la nuit.
 Prodigieux antidote contre tous les poisons, dans le septième chakra,
le diamant donne confiance en soi et apporte de l'énergie.
 
Jade :
 
perfection, immortalité, pour les Chinois il est la panacée capable de guérir tous les maux
et capable d'apporter le succès en amour. 
 
- Grenat :
 
 cette pierre protège les audacieux et accroît leur courage.
 Les anciens lui attribuaient des pouvoirs médicamentaux contre la morsure du serpent et pour la protection de la vue.
 
- Lolite :
 
 bleue, parsemée de veines dorées, cette pierre résoud les doutes et les soucis avec une sagesse mystérieuse,
elle est indispensable pour prendre la bonne décision.
 
- Lapis-lazulite :
 
cette pierre a le pouvoir de ranimer les forces vitales, de renforcer l'amitié
 et de garantir la fidélité dans le mariage.
Autrefois les médecins suggéraient aux patients de la porter pour dormir tranquillement.
 
- Opale :
 
 au Moyen-Age, on croyait qu'elle pouvait rendre invisible,
en médecine on la considère comme efficace contre l'insomnie.
 Elle est le porte-bonheur des faibles et des infidèles et chasse la tristesse en apportant la joie.
 
- Péridot :
 
elle a comme la turquoise la vertu  de protéger ceux qui la porte des dangers de la guerre et des voyages.
Cette pierre est considérée comme l'emblème de l'espoir, elle donne la santé et le succès dans le commerce et le jeu de dès.
 
- Perle :
 
symbolisant la féminité par excellence, la perle posséde des vertus magiques, elle donne de l'amour,
de la santé et est un élixir de longue vie ainsi qu'un excellent aphrodisiaque.
 Au XIIIé siècle, les médecins orientaux la suggéraient pour le soin des yeux et comme reconstituant.
 
- Rubis :
 
il est la pierre de la passion, du sang qui coule...celui qui le possède vivra en paix avec tous les hommes,
ne perdra jamais ses richesses et verra sa maison, ses fruits et ses vignes protégés.
 Le rubis est considéré  comme l'emblème du bonheur.
 
- Emeraude :
 
Pline pensait que grâce à sa couleur verte,
il était suffisant de la regarder fixement afin que les yeux fatigués redeviennent frais et reposés.
Elle est la pierre de la connaissance secréte et a le pouvoir de révéler le futur.
Elle aide ainsi les amoureux en révélant la vérité ou la fausseté des serments d'amour.
 
- Topaze :
 
 son nom viendrait d'une île de la Mer Rouge "Topazos" et signifirait "feu".
 Au Moyen-Age, une topaze portée dans un bracelet, au bras gauche,  protégeait du mauvais oeil.
 
- Tourmaline :
 
 "emblème de dualité et  perfection, le corps et l'âme, le ciel et la terre.
La tourmaline a le pouvoir de soulager n'importe quel chagrin à condition qu'elle soit portée avec de l'or et jamais enlevée.
 Elle donne de la santé et de la beauté."
 
- Turquoise :
 
 pour les Egyptiens, et dans tout le monde arabe, c'est le talisman par excellence.
Pour les Aztèques elle était associée au soleil,
 et pour les Indiens d'Amérique elle était indispensable à la magie des sorciers.
Si elle change de couleur, il faut se mettre en garde d'un danger imminent.
 
- Saphir :
 
 en grec, signifie "bleu", le nom indiquait les différents types de pierres de couleur bleue.
Le saphir change de couleur selon la luminosité et son lieu d'origine, il donne depuis toujours, classe et élégance.
 Cette pierre est souvent offerte en bague de fiancailles, car elle doit être portée par une personne fidèle en amour.
 Le saphir favorise le receuillement et la dévotion, protège de l'envie et attire la faveur divine.
 

 

 

 

 

 

LES DEMEURES D’ETERNITE : LA GRECE

   

LA GRECE :

 

avec les tombes royales de Macédoine, à

VERGHINA ET LEFKADIA

 

Verghina

 est le nom moderne du petit village, proche de la nécropole, qui fut la capitale du royaume de Macédoine.

Tous les monuments dont on admire l’architecture, la sculpture,

 mais également la blanche pureté étaient peints et d’une chromatique violente,

 les bleus étaient denses, sombres et profonds.

 Ils étaient principalement utilisés pour les fonds de scène et les triglyphes.

Des témoignages archéologiques directs concernant la peinture murale proviennent des tombes royales de Macédoine.

A Verghina, vers 340 av. J.C. la façade d’une tombe est ornée d’une frise peinte au-dessus de l’entablement dorique.

La scène est remarquable et se détache sur un fond bleu, les triglyphes sont bleu vif et la porte bleu clair.

On pense qu’il s’agirait de la tombe de Philippe II.

 

 

« La grande tombe » de Leucadia,

 est datée du début du IIIème siècle av. J.C.

La façade proprement dite, d ‘une hauteur de 8,20 mètres,

 aux formes architecturales et sculpturales à la fois moulées et peintes, fut exécutée en stuc,

sur des pierres de taille en calcaire.

Couronnée d’un fronton, elle était divisée en quatre registres horizontaux, superposant les ordres dorique et ionique.

Sous le fronton se dressaient des demi-colonnes ioniques alternant

 avec de fausses portes (trompe l’œil) à panneaux, une architrave,

une frise denticulée et une frise ionique continue, en relief peint, une représentation d’Amazonomachie.

 

 

La partie inférieure dorique, de la façade était couronnée d’une architrave

et d’une frise de métopes peintes, représentant des Lapithes luttant contre des Centaures.

Cette façade élaborée fut construite pour un seul événement, des funérailles,

avant d’être dissimulée sous un énorme tumulus de terre.

 

 

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2ème partie LA MESOPOTAMIE

 

 

 

- 2ème partie LA MESOPOTAMIE :

 

 LE CIMETIERE ROYAL D’UR

 

 

 

En Mésopotamie, nous resterons dans le bleu, puisque l’on disait la voûte céleste faite de lapis-lazulite.

De cette pierre est extrait le bleu outremer naturel, le bleu le plus solide et le plus brillant.

Les objets taillés dans cette pierre dure passent pour porter bonheur,

 mais ils sont de petite taille à cause du prix, de la difficulté de la taille et de la rareté de cette pierre.

La Mésopotamie fut un très brillant foyer de civilisation,

dont l’histoire peut se diviser en quatre grandes périodes :

sumérienne, akkadienne, babylonienne et assyrienne.

 

 

Dynasties sumériennes archaïques : UR

 

Patrie d’Abraham, selon la Bible, UR née vers 3000 avant J.C. était l’une des cités-états de Sumer,

la partie méridionale de la Basse Mésopotamie. UR connue plusieurs périodes de prospérité,

 entre autre sous la IIIème dynastie.

L’archéologue, sir Léonard Wooley, au début de 1927,

commença des fouilles dans ce qu’il appela le cimetière royal

et qui contenait environ 2000 sépultures ordinaires et 16 tombes royales.

La plupart étaient de simples fosses,

 les morts étant enveloppés dans une natte ou un cercueil de bois avec leurs objets personnels.

 Les tombes royales se situaient dans un caveau voûté, auquel on accédait par un plan incliné.

La découverte,

 outre les révélations bouleversantes sur les sites funéraires inconnus dans d’autres régions de la Mésopotamie,

 (Irak actuel) apporta le témoignage d’une extraordinaire maîtrise artistique,

 avec une énorme quantités d’objets précieux.

 

 

Définition de Ziggourat : pyramide à étages.

 

Dans une des sépultures, on a découvert entouré de vaisselle et de bijoux,

 le corps d’un homme dont la tête était coiffé d’une parure faite de milliers de perles en lapis-lazulite.

A côté de lui fut retrouva « l’étendard d’Ur », un des vestiges les plus intéressants de la nécropole.

L. Wooley relate comment il fit cette précieuse découverte

 alors qu’il avait abandonné tout espoir de mettre au jour de nouveaux éléments.

Dans un coin de la dernière chambre, le contremaître trouva un fragment de coquille

 et en grattant délicatement le sol, mis à nu un coin de mosaïque de lapis-lazulite.

(nom issu du latin lapis qui signifie pierre et de lagunaire, bleu en persan.)

 Wolley fit dégager la surface et découvrit un curieux objet, qui pose encore des questions,

 « l’Etendard d’Ur ».

Il s’agit des des vestiges les plus intéressants de la nécropole.

Wooley trouva deux panneaux principaux de forme rectangulaire de 55cmx22cm,

 et deux éléments triangulaires.

Les premiers étaient posés l’un sur l’autre ,

 à la manière d’une tente et les triangles refermaient les extrémités,

donnant à l’ensemble une forme de lutrin. Le tout étant fixé au bout d’une hampe.

On pense à une lyre, dont l’un des côtés aurait pour thème, la guerre, et l’autre la paix.

 

 

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Dans la sépulture d’une dame PUABI, certainement une personne importante, peut-être même une reine,

 il découvrit un char équipé à l’arrière de coquilles et de lapis-lazulite.

Le tombeau de la reine PUABI, fut une découverte tout à fait exceptionnelle:

 nous sommes en présence d’un suicide collectif.

Près de la reine reposent 10 femmes, 5 soldats et 1 char attelé de 2 bœufs.

68 femmes reposaient dans le corridor d’accès et 6 hommes dans le puit de la mort.

Les individus tenaient à la main une coupe,

 qui a sans doute contenu le poison qu’ils se sont eux mêmes administrés.

Les animaux on été sacrifiés ensuite, sur les corps des humains.

D’autres tombes renfermaient des objets fabriqués avec cette pierre.

Le pays était dépourvu de pierres, métaux, or, argent, cuivre, lapis-lazulite, cornaline, tout était importé.

Ur était un grand port,

 il est probable que cette cité tirait sa richesse d’un commerce de transit avec le reste de la Mésopotamie,

la Syrie, l’Anatolie et la Perse.

 

 

 

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LES DEMEURES D’ETERNITE

 

 

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LES DEMEURES D’ETERNITE

 

Ce billet sera l’occasion de parler également de la couleur bleue que l’on a cru longtemps, à tord,

 non utilisée sous l’Antiquité.

- 1ére partie :

EGYPTE :

Trois mille ans avant J.C., au début de l’histoire de l’Egypte, bâtisseurs, sculpteurs, orfèvres,

dessinateurs et peintres, éternisaient la silhouette de l’homme, les mille formes de la nature et de la vie,

 en une surabondance d’objets et d’images que cinq millénaires plus tard,

nous ne nous lassons pas d’admirer.

Son milieu géographique semblait prédestiner l’Egypte aux travaux des artisans,

tant était grande sa richesse en matériaux variés.

Les pierres précieuses, à profusion : malachite, turquoise… venaient des mines orientales;

 cornaline, jaspe des territoires de Nubie; le lapis lazulite était le tribut de l’Asie.

Pourquoi cette surabondance de monuments, d’objets, d’images?

C’est la pensée religieuse qui générait la création d’un art.

Statues et bas-reliefs étaient peints, aux franches couleurs de la vie, à partir d’un dessin initial.

La peinture pure (sur enduit sec, la technique de la fresque n’existait pas en Egypte) n’est présente ,

 sous l’Ancien Empire, que dans un très petit nombre d’œuvres :

 « Les Oies de Meïdoum .»

 

 

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Ce chef d’œuvre de la peinture (sur stuc) en Égypte a été obtenu grâce

 aux pigments d’origine minérale ou végétale, dont se sont servi les peintres,

 ils les mélangeaient à du blanc d’œuf et à de l’eau.

- des composés à base de cuivre pour : bleu et vert

- de calcaire pour : blanc

- de charbon de bois : noir

La peinture est la dernière étape de la décoration,

 elle est étroitement liée au travail du bas-relief, qu’elle vient compléter.

Lorsque la pierre est de mauvaise qualité, on l’enduit pour obtenir une surface plane,

 qui est parfois gravée, mais le plus souvent peinte.

Les tons bleus, dans la peinture funéraire égyptienne,

sont variés mais servent essentiellement de couleur de fond.

Ils offrent de belles surfaces, évoquant l’eau du Nil.  

 

Pour les égyptiens, comme pour d’autres peuple du Proche et Moyen Orient,

 le bleu est la couleur bénéfique qui éloigne les forces du mal,

 il est tout naturellement associé aux rituels funéraires et à la mort, pour protéger le défunt dans l’au-delà.

Le bleu est aussi la couleur du ciel et en Egypte il est associé au Dieu du ciel AMUN.

Dans le symbolisme du bleu, on peut entrevoir de la profondeur, une gravité solennelle supra-terrestre.

Cette gravité appelle l’idée de la mort : les murs des nécropoles égyptiennes,

 sur lesquels se détachaient en ocre rouge les scènes du jugement des âmes,

étaient généralement recouverts d’un enduit bleu clair.

On dit aussi que les égyptiens considéraient le bleu comme la couleur de la vérité.

La vérité, la mort et les dieux vont ensemble,

c’est pourquoi le bleu céleste est aussi le seuil qui sépare l’homme de l’au-delà.

 

 

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LA VALLEE DES ROIS ET LE TRESOR DE TOUTANKHAMON

 

Telle la « caverne d’Ali-Baba », la nouvelle sépulture livra, après d’interminables travaux,

des objets d’une valeur et d’une variété inimaginables, toutes les pièces d’un fabuleux trésor, inviolé.

L’anglais, Carter découvrit un sarcophage en quartzite rose,

 puis un autre anthropoïde et encore un autre similaire où le jeune roi est montré sous les traits d’Osiris,

 en bois doré, incrusté de pâte de verre polychrome, bleu, rouge et vert, composant une sorte de plumage,

le plus bel exemple connu de cette technique particulière appelée : cloisonné égyptien.

Cette technique consistait à insérer des éléments de pâte de verre

 dans des compartiments formés de filament d’or soudés,

 procédé qui requérait une maîtrise et une précision parfaites.

Vous en aurez deux exemples avec « l’œil sacré » et un « pendentif en forme de faucon. »

 

 

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Le sarcophage intermédiaire en renfermait un troisième, en or massif, ou gisait la momie royale,

 recouverte d’un splendide masque en or.

Son corps, entouré de bandelettes de lin, était protégé par cent quarante amulettes dont :

une partie d’un pectoral en forme d’œil oudjat (c’est à dire qui représente l’œil d’Osiris,

 blessé par Seth et guéri par Thot.

( On trouva également sur la momie un pendentif en forme de faucon, évocation du dieu (Ré-Horakhty).

 

 

 

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Masque funéraire du jeune pharaon, de face et de dos.